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 Je ne serais pas contre un morceau lune... Ou juste un peu d'aide (Pv Baxter)

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Judd Morrow
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Posté le Dim 16 Déc - 11:53.
C'est comme une réalité devenue trop grande. On essaye tant bien que mal et on échoue inexorablement. J'ai appris de mes erreurs durant toute ma chienne d'enfance, mais au final rien n'y a fait. Je reste là, prostré et j'attends. Milles questions traversent mon esprit, mais il n'y a en a qu'une réellement qui prends corps : comment ? La première fois que l'idée m'est venu, je me suis demandé s'il s'agissait d'une bonne chose à faire. Je me suis demandé si tout irait bien, si je ne m'engageais pas dans une entreprise plus compliqué que ce dont je suis capable. Après tout, je n'ai eu une enfance normale et l'école n'était pas la priorité de ma mère. J'ai toujours voulu apprendre, mais je n'en ai pas eu l'occasion. Comme qui dirait, ainsi va la vie ! Alors oui, je me suis souvent demandé si j'étais à la hauteur. Force est de constater aujourd'hui que je le suis et plus que je ne le pensais. Ouvrir le Blue a été le défi de ma vie, c'était l'idée, mais au final, le défi d'aujourd'hui c'est de continuer de le faire tourner. Pas que l'argent manque, au contraire. Pareil pour les clients, j'en ai largement plus que je ne pensais. Non, la question, c'est surtout comment je vais faire pour tenir le rythme ! Quand je vois les tables pratiquement complètes, le nombre d'heure que j'enfile, le temps que je passe en cuisine, le temps à nettoyer, sans compter les moments que je dois donner au CAA. Je me rends compte que tout seul, je n'arriverais à rien.

C'est pour ça qu'il y a quelques jours, je me suis lancé dans la prospection. Lors de mon footing matinal, j'ai embarqué les affiches créer par mes soins et j'en ai collé un peu partout, histoire d'attirer l'attention du plus de monde possible. Pour l'instant, je n'ai pas eu de réponse, mais cela ne m'empêche pas de rester optimiste. Après tout, quelqu'un finira bien par avoir pitié du pauvre barista que je suis et cela lui donnera envie de me filer un coup de main. Maigre espérance ? Peut-être. Mais je me dis que dans celle ville, il doit bien exister des gens qui ont besoin de bosser. Et puis je ne suis pas du genre à demander la lune. Enfin bref. Arrêtons de cogiter dans le vide. « Hey Judd tu dors. » Je relève la tête et souris au jeune homme en face de moi. « T'aimerais bien hein, me voir endormi. » Je joue, je taquine, mais ça ne va jamais plus loin. Il le sait et me souris et me voilà de nouveau reparti dans la tourmente de la journée. Cette semaine, c'est 'Dessin de mousse'. Le but du concours, c'est de voir celui qui arrivera à faire un dessin parfait dans la mousse de son café. Bon soyons honnête, ça m'a pris un an avant d'y arriver, donc je n'attends pas à ce qu'ils y arrivent en quelques heures. Mais les habitués viennent chaque jour pour tenter leur chance et je dois bien admettre que certains m'ont bluffés. Parce que même si les contours sont encore hésitant et incertains, certains dessins sont réellement magnifique.

Je souris pour moi-même et me dit que j'ai bien fait d'organiser tous ces petits concours. C'est nouveau et ça c'est sympa. Les clients ont été étonnés au départ, et moi je suis étonné aujourd'hui de voir combien participe et s'amuse à le faire. Ce n'est même pas tant pour les récompenses, mais surtout pour tester. Les rires fusent, la convivialité est au rendez-vous et je dois bien admettre que même moi je finis par rire. On m'a déjà demandé si je ne pouvais pas donner des cours pour dessiner dans la mousse, ou alors pour les pâtisseries. Ce serait intéressant, mais j'ai déjà tellement de chose à faire qu'il me faudrait une aide de camp. Alors les habitués ont commencé à en parler autour d'eux. Certains sont venus mais on trouvé le boulot trop compliqué et les horaires un peu trop violente. Je les comprends, ce n'est pas évident, mais quand on a sa propre entreprise, on doit aussi faire quelques sacrifices. Personnellement, ça ne me dérange pas. Je n'aime pas être seul entre quatre murs, d'ailleurs j'ai souvent du mal à rester dans mon appart. Probablement dû à toutes ces années de séquestrations et même si par moment j'adore le calme. Je dois bien admettre que j'adore l'activité du Blue. J'y me sens comme chez moi. J'approche donc des habitués et commence à éclaté de rire en voyant les différents dessins. Tout le monde est pris d'un fou rire quand on regarde celui de Matthew, un vrai chef d’œuvre digne de picasso ma parole. Je souris encore en entendant la clochette d'entrée du Blue. Je me dirige de nouveau vers mon comptoir et souris à l'arrivant. « Bonjour, qu'est-ce que je vous sers ? » Je ne le connais pas encore, mais ça ne saurait tarder.
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Baxter E. Sherwood
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Posté le Lun 31 Déc - 1:56.
Je ne serais pas contre un morceau de lune... Ou juste un peu d’aide

Judd & Baxter



J’ouvre les yeux, lentement. Par contre, trouvant la lumière du matin décidément trop agressive, je les referme aussitôt. Bordel, on est en Méditerranée ou quoi ? Je grimace, avant de cacher ma tête sous mon oreiller. Je sens alors une main baladeuse se glisser sur mon torse, puis une autre remonter le long de ma cuisse. Je sursaute un peu, avant d’envoyer balader l’oreiller et de rouvrir mes paupières. Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?

« Bonjour bébé... On attendait que tu te réveilles. »

Lâche la blonde allongée à ma droite, qui me regardait sensuellement. Putain, d’où est-ce qu’elle sort ? C’est qui elle déjà ? Et...

« Oui... Prêt pour le petit-déj’ ? »

Lâche une voix masculine à ma gauche. Je me redresse aussitôt dans le lit, avant d’écarter brusquement les mains de l’une et de l’autre. Je regarde autour de moi, je reconnais mon lit, ma chambre... J’suis bel et bien dans mon appartement merdique. Par contre, ces deux-là... Je me rappelle vraiment pas comment ils ont atterri ici. Ni ce qu’on a fait hier soir. Ou... En fait, si. Et c’est trop graphique pour que je vous le décrive là tout de suite. Bordel, encore.

« Dehors. Dégagez de chez moi. Tous les deux. »

« Baxy... Tu m’excites tellement quand tu t’emportes. »

Dit la blonde aguicheuse. L’autre brun pousse un rire taquin avant de s’approcher de moi, joueur. Mais ils sont sourds ou quoi, putain ?! Je m’en fous de ce qu’on a pu faire tous les trois hier soir quand j’étais bourré, je veux qu’ils dégagent de ma vue au plus vite.

« J’ai dit DEHORS, PUTAIN ! »

« Roh, Baxy, tu nous offres même pas un café ? »

A poil, je me lève furieusement. Bordel, ça les excite quand je m’énerve ?! Ils vont voir alors, ils vont voir !

« Vous voulez que je m’emporte, hein ? Dégagez de chez moi, tout de suite ! Dehors, putain ! DEHOOOOOOORS ! »

Je leur file leurs habits et n’attends même pas qu’ils les enfilent, malgré leurs protestations. Qu’ils le fassent dehors, voilà tout ! La voisine de palier, une vieille de 80 ans observe la scène tranquillement, avant de se rincer l’œil longuement en me voyant en tenue d’Adam.

« Ah, si seulement j’avais 20 ans... »

« Bonjour, Mrs. Gallagher. »

Réponds-je avec un sourire poli, avant de refermer la porte derrière moi. Non, mais sérieux... J’espère que vous n’êtes pas en train de rire, parce que ce n’est pas marrant tout ça. Oh, le commentaire de la vieille aurait pu me faire rire en temps normal, mais... Pas dans une situation pareille. Et je ne parle même pas du plan à trois, non. Je parle de la coke sur la table basse, là. Haletant, je m’approche de cette dernière, en panique. Est-ce que... Est-ce que j’ai rechuté hier ? Mon Dieu, c’est pas possible ça... Les souvenirs sont si flous, je ne suis sûr de rien... Tremblant, je passe une main dans mes cheveux. J’ai tellement galéré à cause de la drogue, ça faisait des années que je n’y avais plus touché. Bon sang, je m’étais promis que plus jamais je ne le ferais ! Boire, c’est okay, baiser aussi, mais pas la drogue, putain ! Nerveux, je m’empresse de nettoyer les restes de coke, de les éliminer. J’suis clean, putain, j’suis clean. Il le faut. Et tant que je me souviendrai pas d’avoir sniffé, je dois partir du principe que je n’ai rien fait de mal.

Parce que je n’ai rien fait de mal, si ?

Au bord des larmes, je file sous la douche. Putain, Baxter, qu’est-ce que tu fais, bordel de merde ?


***


Les deux derniers jours, j’ai beaucoup graffé. Je n’ai rien à personne à propos de ma rechute, pas même à Alistair, mon meilleur ami et ex-junkie lui aussi. Si seulement il apprenait que je n’ai pas été foutu de suivre son exemple. Que j’ai été con au point de permettre qu’une telle situation se reproduise... Oui, parce que c’est ma faute si je l’ai fait. L’autre couple ne m’a pas obligé, après tout. Le responsable de mes actes, de ma vie... C’est moi. Alors c’est à moi de reprendre ma vie en main, de trouver un nouveau boulot et d’arrêter mes conneries. Hier, en courant pas loin de l’Avon, j’ai aperçu des affiches, une opportunité surtout. Je connaissais déjà le Blue Moon de nom, de réputation, mais jamais je n’y avais mis les pieds. Eh bien, j’espère que la première fois sera tout de suite la bonne alors. Parce que j’ai vraiment besoin de ce boulot, j’ai besoin de redresser ma putain de vie comme j’avais réussi à le faire jusqu’à ce que les révélations familiales ne viennent foutre en l’air mon équilibre. Entrant timidement dans le Blue Moon, je regarde autour de moi. Sympa la décoration et l’ambiance. Et ça sent bon aussi. Je me dirige vers le comptoir. Un soupir franchit mes lèvres. Allez mec, détends-toi, sois toi-même... En moins con que d’habitude quand même. J’étire un sourire en coin, tendu, lorsqu’un type vient vers moi. Est-ce que c’est le patron ? J’ai l’impression que oui.

« Bonjour. Euh... Je... Au fait... »

Rah allez, depuis quand t’es timide, toi ?! Inspire. Je me racle la gorge.

« Il paraît que vous cherchez un nouveau serveur ? Eh bah, j’suis votre homme. Baxter Sherwood, enchanté. Quand est-ce que je commence ? »

Expire. J’étire un sourire culotté. Puis…

Merde. Et s’il me trouve juste trop con après ma candidature osée et qu’il m’envoie paître sans même chercher à en savoir plus sur moi ? Bon… Je le saurai bien assez tôt.

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Posté le Dim 6 Jan - 23:50.
Je suis encore entrain de rire des tests et essai de mes habitués que me voilà devant ce petit nouveau qui semble ne pas trop savoir comment gérer ce qu'il a à me dire. Je dirais bien qu'il peut prendre son temps pour commander, après tout, l'heure de pointe est passé, les clients se font rare à cette heure-ci et c'est le moment idéal pour être tranquillou dans son coin et tester les dessins dans la mousse. Cependant, ce n'est visiblement pas ce que mon interlocuteur veut me dire. Je l'entends hésiter, le regarde doucement. Il semble être dans une mauvaise passe, un endroit d'où je peux le retirer peut-être ? Moi ? Qui tente d'aider les gens ? Bah ouais que voulez-vous, je suis pas seulement un enfoiré de chasseur interrogateur d'abord. Faut pas pousser le vice. Je le laisse donc reprendre la parole après une inspiration et le regarde droit dans les yeux quand il me déblatère toute sa tirade sans même respirer. Waouh ! Je n'avais jamais vu quelqu'un faire ce genre de chose. Toutes les voix se sont arrêté et je finis par cligner des yeux un instant. « Howard la table bordel, tu fais tout déborder. Et fermez vos bouches enfin, on dirait que vous voulez gober les mouches. » Je souris à tout le monde et le brouhahah reprend. Effectivement, l'annonce fait comme une petite bombe, ce qui est amusant, c'est la façon dont il l'a fait. J'aime bien le côté culotté, mais je peux le faire mariner encore un peu non ? « Humm... Vous avez amener un CV ? Des références ou autres choses ? » J'entends des ricanements derrière lui et souris doucement.

Bien évidemment, les habitués savent parfaitement que je me fiche des références et que je suis prêt à engager n'importe qui du moment que la personne est motivé. Ce qui est déroutant c'est que malgré son air totalement paumé du type qui veut se racheté de quelque chose -oui, j'observe trop les gens et je tire trop souvent des conclusions, Jake ne cesse de me le dire- il n'a même pas mentit sur son nom. La plupart de ceux qui viennent ici, quand je demande de l'aide, sont soit des gosses des rues qui mentent sur leurs âges ou sur leur nom, soit qui mentent sur tout. Bah oui on se refait pas. C'est aussi pour ça que je suis resté un moment sans rien dire. C'était bizarre. Je laisse cependant au type le temps de blanchir un peu, parce que je suis un minimum sadique. On trouve son petit plaisir où on peut hein ! Je finis néanmoins par reprendre la parole. « Je rigolais d'accord. Venez avec moi on va discuter tranquillement. » Je reporte mon attention sur un des jeunes hommes qui vient de se tourner et me regarde un poil colérique. « Mark, tu peux gérer en attendant que je revienne. Si un client arrive, tu viens me chercher d'accord ? » Il ne semble pas d'accord pour me laisser seul avec le dénommé Baxter, mais ce n'est pas comme si je ne pouvais pas me défendre. Mark est un type bien, un brin trop protecteur, je dois bien l'admettre, mais un type réellement bien. Il acquiesce et se tourne de nouveau vers les autres habitués. Je ne sais pas trop ce qui lui prend ces derniers temps, je crois que sa thèse lui tape sur le système. Je secoue la tête et montre le chemin à Baxter.

Une fois dans le bureau, je ferme la porte et le fait asseoir. Je le regarde un instant et souris tranquillement. « C'est amusant, la plupart des gens qui viennent me voir pour un job ont tendance à me mentir, pas vous visiblement. C'est rafraîchissant. » Je le regarde tranquillement. « Alors ce n'est pas que je cherche quelqu'un avec de l'expérience, ou quoi que ce soit. Mais je vais quand même te poser quelques questions, histoire de situer où tu en es niveau expérience et motivation. Est-ce que ça te va ? » Je le laisse me répondre et reprend. « Alors premièrement, est-ce que tu as déjà travaillé comme serveur ? Ou comme agent d'entretien ? » Je ne lui laisse pas réellement le temps de répondre et reprend. « Tu sais cuisiné ? Faire des pâtisserie ? Faire du café ? Est-ce que tu aimes le café ? Le thé ? » Je le regarde doucement et reprend tranquillement. « Et le plus important, est-ce que tu es prêt à apprendre tout ce qui sera nécessaire et à faire des heures à n'en plus finir pour avoir un job pérenne ? » Parce que oui, je suis capable de savoir s'il va dire mentir à cette question. C'est la question la plus importante au fond. Parce que dans cet établissement, on ne compte pas réellement ses heures et bien évidemment je les paye toute. Je veux bien prendre quelqu'un qui n'y connais rien, mais je ne veux pas que ce soit en perte de temps. Alors s'il n'est pas motivé pour apprendre, je ne peux rien faire pour lui. Parce qu'on s'il est motivé, on pourra largement faire affaire !
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Posté le Mer 9 Jan - 0:05.
Je ne serais pas contre un morceau de lune... Ou juste un peu d’aide

Judd & Baxter



Immobile, je n’ose même pas ciller, ou respirer. Putain, le temps s’est soudainement arrêté ou quoi ? Parce que, tout d’un coup, tout le monde a arrêté de parler. Bah dis donc, ils venaient ici pour boire du café ou bien pour écouter les conversations du barman ? Sans déconner, quoi ! Heureusement, ça ne dure pas longtemps, vu que le type rappelle le serveur et rappelle aux gens que, oui, ils peuvent très bien gober des mouches s’ils ne la ferment pas. Après, chacun ses goûts, mais quand même. Je cligne les yeux à nouveau, reprenant une respiration à peu près normale alors que le monde s’est remis à tourner. J’étire un léger sourire en coin, mal à l’aise et pas du tout sûr que ma candidature spontanée – voire même trop spontanée – soit acceptée. Pourtant, ce n’est pas la première fois que je postule pour un boulot de ce genre, loin de là. Cependant, c’est plus fort que moi. Dans le fond, je sais que je n’ai pas vraiment le choix, qu’il faut que je trouve un travail au plus vite et que j’arrête mes conneries. Alors si je pouvais éviter les échecs répétés, ce serait vraiment cool, vous voyez. Un peu de chance, pour une fois ? Ce serait cool, non ? Juste pour changer un peu. Par contre... CV ? Références ? Autres choses... ? Je bloque. Ouais, un CV. Evidemment. Evidemment que non, hein.

Et pourquoi il y a des abrutis qui rigolent derrière mon dos déjà ?! Je me retourne légèrement pour leur jeter un regard bref, mais peu amical. Qu’ils viennent dehors et on verra bien s’ils auront toujours envie de faire les malins. Mais enfin, je ne suis pas là pour ça, donc je me contente de reporter rapidement mon attention sur le jeune homme, me rappelant que je ne suis pas du tout en position de force. J’ouvre la bouche pour répondre à la question qu’il m’avait posée, mais je ne sais pas vraiment quoi dire. Je ne me suis pas du tout préparé pour cet entretien d’embauche, et je n’ai rien amené, hormis ma grande gueule. Néanmoins, il paraît que... Il rigolait, le con. Et je l’ai cru, en plus. J’étire un sourire en coin, mi-amusé mi-exaspéré. Il veut discuter ? Discutons alors, loin de cette bande de clients curieux. Sérieux, qu’ils se mêlent de leurs affaires, putain ! Je pousse un soupir imperceptible, avant de suivre le rigolo en chef, les mains dans les poches. Bon Dieu, qu’est-ce que je ne donnerais pour une clope en ce moment. Respire, connard. T’as besoin de ce boulot. Inspire, expire, et ouvre-la à bon escient. Mais bien sûr, hein, comment pourrais-je faire autrement après tout ? Par contre, qu’on me demande pas de faire semblant d’être aveugle, parce que je le suis pas. Je vois bien le regard hostile de ce dénommé Mark. Je ne l’aime déjà pas, ce tête de con. Qu’est-ce qu’il veut ? Je me fais violence pour ne pas lui tendre mon majeur, et donc je me contente d’arquer un sourcil, provocateur. Une fois arrivés dans le bureau, je m’installe sur ma chaise, avant de croiser les jambes, jambes que je n’arrive pas à éviter de bouger, nerveusement. Faut vraiment que je me détende, putain. S’il me dit non... bah, tant pis. Ce n’est pas comme si je n’avais jamais vécu pire, de toute manière. Je fronce légèrement les sourcils lorsqu’il dit avoir remarqué que je ne mentais pas, avant d’étirer un sourire en coin.

« Bah oui, j’suis rafraîchissant. Comme les citrons. »

Dis-je, taquin. Eh oui, j’suis comme les citrons. Je peux être acide, amer, mais aussi rafraîchissant ; le tout est juste de savoir comment faire une limonade digne de ce nom. Puis pour ce qui est de mentir... Je ne dis pas que je ne mens jamais, mais normalement, je suis toujours quelqu’un de direct, de franc, d’authentique. J’aime être moi-même, sans masques, sans filtres. Mais c’est marrant quand même, qu’il ait remarqué ça. Il doit être observateur, l’humain. Est-ce qu’il saura remarquer aussi que j’ai sniffé de la cocaïne il y a à peine deux jours ? Putain, j’espère que non. Mon visage se fait plus sérieux alors qu’il reprend et qu’il me dit qu’il va me poser quelques questions pour pouvoir mieux situer où j’en suis niveau expérience et motivation. Je hoche la tête, déterminé. Je n’ai pas de CV, mais j’ai l’expérience et la motivation, bordel. « Allez-y. » Puis la pluie de questions s’abat sur moi. Sa voix résonne dans mon crâne, l’angoisse me tiraille un peu. Je me mordille la lèvre, alors que je repense à ce que j’ai fait l’autre soir. Le temps semble s’être arrêté à nouveau. Jusqu’à ce que je ne me reprenne comme un grand. Tu peux le faire.

« Ouais, j’ai déjà travaillé comme serveur, plusieurs fois. Cafés, bières, tout ça, je sais faire. Agent d’entretien... pas vraiment. Mais je sais quand même passer la serpillière quand il le faut, pas besoin d’être un génie pour ça. Cuisiner... Bah, je vis seul et je ne suis toujours pas mort de faim, je m’en sors. Quant à faire des pâtisseries, je n’ai jamais fait ça. Mais quand j’étais gosse je faisais des gâteaux avec ma mère, donc je crois qu’on peut dire que j’ai quelques bases ? Sinon ouais, j’aime le café. Le thé un peu moins, n’en déplaise à Sa Majesté. »

Nouveau sourire narquois. La Couronne, le Conseil, le foutu Establishment, je les méprise de toutes mes forces, et parfois je n’arrive même pas à le cacher. C’est une bande de faux-culs, alors que moi, je n’en suis pas un, désolé. Mais j’espère que le bonhomme ne m’exclura juste pour ça. En même temps, la Reine n’a rien à voir avec ce job. Ou avec la vie du commun des mortels en général. Elle et sa chère – trop chère, littéralement – famille vivent dans un monde à part. Soupirant, je me penche en avant, mon regard angoissé rivé dans celui de l’autre homme. L’idée de ne plus avoir beaucoup de temps pour graffer me contrarie pas mal, mais je n’ai pas le choix. Je ne peux pas laisser passer cette opportunité.

« J’ai vraiment besoin de ce boulot. J’suis prêt à faire ce qu’il faut. Le travail ne me fait pas peur, et j’apprends vite. Et je serai un citron pas trop acide, promis. »


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Posté le Sam 12 Jan - 21:28.
J'ai bien envie de rire quand je le vois se décomposer alors que je demande des références et un CV. Je remarque aussi qu'il n'apprécie que peu les rires derrière lui. Je peux comprendre, pour un non-habitué, notre ambiance est quelque peu étrange et souvent les gens se méprennent entre être moqué ou non. Ici, il n'y a aucune moquerie de leur part, sauf me concernant. Ils savent pertinemment que je ne suis pas du genre à demander des références, parce que pour moi, seul la motivation compte. C'est comme ça que je gère les choses, comme ça que je procède. C'est ce que je préfère. J'ai vu tellement de monde avec de superbes références qui n'étaient en fait que des tire aux flancs et qui voulaient absolument être payé une fortune. Franchement, si je dois payer quelqu'un je préfère largement que ce soit pour ses compétences et non pour ses diplômes, même si dans le domaine du barista, les diplômes sont utiles, je sais aussi qu'on peut faire plein d'autre chose que du café dans un coffee Shop ! C'est pour ça que tout le monde se marre, mais lui ne le sait pas. Aussi je ne dis rien. Cependant, il va falloir que je parle avec Mark, ça ne peut plus continuer toute cette histoire de méfiance. Je suis un chasseur, je n'ai besoin de personne protéger et même si je ne veux pas dire que je suis un spectre, il n'empêche que mes habitués doivent comprendre que je n'ai besoin de personne pour me défendre. Cependant, je laisse cela de côté, ce n'est pas réellement le moment. J'emmène Baxter dans mon bureau et le fait asseoir, m'étonnant de sa franchise.

Sa réponse était on ne peut plus amusante, mais un brin condescendante à mon goût tout de même. Je ne suis pas contre les têtes brûlés, mais s'il doit apprendre quelque chose de moi, c'est que je suis du genre peu patient avec ceux qui manquent de respect aux autres et surtout qui juge avant de savoir réellement. Je souris et laisse passer cependant, posant toutes les questions qui me viennent à l'esprit. Au fond, les questions d'avant, je m'en fiche un peu. Apprendre aux autres, ce n'est pas ce qui me fait peur, ce qui m'intéresse réellement, c'est sa motivation. Je m'arrête donc de parler pour lui permettre de répondre et je dois dire que je ne suis pas déçu. Il est totalement sincère, je peux entendre le petit clic, symbolisant que mon don s'est déclenché et qu'il m'indique que le sujet ne ment pas. Les gens qui sont du genre à me dire la vérité me surprendront toujours je crois bien. Je souris doucement, écoute, comprends ce qu'il veut dire. Marginale, pas vagabond, mais j'imagine que sa vie n'a pas dû être drôle. Il m'intrigue au fond, pousse ma curiosité à son maximum. Qu'est-ce qu'il a vécu pour le rendre autant cynique à un si jeune âge et qu'est-ce qui lui arrive pour qu'il soit si désespéré pour un boulot qui va lui demander beaucoup d'investissement et peu de temps libre. Humm, voilà des questions auxquels répondre, mais maintenant, je dois reprendre la parole sur quelque chose de plus concret.

« Okay, alors ici ce n'est pas un bar. Aucun alcool n'est servit et on ne sert pas le jus de chaussette que les autres servent d'origine. Je suis barista, j'ai suivi des études pour apprendre à faire des cafés qui dépasse l'entendement et c'est bien ce que je fais ici. » Je ne souris pas, mon regard est clair, sans jeux, sans fard, juste plein de vérité. Moi non plus, je ne mens pas, sauf si je m'y sens obligé. « Quand je sers un café, je prends en compte l'humeur du client, ses goûts, son besoin de se détendre, tout un tas de chose qui paraisse insignifiant au départ. C'est bien pour cela qu'il n'y a pas de serveur ici, juste moi, un comptoir et des gens qui s'y rende pour leur commande. » Je laisse passer quelques secondes pour qu'il intègre. « J'ai des percolateurs un peu compliqué à utilisé, mais rien d'insurmontable pour quelqu'un de motivé. » Je souris un peu. « Je peux t'apprendre ce qui te manque, les pâtisserie, le café, le thé. Et ne t'en fais pas pour sa majesté, je pense qu'elle s'en remettra sans trop de mal. » D'un autre côté, si j'ai ouvert ce coffee shop, ce n'est pas pour servir du thé, mais je me suis adapté et les gens finisse par apprécié. J'ai même un thé à l'arôme de café. Oui, c'est étrange, mais j'ai aussi un café qui a un goût de chocolat chaud, alors au fond... Enfin bref, je le regarde droit dans les yeux et finis par reprendre.

« Ce ne sera pas évident au départ. Je pense que je te ferais faire les tâche basique et quand il y aura moins de client, je t'apprendrais à utiliser les machines, à faire du café ou autre, par contre il va falloir qu'on discute sérieusement de quelque chose. » Je ne peux pas laisser qui que ce soit mettre en péril la réputation du Blue. « Tu parlais de promesse pour en pas être un citron trop acide, alors je préfère être clair. Si jamais tu deviens trop acide, je n'hésiterais pas à sévir pour adoucir ton acidité. » Je me lève un instant et me pose sur l'appui de fenêtre à moitié tourné vers lui et à moitié tourné dans l'arrière cours. « Si le Blue est arrivé à cette estime de la part des clients, c'est avant tout parce que je ne laisse personne débordé. Mais aussi parce que je sais quand rire et quand ne pas le faire. J'ai bien remarqué tout à l'heure que les rires t'énervais, et que le regard colérique de Mark t'avais profondément agacé, mais nous sommes une communauté. Les clients sont tout ce que nous avons. Alors il va falloir mettre de l'eau dans ton vin et calmer tes ardeurs. » Je me tourne totalement vers lui. « Je comprends que ton passé, voir ton présent ont été et sont compliqués. Mais quand on est dans ce genre d'endroit cela ne doit pas rejaillir. Si jamais tu dois passer tes nerfs, fait le dans cette arrière cours, sans que personne ne te vois, ou alors parle-moi. Tu remarqueras rapidement qu'ici, la bonne humeur règne et s'ils ont rigolé tout à l'heure ce n'était pas contre toi. C'est parce qu'ils me connaissent assez pour savoir que je ne juge pas les gens sur leurs diplômes mais plutôt sur la valeur de leur motivation et leur dévouement à la tâche. » Je le fixe du regard. « Suis-je clair ? » Je laisse des chances, mais il ne faut pas pousser non plus. « As-tu des questions particulière ? » Parce qu'il a le droit d'en avoir aussi. J'espère que ma petite tirade ne l'a pas refroidi et si c'est le cas, c'est probablement parce que sa motivation n'était pas si motivé que ça !
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Posté le Mar 29 Jan - 20:31.
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Judd & Baxter



Dans la vie, il y a des petits cons qui ont la chance d’être nés dans des berceaux dorés et avec un nom de famille puissant qui suffit à leur ouvrir toutes les portes. Tous leurs caprices sont acceptés, toutes les requêtes accordées. Puis il y a d’autres petits cons qui n’ont pas eu cette chance et qui doivent donc se démerder tous seuls pour pouvoir survivre et ne pas devenir des SDF. Ceux-là n’ont pas le droit à avoir des caprices et aucune requête ne leur est accordée. Ils n’ont pas d’héritage, ni de nom de famille puissant, et ils se doutent bien que la situation ne s’améliorera jamais vraiment – à moins de gagner au loto, mais si ça se trouve, c’est toujours des richards qui y gagnent. Oui, on peut être riche et jouer au loto, non ? Après tout, l’argent ouvre l’appétit, dans tous les sens du terme.

A présent, je suis là, devant ce type, me demandant si je vais réussir à le convaincre de m’embaucher. J’suis stressé, j’ai pas envie d’entendre un non comme réponse, et pourtant, j’ai la sensation que je me suis tiré une balle dans le pied avec mes commentaire à la con – après tout, riche ou non, je fais partie de ce joyeux groupe de petits cons qui peuplent la Terre. Mais bon, je lui ai quand même dit que j’étais prêt à apprendre, à faire un effort. Et puis, ce n’est pas comme si j’avais zéro expérience non plus, hein. Qu’est-ce qu’il veut de plus ? Que je me mette à genoux devant lui ? Tant qu’à faire, autant le faire dans une voiture, en toute discrétion ! Okay... non, oubliez ce que je viens de dire. Enfin, de penser. Quoique, quand on pense aux salaires misérables que les patrons Bristoliens payent à leurs employés de nos jours... Un léger soupir s’échappe de ma bouche. Monsieur le barista est un spécialiste, apparemment. Et il tient à me le faire comprendre, que ce bar n’est pas un quelconque bar – ou pas un bar, tout simplement – et que le café qu’il sert ici, c’est plus qu’un café. Tiens, on dirait une pub qui passe à la télé. Il ne manque que la meuf canon – ou le mec, hein, pas de sexisme – qui boit son café exquis et qui sourit à la caméra pour mieux séduire les petits cons qui l’observent attentivement de l’autre côté de l’écran.

Je hoche la tête, en silence, comme pour lui montrer que je comprends et que j’approuve tout ce qu’il dit. En réalité, je m’en ballec, mais passons. Mon impatience commence à devenir trop évidente ; j’aimerais juste savoir s’il va me donner la chance de montrer ce que je vaux ou pas. C’est trop demander, merde ?! Je n’arrive pas à arrêter ma jambe de bouger nerveusement, tandis que son regard me fixe, ne me rendant que plus nerveux encore. Et ouais, je le crois pour sa majesté. Bien sûr que la vieille s’en remettra ; je commence à me demander si elle est mortelle, d’ailleurs. Si ça se trouve, c’est une surnat’, d’où sa longévité ? Avouez, ce serait marrant quand même. J’étire un léger sourire en coin, avant de reprendre mon air neutre. Il me dit qu’il me pourrait me faire faire des tâches basiques au départ, et qu’il m’apprendrait à utiliser les machines ou à faire du café ou d’autres trucs au fur et à mesure. Je hoche vivement la tête, approuvant, pour de vrai cette fois-ci, ce qu’il dit. Je suis prêt à accepter, à dire oui... Mais il n’a pas encore fini. Ah oui, mon acidité, évidemment.

« Le citron n’a rien à dire. »


Réponds-je, humblement, sachant que, si je dis le contraire, cela ne jouera pas en ma faveur. Un citron peut être acide, mais qu’est-ce qu’il peut faire pour empêcher les gens de l’écraser, en fin de compte ? Et puis, là, le citron en question a besoin d’argent, donc il n’a pas trop le choix, de toute façon. L’homme continue de parle, avant de me dire qu’il a remarqué que les rires des clients tout à l’heure m’ont énervé, tout comme l’autre type qui m’avait dévisagé. A ce moment-là, mon visage jusque-là en apparence serein laisse transparaître mon agacement. Je soutiens son regard, ne me laissant pas intimider. Je comprends bien qu’il faut être sympa avec les clients, et peut-être un peu avec les collègues aussi, mais faut pas pousser non plus. Si on me respecte pas, si on se fout de ma gueule, je réagis. C’est comme ça. Je serre la mâchoire. J’ai tellement envie de l’envoyer paître, vous n’avez même pas idée. Il parle de mon passé, là ? Depuis quand mon passé le concerne, hein ? Depuis quand il peut se permettre de me juger s’il me connaît même pas ? Sérieux, si je n’avais pas autant besoin de ce boulot, je me serais déjà levé et fait demi-tour. S’il a été clair ?

« Comme l’eau de roche. »

Finis-je par lâcher, sans le regarder droit dans les yeux. J’essaye, je vous jure que j’essaye de rester calme et poli, mais bordel, je me sens comme l’Etna quand il s’agace. Et puis merde, depuis l’Etna est du genre à ravaler son magma et à la fermer ?

« Ecoute, si tu veux un pantin ou un robot sans caractère ni états d’âme, vas-y. J’suis humain, moi. Et j’aime pas qu’on se foute ouvertement de ma gueule. Okay, ils n’avaient pas fait exprès, mais comment j’étais censé le savoir ? Et puis, ce n’est pas comme si j’avais dit quoi que ce soit ! Bref, j’suis pas doué pour jouer les faux-culs, désolé. »

Je me lève finalement. S’il veut pas m’embaucher, rien à foutre. Y’a pas que son fichu coffee shop à Bristol, hein. J’suis peut-être désespéré, mais même mon désespoir a des limites.

« J’suis venu parce que j’ai besoin d’un boulot. Pas pour qu’on se foute royalement de ma gueule ou pour qu’on vienne parler de mon passé alors que ça n’a rien à voir, là. » Léger soupir. Je prends sur moi pour me calmer un peu, pour baisser le ton. « Mec, comme j’t’ai dit, je sais peut-être pas tout faire, mais j’veux bien apprendre. Si tu m’embauches, je te serai loyal et je ferai un effort, je ferai de mon mieux pour être un bon employé. Mais je ne peux pas être quelqu’un que j’suis pas. Si on me provoque, je réagis. Peut-être pas verbalement, mais quoi, lancer des regards est interdit maintenant ? Cette ville est fichue, décidément ! »

Je lève les yeux au ciel.

« Donne-moi une chance. S’il te plaît. Une journée. Ou deux. Je te montrerai ce que je vaux. Et que j’apprends hyper vite. Puis, ce serait plus juste que de me juger à cause de mon caractère de merde, non ? »


Dis-je en le suppliant de mes yeux bleus. Je baisse littéralement les bras. Je viens peut-être de merder, mais au moins j’ai été clair moi aussi. Comme ça, pas de malentendus.

« S’il vous plaît... patron ? »


Sale gosse un jour, sale gosse toujours.

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Posté le Mer 30 Jan - 16:23.
Niveau compatibilité de caractère, on est aussi loin l'un de l'autre que je me l'étais imaginé. Je ne sais pas ce qu'il chercher à fuir, ou ce qu'il chercher à cacher. Je ne sais pas ce qui l'a rendu aussi acerbe, aussi... Je ne sais pas, comme dégoûté de la vie, mais ce que je sais, c'est que ce gamin, il a de sérieux problème et que son état de cocotte-minute va être un risque. Est-ce que je vais le prendre ? Bien évidemment, franchement qui ne le ferait pas. Ce n'est pas pour la mater, je comprends bien qu'on est tous notre caractère, mais plutôt pour lui apprendre que dans son monde, des rires qu'on ne comprend pas ne sont pas forcément une mauvaise chose et que des regards peu avenant n'oblige personne à répondre de la même façon. Je sais très bien que c'est probablement un peu fort de café de ma part de dire ce genre de chose. Moi qui juge toutes les aberrations sur le système que j'ai connu petit. Pourtant, lors de mes interrogatoires, je suis tout ce qu'il y a de plus partial. Est-ce que je pourrais lui apprendre une façon de faire où il n'aura pas besoin d'exploser à tout bout de champ envers tout le monde ? Je n'en sais rien, mais ça ne m'empêche pas de mettre les choses à plat, même si je sais que cela ne va pas lui plaire et d'ailleurs j'en ai la confirmation quelques minutes après la fin de mon petit discours.

Je me pose dans mon fauteuil et l'écoute tranquillement. Voilà un discours passionné et qui mérite d'être écouter. Je ne dis rien, ne serre même pas les dents une seule fois et pourtant, j'aurais très bien pu. Je me contente de le regardé, impassible comme je le fais durant mes interrogatoires. Il veut voir le second visage de celui qui sourit au Blue ? Un petit aperçu peut-être, ça peut largement se faire. Je le laisse terminé sa tirade et ricane un instant sur le patron. « Alors maintenant c'est patron. » Je me lève à mon tour, aucune once de colère dans ma voix, pourtant, mon regard en dit plus qu'autre chose. Glacé, gelé, heureusement pour lui, mon pouvoir n'est aucunement offensif sinon il aurait pu très bien y avoir des dégâts maintenant. « Qu'on mette les choses au clair, la prochaine fois que tu m'appelles Mec, je te colle un coup de pied au cul tellement violent que tu traversera la salle du Blue en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. » Il veut jouer au petit con, alors soit, on peut être deux. « Je crois pas t'avoir demandé de parlé de ton passé, je crois pas en avoir parlé, mise à part une allusion sur le fait que ça n'a pas été facile, mais tu sais quoi Mec, t'es pas le seul dans ce cas. Alors tu veux pas en parler, soit, je suis pas psy, et je crois pas avoir demandé un client pour une thérapie. » C'est vrai quoi. C'est le monde à l'envers. « Par contre vois-tu, je tiens à ce que Mes règles soient respecté. »

Parce que je ne suis pas du genre à en poser beaucoup, mais je veux quand même qu'on me les respecte. « Je t'ai pas non plus demandé la lune. Quand on sert des clients peu importe qu'ils nous mettent de mauvaises humeurs ou non, il faut par moment s'y plier. Et crois-moi, si un client va trop loin niveau plaisanterie ou foutage de gueule, je n'aurais pas besoin d'un petit con pour lui coller mon coup de pied au cul et le sortir rapidement de mon établissement. Mais vois-tu, la différence entre toi et moi c'est que Moi, je suis le patron. » J'appuie bien sur certains mots pour lui faire comprendre. « Tu veux te la jouer sale gosse et te brosser un caractère de dur, soit. Mais tant que tu seras au Blue, tu respecteras ce que je te dirais ou sinon ce sera directement la porte. Je n'ai pas pour habitude de me prendre la tête. Tu peux pas t'y faire, la porte est grande ouverte, mais si t'accepte qu'on fasse des remarques et que t'arrive à juguler tes accès de colère, alors le job est à toi. » Putain, je sens que ça va pas être facile cette histoire. Étonnamment, je ne suis toujours pas en colère, je suis juste, normal. « De plus, si je t'ai fais toute cette tirade tout à l'heure, c'était juste pour te présenter les choses parce qu'effectivement, j'envisage de te donner ta chance. Alors à moins que les couilles te manque et que tu ne sois pas capable de suivre un règlement ou d'être un minimum aimable, je peux toujours t'ouvrir la porte. »

Crois-moi, t'es pas le premier à être venu pour ce boulot quand j'en avais besoin, tu seras pas le dernier. Ceux qui viennent ont besoin d'un repaire et nombreux sont ceux qui comme toi n'avait que leur grande gueule à ouvrir à chaque fois que j'ai ouvert la mienne. Je suis peut-être un gars calme et sympa en apparence, mais mieux vaut ne pas réveillé le chasseur qui dort. Mon passé m'a appris à ouvrir la gueule et montrer les crocs quand cela était nécessaire et que je ne compte plus me laisser faire, par qui que ce soit et peu importe la situation. Je finis par regarder l'agité droit dans les yeux, un sourcil légèrement relevé. « Alors, tu tentes l'aventure pour quelques jours et si ça passe je te fais un contrat de travail. On t'as pas assez de couille et tu préfères abandonné maintenant ? » Ouais, moi aussi je sais être un sale con. La balle est dans son camp maintenant.
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Bordel, j’aurais dû la garder fermée. Dans le fond, je le savais ; j’suis pas bête, moi. Je savais que j’aurais dû la garder fermée, hocher la tête, dire oui à chaque fois qu’il attendrait de moi que je le fasse. Mais putain, j’suis pas une statue de marbre ou un robot à la con ! Il ne faut pas trop demander non plus, hein. Sauf que voilà, comme bien souvent, le problème des grandes gueules comme moi, c’est que souvent cette franchise entraîne des conséquences négatives. Le patron se lève, me parlant d’une voix calme, tandis que ses yeux me fusillent sur place. Il est plus intimidant qu’on ne pourrait s’y croire à première vue. Cela dit, je ne recule pas, je ne détourne pas mon regard d’un millimètre. Je me mordille l’intérieur de la joue, silencieux, me retenant pour ne pas le défier d’en venir aux mains. C’est pas l’envie qui me manque, bordel. Mais ce serait pas l’idée du siècle, pas vrai ? Déjà qu’il risque de ne pas vouloir m’embaucher après mes tirades, alors si je déclenche une bagarre maintenant... Putain de situation de merde.

Du coup, voilà, je me fais violence pour ne pas réagir, je prends sur moi, alors qu’il parle, qu’il me fait la morale, qu’il me balance au visage le fait qu’il le bosse, qu’ici ce sont ses règles et qu’il tient à ce qu’elles soient respectées. Il ajoute aussi qu’il ne m’a pas demandé la lune, qu’il faut se plier parfois même si les clients nous tapent sur les nerfs et que, dans le cas où cela irait trop loin, il serait s’en charger comme un grand. Je déglutis lentement, puis je finis par détourner brièvement mon regard. Mais il n’a pas fini. Non, il continue sur sa lancée, avec sa colère froide, parfaitement domptée, contrôlée, comme un dragon qui crache juste la quantité de feu nécessaire pour dominer son opposant. Si nous étions deux lycans, plutôt que des dragons, nous serions sans doute deux dominants dans la même pièce, et tout le monde sait que dans ce cas, il y en a toujours un qui doit se soumettre à l’autorité de l’autre. Eh bien, l’Alpha, c’est lui, je ne me fais pas d’illusion. Soit je plie le genoux et m’incline devant lui, soit il me foutra un coup de pied au cul et continuera de régner en maître ici. Bref, si je veux vraiment ce boulot, je sais ce que je dois faire, même si l’idée ne me plaît vraiment pas. Je baisse légèrement la tête lorsqu’il me dit que tant que je serai au Blue Moon, je n’aurai d’autre choix que de respecter ce qu’il me dira. Bravo à lui, il m’a dominé sans même me toucher... Sacré étalon, hein. Bah quoi ?

J’ai toujours aimé comparer les gens avec des animaux.

Et pour continuer sur ma lancée, j’avoue, j’suis une tête de mule avec un caractère de cochon. Et quand je sens qu’on se fout de ma gueule, qu’on me prend pour un pigeon, ça me rend chèvre. C’est viscéral, c’est comme ça, j’ai du caractère, et même sans le vouloir, je m’enfonce dans la gueule du loup... Je ne le fais pas juste pour me paonner. Tel un chien abattu, je le regarde timidement, peu fier de mon comportement. Bizarrement, il m’a rappelé mon père à un moment donné. Il était un peu comme lui, il avait cette voix calme, sereine... Mais quand il se mettait en colère, quand il me regardait comme ça... Je savais que je devais calmer mes ardeurs et me contenter de le regarder avec des yeux de merlan frit. Enfin, au départ je n’hésitais pas à pousser le bouchon trop loin, je ne croyais pas qu’il pourrait un jour me frapper comme un gorille en colère, ce n’était pas dans sa nature. Et pourtant, une fois j’ai été trop loin, et il l’a fait. Je m’en souviens comme si c’était hier. Il m’a foutue une bonne vieille raclée... Bien méritée, je dois bien l’admettre après toutes ces années. Quand j’étais ado, j’étais encore pire qu’aujourd’hui, une vraie tête de con. Mais après ça, j’ai appris la leçon ; que même le plus patient des hommes avait des limites. Alors autant laisser cet ours mal léché tranquille et être un petit agneau tout mignon. Bêêê. Je ravale ma salive, ma fierté, mon envie de riposter. Suis-je prêt à tenter l’aventure, ai-je les couilles pour ? Ma réponse ne se fait pas attendre.

« J’suis pas venu pour abandonner. »

Dis-je d’une voix basse, rauque. Je le regarde à peine cette fois-ci. Vous l’entendez ? Tagada-tagada-tagada. Pas les fraises, hein. Non, le fameux naturel qui revient déjà au galop. J’suis en train de chasser mes instincts les plus profonds et de la jouer petit chiot qui a honte du bordel qu’il a foutu, mais... J’espère sérieusement qu’il n’aura pas la malheureuse idée de me provoquer et m’humilier à tout va. Sinon je vais sortir les griffes. Pire que le chat que Mr. Cantrell détestait tant à l’époque.

« Je commence quand ? »

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Posté le Jeu 7 Fév - 20:37.
Je le provoque, j'en ai parfaitement conscience. C'est probablement l'un de mes traits de caractère qui ressort le moins d'origine mais qui est là, est présent. Je n'ai jamais su fermé ma gueule, même lorsqu'on me torturait, je ne l'ai jamais fermé. Peu de gens sont au courant de cet état de fait, je ne suis même pas certains que mon frère le soit, c'est dire. Le problème quand on est un écorché vif, c'est que faire la part des choses devient rapidement compliqué et qu'il arrive des moments, ou le sang froid se perd. Aujourd'hui, je n'ai pas perdu mon sang froid, mais une chaîne de la laisse mentale de l'animal qui sommeille en moi vient de lâcher. L'animal... C'est à peu près ça. Je chasse les aberrations parce que pour moi ce sont des animaux incapable de sentiment et voilà que je parle de l'animal qui sommeille en moi... Je suis pas mieux qu'une aberration au fond, sauf que contrairement à elle, je n'agresse pas gratuitement les gens. Je secoue la tête alors que j'enchaîne mon laïus. Ma voix est mortellement froide, tellement glacé que si j'avais un don élémentaire de glace, l'endroit serait congelé. Être un con, je sais tout aussi bien le faire et il ne va pas être déçu s'il commence à foutre le bordel chez moi. Parce qu'on soit bien clair, ici, c'est Chez moi ! Bordel, voilà que je marque mon territoire comme un lycan, y'a de quoi halluciné. Je dois passer trop de temps au Ribcage, va falloir que je fasse une pause, tout le monde me déteint dessus...

Bordel, à qui je veux faire croire ça ?  Mon enfance brisé est le résultat de tout ceci. J'ai grandi comme une bête, ma mère me l'a assez souvent répété. Je me souviens aussi du moment où je suis sorti, de l'attitude auto destructrice que j'ai accepté et développé jusqu'à en faire une magnifique couverture dans laquelle je me drapais avec délectation. Ce que je n'avais pas compris à l'époque, c'est que des personnes comme moi, il y a en a des centaines, voir des milliers par an et qu'elles ne se cachent pas derrière une attitude de merde. Brisé oui, irrémédiablement cassé, jamais ! Il veut continuer sur sa lancé, soit, je ne l'en empêcherais pas. Je vais pas m’immiscer dans sa vie personnelle. Il veut se détruire, c'est son problème... à qui je veux faire croire ça ? Avec son regard de chiot égaré, je sais parfaitement pourquoi je lui file ce boulot. Il en a besoin et je sais parfaitement que je le remettrais plus souvent à sa place, que je lui donnerais quantité de chance de se racheter si cela lui permet de sortir de cette spirale de merde dans laquelle il semble être englué. Un putain de bon samaritain !! Sérieusement, depuis quand est-ce que je prends le poids des péchés des autres sur mes épaules ? Depuis quand est-ce que j'ai cessé de me dire qu'ils pouvaient tous crevé comme des chiens la gueule ouverte parce que pendant près de dix ans, personne n'était venu me filer un coup de main à moi...

Attitude de merde s'il en est, je compte bien lui éviter de sombrer comme je l'ai fait, même s'il est considérablement plus âgé que je ne l'étais à l'époque. Crise d'adolescence mon cul, j'avais juste envie d'en terminer avec ce monde qui ne m'avait pas fait de cadeau, jusqu'à ce que je me souviennes de Jacob. Si la vie m'avait donné un jumeau qui m'avait toujours soutenue, et ça, ça a tout changé. Je secoue de nouveau la tête et finit par lui demander s'il compte porter ses couilles ou les laisser pendre pour que quelqu'un les lui arrache. Bah ouais, mon langage aussi peut être dégueulasse et totalement sale con. « Bien, on avance enfin. » Il a relevé la tête et j'ai remarqué la lueur de défi dans ses yeux. Je sais qu'il a envie de me répondre, je sais parfaitement qu'il a besoin d'évacuer sa frustration ou ce qui le prend aux tripes et qu'il n'arrive pas à assumer, mais je suis content qu'il arrive à fermer sa grande gueule et qu'il ravale ses paroles acides. Ça fait du bien de se dire qu'il y a probablement un espoir de le rendre moins con … Really ?! Ouais, je sais pas, mais au moins, il aura toujours un bout de salaire pour arrêter ses pitreries et peut-être qu'un jour il se rendra compte que même si la vie, c'est de la merde, elle vaut d'être vécu. À qui je veux faire croire ça moi ? Je l'emmènerais bien au Krav Maga, je suis persuadé que ça lui ferait du bien de se déchaîné contre des personnes qui peuvent se défendre et qui ont du mordant. C'est ça qu'il lui faut, quelqu'un qui tient la laisse assez courte, mais aussi assez longue pour lui laisser le temps de se faire à son environnement.

Voilà que je deviens sentimental, sérieux, ça crains ! « Eh bien que dirais-tu de maintenant ? Je vais te présenter à la troupe. » Je me lève et ouvre la porte alors que tous les regard se tourne vers moi. Je regarde Mark derrière le comptoir qui se vautre littéralement. « Bah alors, je t'ai déjà dit de rien mettre dans le café. » Il grogne et tout le monde se marre. « Laisse je m'en occupe. » Je regarde la personne qui attend son café, c'est Monsieur Royce qui rentre de son boulot, comme d'habitude. Il vient toujours pour prendre un café et un thé ainsi qu'un encas pour lui et sa femme. Un chic type d'une soixantaine d'année. « Viens là Baxter ! » J'embarque mon apprenti et lui montre la machine rapidement. Je lui demande de couper deux parts généreuse de la tarte aux pommes et de les emballer dans une petite boite pendant que je fais le café. Une fois que c'est fait, je me tourne vers les habitués et Mark qui s'est remis de l'autre côté du comptoir. « Ok la troupe. » J'ai l'air d'un con je le sais et tous grimace, mais ça m'amuse. « Je sais, vous aimez pas ce non, enfin bref. Je vous présente Baxter qui commence aujourd'hui et qui sera, si tout va bien, avec nous à partir de maintenant. Alors pas de blague foireuse, pas de coup d’œil de travers. Je t'ai vu Mark tout à l'heure et faites lui un bon accueil. » Je me tourne vers le jeune homme. « Baxter voici les habitués du Blue. » Ils se présenteront eux-même. Il connaît déjà au moins Mark et Howard qui est dans un coin. Il y a aussi Lise, Aymi, Nathan et Raphaël. Un petit groupe qui reste souvent jusqu'à pas d'heure, mais qui est toujours présent pour aider en cas de besoin. « Une fois que tout le monde sera parti, je te montrerais comment se servir de la machine et je te ferais faire un tour en cuisine. Pour l'instant tu peux aller nettoyer les tables … Ah non, viens avec moi, le fournisseur vient d'arriver, on va décharger la marchandise. » Allez mon pote on se bouge son petit cul parce que même si t'es trognon, je vais pas te faire de cadeau.
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Je ne serais pas contre un morceau de lune... Ou juste un peu d’aide

Judd & Baxter



On avance enfin, dit-il. Je me mordille l’intérieur de la joue, prenant sur moi pour ne pas l’envoyer chier. Si je n’avais pas autant besoin de ce foutu boulot, j’aurais déjà fait demi-tour, n’en doutez pas une seule seconde. Sauf que j’en ai besoin, donc autant ne pas gâcher une opportunité de plus. Commencer dès maintenant ? Eh merde, même pas le temps d’évacuer ma colère ? Je pousse un soupir discret, avant de lui répondre d’un simple « D’accord ». Allons donc rencontrer la troupe. Les mains dans les poches, l’air le plus décontracté possible, je le suis sans rien dire de plus. Puis, la porte s’ouvre et tous les regards se tournent vers nous. L’autre petit con qui m’a lancé le regard acide tout à l’heure semble se mourir lentement derrière le comptoir. J’étire un léger sourire en coin suite au commentaire du patron. Un sourire qui ne dure pas très longtemps que je me dis que si c’était moi à la place de ce Mark, je serais déjà viré. M’enfin, autant garder mes pensées pour moi, hein. Puis le boss aperçoit un client qui attend d’être servi, avant de me solliciter. Déjà à l’épreuve, hein ? Ce n’est peut-être pas plus mal, en réalité. Je le suis alors, en bon gentil petit toutou, écoutant ses explications et faisant tout ce qu’il me demande sans rechigner.

Une fois cela fait, lui et moi allons retrouver la troupe. Imitant les autres presque par instinct, je grimace légèrement. Sérieux, c’est quoi le souci de ce type ? Ouais, parce que c’est bien le seul ici que semble apprécier ce nom, hein. Encore une remarque que je regarde pour moi, bien entendu. Putain, ça commence déjà à en faire beaucoup. M’enfin, ce n’est pas pour ça que j’suis là. Il fait les présentations, tandis que je lève brièvement ma main droite en regardant mes nouveaux collègues, un sourire au coin de mes lèvres. Un sourire fugace et discret, remplacé par un regard mi-amusé mi-satisfait lorsque mon nouveau patron ne manque pas de rappeler à Mark qu’il a remarqué son regard de connard tout à l’heure. Un regard qui croise le mien à présent, d’ailleurs. Je hausse un sourcil, un brin provocateur, avant de me mordiller la lèvre. Je ne m’attarde pas sur l’abruti, préférant observer les autres, les saluer du regard.

« Bonjour la troupe. »

Sourire de sale gosse, plus fort que moi, suivi d’un regard charmeur vers les dénommées Lise et Aymi. L’une d’entre elles semble ne pas trop apprécier le coup d’œil taquin, mais l’autre si. Faut juste que je découvre qui l’une et qui est l’autre. Un nouveau soupir franchit alors mes lèvres alors que la voix agaçante de Judd parvient à mes oreilles. Je tourne la tête vers lui, affichant une expression d’enfant de chœur de pacotille sur le visage, j’acquiesce de la tête, docile. Il veut que j’aille nettoyer les tables ? D’accord, j’suis prêt à m’y mettre. C’est toujours mieux que les chiottes. Ah non, attendez, il préfère que qu’on aille décharger la marchandise, ô joie. Cependant, j’acquiesce immédiatement.

« Oui, patron. »

Docile, obéissant, regard rieur, Baxter Sherwood vient de renier son essence-même pour ne pas se faire virer avant-même d’avoir réussi à obtenir ce boulot pour de bon. Dès qu’il me tourne le dos, je pousse un nouveau soupir, tout en lui tendant mon majeur – discrètement, vous l’aurez compris. Bah quoi, j’en avais besoin, bordel de merde. Désinvolte, je suis donc Judd en silence, avant de reprendre finalement la parole. Il faudrait quand même que je brise un peu la glace. J’ai pas envie de détester mon boss, surtout si je veux rester un petit moment. Si je le déteste, ça va mal se terminer encore une fois, comme trop souvent.

« Euh... boss ? Je voudrais vous remercier quand même. Pour l’opportunité que vous me donnez. Je crois que je l’avais pas encore fait. »

Je peux être une vraie teigne parfois, mais j’suis pas un ingrat, moi. D’autres à sa place m’auraient tout simplement désigné la sortie après ma tirade. Alors ouais, j’apprécie le fait qu’il m’ait donné une chance. A moins qu’il n’ait déjà décidé de ne pas m’embaucher après ces premiers jours d’expérience. Mais alors là, ce serait vraiment un putain d’abruti. Et je lui ferais bien payer, ma parole. Cependant, je préfère me dire que... quand même pas, hein. S’il m’a donné une chance de faire mes preuves, ce n’est pas pour me virer ensuite juste pour le fun. Alors autant faire de mon mieux et ne pas laisser mon sale caractère me gâcher la vie à nouveau.

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Posté le Lun 25 Fév - 18:01.
Petit con un jour, petit con toujours. Je crois qu'on risque de bien s'entendre. Ce n'est pas que je ne m'entends pas avec les autres, loin de là, mais je connais parfaitement son genre. Gros dur, grande gueule, avec un besoin certains de discipline. Ouais, limite je pourrais dire qu'il est fait pour moi, mais ce serait réellement étrange et je doute qu'il apprécie la blague ou le sous-entendu qu'il pourrait y avoir dans cette pensée. Ouais non, autant ne pas dire ça à voix haute. Je pousse un soupir et regarde tout le monde faire un sourire. Oui bon, on peut y aller là ? Je serre les dents quand il m'appelle patron, ce que je déteste ce truc. Je secoue la tête un instant et serre de nouveau les dents qu'en j'entends boss. Bon dieu, pourquoi tout le monde s'escrime à m'appeler autrement que par mon prénom ? C'est si compliqué ? Je me tourne pour voir mon aide de camp désormais et hausse un sourcil quand il parle. « Pas de souci, mais par pitié, cesse de m'appeler patron ou boss. Appelle-moi Judd d'accord. On est pas dans une dictature ici. » Quoique, ça dépend surtout de mon humeur. En tout cas, me voilà avec une nouvelle personne à gérer, quand il aura tout appris, je pourrais enfin un peu souffler et qui sait avoir un peu de temps pour moi quand je serais certains qu'il sait se tenir. C'est plaisant au fond, l'idée de pouvoir se reposer que quelqu'un de temps en temps. Alors que l'heure s'étire inlassablement, je ferme le Blue et embarque Baxter dans un cours intensif de 'Comment faire marcher le percolateur sans le faire exploser'. Il a de l'avenir le petit. Enfin je dis le petit, mais il n'est pas si jeune que ça. En tout cas je suis content, ça avance bien et c'est avec cette idée que je finis par fermer le Blue.

************

Une semaine plus tard.

Eh bien, eh bien. Qui aurait cru qu'en fait ça se passerait aussi bien. Dire que je suis étonné est le minima. Sérieusement, il m'a limite impressionné. Non seulement il a su fermer sa grande gueule face à certains clients plus qu'exigeant -y'a des pénibles partout faut s'y faire- mais en plus de ça, il apprend à une vitesse étonnante. Je suis aussi estomaqué par le fait qu'il arrive parfaitement à découper son travail et sa vie privée. En une semaine, il a appris bien plus que certains en plus de temps. Bien évidemment, il ne deviendra pas barista du jour au lendemain et il ne fait que suivre mes recettes de cafés, mais je suis certain qu'avec le temps -et l'envie s'il en a- il pourrait créer des mélanges lui-même. Je sais pas comment dire que d'un côté ça me rend fier. C'est un peu con à dire, mais étrangement, je me sens soutenu dans un sens, malgré son caractère de merde, c'est quelqu'un sur qui on peut compter en fin de compte et je dois bien avouer qu'il ne ménage pas ses efforts. C'est pour ça que je me suis décidé. Je lui ai demandé quelques jours il y a une semaine. Quelques jours d'essai pour voir comment il s'en sortait, pour voir s'il serait capable de la mettre en sourdine et de changer de son état de citron pour un étant plus doux de mandarine. Et il l'a fait. Je secoue la tête doucement alors que je m'occupe du café d'un de mes clients habituels. Je me dis que maintenant que j'ai trouvé quelqu'un pour me filer un coup de main, je pourrais voir pour recruter un pâtissier. Même si ça m'amuse de passer du temps en cuisine, je dois bien admettre que ce serait pas mal d'avoir un véritable professionnel pour ce genre de chose. Même si ça n'a rien d'urgent, les clients ont l'air d'apprécier mes pâtisseries.

Je hausse de nouveau les épaules, préparant le café et le donnant au client qui s'en va avec un sourire après avoir payé. La journée est passé s'en que je ne me rende compte et me voilà sur le point de prendre la parole alors que le Blue se vide de ses clients pou la fermeture. « Baxter, on va rangé et une fois fini tu viendras dans mon bureau s'il te plaît. » Je lui laisse le soin de fermer la porte et de ranger les tables et les chaises tout en les nettoyant. Personnellement je m'occupe des deux percolateurs que je nettoie consciencieusement ainsi que de la cuisine. Après avoir terminé le ménage, je me pose dans mon bureau, content de pouvoir m'asseoir. C'était une journée particulièrement active et honnêtement, ça fait du bien de poser son cul. J'attends que mon employé arrive et fois là, je le fais asseoir. « Il y a une semaine, je t'ai dis que je te donnais quelques jours pour voir comment tu allais t'en sortir et je dois bien admettre que je suis agréablement surpris. » Je me tais un instant et reprend. « Non seulement tu as réussi à laissé de côté ton côté citron, mais en plus ta grande gueule est bien souvent fermé même quand certains clients sont particulièrement pénible. C'est pour ça que j'aimerais que tu me signes ça. » Je sors un contrat de mon bureau. J'ai préparé ça hier soir, une fois qu'il était partit. « Si toutes les conditions te vont, alors tu seras officiellement un employé du Blue Moon. » Les mêmes conditions qu'actuellement, avec un petit plus sur son salaire vu qu'il n'est plus stagiaire mais employé. J'espère sincèrement qu'il acceptera, parce qu'il fait l'affaire et de nos jours, trouvé quelqu'un qui fait l'affaire, c'est pas si aisé que ça. J'attends donc patiemment sa réponse.
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Posté le Mer 13 Mar - 3:53.
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Judd & Baxter



Une semaine... Eh oui, les amis, ça fait déjà une semaine que je bosse au Blue Moon ! Qui l’aurait cru, hein ? Moi-même je me suis demandé plusieurs fois si je tiendrais plus de trois jours. Après tout, il suffisait d’un simple abruti de client qui me provoque au point de me faire déraper pour que je me fasse virer avant-même que Judd ne m’embauche pour de bon. Mais mes efforts ont payé et je n’ai jamais craqué. Je crois que ma nouvelle routine et cet environnement plus sain m’ont fait du bien. Je n’ai pas retouché à la drogue depuis l’autre soir avec ce couple, je me suis dit que cela n’avait été qu’un accident. Le seul moyen pour que cela devienne plus qu’un accident, ce serait que je me laisse aller à la tentation et que je n’y touche à nouveau. Alors non, je ne l’ai pas fait. Je me suis promis que je me battrais pour ne pas gâcher tout ce que j’avais réussi à construire tout au long de ces dernières années. Que je ne redeviendrais pas ce type minable que j’étais auparavant et qui a failli mourir d’une overdose.

Etre occupé m’aide énormément à ne pas trop y penser. Bosser au Blue, ce n’est pas aussi fun que graffer, mais ça m’occupe l’esprit et ça m’oblige à faire de mon mieux. Pour ce qui est de graffer, eh bien, je n’en ai pas vraiment eu le temps. Mes journées sont assez chargées, surtout que j’ai envie de bien faire. Et puis, il y a vraiment pas mal de clients en ce moment. A croire que les Bristoliens apprécient leur petit coin tranquille dans cette ville chaotique. Je ne peux que les comprendre. M’enfin, graffer me manque, et je m’y remettrai peut-être bientôt. Après tout, la passion reste là, intacte, tout comme cette envie d’assouvir ma soif de création, et aussi de critique sociale. Il faut bien que quelqu’un dénonce la vérité, que quelqu’un ne la rende visible sur les murs crades de la nouvelle capitale du surnaturel.

Un soupir fatigué s’échappe de ma bouche. Peu à peu, le Blue se vide de ses clients, la fermeture approche enfin. Encore une journée agitée, mais réussie. On m’a même laissé un pourboire tout à l’heure, et ce n’est pas la première fois que ça arrive en l’espace d’une semaine, vous vous rendez compte ! Dans les bars crasseux où j’ai bossé auparavant, ce genre de chose ne m’arrivait pas aussi souvent, hein. Tiens, ça explique peut-être pourquoi je finissais toujours par frapper quelqu’un et me faire virer ensuite... Mais passons. La voix de Judd me sort de mes pensées. Il est temps de ranger... Et ensuite il veut me parler dans son bureau. Tandis que je lui lance un simple « okay » pour lui répondre, je me demande de quoi il veut me parler. Enfin, je crois que je m’en doute déjà... La vraie question, c’est plutôt : est-ce qu’il va m’embaucher ou pas ? Tel un automate sous stéroïdes, je m’occupe des tables et des chaises, sans vraiment réfléchir, pressé de finir. Une fois que c’est fait, je me dirige donc vers le bureau de Judd. Je m’assois rapidement, mon regard allant chercher le sien, tentant de déceler dans ses yeux sa décision. Mon pied bougeant nerveusement sous ma chaise, je finis par laisser un léger sourire s’installer sur mes lèvres, au fur et à mesure que ses mots parviennent à mes oreilles. Il est agréablement surpris. J’ai été un gentil citron, j’ai fermé ma gueule, j’ai pas mordu les clients les plus pénibles que j’ai dû servir et... Ça a payé. Je regarde le contrat qui m’attend sur son bureau, avant de relever mes yeux bleus, qui ne cachent pas ma satisfaction, vers Jujudd. Putain les amis, j’suis content ! J’ai presque envie de l’embrasser ! Je me penche en avant, lis rapidement le contrat. En réalité, je sais déjà que je vais signer. Je me mordille la lèvre.

« Judd, écoute... J’suis flatté que tu m’aies offert ce contrat. Mais... »

Je détourne mon regard vers le mur, comme si j’avais quelque chose de déplaisant à lui dire. Je laisse le suspense durer encore un petit peu. Puis un sourire de sale gosse me trahit, tout comme un rire de petit con sadique.

« Mec, j’suis trop content, bordel ! »


Sans plus attendre, je signe le contrat. Voilà, c’est fait ! J’ai réussi, j’ai obtenu un vrai boulot, et un boulot pas trop mal, en plus. J’suis plutôt fier de moi, là. Joyeux, je regarde Judd.

« Judd... Sérieux... Merci pour ta confiance, et pour cette chance que tu m’as donnée. Ça représente beaucoup pour moi, plus que tu ne le penses. »

Dis-je en le regardant dans les yeux, avec sincérité. Avant de reprendre un air plus rigolo, qui me ressemble davantage. Ce soir, je vais bien fêter – sainement, bien entendu – cette petite victoire, oh que oui ! La fatigue s’est envolée, et l’envie d’aller graffer est revenue, plus forte que jamais. J’ai hâte de retrouver mes gars ce soir et de laisser ma joie peindre les murs, avec des messages d’espoir.

« Je peux te faire un câlin, ou on n’en est encore là ? »

Demande-je avec un sourire espiègle. Je crois que j’suis vraiment en train de devenir un citron moins acide, bordel ! A ce rythme-là, je deviendrai une clémentine un de ces jours. Ou un pamplemousse bisounours. Mais quoi, Noël approche, nan ?

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Posté le Sam 23 Mar - 11:35.
Qui aurait pensé que je finirais par donner ce boulot à un petit con citronné à souhait ? Qui s'imaginerait que je pourrais m'entendre avec lui ? Alors que je suis si compliqué... Pas moi en tout cas et pourtant, très honnêtement, je l'apprécie cet enfoiré. Bien qu'il ait un caractère de merde, il a su se retenir dans les moments dur, ravalant sa fierté, montrant les crocs comme un gentil toutou qu'il ne faudrait pas trop pousser à bout tout de même. Il a envoyer boulet les pénibles avec plus de douceur qu'on ne pourrait s'y attendre et il a fait un boulot incroyable. Sa capacité d'apprentissage est plutôt impressionnante pour un gars qui semble si dissipé. Certes, il n'arrive pas encore à faire des mélanges spéciaux pour les gens, pour soigneur leurs cœurs, mais il sait utiliser la machine à café, il sait faire un paquet sans que ça ne ressemble à un truc informe, et il est même poli... dans la mesure du possible. Honnêtement je n'étais pas certains qu'il arrive à se faire au boulot au Blue, je demande beaucoup et les horaires sont assez complet. Heureusement on a aussi nos jours de repos, c'est pas si mal. Mais je dois vraiment avouer que je suis totalement impressionné et que c'est bien pour cela que je lui ai demandé de venir dans mon bureau. On va enfin pouvoir discuter d'une véritable embauche et j'espère sincèrement qu'il sera content de ce que je lui propose. Après tout, il peut très bien s'être dit que finalement ce boulot, c'est pas pour lui.

Une fois tout rangé et dans le bureau,  je lui fais donc mon speech, lui rappelant les termes de notre accord, et lui disant que j'ai été particulièrement impressionné par sa capacité à rester maître de lui-même alors qu'au départ il semblait prêt à me sauter à la gorge à la moindre réplique, je me sens rassuré de me dire que ce n'est plus le cas. Ça m'aurait réellement dérangé de devoir lui faire mal, parce que si je ne ressemble qu'à un pauvre barista sans défense mais avec un fort caractère, c'est pas tout à fait le cas malheureusement pour ceux qui ont tendance à me sous-estimer. Certes, je n'ai rien de violent d'origine, mais je n'hésite jamais à faire usage de la force en cas de besoin. Ne jamais sous-estimé son adversaire, c'est la première règle d'un bon combat. Je secoue la tête et attend donc sa réponse. Sa première phrase me fait indubitablement sourire. Si je n'étais pas un détecteur de mensonge sur patte, j'aurais très probablement tiqué en l'entendant dire ce que de phrase, surtout avec le mais à la fin ! Sauf que voilà détecter les mensonges c'est mon job et que je le fais plutôt bien, même sans mon pouvoir. Je le laisse donc continuer dans sont petit jeu et attend la chute. Quand il rit comme un crétin je sais qu'en un sens j'ai gagné, et qu'il va rester au Blue. Tant mieux, j'ai toujours du mal à me faire aux gens, alors si je pouvais éviter de devoir rencontrer dix milles personnes avant de trouver la bonne.

Je ricane comme un con. « Prévisible ta blague ! » Qu'est-ce que je pourrais dire de plus que ça franchement ? Je l'écoute tranquillement, mon regard posé dans le sien, en plus de voir la sincérité dans ses yeux, je la sens dans ses paroles. Merci le pouvoir ! « Y'a pas de souci. J'aime donner des chances aux cas désespérés que veux-tu ! » Je souris à pleine dent juste pour l'emmerder, parce que je crois que ça sera ça notre relation. Toujours un peu de couillonnerie par-ci, par-là. « Si ça représente plus que je ne le pense alors je suis content d'avoir tenté l'aventure. » Je commence à me lever et me retourne lentement quand il parle de me faire un câlin. Je vois bien son sourire espiègle, mais rien que d'entendre le terme câlin, qui implique que quelqu'un me touche, j'ai eu un frisson incontrôlable. Heureusement que je sais bien caché mon trouble quand il s'agit d'intimité, je reprend direct, un sourire légèrement taquin sur le visage. « Si tu as pas peur de te faire peloter, vas-y ! » Dire clairement que je suis intéressé par les mecs, c'est généralement un bon vaccin ! « Bon allez, suffit de faire le con. Maintenant que t'as signé, t'es lié à moi, je peux te laisser rentrer chez toi va ! » Je souris doucement en signant à mon tour et en lui donnant une copie du contrat. « Je te souhaite donc un bon week end et je te dis à lundi de bonne heure et de bonne humeur. » Et pendant ce temps-là, je vais me tester quelques nouveaux gâteau, un au citron d'ailleurs, juste pour célébrer le fait que l'amertume de mon citron perso ce soit un peu transformer en quelque chose de plus doux.
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