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 Just a few days

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Human Alteration is the new thing
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Risa Stroke
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Posté le Mer 25 Juil - 13:55.
Dans ce monde, il existe de nombreuses choses. J'en ai vu beaucoup, des vampires, des lycans, des altérations comme moi. J'ai ressenti énormément. Je crois même que peu importe la vision que vous avez du monde, je le vois mieux que vous, parce que ce n'est pas seulement mes yeux qui regardent, mais aussi mon cœur qui ressent. Je me souviens encore de ces moments où je m'avançais au milieu de la foule de Réversa, où je testais mon don en quelque sorte, où je tentais de comprendre, d'apprendre, d'analyser et de gérer. Je me souviens de tout oui, comme si tout était hier. Je me souviens de la tranquillité des gens, le surnaturel était présent depuis longtemps, mais cela n'étonnait plus personne. Je me souviens de la beauté de la ville, transformé aujourd'hui en Ribcage destiné à nous maintenir hors de la société suivant notre dangerosité. Je me souviens de la grande maison de mes parents, de la bibliothèque gigantesque que j'ai tenté de recréer chez moi. Je me souviens du moment de panique lors du grand incendie, des cris, de la douleur, de la peur, de la résignation. Je me souviens de la trahison, des anges, de mes parents, du monde. Je me souviens avoir été parqué, étudié, d'avoir dû vendre mon âme pour pouvoir sortir et trouver une solution de l'extérieur. Tellement de chose, qui m'ont ébranlé, bouleversé, qui m'ont fait changé, mais qui jamais ne m'ont laissé à terre. Tellement de chose que j'ai surmonté. Pourtant, aujourd'hui je suis perdue. Enracinée dans quelque chose dont je n'arrive pas à me dépêtrer.

Tout se passait bien, après la rencontre avec ce journaliste fouineur qui avait réussi à faire exploser en éclat mon contrôle d'une façon que je n'ai toujours pas compris d'ailleurs. Le boulot s'était avéré écrasant. Plus ça avançait et moins les choses allaient. Ces crimes, tous plus nombreux les uns que les autres ne font que créer des dissensions au sein de la population. Le fait qu'une altération ait fini par aider une aberration et se soit fait brûler par les purificateurs n'a pas aidé non plus. Sans compter que les dits purificateurs semblent vouloir se placer au dessus de la loi. Grâce à Joshua j'avais une bonne piste, même si elle était ténue. Mon cerveau restait en éveil, constant. Mon empathie cherchait la moindre trace, mais la violence semblait se répandre plus vite que tout le reste. Tellement occupé, je n'avais pas la tête à penser à quoi que ce soit. Ma vie privée se résumait à rentrer chez moi pour manger et dormir et à me lever tôt le lendemain pour repartir au boulot. Le mois de mai a été un véritable enfer et je n'ai pas eu une minute pour me poser de quelconque questions. C'est au début du mois de juin que tout a commencé à changé, que les choses ont commencé à dérapé. Les affaires ont disparu de mon bureau, comme aspiré par un vortex. Je me suis demandé si on m'avait déchargé de quoi que ce soit, mais en réalité, nous avions résolu tous les crimes grave et désormais, c'était au procureur et aux avocats de s'occuper de tout ça. Soit, un peu de répit ne me ferait pas de mal, j'avais couru toutes les semaines, j'allais enfin pouvoir me reposer....

Bien mal m'en pris. Au départ ça ne s'est manifesté que par une légère tension dans mon corps, dans ma tête, dans mon cœur. Je me suis dis que ça s'arrangerait, le fait de n'avoir pas beaucoup dormi pendant un mois n'aidait pas. Donc j'ai pris une journée complète de repos. Journée que j'ai passé à dormir. Le lendemain s'annonçait magnifique, le soleil avait la couleur dorée de l'été qui s'approche, le ciel rassemblait son bleu pour nous en mettre plein la vue, les rues s'étaient parés de leur plus belles couleurs et les gens parlaient, riaient. La joie était présente, pourtant... je sentais un vide au fond de moi, comme si quelque chose manquait dans mon entourage. Je n'y ai pas prêté attention, après tout, mon empathie me joue souvent ce genre de tour et je ne vois pas qui aurait pu me manquer, donc ce sentiment ne pouvait pas venir de moi. Et puis le temps à avancer, les jours ont passés et même à la maison j'avais cette impression de solitude, de manque. J'ai eu le malheur de me retrouver devant la chemise de ce foutu ange que je ne lui avais toujours pas rendu et les souvenirs de notre rencontre ont commencé à envahir ma tête. Chaque jour qui passait augmentait sensiblement les questions qui tournaient dans ma tête, encore et encore et toute concernait un foutu ange sans aile. J'en suis venue à me dire que j'étais perturbée. Que cette rencontre n'avait apporté que de question et pas de réponses. Alors j'ai retrouvé les carnets de ma famille et je me suis plongée dedans.

D'ordinaire, lorsque ma curiosité se retrouve satisfaite, tout va pour le mieux. J'ai trouvé de nombreuses choses sur les anges. Des trucs que personne ne dit, mais que tout le monde sait ou pense savoir. J'ai lu encore et encore, mais il ne voulait pas sortir de ma tête, comme s'il y était ancré. Son sourire espiègle, la douceur de sa peau sous mes paumes. Ça me rendait totalement dingue, si bien que j'ai finis par demander à prendre des congés. Une semaine complète, loin de tout, loin de mon appartement où les souvenirs sont trop vifs. Loin de cette chemise qui me rappelle de trop nombreuses choses. Loin de ces dernières phrases qui martèlent ma tête. J'aimerais tellement enlevé tout ce qui s'est passé, le poser dans un coin de mon bureau et laissé tomber le reste. J'aimerais... Je ne sais pas, oublié, très probablement, mais il envahit ma tête et ce n'est plus possible. J'ai donc pris un sac rempli de vêtement divers et variés et je me suis rendue dans le seul endroit où je me suis toujours sentie chez moi, où j'ai toujours pu reposer mon cœur et ma tête. Je suis posée devant la porte depuis bientôt dix minutes à me remémorer tout ça. Je n'ai même pas envoyer de message à Cassy, j'aurais dû et je m'en veux maintenant.

Pourtant, c'est avec un soupir de soulagement que j'entre chez mon amie de toujours. « Cassy, t'es là ? » Je sais qu'elle est là, je la ressens. Je pose mon sac dans l'entrée et me dirige vers elle doucement. « Tu sais quoi, j'ai réussi à obtenir une semaine de vacances, enfin ! » Je n'ai pas envie de lui dévoilé mes problèmes, elle doit déjà avoir les siens avec ce qu'il se passe en ce moment. Le Ribcage réparé, Blérim devra forcément y retourné. Et cette chasse aux altérations n'aide pas non plus. Un antisérum... Sérieusement ? Nous sommes nés avec des capacités hors du commun qu'il faudrait bridé à cause de quelques personnes qui n'acceptent pas ce que nous sommes. J'ai été soulagé d'apprendre qu'en tant que membre de la CAA -après tout je suis un de leur limier de compétition- je n'avais pas à prendre ce sérum. Je ne pourrais pas tenir sans mon empathie. Certes, parfois elle me pèse, mais elle fait autant partie de moi que de respirer. Qui sont-ils pour osé nous obligé à arrêter de respirer ? Je secoue la tête pour chasser tout ça et regarde mon amie. « Je me suis dis que je pourrais la passer avec toi. Ça te dérange ? » Un sourire doux et calme se pose sur mon visage. J'aimerais tellement revenir aux jours anciens où tout paraissait si simple. J'aimerais tellement que cette révélation ne soit pas arrivé. Mais il faut faire avec et c'est avec les armes d'aujourd'hui qu'il va falloir construire demain.
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Posté le Jeu 26 Juil - 11:23.
Tout a volé en éclat. Au moment où je me suis enfin rendue compte que j’étais amoureuse, pour la première fois de mon existence, tout a éclaté comme un vase que l’on aurait lâché sur le sol et qui se serait cassé en mille morceaux. Mon âme est également brisée. Triste. En colère. Perdue. Je ne les ai pas vus l’embarquer de force pour l’enfermer à nouveau au Ribcage. Non au lieu de ça j’ai eu le droit à un agent qui nous a prévenus. Le Ribcage rouvert, toutes les aberrations pucées y retournent qu’elles le veuillent ou non et que leurs hôtes l’acceptent ou non. Je suis restée de marbre face à ce type mais lorsque la porte s’est refermée sur son visage les sanglots ont jaillis, incontrôlés, mêlant rage et tristesse. La vie est cruelle et injuste. A croire que quelqu’un ou quelque chose, la haut cherche à me faire payer mes origines ou même ma naissance. Mon bnheur m’est arraché à chaque fois que je le frôle de près. Je sais que mes réflexions et pensées sont profondément égoïstes mais lorsque l’on aime on pense à la personne aimée et à nous même. C’est ainsi. Il y a cet instinct en moi qui ne cherche qu’une seule et unique chose : protéger le seul être que j’aime de la sorte, comme je ferais tout pour protéger Poppy et Risa. Même si au fond de moi il y a une subtile différence entre ces trois personnes, elles sont ce qui fait que ma vie vaut la peine d’être vécue.

Assise par terre, dans le coin de ma chambre qui donne sur les arbres de la forêt et l’enclos des chevaux, je suis complètement recroquevillée, perdue dans mes pensées, me demandant également ce que je vais bien pouvoir faire pour remettre chaque chose à sa place. Dans ma main, je tiens un test de grossesse. J’ai enfin eu le courage de le faire. Parce que mon retard et tous ces symptômes devaient bien avoir une raison… Je ne voulais pas m’y résoudre, je ne voulais pas y croire et surtout j’avais peur, terriblement peur. Comment avoir un enfant alors que son père est enfermé dans un endroit pire qu’une prison ? Comment avoir un enfant ans le monde tel qu’il est ? Comment avoir un enfant quand je ne suis même pas une personne équilibrée. Ma force est là, mais elle ne me construit pas, pas en ce moment. Elle s’est terrée au fond de mon être, pour laisser place à la rage, la colère et la tristesse. Ces émotions qui reviennent sans cesse heurter mes pensées avec violence, comme pour me faire tomber, me faire sombrer et m’empêcher de sortir la tête de l’eau. J’ai la sensation, parfois, que j’étouffe et que je me noie dans un océan d’émotions négatives. Heureusement, une lueur, au loin, me permet de garder espoir et de reprendre mon souffle, parfois.

Ce test dans ma main, il confirme toutes mes craintes… Craintes qui dans d’autres circonstances seraient de l’espoir et de la joie. Une immense joie. Car depuis mon enfance j’ai toujours voulu être mère. Parce que j’aime les enfants tout d’abord mais aussi parce que pour moi c’est un accomplissement de la vie que de donner naissance à un être qui pourra peut-être changer un jour le monde. Mais là, à l’heure actuelle un tas de questions bouillonnent en moi. Ce petit être sera-t-il elfe ou lycan ? Et qu’adviendra-t-il de moi si l’on apprend que je suis enceinte d’une Aberration ? Celles-là même que l’on envoie de force au Ribcage ? …Recroquevillée je plonge ma tête dans mes mains et grogne de rage.

Puis j’entends la porte s’ouvrir. Puis la voix de Risa. Je ne peux pas lui répondre tout de suite, ma voix trahirait mes pensées et je suis sûre que mon amie vient pour un peu de calme. Le test est par terre désormais, parce que je l’ai lâché quelques secondes. Je me redresse vivement au son de la voix de mon amie et je m’assoie sur le lit quelques secondes. J’essuie les larmes sur mes yeux, je passe mes mains dans mes cheveux pour les mettre un peu en ordre. Je réalise en même temps qu’elle ne sait rien de ce qu’il se passe. Accablée par l’enchaînement des événements j’ai aps réssi à me dépétrer de certaines choses et je l’ai laissée de côté. Je sais qu’elle est empathe désormais, et je n’ai pas envie de la foudroyer avec la violence de mes émotions. Sauf qu’à présent qu’elle est dans la même pièce que moi… cela va être compliqué de lui cacher les choses. Heureusement, je suis sincèrement contente de la voie. Ma grande sœur de cœur.

« C’est chouette ça ! Avec plaisir pour que tu la passes avec moi. Mais d’abord dis-moi ce qui ne va pas ! » j’enchaîne ne lui laissant pas l’opportunité de s’attarder sur mon cas. Je vois directement sur son visage que quelque chose ne va pas. Malheureusement, je n’ai pas le même don qu’elle et je n’ai donc aucune idée sur ce qui pourrait bien se passer.

Malgré tout, je ne peux m’empêcher de l’approcher et de l’enlacer avec force.
« Viens je vais nous faire de la tisane. » Et je sors alors de la chambre pour rejoindre la cuisine.
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Posté le Mar 31 Juil - 19:05.
Mon esprit s'éparpille, se concentre, se déconcentre. Je le sens se tourner vers une personne unique. Que fait-il maintenant ? Pourquoi est-il si éloigné ? Pourquoi rester loin de lui ? Va le voir, va le voir, va le voir... Je crie presque de désespoir tellement cette rengaine ne cesse de se répéter dans ma tête depuis des jours maintenant. Mes forces ont tendance à me laisser tomber aussi et je me sens de plus en plus déprimé, comme s'il me manquait quelque chose d'important. Je me dis que tous ces meurtres m'ont réellement porté sur le système et que les sentiments qui y étaient accolés s'accrochent à moi encore et toujours. C'est déplaisant et en même temps, il me faut toujours le temps de les évacuer, mais là... Je ne sais pas comment l'expliquer, c'est comme c'était plus qu'avant, bien plus, beaucoup plus, beaucoup trop honnêtement en fait. Un soupir passe mes lèvres alors que je suis proche de chez Cassy. Je viens ici pour du calme, parce que je sais qu'elle ne me posera jamais de question et qu'elle n'hésitera pas à m'accueillir, ce n'est pas ma meilleure amie pour rien. Je me souviens encore de la première fois que nous nous sommes rencontrés. Cette enquête de meurtre, pas joli, joli. Le cadavre à côté de chez eux ne lui avait pas plus, pas plus qu'à nous honnêtement. C'était l'une de mes premières enquêtes. Je me souviens du calme que j'ai ressentis, de la politesse avec laquelle elle nous avait reçu chez elle, de la puissance qu'elle semblait dégagée mais aussi de l'immense fragilité que je pouvais voir dans son cœur. J'ai de suite eu envie de l'aider, de la rassurer, de m'approcher d'elle.

C'était la première fois qu'une telle chose m'arrivait. Elle m'a demandé si elle pouvait suivre l'enquête, je lui ai malheureusement dit que tout était confidentiel, mais que je n'hésiterais pas à lui donner le dénouement et surtout je lui avais confié de faire attention à elle. Parce que d'un côté je ne savais pas trop quoi faire. J'avais donc pris pas mal de prétexte pour venir lui parler de nouveau, ressentir cette paix, cette tranquillité. Et finalement à l'issu de l'enquête, j'avais ma première amie, depuis bien longtemps. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que j'entre dans cet endroit où je me sens comme chez moi parce que l'occupante est quelqu'un de profondément généreuse et qu'elle n'hésite jamais. Il n'y a qu'à voir ce qu'il s'est passé avec le lycan, Blérim. Je me suis de suite méfiée de lui, elle aussi, mais elle a laissé son instinct parlé et voilà qu'elle s'est lié d'amitié avec lui. Je dois dire que je l'aime bien en fait ce lycan. Elle a eu le nez fin. Un sourire se pose sur mes lèvres, je me sens déjà mieux malgré cette étrange compulsion qui me dit qu'il faut que je le retrouve. C'est à devenir dingue franchement... En plus cette idée est totalement débile. Je chasse de la main mes pensées moroses et entre chez mon ami. Je l'appelle alors que je la sens non loin de là, mais ce que je sens ne me plaît pas du tout. Je m'approche jusqu'à la trouver dans sa chambre. Je remarque alors sa coiffure qu'elle a tenté de discipliné, les yeux rouges qui prouve qu'elle a pleuré, et ce petit truc par terre que je vois d'ici et que je n'ose identifié comme ce qu'il est. Je m'approche doucement d'elle.

Un peu trop doucement en fait, comme si j'avais peur de la faire craquer. Je la regarde un instant alors qu'elle répond à ma question. Un sourire étire mes lèvres, toujours à penser aux autres avant de penser à elle. Je secoue doucement la tête et m'apprête à parler quand elle se lève pour m'enlacer. Avant j'aurais trouvé cela choquant, maintenant, je m'y habitue en fait. Je souris doucement en lui rendant son câlin et répond positivement à la question suivante. « Va pour une tisane. » J'adore les tisanes à la menthe et aux épices, on ne va pas se mentir. Je ne suis pas café, mais le thé, c'est mon truc. Je la suis jusqu'à la cuisine et me pose tranquillement sur un coin. « Mais tu sais, ce n'est pas en m'éloignant de ta chambre que tu vas m'empêcher de voir quoi que ce soit. Je te rappelle qu'on m'a appris à déceler le moindre indice en moins de temps qu'il n'en faut pour dire ouf. » Ce qui veut dire que j'ai déjà tout remarqué ma grande eh oui. « Et pour moi, disons que c'est un peu compliqué. Je pensais que mettre enfin de l'ordre dans les enquêtes et attendre que les procès se mettent en place pour aller témoigner serait moins éprouvant et ce n'est pas tout à fait le cas. » C'est le moins qu'on puisse dire bordel, j'ai l'impression que c'est bien plus le bordel qu'avant dans ma tête. « Mais je suis réellement venu ici pour des vacances, m'éloigner un peu de ma maison et de mes collègues qui veulent encore savoir comment j'ai fait pour trouver untel et untel. Ils me fatiguent tous ! » Et s'il n'y avait qu'eux, ce serait l'idéal.

« Par contre toi, tu me caches quelque chose et ne me mens pas s'il te plaît. » Je souris avec douceur. « Tes cheveux en désordre, tes yeux rougis et cette petite chose que j'ai récupéré par terre avant de te suivre. » Je le pose sur la table un sourire léger et doux sur mes lèvres. « Tu sais que tu peux tout me dire. » Je me lève et viens la prendre d'instinct dans mes bras avant de souffler doucement. « Parle-moi Cassy, je sens ta détresse et ça me tue. Je ne sais pas comment t'aider, j'ai l'impression de devenir dingue. » Je la tourne vers moi et pose mes mains sur ses joues avant d'embrasser tendrement son front. « Tu es la sœur que j'ai toujours voulu avoir alors dis-moi ce qui ne va pas. » Et ça me fera une excellente distraction en plus d'être sincèrement inquiète pour elle.
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Posté le Mar 31 Juil - 19:51.
Je suis enfermée dans une prison émotionnelle qui ne me quitte pas. J’ai beau me changer les idées, m’impliquer dans un groupe associatif pour aider les Nocturnes ou encore tout ranger à la maison, mettre mes papiers en ordre et trouver d’autres activités rien n’y fait. Dès que je suis ici, dans cette chambre ou que je m’attarde sur ces fichus symptômes la tristesse et les larmes me gagnent à nouveau. Il faut que j’agisse, il faut que j’aille voir Blérim. Mais comment faire ? Je sais désormais que je suis enceinte de lui, est ce que je peux le prévenir ? Je n’en ai pas l’impression car il doit être plus que surveiller.. Ca me tue chaque jour un peu plus. Ce manque de sa présence, le fait de ne pouvoir me confier à lui. Il a rempli cette maison de sa présence durant des mois et désormais elle est bien vide. Il m’a permis de me dévoiler, de me libérer, et désormais c’est comme si sa présence manquait au sein de mon étreinte. La nuit, j’en suis venue à dormir avec l’une de ses chemises, comme un enfant le ferait avec un doudou… Qu’est-ce que je deviens franchement ? Je suis pathétique, je me trouve pathétique.

Alors que Risa pénètre la maison et s’annonce, je laisse négligemment le test de grossesse sur le sol et je tente vainement de me donner une bonne allure.  C’est sans compter sur les talents de détective de ma meilleure amie et surtout son don. J’ai même oublié ce détail un instant !  En revanche même si c’est son métier qui nous a permis de nous rencontrer et que j’ai longtemps béni, en ce jour, je n’ai pas du tout le même sentiment.  Visiblement, mon étreinte n’a rien dissimulé, ni même ma bonne humeur de surface. Je suis une piètre comédienne en sa présence visiblement. Peut être juste parce que je manque de sommeil et de volonté. J’en ai tout de même assez pour préparer la tisane. Tout simplement parce qu’elle va me donner un coup de peps et me permettre de supprimer ces fichues nausées.

Je souris de bon cœur alors que Risa m’indique à demi-mots avoir tout remarqué mais j’attends tout de même sa réponse à mes question et ne pipe pas mot concernant mon cas.  J’ai bien remarqué qu’elle n’avait pas l’air d’avoir la forme et si c’est le cas je veux pouvoir l’aider.  Le truc c’est que mon amie en plus d’être très douée pour enquêter est parfois super vile. Ainsi, elle parle, m’explique ce qui l’amène, que sa vie est présentement compliquée et qu’elle cherche un peu de repos tout en enchaînant directement sur mon cas. Ma vile amie (oui je me répète !) a récupéré le test qu’elle dépose sur la table tout en m’invitant à parler. Si seulement j’arrivais à le faire. J’ouvre la bouche et la referme avant de me retourner pour verser l’eau chaude dans les deux mugs.

C’est lorsque ma meilleure amie vient m’enlacer et me demander de lui parler que je m’effondre à nouveau. J’ai profondément honte, elle vient chercher du calme et tout ce que je lui donne c’est ma propre détresse. C’est indigne d’une amie !  D’un autre côté, je ne peux pas rester de marbre et ne rien dire, je sais qu’elle m’en voudra.  Alors, comme une tornade qui vient happer une maison entière j’avoue en mettant mes mains sur les siennes posées sur mes joues «  Je suis enceinte de Blérim qui a été à nouveau enfermé au Ribcage. »  Voilà, tout est dit.  « Je suis désolée Risa, tu viens chercher du repos et tu te prends mes émotions de plein fouet. Je suis vraiment désolée. Crois-moi. Je ne veux pas t’obliger à assumer mon fardeau. Je comprendrais que tu ne veuilles pas rester. Je suis vraiment désolée de ne pas être à la hauteur cette fois-ci. » Je me laisse alors glissée contre le meuble de la cuisine, me recroquevillant sur moi-même. Risa ne m’a jamais vu dans cet état. L’ai-je déjà été au moins ? C’est une bonne question. «  Je ne sais pas quoi faire Risa… je suis complètement perdue. » Je me rappelle alors notre discussion alors que je lui demandais conseil à propos des sentiments, ceux qui sont capables de nous rendre extrêmement heureux mais aussi profondément tristes… je crois que j’avais raison. Cela aurait-il changé quelque chose si je ne m’étais finalement pas lancée ? On ne le saura jamais. Alors je crois que je dois me battre pour mon bébé et pour son père mais comment faire ? Comment être assez forte pour ça ? « Il me manque… si tu savais. Je ne sais même pas s’il voudrait que je le garde cet enfant.  Et si je le garde, est-ce qu’il verra un jour son père ? » Mes larmes coulent alors doucement, comme si elles roulaient au ralenti.
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Posté le Jeu 2 Aoû - 22:36.
Il y a des moments où les choses ne sont pas exactement celles qu'elle devrait être. Je comprend ce genre de phénomène, tout simplement parce que cela m'arrive constamment. Avec le boulot que je fais, ce n'est guère étonnant de finir avec des conclusions qui n'étaient pas celle qu'on avait prévu au départ. Pourtant, je n'aurais pas cru que les choses étaient si compliqué pour Cassy. Il faut avouer que ces derniers temps, j'étais tellement prise par toutes ces foutues affaires qui se sont entassé que je n'ai pas pu venir la voir et que je n'ai pas pu prendre de ses nouvelles aussi souvent que je le fais d'origine. Un malaise s'empare de moi en me rendant compte à quel point j'ai été pitoyable comme amie. Pourtant, j'ai envie de me rattraper alors que j'ai remarqué beaucoup de chose qui ne lui ressemblent pas, comme ce test de grossesse, ces yeux rouges. J'ai envie de lui apporter le réconfort dont elle a visiblement besoin. Alors je finis par laisser de côté ce qui ne tourne pas rond chez moi pour savoir ce qui ne tourne pas rond chez elle. Je sais qu'elle va parler quand ses mains se posent sur les miennes, cependant je ne m'attendais pas du tout à ce qu'elle me dise ce genre de chose... Enfin ouais, non, ce n'est pas tout à fait exacte. J'avais bien compris que Blérim lui plaisait, mais je n'aurais jamais pensé qu'il passerait directement à l'action. Attend, est-ce qu'il a … Est-ce que... Okay Risa, on se calme. Elle ne le dirait pas de cette façon si elle avait été une nouvelle violé. Et puis ce n'est pas le genre du lycan de ce que j'ai pu ressentir.

Je secoue la tête imperceptiblement alors qu'elle reprend. Je la laisse finir de parler, jusqu'à ce qu'elle m'avoie à quel point il lui manque. Si je savais ? Oh cocotte, je sais, je ressens même, l'absence. « Okay alors déjà on se calme Cassy. Viens t'asseoir. » Je l'oblige à prendre un siège pas parce que je la crois malade, mais parce que je vais probablement parler plus que de raison, comme d'habitude quand je suis avec elle. « D'une, tu sais très bien que je suis là pour toi et que le repos, je le ressens peu importe ce qu'il se passe. Donc laisser tomber cette culpabilité, c'est plutôt moi qui devrait me sentir mal. J'étais tellement prise entre mon boulot et mes problèmes que je t'ai négligé alors que d'origine je passe au moins une fois par semaine juste pour discuter. Tu crois qu'une véritable amie ferait ça ? J'ai honte de moi. » Et c'est la vérité. Bordel, j'ai vraiment honte de ce que j'ai fait. Pourtant, dieu sait que j'aime Cassy, comme ma propre sœur. Mais ce qui se passe dans ma tête... C'est comme si rien d'autre ne comptait et c'est à me rendre dingue. « De deux, tu es toujours à la hauteur, alors s'il te plaît ne te rabaisser pas de cette façon. Je ne connais personne d'aussi fort que toi. Sachant ce qu'il t'arrive en ce moment, je trouve ça parfaite logique que tu ne sois pas en forme. Alors ne dit pas que tu n'es pas à la hauteur. » Je souris doucement et pose le thé qu'elle avait commencé à préparer devant chacune de nous. « De trois, tu n'es pas un fardeau et tu ne le seras jamais, que ce soit bien clair. On est d'accord ? » J'attends pas réellement d'assentiment de sa part, mais je veux qu'elle comprenne que peu importe le moment, je suis là pour elle.

J'essaie en plus de faire les choses dans l'ordre, ça n'a rien de simple. Je sens tout ce qu'elle ressent et croyez-moi, ça n'a rien de faible sentiment. Cette perdition, ce manque... Tout ça me rappelle un peu trop ma situation actuelle qui ne devrait possible. « Tu sais, c'est normal d'être perdue dans ce genre de circonstance. Je sais que tu as toujours voulu avoir des enfants. Mais avec Blérim repartit au Ribcage et cette incertitude qui pèse sur nos têtes. Si seulement je pouvais faire quelque chose qui permettrait de faire tomber ce foutu gouvernement, ce ne serait pas du luxe. » En faisant attention à ce qu'IL ne soit pas touché n'est-ce pas. Je secoue la tête une nouvelle fois pour chasser ces pensées. C'est pas le moment bordel ! « Si je savais ? Cassy, bon sang, je sais exactement ce que tu ressens là. J'ai l'impression qu'il me manque tellement que je pourrais cesser de respirer. Tu crois-moi, je sais exactement à quel point il te manque. » Je souris doucement. « Et ça me fait comprendre à quel point il est important pour toi et à quel point il va être important de faire exploser ce système pour qu'on puisse tous vivre de nouveau normalement. » Parce que même moi, j'en ai marre d'être surveillé en permanence. Ces chaînes qu'on nous impose pour de mauvaise raison... J'en ai plus qu'assez ! Une fois encore me voilà à serrer les dents un instant avant de reprendre plus calme. « Tu sais, la question qu'il faut te poser c'est surtout si tu le veux ou pas cet enfant. C'est ça qui est le plus important. » Je souris doucement, je sais que ce n'est pas ce qu'elle a envie d'entendre, mais je n'ai pas d'autre réponse.

« Il y a tellement de chose à prendre en compte si tu continues comme ça, surtout en l'état actuel des choses. Pourtant, rien de tout ceci ne devrait être pris en compte. Là, maintenant, tout de suite, c'est à toi que tu dois penser. Pas à la situation, pas à Blérim, mais à toi. Cet enfant, tu en as envie ? Ou pas ? » Question qui paraît simple mais qui est ô combien difficile je le conçois. « Pour ce qui est de Blérim, honnêtement, je ne pense pas qu'il serait contre. Quoi que ça risque de lui en mettre un coup sur le carafon, mais c'est quelqu'un de profondément aimant, je ne doute pas un seul instant qu'il acceptera cet enfant. » Je lui souris, tendrement, avec douceur. « Pour ce qui est du fait qu'il puisse le voir. Je n'ai pas de réponse. Je souhaite qu'un jour tout redevienne comme avant, que plus personne ne soit sous le joug d'une autorité complètement tordue et invivable. Mais je n'ai pas encore de réponse à ça. » Je caresse doucement ses cheveux en poussant la tasse de thé vers elle et en l'obligeant à boire un peu. « Mais je sais une chose. Peu importe, ta ou tes décisions, je serais là. À chaque fois que tu en auras besoin, à chaque instant, à chaque moment, tu pourras compter sur ma présence. » Quitte à quitter le boulot en plein milieu d'une enquête, pour elle, je lâcherais tout. Je veux qu'elle se sente bien, je veux qu'elle puisse être heureuse. Il va vraiment falloir exploser ce gouvernement de merde si on veut être tranquille un jour. Ça devient impératif !
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Posté le Ven 3 Aoû - 12:01.
Le monde s’est écroulé autour de moi le jour où il a été renvoyé au Ribcage. On pourrait juger ma réaction trop violente mais comprenez. Blérim s’est incrusté dans nos vies car nous l’avons accueilli à la maison.  Il a su prendre sa place, nous aider et devenir un membre à part entière de cette maison. Il m’a aidé à devenir celle que je suis désormais, une personne plus sûre d’elle, plus confiante en son avenir et plus déterminée à exploiter ses idées.  Il est devenu l’un de mes piliers. Ajoutons à cela qu’il a gagné mon cœur et que je le lui ai avoué que quelques semaines avant son départ, s’ajoute également la frustration de n’avoir pas eu le temps de profiter du temps qui nous était offert à tous les deux.  Et aujourd’hui, mon monde s’écroule une seconde fois en apprenant que je suis enceinte de lui.  Il me manque d’autant plus. J’ai toujours voulu être maman mais pas dans ces conditions, pas comme ça. Que vais-je faire ? Honnêtement ? C’est la panique dans mes pensées. Elles se bousculent toutes les unes les autres et je suis perdue. Je ne sais pas quoi faire. J’aimerais pouvoir au moins en parler au père, mais il m’est impossible de faire ça. Impossible.  Et à l’équation s’ajoute Risa que j’ai complètement mise de côté de mes histoires. Je m’en veux parce que je sais qu’elle s’en veut désormais alors qu’elle n’en a aucune raison. Elle a toujours été là pour moi, venant même me voir parce qu’elle sait que je suis agoraphobe… Elle a toujours été conciliante, et une amie fidèle. Je n’avais pas le droit de la mettre de côté mais je ne voulais tellement pas l’embêter alors qu’elle avait énormément de travail. Et désormais qu’elle est là, je la fais culpabiliser. Je suis une mauvaise amie parfois, vraiment !

Malgré tout, elle m’aide. Encore. Je m’assoie alors comme elle me le demande. Je suis docile car de toute manière j’en suis au point où je ne sais même plus quoi faire de mon corps.  « D’accord «  dis-je après qu’elle m’ait dit mes trois vérités « mais tu es une amie formidable Risa, ne culpabilise pas. On a qu’à dire qu’on a merdé toutes les deux… » j’ajoute avec une envie de sourire qui ne se concrétise finalement pas. