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 One cent an advise bro' ! ft Judd

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Jacob Morrow
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Posté le Lun 10 Sep - 23:03.
Sortie du boulot : 18h. Je soupire. Il était temps. En ce moment nous avons énormément de boulot au Codec et tout autant au MI6 je vais finir par trouver le moyen de devenir insomniaque ! Sans compter les bizarres que je rencontre. A croire que j’attire les tarées. Oui vous lisez bien ! Je ne vise qu’un sexe en particulier. La dernière fois c’était la suicidaire qui voulait se jeter de la terrasse de toit juste derrière moi alors que je prenais mon petit déjeuner tranquille, puis après il y a eu celle qui a perdu son chien dans un égout parce qu’elle était trop occupée au téléphone pour se rendre compte qu’elle tirait la pauvre bête dans ce trou sombre et là… là une hystérique qui me suis partout ! PARTOUT !

« Monsieur Morrow ! je vous attendez ! Regardez ce que je vous ai acheté ! Tenez » puis elle me met une boîte pleine de pâtisseries dans les mains.

« Non , Madame Keller, je ne peux pas accepter. Et je vous ai déjà dit plusieurs fois que vous ne pouvez pas me suivre ainsi tout comme je ne peux pas accepter vos cadeaux aussi généreux soient-ils. »

Cette femme est flippante. Déjà que je suis méfiant avec la gente féminine mais elle en rajoute une sacrée couche ! Elle me suit partout ! Si elle pouvait m’accompagner aux toilettes je crois qu’elle le ferait. Malgré tout, pour cette fois, elle semble comprendre ENFIN la portée de mes mots et me laisse partir tranquillement. Je me dirige donc vers le Blue Moon comme à mon habitude après le travail. J’aime bien y retrouver Judd, mon jumeau et une bonne tasse de tisane. Le matin c’est café et le soir c’est tisane. C’est comme ça, c’est le rituel. Et je crois que sans ce petit moment rien qu’à nous mes journées ne pourraient pas être complètes. Nous avons été séparés bien trop longtemps pour que je laisse mon frère seul trop longtemps. Il est une partie de moi et je me souviens encore de la douleur qui m’a brisé alors que je le voyais partir avec ma mère, au loin… nous n’avions que cinq ans. Et son retour, alors même que j’étais dans mon lit d’hôpital entre la vie et la mort et surement ce qui m’a permis de me battre pour rester dans ce monde. Il est mon monde, mon tout, sans mon frère je ne suis qu’une coquille à moitié pleine.

J’arrive finalement à la porte du Blue Moon, après une bonne trentaine de minutes de marche quand je me sens suivi. Je ne suis pas agent pour rien. Je retourne automatiquement la tête, et je vois sur le trottoir d’en face cette même femme qui tente en vain de se cacher derrière un panneau publicitaire. Je me colle alors à un type adaptant mon pas au sien pour passer inaperçu et entre dans le café, un œil toujours porté sur mon épaule pour voir si elle a vu où je rentrais ou non. Visiblement, à son air paniqué, ce n’est pas le cas ouf !

Plus tranquillement alors, je me dirige vers le comptoir où je m’installe, posant mon suit case à mes pieds après l’avoir attaché à ma cheville. Judd sert un autre client lors je l’attends patiemment. De toute manière il sait ce que je prends et je sais le prix que ça coûte alors je mets même l’argent devant moi en prévision. Nous avons beau être frère je n’accepte pas les ristournes sous ce prétexte. Je suis fier de contribuer à la réussite de Judd de toute manière ! quoi qu’il en coûte !
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Judd Morrow
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Posté le Jeu 13 Sep - 20:53.
Qui aurait cru que je finirais ainsi ? Tout le monde me pensait fini avant que ma vie ne commence réellement. Lorsqu'on m'a sortie de cet entrepôt pourris et décrépit, le corps ensanglanté d'avoir été battu et violé, tout le monde a pensé que jamais je ne m'en remettrais. Que ces années de sévices resteraient gravés trop intensément dans ma mémoire pour que je m'ouvre au monde. Force est de constater que le monde avait tort, ou alors que j'ai un trop sale caractère pour laisser qui que ce soit me briser complètement. Je suis content aussi de constater que le café que j'ai ouvert marche aussi bien. Je me souviens quand l'idée a fini par germer dans mon esprit, j'avais tellement peur de ne pas être à la hauteur. Devenir spectre est la meilleure chose que j'ai faite depuis que je suis revenue, mais le Blue Moon, c'est un trésor que je ne pensais pas voir naître au grand jour. Voilà pourquoi je m'y investit comme si ma vie en dépendait, ce qui est bien évidemment le cas, vu qu'il me fournit de quoi payer mes loyers. Mais en réalité, ce n'est pas pour l'argent qu'il me rapporte que je m'investit autant dans ce café. C'est parce que j'ai envie de faire quelque chose de constructif de ma vie et que cet endroit me permet d'être moi-même. Je peux être brisé dans mes relations, je peux oublier le monde. Quand je passe la porte du Blue Moon, le reste du monde n'existe plus. Tout ceux qui entre dans ce café savent parfaitement que la violence ni est pas autorisé, parce que je veux que ce lieu, soit un lieu de paix. Alors oui, étrangement je me demande parfois s'il y a des aberrations qui viennent. Honnêtement, occupé comme je suis, je ne fais pas attention à tous ceux que je sers.

Je me dis que certains essaieront bien de me défier, de défier le CAA et le CODECS. Peu importe. Dans ce café, il n'y a pas de spectre, d'humain à don, d'ange ou autre. Il n'y a que des gens qui veulent un café, un thé, une pâtisserie, un endroit tranquille où se poser en attendant des amis. En attendant que le boulot reprenne. Ou alors juste pour rêvasser un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. J'ai envie de faire de cet endroit un havre de paix. Les trompes l'oeil sont d'ailleurs là pour ça. Ils donnent de fausses impressions et c'est toujours amusant de voir les gens s'y perdre. Mais ils donnent aussi une identité à un endroit, il reste dans la mémoire et par respect, généralement, personne n'y met un pied si c'est avec de mauvaises intentions et très peu de personnes mentent lorsqu'elles sont ici. Peut-être un défi, je prends ça pour un honneur. Enfin bref, tout ça pour dire qu'après une course du matin vers 5h30 -Ce n'est pas parce que l'essentiel de mon boulot consiste a interroger les gens ou faire passer le rituel, que je ne pars pas en chasse et qu'il ne faut pas que je reste en forme- je finis par prendre une douche et me diriger vers le Blue pour l'ouvrir exactement à 6h30. Pourquoi si tôt ? Seulement parce que j'ai remarqué que certains étaient agités quand j'ouvrais à 7h et quand j'ai demandé pourquoi on m'a répondu simplement qu'ils devaient être tôt au boulot. Heureusement pour moi, je suis un homme du matin, c'est tout aussi bien et puis ça me permet aussi de faire mes pâtisserie du jour sans que personne ne trouve rien à redire de mon absence.

