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 An Artist can save a life (pv Baxter)

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Joren O'Donnell
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31 octobre 2018

Tout était prêt pour le grand soir. Le soir d’Halloween. Comme la tradition l’exigeait, Joren avait décoré l’appartement avec l’aide d'Amelia et Jena. Des ballons noirs et orange, des fausses toiles d’araignées ornaient les abats jours et les bibelots, les visages effrayants avaient été sculptés dans d’énormes citrouilles postées à l’entrée. Bref, une belle décoration pour s’imprégner de l’ambiance horrifique de la journée des morts. Au départ, Joren n’avait pas eu le cœur à fêter Halloween. Pas avec tout ce qui se passait depuis la Grande Révélation, voilà 1 an. Waow … ça passe vite quand on y pense ! Il avait réussi à survivre durant tout ce temps, avait réussi à découvrir des amis vaillants, des amis sur qui il pouvait compter. Alors il n’avait pas su dire non face au sourire de Jena, face aux blagues nullissimes d’Aidan et aux yeux pétillants d'Amelia.

« On invitera Chris, Zach et Cassandra ! Ca sera une belle soirée Joren. Et bien sûr, le déguisement sera de mise ! »
« Oh bof … tu m’connais Jena. Moi et les déguisements c’est pas trop mon truc. »
« Alleeeeezzz !! »

Elle lui agrippait le bras tout en lui attribuant l’un de ses plus beaux regards. Comment résister à une fille pareille ? Joren grommela une petite seconde, puis céda au désir des filles. Elles éclatèrent de rire et commença une bataille de bonbons. Ah qu’il se sentait bien dans cette colocation. Malgré tout ce qui s’était passé, malgré les souffrances de chacun, les angoisses et les peurs qui véhiculaient dans Bristol. Ca faisait du bien de voir des scènes aussi chaleureuses.

« Bon par contre Jena, tu n’invites pas tes copains Vampires. La dernière fois que j’en ai vu ici … ça s’est pas très bien passé. »

Jena lui tira la langue, puis lui fit un énorme bisou sur la joue. Il était temps pour Joren de partir travailler. Laissant derrière lui les filles terminer la déco de l’appartement, il oubliait complètement la dangerosité de cette ville. Donc pour la première fois depuis longtemps, il prit le bus sans regarder derrière lui. Il arpentait les rues du centre ville sans craindre de se faire mordre ou brusquer par un lycan. Il regagnait son bar-restaurant sans appréhension. Et une longue journée commença. Aidan bossait en cuisine, toujours aussi efficace. Le nouveau serveur semblait plutôt maladroit dans sa prise de commande et Joren du rattraper ses nombreuses erreurs. Mais qu’importe, c’était une journée des plus banales. Alors quand 00h00 fut passé, il était temps de ranger et de fermer le bar.

Ses amis avaient probablement commencé la fête sans lui. Joren avait l’habitude de ça. Il fouilla dans son sac à dos pour récupérer son costume d’Halloween. Merde … il n’y était pas. Il lâcha un râle avant d’attraper ses clés et quitter son lieu de travail. Bien entendu, plus aucun bus ne menait jusqu’à Clifton. Traverser toute la ville à pieds c’était vraiment, vraiment top. Un brouillard épais surplombait Bristol. Les lumières des lampadaires éclairaient vaguement les ruelles désertes. Alors ce fut assez normal pour un pauvre humain comme lui, de ne pas voir les deux silhouettes s’approcher de lui. Un homme assez robuste et une rouquine lui faisaient face.

« Oui ? »

De son innocence la plus déconcertante, Joren pensait qu’ils cherchaient leur chemin. Bah oui, les seules fois où il s’était fait agresser par des Nocturnes, il s’agissait de Lycan sous leurs formes lupines. Alors que des vampires, il n’en avait jamais rencontré dans la rue.

Pour réponse il eut le droit à une sorte de cri félin. Comme s’il venait de marcher sur la queue d’un chat et que ce dernier n’était vraiment pas content.

« Heu … ok »

Il était peut-être temps de faire demi-tour et courir à toute jambe. Aidan ne lui avait jamais appris les réelles faiblesses des vampires. Bah oui, Joren refusait toujours d’entendre son meilleur ami lui parler de ses supers pouvoirs. Il avait toujours du mal à assimiler le fait qu’Aidan ne soit plus réellement vivant. Bon sang, qu’il regrettait … Le barman commença à courir à en perdre haleine vers des ruelles bien sombres. Allait-il crever aujourd’hui ? Lui qui ne s’était méfié de rien pendant toute une journée. Lui qui avait vécu une journée normale … chose qu’il n’avait pas fait depuis bien longtemps, voilà qu’il finissait en plat principal pour deux vampires. Joren sentait leur présence dans son dos. Ils jouaient avec lui … c’était évident. Des vampires étaient plus rapides que la force grossière des jambes d’un pauvre humain. Non, non, non, il n’avait pas envie de mourir aujourd’hui. Et surtout pas de cette façon.

« A l’aide ! Au secours ! »

Ouais, c’était sorti tout seul. Peut-être que quelqu’un daignerait lui venir en aide ? Il jeta un coup d’œil rapide par dessus son épaule. Les silhouettes avaient disparus. Aucune lumière ne s’allumait aux fenêtres. Cette rue était morte. Comme lui dans quelques secondes. Le souffle coupé, Joren s’arrêta. Il était inutile d’aller plus loin. La proie savait que ses traqueurs lui avaient tendu un piège. Dans un bruit sourd, l’homme à la silhouette imposante apparut dans son dos. La rouquine tomba du ciel sur ses deux talons à quelques mètres en face de lui. Ils étaient canons. Elle marchait avec une grâce subtile, vêtue d’un manteau en cuir, d’un pantalon moulant et de bottines à clous. Sa longue chevelure flamboyante virevoltait au ralenti dans le brouillard épais. L’homme avait des cheveux blancs courts, presque rasés. Ses yeux d’un bleu presque irréel, exprimaient une malveillance perspicace. Son corps tout entier était sculpté de façon à lui donner la silhouette du corps rêvé. Il portait un pull épais, un jeans noir moulant et des chaussures en cuir qui faisaient un bruit de cowboy dès qu’il marchait.

« Attendez, on peut essayer de voir s’quon peut faire ensemble ?! Enfin j’veux dire … j’connais des vampires et du coup j’peux vous fournir en poches de sang si c’est ça qu’vous voulez. Allez soyez cools … »

Un sourire torve se dessina sur le visage de l’homme.

« Ce n’est pas des poches de sang qu’il nous faut … »
« Y’en a marre des poches. On veut du sang frais, chaud. »

Ca y est j’suis foutu …

« Oh putain … »
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Baxter E. Sherwood
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Joren & Baxter




Silhouette encapuchonnée, la clope au bec, je marche d’un pas décidé dans les rues de Bristol. Il est minuit. Si certains sont déjà terrés chez eux, se cachant sous leurs couettes pour ne pas que les grands méchants loups ou les Draculas modernes ne viennent les saigner, pour moi la nuit ne fait que commencer. Si je n’ai pas peur ? Bah écoutez, j’suis un grand garçon et je sais me défendre. Et puis, mon sang est toxique pour les Vampirouilles aussi – l’un des avantages d’être un elfe. Mais surtout, je refuse de laisser les Nocturnes m’empêcher de vivre. Le graff’ est ce qui me fait vibrer, ce qui me fait sentir vivant. C’est ma thérapie, ma nouvelle came... mon quotidien. Je ne peux pas arrêter du jour au lendemain. Et puis, je ne veux pas arrêter. Avant la Révélation, je passais déjà mes nuits en train de graffer avec Alistair et mes potes, en train de dénoncer le système et de prôner des messages qu’il fallait que les gens entendent, ou bien en train de m’amuser, tout simplement. C’est ça l’art. Une façon de s’exprimer. Donc voilà, ce n’est pas maintenant que je vais arrêter. Passant pour un simple humain dans cette ville où la plupart des habitants n’ont jamais entendu parler des Elfes, j’en profiterai, comme je l’ai fait jusqu’ici, pour me faire discret et m’éclater à chaque fois que je peux. Moi j’suis discret, mais pas mes graff’s.