Je m'occupe donc de tout ce que j'ai à faire. Mettre en place les nouveaux bouquins que j'ai commandé pour embellir la bibliothèque d'un de mes murs. Ne pas oublier de sortir la tasse de Monsieur Kern sinon il risquerait de faire une crise. Sans compter qu'il me faut terminer rapidement les gâteaux à la noix de coco pour Julie, la pétillante secrétaire de je ne sais plus quelle entreprise. Ce n'est pas que ça m'intéresse pas, mais à ce moment-là, mon regard a été attiré par un type non loin de là et bien entendu, j'ai perdu le fil de la conversation. Je secoue la tête et ma journée commence rapidement. Les clients s'enchaînent les uns après les autres. Tout le monde doit venir chercher son café au comptoir, et s'il le désire, ils peuvent s’asseoir sur les tables. Ici, chacun fait comme chez soi, dans la mesure où il respecte les autres. Je sers un client quand mon regard tombe rapidement sur Jacob. Ce n'est pas comme si je n'avais pas l'habitude de le voir à cette heure-ci et honnêtement, c'est l'un des seuls à s'asseoir au comptoir. Je prépare sa boisson mécaniquement, j'aimerais lui faire goûter autre chose, mais je n'ai pas encore reçu ma commande, il faudra attendre pour que mon goûteur attitré puisse me donner son avis. Je pose devant lui sa boisson, récupère l'argent qu'il m'oblige à encaisser. Sérieusement il m'agace quand il fait ça, alors au lieu de l'encaisser je le mets dans un des bocaux où je garde tout ce qu'il espère me payer ! Je souris à une cliente qui vient d'entrer et vient chercher la boisson que j'ai préparer quelques minutes avant pour qu'elle ne soit pas trop chaudes. Les habitués, c'est ce qui m'anime le plus dans ce café. Ces gens que j'ai réussis à subjuguer et qui me donne leur avis sur mes dernières créations, que ce soit en matière de pâtisserie ou de café. C'est agréable.

Je finis de servir ma cliente qui est probablement la dernière de la journée et pose devant les yeux de mon frère un gâteaux léger, aérien et d'une rare couleur blanche. Bien évidemment, cela ne peux évoquer qu'une seule et unique chose. « Tiens goûte, c'est ma dernière trouvaille. Tu m'en diras des nouvelles. » Un gâteau au lait de coco, avec une touche aromatisé de rose et des pépites de chocolat. Parfait pour se remettre d'une journée atroce. Mais quand j'accroche le regard de mon frère, je sais parfaitement ce qui le rend ainsi. « Encore une hein ? » Je souris doucement. Honnêtement je le plains. J'imagine que ce n'est pas facile pour lui de devoir gérer toutes ces femmes qui lui tournent autour. Je ne suis pas en reste, mais elles évitent généralement de me stalker ce qui n'est pas le cas de mon frangin en fait. « Tu veux en parler ? » Un léger brouhahah emplit la pièce des conversations des habitués qui resteront là jusqu'à ce que le café ferme pour la plupart. C'est ça, après des années, dans le Blue Moon, avec mes habitués et mon frère, je me sens enfin chez moi !


Dernière édition par Judd Morrow le Mar 11 Déc - 10:02, édité 2 fois
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Posté le Mar 18 Sep - 19:05.
A mes yeux, mon frangin est un vrai modèle. Nous avons le même âge alors je ne peux pas dire que son expérience est plus grande que la mienne parce qu’il a vécu plus longtemps. Mais contrairement à moi il gère plutôt bien, en apparences du moins, sa vie parmi les autres. Peut-être que son métier au café l’aide aussi à appréhender les relations sociales. Et peut-être tout simplement que je n’aime pas les gens. Je n’en sais rien en fait, mais ne pas être capable de me débarrasser d’une femme, j’ai limite honte.  Je ne sais pas pourquoi une seule mauvaise expérience m’a pétrifié de la sorte mais depuis, une chose est sûre, j’ai la trouille des réactions que mes mots et / ou actions peuvent provoquer chez la gente féminine.  Et dire que certains collègues m’envient… ils ne savent pas vraiment de quoi ils parlent. Après, Judd gère beaucoup mieux que moi le fait de plaire aux femmes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je me rapproche souvent de lui pour certains conseils.

Au comptoir du café, j’attends patiemment Judd. Je l’observe servir les clients, leur parler, toujours avec ce ton doux qui le caractérise si bien. Un ton presqu’enjôleur protecteur. Si je devais choisir un terme qui le défini bien, ce serait « protecteur » d’ailleurs.  

Je lui souris lorsqu’il dépose un gâteau devant moi. Je suis un gourmand, c’est vrai alors je ne me fais pas prier.  Et il est vrai qu’il est succulent mais « Un peu trop sucré à mon goût… » je mange encore une bouchée histoire de me faire une réelle idée. « Mais il est super léger et le goût est d’une douceur ! Je m’imagine dans un nuage de coton ! » j’ajoute finalement avec un grand sourire.  Puis rapidement il évoque LE problème de cette fin de journée. Enfin si ce n’était qu’aujourd’hui. J’e ai assez parce que ça devient régulier. Et si je me défigurais le visage ? Peut-être qu’elles arrêteraient non ? « T’as pas fini d’être perspicace toi dis donc ? » lui lancai-je alors avec le sourire aux lèvres. Avec Judd j’arrivais toujours à être moi-même. De toute manière, le jour où il est revenu à bristol c’est comme si quelqu’un m’avait rendu ma seconde moitié d’âme. J’étais à l’hôpital, en piteux état, et paradoxalement je me suis sentie plus vivant que jamais. Le revoir à agitait mon cœur de multiples battements réguliers mais puissants. La vie s’est à nouveau insufflée en moi. « Bah je ne saurais même quoi te dire" je finis par lancer en réfléchissant en même temps.

« Je suis sympa, j’explique les choses calmement, je lui ai même fait un cours rapide sur le harcèlement à celle-ci. Résultat elle m’attend à la sortie du Blue Moon ! C’est tout de même dingue ! Qu’est-ce que j’ai de si attractif franchement ? Tu ne veux pas me taillader le visage frangin pour attirer moins de gens ? Ou alors je devrais être un salop vivant et lui dire que je lui colle les flics au cul si elle continue. Mais vraiment j’en peux plus de regarder par-dessus mon épaule à chaque instant pour être sûr qu’une folle ne me suis pas ! » A croire que j’ai du miel aux fesses même si c’est impossible vu que je n’en consomme pas.

« Tu crois que je suis gay ? » je demande alors soudain à mon frère en croquant un gros morceau de ce délicieux gâteau qu’il m’a donné il y a quelques minutes. Au fond, la question peut se poser non ? Depuis des années je n’ai pas eu de relation quelle qu’elle soit. Peut-être que cela cache tout simplement une sexualité inavouée. Et il paraît que les gays se reconnaissent entre eux. C’est le moment de savoir… Ou pas. Je ne sais pas si j’ai vraiment envie d’avoir une révélation à laquelle je ne m’attendrais pas aujourd’hui.
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Posté le Mer 26 Sep - 11:02.
Qui aurait sérieusement cru qu'avec ma phobie du toucher j'ouvrirais un café qui deviendrait aussi populaire ? Qui se serait imaginé qu'avec ce qui m'est arrivé j'en viendrais à me soucier des autres ? Je crois qu'en fait tout ça était prémédité. Je crois aussi que penser à mon frère et mon père m'a permis d'avancer. M'a permis de choisir ce métier et c'est pour ça qu'aujourd'hui, je me sens bien. Je regarde Jacob tranquillement, en souriant. Je crois qu'il ne comprend pas comment je fais pour aussi bien interagir avec les autres, mais le Blue Moon m'a appris tellement de chose. On ne se rend pas réellement compte à quel point on a besoin d'apprendre, à quel point le savoir est un cadeau que le monde nous fait. Quand je suis revenu à Bristol, je ne pensais pas manquer autant de savoir. Je connaissais mon métier, j'avais même fini les championnats de barista premier. J'étais au top, mais il n'empêche que je ne savais rien. Il ne suffit pas de faire un bon café pour faire plaisir aux gens. Il faut aussi prendre en compte leurs goûts, leurs envies, leurs humeurs du moment. Ce n'est pas seulement un café, c'est une main tendue vers celui qui le demande. J'ai appris qu'avec un café, on pouvait s'excuser, on pouvait chercher une solution, on pouvait demander quelque chose, et même dire je t'aime. Tellement de message à faire passer dans une simple tasse. Tellement d'expression à regarder ne serait-ce qu'en voyant le dessin dans la mousse. C'est cela qui m'a fait grandir, évoluer et qui m'a fait prendre conscience qu'en voulant ouvrir mon propre café, il fallait que je m'ouvre aussi aux autres.

Je ne dis pas que je ne suis pas terrifié. Honnêtement, j'ai tellement peur par moment que j'ai l'impression de la sentir suinter sur ma peau. Mais au fond, c'est parce que je dépasse cette peur tous les jours au Blue Moon que je peux d'ors et déjà sourire aux clients, sans que ce ne soit un sourire factice. C'est grâce à cette peur que j'ai pu choisir d'être ce que je suis. Enfin bref, c'est grâce à ce que j'ai vécu, ce que j'ai appris et ce que j'apprends encore aujourd'hui que je suis capable d'évoluer aussi facilement au sein de cette vie. La clochette de la porte me permet de sortir de mes pensées. Je souris aux habitués qui rangent leurs affaires et s'en vont. C'est une habitude. Généralement, tout le monde sait que quand Jacob arrive, c'est que c'est l'heure de la fermeture et donc bien évidemment, tout le monde remballe sans que je n'ai besoin de dire quoi que ce soit. Ces instants sont tellement magiques que ça me fait sourire un peu plus, alors que je sers mon frangin. « Okay, j'enlève du sucre. C'est une grande première, j'avais besoin d'un bêta-testeur. » Je souris doucement. Il a l'habitude, généralement, toutes mes nouveautés, c'est lui qui les teste. « C'est le but. J'avais envie de quelque chose d'aérien, mais honnêtement, niveau proportion, je n'étais sûr de rien. » Je récupère la recette que j'ai créer et je réduit de moitié le sucre. Il n'y en avait pas beaucoup, mais parfois on ne se rend pas réellement compte du goût que ça donne.

« Fini ? Bien sur que non, je commence ! » Comment pourrait-il en être autrement sérieusement ? Il est la moitié de mon âme. Et même si notre âme est quelque peu brisé, je peux dire quand il va bien ou pas et là... Disons que ça se passe de commentaire. Il a l'air d'être sortie d'une machine à laver, tout chiffonné et encore humide de peur. Parce qu'il ne faut pas en douter, malgré le fait d'être brave, il a peur, tout comme moi. Je lui demande alors s'il veut en parler. Inutile de me prendre la tête avec Jake, je sais qu'il parlera si jamais il en a besoin, pas la peine de le pousser. D'ailleurs il se met déjà à parle et je l'écoute tranquillement, comme d'habitude. J'ouvre grand les yeux quand il parle de taillader son visage, à moitié horrifié. J'ai envie de lui dire que j'ai testé la torture et qu'honnêtement, ça n'avait rien d'enviable. Je réfléchis un instant au pourquoi du comment, même si j'ai une petite idée en fait. Au moment où je vais pour ouvrir la bouche, la question qui me pose me fait éclater de rire. Je sais je ne peux pas m'en empêcher. Je ris pendant cinq bonnes minutes avant de reprendre un peu mon souffle. « Mon dieu, pardon, mais c'est la question la plus stupide que tu m'aies posé depuis qu'on est né. » Mon frère, gay ? Non, jamais de la vie ! « Frangin écoute, la vie ne se résume pas à être gay ou pas. Ce n'est pas tant ton visage qui attire que ton côté doux et gentil. Le truc avec les femmes c'est qu'elles estiment que ceux qui sont gentils, sont facilement abordable. Avec ton visage de poupée et tes manières douces et gentilles, elles craquent pour toi. Si tu étais pas mon frangin, je craquerais pour toi aussi figure toi et je ne serais probablement pas le seul ! »

Je souris doucement. Je n'essaie pas de le réconforter. Je manque certainement d'un brin d'empathie pour ça. Mais je peux lui expliquer en terme clair ce que je vois. Et ce que je vois, c'est que même s'il explique clairement aux gens et qu'il dit non. Les femmes ne peuvent pas s'empêcher de s'épancher envers lui, de vouloir le toucher, et surtout d'avoir son attention. « Peut-être que tu devrais être moins gentil, comme avec tes suspects. Je sais bien que ce n'est pas vraiment ce que tu veux entendre, mais je pense que c'est mieux si tu diminuais un peu ton aura de gentil garçon et si augmentais un peu celle du mâle dangereux ! » Je ris doucement et puis finalement je reprends. « Quand à ta dernière question, je te propose un petit test. » Je souris doucement aux quelques habitués qui restent et m'adresse à deux d'entre eux. « Regarde Mark, c'est un jeune homme plein d'avenir, totalement dans le style de ce que les femmes et les hommes aiment trouver en rentrant chez eux. Il est hyper doué en cuisine et parle tellement bien qu'on a envie de l'épouser quand on le voit. Il a une musculature du feu de dieu aussi. » Il se lève et me fait un clin d’œil ce qui me fait rire. « Et ensuite regarde la jeune femme qui vient de se lever et s'est posé à côté de lui. C'est Gabrielle. Diplômée d'une grande université américaine, elle est revenue ici pour sa famille. Elle est douce et en même temps elle sait parfaitement ce qu'elle veut. Elle aussi sait cuisinée du feu de dieu et elle possède un physique tout en forme, parfaitement équilibré. » Elle me fait aussi un clin d’œil et un sourire. Elle a essayé de me draguer quand elle a commencé à venir ici, malheureusement, mon orientation n'a pas aidé et elle a compris. « Elle est aussi extrêmement tolérante. » Je lui souris pour la remercier une fois de plus. « Dis-moi frangin, sur une première impression, en ôtant ta peur tu irais vers qui ? Gabrielle ou Mark ? » Je suis persuadé que ce n'est pas vers Mark qu'il irait en priorité. Mais je peux me tromper !


Dernière édition par Judd Morrow le Mar 11 Déc - 10:03, édité 1 fois
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Posté le Lun 29 Oct - 10:05.
Judd ne le sait pas mais il est un exemple pour moi. Il possède en lui une force incroyable que je ne suis pas certain de posséder. Nous sommes jumeaux et pourtant si différents. Parfois, on me pose cette question fatidique : est-ce que l’on se ressemble trait pour trait ? Ce qui m’amuse toujours puisqu’au-delà du physique qui est différent car nous sommes issus de deux poches différentes, notre caractère en est tout autre. Nous sommes tous les deux brisés par la vie, ça c’est certain, mais mon frangin s’e sort beaucoup mieux que moi avec ses phobies. Du moins en apparence. Après je ne sais pas vraiment la perception qu’on les gens de moi mais il est clair que les femmes doivent déceler quelque chose qui leur plaît. Et j’ai la fâcheuse impression que plus on est méfiant de quelques chose plus ce quelque chose nous poursuit. Je devrais peut-être suivre une thérapie au fond ! Parce qu’autant depuis l’accident je ne bois jamais dans autre chose que ma bouteille ou au Blue Moon car j’ai confiance en Judd, autant je ne sais pas comment me dépatouiller du problème des femmes.
Alors que je prends place au comptoir je vois déjà les sacs s’ouvrir et les affaires se ranger. Judd me l’a fait remarquer il y a quelque chose mais je suis l’horloge du café que ce soit le matin quand je passe avant d’aller au boulot ou le soir quand je passe après le boulot. Au début c’est presque flippant de se dire que ma vie est à ce point rythmée, d’un autre côté, c’est le cas de la plupart des gens. Une vie au service du travail est une vie rythmée par ses horaires.

Je goûte l’une des nouveautés de mon frangin. Trop de sucre à mon goût. Il prend note de ma remarque. Jaime bien l’idée d’être le bêta testeur. Cela signifie que le final est arrangé selon mes remarques. Oui je sais je me la pète un peu, mais ça fait du bien parfois ! Je suis tellement stricte au boulot parfois que j’ai besoin de lâcher mes pensées en dehors. « Pari gagné alors frangin ! D’ailleurs si tu peux m’en mettre une vingtaine pour un matin. J’en rapporterai au boulot pour le petit déjeuner. » Oui je fais également la pub pour le Blue Moon en même temps et je crois que Judd a récupéré pas mal de mes collègues au fil du temps.

Autant dire que je ne suis pas là pour parler de gâteaux mais ça me fait un bien fou de penser à autre chose. C’est sans compter sur mon jumeau qui me ramène à la réalité avec sa perspicacité. On se connaît trop de toute manière pour se cacher quoi que ce soit. Je souris alors, puis me met à table et lâche ce que j’ai sur le cœur. J’en peux vraiment plus de ces folles dingues qui me suivent ou m’offrent sans cesse des cadeaux essayent de m’inviter… oh je sais finalement je devrais me faire passer pour marier ! Ouais non, du coup je risque de louper des occasions. Mais je me pose vraiment la question du pourquoi j’attire autant certaines femmes… Puis quand je finis de parler mon frère éclate de rire me laissant complètement coi devant lui. La bouche à demie ouverte près à le réprimander, je finis par me taire et attendre sa réaction verbale. Il me dira de lui-même ce qui l’a fait rire.

Ah ? Une question stupide. Donc pour lui j’ai rien d’un gay… bon c’est déjà ça ! Mais du coup il semblerait que je sois trop gentil et trop mignon si j’écoute Judd… Faut peut-être que je fasse l’inverse de tout ça alors ? Tain les relations sont compliquées ça me saoul déjà. « Frangin t’es flippant là ! » je lui lance avec un grand sourire. Et à mon tour d’éclater de rire ! « Mon aura de mâle dangereux ! Ah purée en gros je vais mettre mon masque du taf partout sauf à la maison avec toi. Ok c’est noté mais pas gagné ! » oui parce que c’est épuisant de ne pas pouvoir être soi-même.

Puis j’écoute attentivement Judd qui me décrit deux personnes. Un homme et une femme. Les deux ont un pédigrée très intéressant mais autant je vois bien Mark avec Judd autant « J’irai vers Gabrielle. » je réponse simplement voyant où Judd veut en venir. Je suis attiré par les femmes. En réalité j’en ai jamais douté mais je me dis que mes peurs ont pu affecter mon jugement et engager un changement en moi sans que je ne m’en rende compte. « Et toi comment tu gères le succès que tu as ? Parce que t’en as tout autant y’avait quelques femmes et deux hommes qui te dévoraient du regard … ». Et encore je n’ai peut-être pas tout vu. Je me noie alors dans mon café au point de m’ébouillanter la langue. Quelle cruche je fais ! « Aye punaise ! » je lance alors qu’un verre d’eau fraîche arrive directement sous mon nez. « J’en ai marre des relations humaines, tu vois c’est pour ça que j’aime bien mon bureau douillé parfois. » j’avoue las de voir l’autre folle m’attendre dehors.
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Posté le Lun 12 Nov - 21:35.
Comment ai-je pu me passer de ça durant tant d'année ? Comment peut-être rester éloigné de la personne qui vous connais mieux que n'importe qui. De la personne qui partage avec vous une partie de vous-même. De la personne qui à chaque seconde, de chaque minute, de chaque heure sait si vous allez bien ou pas ? Je ne sais pas comment j'ai fais pour ne pas devenir cinglé d'être séparé ainsi de mon jumeau alors qu'aujourd'hui, je ne pourrais pas passer une journée sans le voir ne serait-ce que quelques minutes. Je sais, cela paraît étrange non ? Deux mecs qui sont aussi proche. Mais c'est différent de ce que tous les gens imaginent. C'est différent d'une simple relation, du sexe ou autre chose. Ce que je partage avec Jacob, c'est un morceau d'âme. Nous ne sommes pas opposé non, loin de là, mais notre lien est bien réel, ancré depuis notre naissance et pour rien au monde je ne voudrais qu'il en soit autrement. Durant toutes ces années, c'est l'idée de pouvoir le revoir qui m'a maintenu debout. L'idée qu'il soit à l'abri de notre mère. L'idée qu'il soit en sécurité. Bien évidemment, j'aurais dû savoir que pour nous, la sécurité était toute relative. Alors que moi je subissais des sévices dans mon enfance, lui, c'est la personne qu'il était censé aimé qui a poussé le vice... J'en viens presque à me demandé si ce n'est pas une malédiction familiale à ce rythme...

Sérieux, à quoi je pense dans ce genre de situation ? Je devais arrêté de penser au passé en revenant ici. J'avais décidé de tout laissé derrière moi. Mais les souvenirs s'accrochent et se perdent dans mon subconscient. Ils se rappellent à moi dans les moments comme celui-ci, les moments où je suis le plus vulnérable. Mon frère, mon âme. Je crois que tu ne le sauras jamais parce que je n'ai jamais osé te le dire, mais toutes ces années, malgré ton image qui me soutenait, j'ai longuement hésité à mettre un terme à tout ça. Et ce sont tes visites qui m'ont maintenus en vie, plus que tout le reste, ainsi que l'idée de pouvoir te voir grandir, de pouvoir t'assister. Tu es ma lumière dans ce monde de ténèbres qui ne fait que m'entourer. Alors si aujourd'hui je me contente de faire de toi mon goûteur, attendant avec impatience tes suggestions, au fond de mon cœur, tu es le seul pour qui je me battrais jusqu'à la mort, tu es le seul pour qui je pourrais détruire tout et tout le monde. Mon phare, ma bouée, mon ancre. Je suis fier d'être ton frère, crois-le ou pas. Indifférent à ce qui se passe dans ma tête, Jacob me répond tranquillement et je souris doucement. « Okay, je vais rajouté ça sur la carte alors. C'est niquel, merci encore pour ton aide. » Et ta présence et ton soutien. Toutes ces choses que j'ai toujours voulu obtenir de notre mère mais qui lui ont toujours fait défaut. J'en finis presque par me demandé si elle était réellement humaine. Personne d'autre qu'une aberration ne pourrait traiter un humain comme ça non ?

Je hausse les épaules et la discussion se poursuit. Souriant doucement l'un et l'autre, riant parfois. Une véritable relation. Quiconque entrerait ici, à ce moment-là se rendrait compte qu'entre nous, il y a un lien profond, au delà de l'amitié, au delà de l'amour. C'est un lien immuable, incassable et je suis fière de le partager avec lui. Malgré nos différences, malgré nos divergences, malgré ce physique si atypique l'un et l'autre, lui et moi, nous sommes plus frère que n'importe qui d'autre. « Flippant ? Dois-je te rappeler que tu es en face d'un véritable détecteur de mensonge sur patte ? » Une phrase murmuré. Je ne veux pas que les gens d'ici sache que j'ai un don, que je suis autre chose qu'un simple humain banal. « Je ne te demande pas de te cacher, mais honnêtement, quand on te voit dans la rue avec ton sourire doux, ton regard charmeur et ta tronche de beau gosse, forcément, les gens te sautent dessus. C'est comme si tu te promenais avec une pancarte 'Je suis disponible, servez-vous !' » Je veux pas le faire flipper, mais franchement s'il n'était pas mon frère, j'aurais aussi envie de lui sauter dessus et de lui faire sa fête. Ou alors de le laisser me faire ma fête... Ouais ça marche aussi. Enfin … Changeons de pensée ! Ahem. Je reviens tranquillement dans la conversation avec une idée et lui présente deux personnes. Toutes deux avec des talents particuliers et un physique à faire pâlir d'envie n'importe qui. Du beau monde en sorte. Je veux qu'il se rende compte de ce qu'il a sous ses yeux.

Sa réponse ne se fait pas tarder à venir. « Tu vois, instinctivement, ton regard à passé dix secondes sur Mark alors qu'il s'est attardé sur Gabrielle. Tu n'es pas fait pour aimer les hommes. » Je souris doucement alors que je nettoie tranquillement et que tout le monde range. Sa question suivante me laisse un instant le regard dans le vide. Du succès ? Moi ? Sérieusement ? Je ne l'avais même pas remarqué. Je n'ai cependant pas le temps de répondre que je vois d'instinct qu'il va se brûler la langue. Je prépare un verre d'eau alors qu'il brille sa douleur. Je lui colle directement sous le nez et sourit. « Jake. Le problème, ce n'est pas les relations humaines. C'est ton ressentis vis à vis des gens. » Je souris doucement et regarde mon frère. « Parfois, tu ressembles à un enfant dans un costume d'homme. Même quand tu te brûles, tu arrive à être charmant, tellement qu'on a de suite envie de prendre soin de toi. » Je ne sais pas comment lui dire. « Si les gens ne s'approchent pas trop de moi, c'est parce que malgré mes sourires et mes mots doux et calmes, ils se rendent compte de l'aura de danger, de la distance que je garde inexorablement avec eux, de l'aura froide qui m'entoure. » Je n'en suis pas fier, mais je n'arrive pas à me défaire de mon passé. « Toi, tu n'es que chaleur et envie. Tu me donnes tout le temps envie de te prendre dans mes bras et de te faire des câlins. Alors imagine les femmes en mal d'amour ? » Je souris tristement. « Frangin, si tu veux que les choses avancent, il va falloir t'endurcir un peu. Je ne dis pas que tu dois avoir un masque, mais tu dois cesser de ressemble à ces chiens en puppy eyes qui ne demande qu'une seule chose, qu'on prenne soin d'eux. C'est pour ça que tu as autant de mal avec les relations ! » Quoi, j'ai jamais dis que j'allais enrober les choses. Je préfère dire ce qu'il en est comme je le pense, sinon il se douterait que j'ai essayé de le ménager !


Dernière édition par Judd Morrow le Mar 11 Déc - 10:05, édité 1 fois
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Posté le Mar 27 Nov - 22:29.
On dit souvent que le passé nous forge tel que nous sommes dans le présent. J’ai toujours considéré cet adage comme vrai mais pas irrémédiable. J’entends par à que je n’aime pas l’idée que le passé soit uniquement responsable de la personne que nous sommes actuellement. J’aime me dire que nous avons chacun une volonté propre qui nous permet d’avancer malgré les obstacles qui se dressent sur notre route. C’est pourquoi, malgré mon passé avec la folle dingue, j’ai tout de même décidé de garder les yeux et l’esprit ouvert au cas où une nouvelle opportunité se dresserait devant moi en mettant un point d’honneur sur le fait de prendre son temps et de bien évaluer la situation. De toute manière, nous ne sommes jamais sûrs, mais avec mon métier, désormais, je suis plus à même d’évaluer les gens. C’est déjà ça ! Mais malgré toutes ces certitudes, avoir Judd me rassure. Après tout, nous sommes jumeaux mais il a la carrure et le comportement d’un grand frère avec moi, d’un protecteur, même si au fond, nous nous protégeons l’un l’autre de la même manière et que nous donnerions notre vie pour l’autre sans hésiter.

Avoir Judd à mes côtés, le savoir présent et pas loin de moi me rassure. Toutes ces années où nous étions séparés, j’ai tenté de résister à la douleur, j’ai tenté d’oublier cet éloignement en prenant que le bon, en vain. Tout me ramenait à cette moitié d’âme errant je ne sais où avec une mère vile. Mais aujourd’hui, nous nous sommes finalement retrouvés et j’aime la simplicité de notre relation allant du simple échange sur une des nouvelles recettes de mon frangin à la complexité des relations humaines que nous affrontons au quotidien. « Pas besoin de me le rappeler. » je murmure à son image alors qu’il me rappelle avec subtilité que c’est un détecteur de mensonge sur patte. Un don par ailleurs bien utile. « A ce point… je ne pensais vraiment pas ! Pour moi je marche sans réfléchir et me préoccuper de ce à quoi j’ai l’air. Enfin, je veux dire je ne vais pas tirer la tronche si la journée s’est bien passée ou faire des sourires à tout le monde si je n’en ai pas envie. Je suis moi-même. Mais tu es en train de me dire que ce « moi-même » fait « ouverture publique H24 distributeur gratuit, servez-vous. » Ça ne me rassure pas du tout ! Que me préconises-tu du coup ? » Et je suis sérieux et toute ouïe parce que là, s’il ne s’agit pas de faire comme au taf qu’est-ce que je dois faire ?

Premièrement, mon frère me soumet à un test pour me montrer que je ne suis pas gay. Pour le coup, ça me paraît évident. J’ai été stupide de poser la question. Mais je teins tout de même à préciser que lui aussi ne voit pas tout puisqu’il ne remarque même pas le succès qu’il a. Et bam ! Je me brûle la langue et aussi prévenant qu’un voyant, Judd me colle un verre d’eau fraîche sous le nez ! Si ce n’est pas beau la fraternité !? Autant me dire que je ferais mieux de me la fermer ! J’aurais préféré des mots à me brûler la langue directement. Et d’ailleurs, n’ayant plus de quoi faire des phrases durant quelques instants, Judd en profite pour m’enchaîner au poteau en me balançant mes quatre vérités. Il n’y va pas par quatre chemins mais c’est ce que j’apprécie chez lui. Il sait que venant de sa personne je ne m’offusquerai pas mais qu’en étant aussi concret avec ses mots je comprendrai et j’agirai. C’est un peu avec le même procédé qu’il m’a sorti de mon lit d’hôpital quand je croyais que tout était fini pour moi ! « J’entends bien Judd, mais concrètement, comment j’en finis avec les yeux de puppy eyes ? By the way c’est pas très gratifiant comme image frangin ! » j’ajoute alors avec une grimace. « J’ignore les gens lorsqu’ils me parlent et je fonce tête baissée ? …Tu sais bien que j’ai toujours été comme ça, doux, à l’écoute et à vouloir aider tout le monde… Comment on change sa nature ? Je fais un sport de combat ? » Oui j’ai vraiment un souci avec le relationnel, j’en suis conscient, quelque part Judd aussi, mais visiblement il dompte plus sa bête que moi. C’est la raison pour laquelle je me permets de le harceler de questions. « Comment tu gères toi malgré tout ce que tu as vécu, tu sembles si à l’aise avec les gens ? Comment tu appréhendes les relations humaines ? » Vaste question pour une fermeture de café, n’est-ce pas ?
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Posté le Mar 11 Déc - 20:53.
C'est pour des moments comme celui-ci que j'ai décidé que ça valait le coup de tout endurer. L'humiliation, les divers procédés de ma mère pour me briser, les menaces et tout le reste. Je me demande toujours comment j'ai fais pour ne jamais céder, mais en regardant mon frangin, je me rencontre que c'est ça, qui m'a maintenu en vie. Si j'ai avancé, ce n'était ni pour moi, ni pour mon père, mais pour Jacob. Ça a toujours été pour Jacob. Un frisson d'effroi me prend quand je me rends compte que si mon frère n'avait pas été là, peut-être qu'aujourd'hui, je ne serais pas là aussi. Étrange de se dire ce genre de chose, dans cette situation, mais il faut un début à tout et la vérité qui me frappe me glace le sang. J'étais au plus bas, je m'en souviens parfaitement, pourtant, maintenant... je me rends réellement compte que j'étais sur le fil du rasoir et qu'il n'aurait pas fallu grand chose pour que je passe de l'autre côté et que tout soit terminé. Eh bien, eh bien, voilà des pensées profondément joyeuse n'est-il pas ?! Je finis par secouer imperceptiblement la tête et reporter mon attention sur mon jumeau. La discussion me fait sourire, comme d'habitude, je ne pensais cependant pas que nous en arriverions à ce genre d’extrémité. Quand il me demande ce que je lui préconiserais, je me tais, mais lui propose d'abord un petit test, pour le rassurer.

J'imagine que ça ne doit pas être facile de se poser ce genre de question et en même temps je réfléchis. À tout ce qui nous entoure, à ce qui se passerait si jamais les choses n'allaient pas comme je me l'imaginais. Mais il ne me déçoit pas. J'ai toujours eu un bon à priori vis à vis de mon frangin. Je ne me suis jamais trompé, mais bon tout peut arrivé. Je souris donc quand il choisi Gabrielle et les remercie tous alors qu'ils s'en vont les uns après les autres, récupérant leurs dernières sucrerie de la soirée avant de partir. Je lui explique ce qui me passe par la tête. Mon petit souci, c'est que je suis vraiment trop cash, peu importe la personne. Le souci d'être un détecteur de mensonge sur patte. On entend tellement de mensonge toute la journée, qu'on fini par ne plus avoir envie de mentir, sauf si cela est réellement nécessaire. Je souris quand Jake reprend la parole. « Bon okay j'y suis aller fort avec le puppy eyes, mais je t'assure que c'est comme ça. Quand je vois un chaton ou un chiot qui me regarde avec ses petits yeux brillants je peux pas m'empêcher d'avoir envie de prendre soin de lui. Ça me fait pareil avec toi. » J'avoue que pour le côté viril on repassera mais je ne pense pas que ce soit une question d'attitude. Il a toujours eu cette douceur en lui, tandis que moi, j'avais la froideur et la dureté. On ne dirait pas comme ça, mais je sais garder mes distances avec les gens, lui non. C'est là toute la différence.

« Et puis c'est super gratifiant hein ! On ne contredit pas son jumeau d'abord ! » Un nouveau sourire et je penche la tête quand il reprend la parole. C'est ma manière de réfléchir. Étrange il paraît, mais bon, niveau étrange... je me pose là que voulez-vous. D'ailleurs ça me fait penser à ce nouveau client. Ce petit mec craquant que j'ai bien envie de pousser à bout. Ça va être amusant. Pense à autre chose, pense à autre chose ! Je secoue la tête et reporte mon attention sur Jacob. Sa question est compliqué. Surtout que... J'en sais rien très honnêtement. Sa question suivante cependant me fait éclater de rire. « T'es sérieux Jake là ? » Il est réellement sérieux ? Moi ? Si à l'aise avec les gens ? « Je suis mort de trouille frangin. Chaque jour je dois combattre ma peur pour ouvrir le Blue. Chaque jour je me demande si notre mère ne va pas débarquer pour m'emmener de nouveau. Chaque jour je me demande si on ne va pas me sauter dessus et me ligoter pour m'obliger à redevenir celui qu'on avait fait de moi. Chaque jour j'ai une peur de tous les diables. Pourtant ça ne m'empêche pas d'avancer, de la combattre et de la mettre à terre par des sourires, par des rires, par des habitués à qui je commence à faire confiance petit à petit. » Je n'ai pas tant changé en fait. Je suis toujours le gosse terrifié par ce qu'il a dû faire pour survivre.

« Je n'ai pas changé tu sais, depuis que je suis revenu. J'ai toujours autant peur. Je suis juste plus doué que toi pour le cacher et puis honnêtement j'ai toujours été plus froid et dur que toi. Tu as toujours incarné la douceur que j'ai voulu atteindre. Mais je n'y suis jamais arrivé. » D'un autre côté comment j'aurais pu y arriver alors que de mon côté, on m'a utilisé comme un objet de complaisance pour une horde d'aberration femelle. Rahh pense à autre chose ! Je secoue de nouveau la tête et soupire un instant, me servant un café. « On ne peut pas changer sa nature tu sais. J'ai essayé de devenir doux, c'était un échec. Faire un sport de combat, je sais pas si ça va t'aider. Tu serais juste te défendre, mais je peux t'aider pour ça si tu veux. » Je souris de nouveau. Après tout, je fais du Krav maga depuis un sacré moment maintenant et je m'entraîne tous les jours. « Pour le reste, je ne pense pas qu'il faille que tu changes, il suffirait juste que tu sois plus sec dans tes paroles. Pas que tu te mettes à hurler sur tout le monde. Mais quand tu dis non, ça doit un NON ! Et pas un mais vous savez, c'est non hein. » Je passe derrière le comptoir et passe un bras autour des épaules de mon jumeau. « Le souci c'est que tout ce que tu dis, tu le fais comme si tu étais indécis. Alors tu laisses la porte ouverte aux questionnement et les femmes s'y engouffre rapidement. »

Généralement c'est comme ça que ça fonctionne. « Après peut-être qu'on pourrait aller voir un coach ensemble. Quelqu'un qui nous aiderait pour nos soucis relationnels. Peut-être qu'un psy nous ferait de bien, même si le dernier en date n'était pas bien doué, mais bon. Je n'en sais rien. C'est certains qu'il nous manque quelque chose. » Je regarde en l'air et bois une gorgée de café. « Les gens me respectent parce que je suis souriant, mais il ne m'approche pas parce qu'ils me sentent inaccessible et totalement fermé à l'idée d'intimité. » Je regarde Jacob. « Toi, les femmes te trouvent trop beau gosse et font tout pour attirer ton attention, peu importe qu'elle l'ait ou non au final. » Je soupire. « On est des cas désespéré que veux-tu ! On peut mettre ça sur le dos de la vieille si tu veux. Mais je pense surtout qu'on a encore besoin de faire des efforts et de travailler sur nous. Il nous manque quelque chose de fondamental dans notre comportement. Maintenant il faut savoir quoi ! » Même si moi, je me demande si ce n'est pas le cœur qui me fait défaut....
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Posté le Lun 14 Jan - 21:39.
Je sais que Judd en a bavé. Je n’arrive pas forcément à imaginer tout ce qu’il a vécu mais j’ai vu des choses autant que j’en ai ressenti. De plus, je suis désormais profiler alors je sais décrypter la plupart de ses comportements même si je ne le fais que rarement parce que mon jumeau n’est pas l’un de ces criminels que je pourchasse lorsque j’ai mon masque de profiler. Seulement, parfois, c’est un peu plus compliqué que d’appuyer sur un bouton on et off, et l’on décrypte malgré tout certains moment. Bref tout cela pour dire que j’admire Judd parce que malgré ce passé déchirant, il arrive à tenir un café avec succès. Tout le monde l’adore ici. Honnêtement, on ne va pas se mentir, il a un succès fou ! il n’a jamais galéré à attirer la clientèle puisque le bouche à oreille fait le travail pour lui. Entre le talent et l’accueil c’est un sans-faute ! Alors voir mon frère y arriver et moi galérer avec la gente féminine et les gens en général alors que je suis censé pouvoir décrypter chacun de leur mouvement, je me déprime moi-même. J’ai vraiment cette sensation que quelque chose ne va pas avec moi et je songe grandement à aller voir quelqu’un pour trouver d’où vient ce foutu blocage !

« Oh je sais que tu as raison. Je suis mon propre démon. C’est plus fort que moi. »

Bon, cela dit Judd en rajoute une couche en parlant de chaton que l’on a envie de câliner. Non seulement j’ai perdu toute virilité mais aussi toute crédibilité ! Mais j’en souris tout de même car au fond, je sais que mon jumeau ne dit rien méchamment lorsque cela me concerne. Je sais que notre lien nous amène à nous soutenir plus que de raison.

« Bien frangin ! Je suis honoré d’une telle comparaison ! » je conclus en rigolant légèrement.

Que ne ferais-je pas sans Judd ? Il sait me remonter le moral en un éclair de seconde, me rassurer et me mettre sur de nouvelles pistes de réflexion sans même s’en rendre compte. D’ailleurs, alors qu’il se met à réfléchir suite à mes propos, je vois ce petit rictus caractéristique qui me fait sourire. Une donnée à conserver pour plus tard. Son récit me tord les boyaux et me serre le cœur. Instinctivement, je pose ma main sur la sienne. Quelque part, je me doutais de tout mais tant que les mots ne désignent pas les émotions ressenties un doute demeure toujours. Je soupire doucement lorsqu’il finit.

« Je m’en doutais tu sais. Mais je serai toujours là pour te soutenir, t’aider et te protéger quoi qu’il arrive, d’accord ? Quant à moi, je ne veux pas changer ma nature, juste trouver d’où vient mon problème.»

J’enchaîne ensuite sur l’idée de faire un sport de combat. Non pas pour apprendre à me défendre puisque je sais déjà le faire étant un membre actif du MI6 et suivant une formation constante, mais plus pour me libérer l’esprit, pour me recentrer. C’est peut-être ce qui me manque. Reprendre confiance en moi également. Je ne sais pas je cherche des pistes de réflexion.

« Je sais déjà me défendre frangin. Tu oublies qu’on a entraînement quotidien au boulot ! C’est plus pour m’aider à me recentrer, évacuer les tensions aussi ... enfin tu vois ? »

Judd a raison, je manque de confiance en moi. Comment y remédier ? Voilà ma prochaine mission. Mais déjà je vais faire ce qu’il me dit et essayer d’être plus sec dans mes paroles et de ne pas laisser de portes ouvertes au doute. Je lui souris alors qu’il passe son bras autour de mes épaules avec entrain. « Bien chef ! » je lance alors. Etrange venant d’un agent du MI6 n’est-ce pas ? Ou peut-être que non … Et voilà ! Je doute à nouveau pour des broutilles. Je vais pour m’auto gifler quand Judd propose alors qu’on consulte un spécialiste tous les deux. Tiens en voilà une bonne idée ! Ce serait un moyen de se motiver tout en suivant l’évolution de l’autre et en partageant. « Ce serait chouette oui ! Un coach ça peut être pas mal. Au final il s’agit de confiance en soi plus qu’en les autres et c’est un domaine où les coachs sont légions. « Tu m’enfonces Judd ! Je sais que je fais puppy eyes hein ! » Je rigole. « Non mais franchement je ne crois pas que nous soyons désespérés il faut juste que nous trouvions notre panne moteur, il doit y avoir quelques joints à réparer dedans c’est tout ! » Je souris avec un air malicieux « Par contre, monsieur je suis fermé à l’idée d’intimité, un rictus plus tôt m’a dit qu’il y a quelqu’un qui t’intrigue, enfin qui t’a tapé dans l’œil… que tu le veuilles ou non. » Je ricane alors en lui donnant un coup de coude dans les côtes. Heureusement qu’il n’a pas ma capacité il aurait tout de suite lu en moi concernant Anthea…
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One cent an advise bro' ! ft Judd

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