Dans mon grand et lourd sac à dos, j’ai tout ce qu’il me faut. Des bombes de peinture, des pochoirs... du matos en tout genre. Des clopes et des capotes aussi – bah quoi, ça peut toujours être utile – et deux couteaux également, petits mais bien aiguisés. On ne sait jamais sur qui on peut tomber dans cette ville. Bref, vous voyez, je pense à tout, like a boss. Sentant mon portable vibrer dans la poche de mon pantalon, je m’arrête soudainement de marcher. Alistair ne peut pas venir ce soir, paraît que sa sœur est à l’hosto. Je lui réponds vite fait, lui disant que c’est pas grave, que j’espère qu’elle ne va pas trop mal. Si les gars ne sont pas non plus dispos ce soir, eh bah tant pis, j’y vais quand même. J’ai trop envie de graffer ce soir, j’ai trop de trucs en tête, trop de pensés et de souvenirs, et franchement, ça va me bouffer la cervelle si je graffe pas. Du coup, je reprends ma marche en avant, m’engouffrant dans le quartier silencieux. Peut-être un peu trop, diraient certains, mais ça ne m’impressionne pas plus que ça. Et puis, comme je vous ai dit, j’ai de quoi me défendre. Coincé dans ma ceinture, j’ai mon couteau suisse, et dans mon sac les deux autres... Et, ce que je ne vous avais pas encore dit, j’ai aussi un revolver. Je l’ai acheté au noir, parce que la discrétion est essentielle de nos jours. Evidemment, je préfère ne pas avoir à l’utiliser, mais si le besoin s’en fait sentir, je n’hésiterai pas. J’ai pas survécu au Grand Incendie et traversé tout ce que j’ai traversé pour mourir comme un con. Dans le fond, je sais bien que le danger rôde un peu partout à Bristol, surtout la nuit. Mieux vaut avoir une arme et ne pas s’en servir que d’en avoir besoin et ne pas avoir d’arme tout court, pas vrai ?

Pendant ce temps-là, le brouillard est devenu encore plus intense, rendant Bristol de plus en plus fantomatique. C’est à la fois magnifique et effrayant. Ça me donne envie de faire demi-tour et de rentrer chez moi et ça m’inspire à la fois. Putain de ville quand même, hein... Parfois, on ne sait vraiment plus sur quel pied danser ! Perdu dans mes pensées, je finis par redescendre sur Terre en entendant des voix et des... On dirait des feulements de chat ? Mais genre... un gros chat. Du genre à moitié mort, avec des canines bien prononcées, un peu beaucoup trop assoiffés de sang. Et coincé entre les deux félins bipèdes sanguinaires, voilà un humain qui joue le rôle de la souris. Merde, merde, putain de merde, bordel ! Ma bouche s’ouvre et les jurons s’enchaînent sans que je ne puisse m’arrêter. Il va se faire tuer. Mais il va se faire tuer, le pauvre con ! Je me mordille la lèvre, je passe nerveusement une main dans mes cheveux. Je veux pas m’y mêler, putain ! Mais je peux pas les laisser faire quand même ! Fait chier, putain ! J’ai envie de passer mon chemin en vitesse, mais... Apparemment, il n’y a que ces deux vampires ici. Et... Bah, s’ils ne sont pas trop cons, ils ne viendront pas me percer la jugulaire, au risque de finir avec une belle indigestion. Ce qui me laisserait donc le temps de... Rah putain ! Je vous jure que j’suis pas suicidaire, ou plus maintenant ! Dans un élan de courage, ou de folie, ou peut-être bien des deux choses à la fois, je m’avance rapidement des deux gros chats et de la pauvre souris, attirant par la même l’attention des dentus. Pour l’instant, mon plan est en train de marcher. J’étire un sourire narquois de sale gosse.

« Mon ancien patron n’aimait pas les feulements des chats, vous savez ? Eh bien, moi je kiffe pas les feulements des vampires, tiens. Sérieux putain, on n’est pas dans une série à la con, vous pouvez arrêter vos foutues conneries, oui ? »

... Euh. Encore ? J’ai dit arrêter, pas recommencer. Mais ils sont bouchés ou quoi ? Peut-être qu’ils sont juste cons, au final. En tout cas, j’ai réussi à détourner sur moi l’attention des prédateurs – l’idée du siècle, maintenant que j’y pense – et l’homme murmure quelques mots à l’oreille de sa comparse. Peut-être a-t-il déjà compris que je ne suis pas un humain et que mon sang n’est pas bon pour leur santé.  Ou bien... Putain de bordel, la meuf arrive devant moi en un coup de vent, littéralement. Deux secondes plus tard, l’autre vampire la rejoignit à une vitesse hallucinante, sans lâcher le pauvre humain, apparemment. Bon sang, j’en ai presque la tête qui tourne, bordel ! C’est comme si le vent de la mort avait caressé mon visage. Deux fois en l’espace de moins de dix secondes, merde ! Je balance entre la peur panique et l’envie de leur envoyer un poing dans leurs tronches de sales vampires.

« Rah sérieux, pour l’amour de la baise, mais vous allez vraiment arrêter ! »

« Sinon quoi ? », demanda l’homme, provocateur. Apparemment, mon arrivée surprise l’a plus amusé qu’autre chose. Dommage pour lui que son amusement ne durera plus très longtemps.

« Sinon tu vas vite bronzer, connard. »

Moins vite qu’un vampire, mais assez vite pour un bouffeur de salades quand même, je sors l’une de mes bombes à peinture, déclenchant l’aérosol rougeâtre. Ils auraient dû me demander si j’avais du feu, qu’ils sont cons. FIRE, BABY ! Pris de court par l’aérosol dans les yeux et le feu propulsé vers eux, les créatures ont reculé pendant quelques secondes. Les secondes précieuses qui nous permettraient de leur échapper.

« Cours, mec, COURS ! »

Dis-je hystériquement en l’attrapant par le bras. Je répète le coup encore quelques fois, jusqu’à ce que mon briquet commence à jouer au con. Je finis alors par le balancer rageusement, avant de saisir mon arme, leur tirant dessus. Ça fait combien de temps que je ne l’ai pas utilisée déjà ? Bordel, c’est comme si j’étais amnésique ! Heureusement, malgré la panique, je tire plein dans le mille, mettant à terre la rouquine infernale. Le vampire hésite entre l’aider et nous poursuivre, mais à croire qu’elle est plus importante que leur délicieux gibier. Eh bah, tant mieux hein, je vais pas m’en plaindre. Continuant de courir comme un forcené jusqu’à ce qu’on arrive dans une avenue principale bien illuminée et loin d’être totalement déserte. Essoufflé, je regarde derrière moi. Personne. Peut-être que les buveurs de sang ont bel et bien fait demi-tour. Je m’adosse à un mur, lâchant mon sac à dos désormais presque vide. Putain, j’ai vraiment besoin d’une clope, là ! Et... Merde, mon briquet ! Je dirige mes yeux vers l’humain que j’ai sauvé – wow, je rêve pas, je viens vraiment de sauver quelqu’un ?! – et regarde véritablement le jeune homme pour la première fois ce soir.

« T’aurais pas du feu, par hasard ? » Dis-je, avant de plisser les yeux, le dévisageant d’un air intrigué. « C’est moi ou on s’est déjà croisé quelque part ? Moi, c’est Baxter, au fait. » Maintenant que l’adrénaline commence à redescendre, je me rappelle cette rencontre. C’était lors d’un festival de graff’, quand Alistair m’avait poussé à mettre mon talent en avant pour la première fois dans un truc plus sérieux. La vache, j’ai l’impression que c’était il y a très longtemps, alors que non. « Ça va, rien de cassé, pas de veine perforée? On devrait pas traîner trop longtemps dehors, ils risquent de vouloir finir le travail. »

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Joren O'Donnell
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Posté le Ven 23 Nov - 20:40.
C’était la fin. Clairement. Il avait réussi à survivre jusqu’à présent, entouré de créatures plus étranges les unes que les autres. Il s’était targué d’être un bon samaritain et que jamais le malheur ne s’abattrait sur lui. Du moins, il n’avait jamais songé que le coup de grâce lui serait donné par des Nocturnes. Le gouvernement oui, mais pas des êtres surnaturels. Joren avait toujours porté en son cœur le paranormal, l’extraordinaire, le stupéfiant. Depuis la Grande Révélation, il était parti en quête de ces humains hors du commun afin de leur venir en aide. Il s’était donné corps et âme pour eux. Avec Cassandra il avait fini par créer un groupuscule hors la loi afin de venir en aide aux plus démunis. Ca marchait plutôt bien, même si cette activité était une source de stresse permanent. Peut-être qu’il avait été trop laxiste, pas assez méfiant. Tous les Nocturnes ne sont pas d’honnêtes gens, pauvres et malheureux. Comme tout le monde, certains profitent des situations pour semer le mal.

Il était face à ces deux démons, prêts à lui donner le coup fatal. Il ne fallait pas être bien intelligent pour comprendre que son heure était venue. Que pouvait bien faire un humain face à deux vampires assoiffés ? Ses chances de survie étaient relativement maigres. Malgré tous ses amis Nocturnes, pas un seul n’était dans les parages pour lui venir en aide. Non, ils l’attendaient tous à la fête d’Halloween. Peut-être qu’Aidan ou Jena s’inquièteraient de son retard. Ils enverraient un SMS tout au plus. Joren glissa sa main dans sa poche pour attraper son portable. Mais avant même qu’il ne puisse tenter quoique ce soir, un homme surgit de nulle part s’interposa entre lui et les deux vampires. Malgré l’obscurité de la nuit et la brume opaque, Joren pouvait distinguer les traits de l’inconnu. Un jeune homme qui n’avait nullement peur d’affronter deux terribles bêtes. Un jeune homme probablement complètement inconscient et fou. Mais c’était un secours comme un autre et pendant un quart de seconde Joren se sentit soulagé. Un soulagement bien maigre vu la situation.

En un battement de cils, les vampires se rapprochèrent avec une vitesse fulgurante vers les deux protagonistes. Ils étaient pris au piège comme des lapins. Joren ne voulait pas mourir. Il était tétanisé par la peur, ses jambes flageolantes l’empêchaient de penser ou de bouger. Une peur tentaculaire l’envahissait, si bien qu’il ne comprenait pas tout ce qui se déroulait sous ses yeux. Comment son sauveur avait-il réussi à sortir un jet de flammes en direction des vampires ?

« Cours, mec COURS ! »

Hein ? Quoi ? On me parle ?! Sans réfléchir un seul instant, Joren commença une course effrénée dans une direction complètement hasardeuse. L’idée était simple : détaler à toute vitesse pour semer les monstres. Son cœur battait si fort dans son poitrail qu’il avait l’impression d’exploser à tout moment. Le froid pénétrait ses poumons comme une armée de mille aiguilles. Il était difficile de respirer et d’avoir le moindre repaire dans ce maudis brouillard. Ses entrailles se tordaient d’avantage lorsqu’il entendit des coups de feu derrière lui. Ce mec se baladait avec un flingue ? Bon sang, était-il vraiment en sécurité ? Il devait probablement être ce genre de gars à détester les Nocturnes et à les zigouiller dès qu’il en rencontre un. Joren se rappelait très bien du discours tordu de ses amis humains. Avoir une arme à feu pour se défendre des monstres … ils n’avaient pas tort dans un sens, mais jusqu’à aujourd’hui Joren n’avait jamais eu besoin d’éprouver la nécessité d’acquérir un tel engin. Il était contre les armes et tuer un humain n’était pas quelque chose d’encré dans ses gênes.

A bout de souffle, les deux rescapés débouchèrent dans une large avenue illuminée. Quelques passants lorgnaient les deux hommes en sueur d’un drôle d’air. Imitant son sauveur, Joren s’adossa contre un mur pour reprendre ses esprits. Cet homme venait de lui sauver la vie ? Punaise il avait tellement envie de le prendre dans les bras et le serrer fort contre lui. Mais bon, c’était probablement pas très bien vu et surtout pas viril du tout. L’homme lui demanda du feu ….. comment pouvait-il vouloir fumer alors qu’ils venaient tout juste de cracher leurs poumons dans un sprint hors du commun ?! Joren le regarda avec des yeux mi blasé en secouant la tête pour lui signifier qu’il ne fumait pas.

« Baxter … ça c’est un nom qui ne s’oublie pas ! On s’est déjà croisé au festival de Street Art. T’es un grapheur non ? Joren. J’suis l’barman du Black’Cat. Non, non, rien de cassé. Juste un peu essoufflé … pourtant j’ai une bonne endurance, mais là j’avoue que j’ai jamais couru aussi vite. »

Comme Baxter le suggérait, il était peut-être judicieux pour les deux hommes de regagner un endroit plus tranquille avant que l’autre vampire ne débarque. Mais avant même que Joren ne puisse lui montrer une superette encore ouverte, l’armoire à glace aux dents pointues apparue au bout de la rue, couvert d’un sang qui n’était pas le sien. Visiblement l’homme était furax. Si bien qu’il attrapa le premier passant venu et lui brisa la nuque tout en regardant Baxter et Joren. Comme pour leur signifier que c’est exactement ce qui les attendait. Joren déglutissait péniblement tandis que les rares passants présents paniquèrent en courant vers les rares boutiques ouvertes pour y trouver refuge.

« Vous allez le payer bande de connards ! »

Les doigts de Joren s’agrippèrent automatiquement sur le bras de Baxter comme pour lui signifier qu’il était temps pour eux de prendre la fuite une seconde fois.
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Posté le Mar 27 Nov - 19:04.
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Joren & Baxter



Eh merde, il ne fume pas. Pas de feu et donc pas de cigarette alors... Je lève les yeux au ciel tout en poussant un soupir contrarié. J’aurais bien besoin d’une clope pour décompresser un peu, mais apparemment il faudra faire sans. Adossé à un mur, je me contente de reprendre mon souffle petit à petit, tout en gardant mes yeux grands ouverts, parce que... sait-on jamais. Cela dit, le danger semble être enfin passé, désormais qu’on est ici dans une avenue plus mouvementée et bien illuminée. Ces tarés de buveurs de sang ne vont quand même pas oser venir nous attaquer ici, si ? J’espère vraiment que non, hein. Surtout que je n’ai plus de briquet et que j’ai perdu pas mal de bombes de peinture pendant que je courais et que je tirais sur les vamps’. Ah tiens, je n’ai presque plus de munitions non plus, donc... Ouais non, vaut mieux pas qu’ils ne nous attaquent pas, sinon nous sommes foutus, c’est aussi simple que ça.

Je prends enfin le temps de regarder plus longuement le type que je viens de sauver. Eh oui. Ce soir, j’ai endossé le rôle de Baxter le Sauveur... On dirait le nom d’un roi de l’Angleterre médiévale, n’est-ce pas ? La grosse différence étant je n’ai pas affronté des dragons, mais bien des vampires – si ce n’est pas mieux, ça ! M’enfin, je m’égare. En tout cas, j’ai la sensation d’avoir déjà croisé cet humain quelque part, sans pour autant me rappeler où exactement. Intrigué, je lui pose donc la question, avant de me présenter. Un sourire narquois se dessine sur mes lèvres lorsqu’il me dit que j’ai un nom qui ne s’oublie pas. J’avoue, je ne connais pas d’autres Baxter à part moi, et lui non plus, visiblement. Parfois je me demande si ce nom était bel et un bien un hommage à mon arrière-grand-père qui portait ce nom ou plutôt la façon que ma mère a trouvée de me faire payer pour l’accouchement difficile.

« Oui, le festival, c’est ça ! Je graffe de temps en temps, ouais. T’as une meilleure mémoire que moi, Joren le Barman ! Je connais pas encore ton bar, faut que je te rende visite un de ces jours. En espérant que tu te souviendras que je t’ai sauvé des grands méchants dentus ce soir, hein... »

Dis-je d’un air clairement amusé, même si dans le fond je ne serais pas contre quelques bières gratos. Bah quoi, je l’ai bien mérité, non ? Bref. Je lui demande alors s’il va bien, s’il n’a rien de cassé, et le brun me répond que non. Cool alors, pas besoin d’aller à l’hosto. Son commentaire m’arrache un nouveau sourire.

« Putain, on allait plus vite qu’Usain Bolt ! »

Je ricane tout en essuyant la sueur accumulée sur mon front. Je prends une profonde inspiration, avant de regarder autour de nous. L’adrénaline a déjà commencé à redescendre, mais je reste encore sur mes gardes. On ne devrait pas traîner ici, parce que les Nocturnes pourraient très bien vouloir nous achever dès ce soir. Et ça, putain, j’en ai vraiment pas envie, moi. Et pourtant... Comme s’il venaient d’entendre mes pensées, le foutu vampire apparaît soudainement au bout de la rue, tel un démon sorti de nulle part, couvert de sang. Le mien se glace dans mes veines, mon cœur rate un battement.

« Sans déconner ? »

Dis-je d’une voix basse et rauque. Mon cerveau m’ordonne de courir, mais mes jambes semblent ne pas vouloir obéir. Puis je le vois briser la nuque du premier type qu’il trouve à portée de main. Les doigts de Joren qui agrippent mon bras me font sursauter et me rappellent ce qu’on doit faire tout de suite.

« Putain de bordel de merde, j’en ai marre de courir ! »


La panique vibre dans ma voix qui monte dans les aigus cette fois-ci. Et pas que moi, d’ailleurs, vu que tous les passants dans la rue crient et courent maladroitement chercher refuge dans des boutiques. Bordel, il vient pour nous, ce putain de vampire va nous tuer. J’essaye d’imiter la respiration des femmes enceintes pour me calmer un peu, mais décidément, ça ne marche pas. Pas le choix, il faut qu’on dégage d’ici en vitesse et qu’on se cache quelque part, voilà tout. Nerveusement, je sors à nouveau mon flingue. J’ai encore trois dernières balles et c’est tout. On est foutus, bon sang, complètement foutus ! Courant de toutes mes forces, je ne peux m’empêcher de regarder derrière nous. Cette saleté de sangsue n’a toujours pas bougé, comme s’il était en train d’apprécier la scène... Les petites souris paniquées qui essayaient vainement de s’enfuir alors que gros chat affamé n’essayait même pas de les poursuivre, sachant pertinemment qu’elles ne pourraient jamais lui échapper. Mais putain, j’suis plus malin qu’une souris ! Réfléchis, Baxter, réfléchis. Regarde devant toi et t’arrête surtout pas de courir. Ou peut-être bien qu'on devrait arrêter et trouver une autre façon de s'enfuir. J'aggripe fermement le bras de Joren.

« Attends ! Si on continue de courir, ce type va nous tuer en moins de deux ! »

Tournant mon regard, j'aperçois une voiture qui arrive au loin. Une bagnole roule toujours plus vite que des jambes fatiguées, non ? Je me dirige alors vers la route en courant, tout en pointant mon flingue vers la voiture, histoire de convaincre le type qui la conduit de s'arrêter. Problème, il ne semble pas vouloir ralentir – parce que le contraire aurait été trop simple, voyez-vous ? Rah putain, un peu de solidarité vers un soi-disant humain, c'est trop demander ? Mon doigt se glisse sur la gâchette et le tir part. Eh bien, désolé mec, tu l'auras demandé. Quoi ? Bien sûr que je ne l'ai pas tué, qu'est-ce que vous croyiez ! Il fallait juste lui montrer que je ne rigolais pas, hein. Finalement, ça semble avoir marché, puisqu'il freine enfin et arrête la voiture à quelques mètres seulement de moi. Je regarde Joren. On n'a pas de temps à perdre, faut bouger.

« Allez viens ! »

Je monte alors dans la voiture, aux côtés de l'humain effrayé, tenant toujours aussi fermement mon flingue.

« Désolé mec, mais faut que tu fasses demi-tour et que t'accélères à fond. QU'EST-CE QUE T'ATTENDS, BORDEL, LE FOUTU VAMPIRE ARRIVE ! »

L'humain bagaye quelques mots, avant de s'exécuter, nerveusement. Je fais mine d'être prêt à lui tirer dessus, et je me demande d'ailleurs si je ne serais pas prêt à le faire. Mais ce n'est pas mon intention. Je veux juste semer ce foutu buveur de sang, rentrer chez moi et... Putain, qu'il aille plus vite, merde !

« ALLEZ, ACCÉLÈRE, PUTAIN ! »


Ouais, quand je panique, j'ai tendance à gueuler sur les gens, ne m'en tenez pas rigueur.


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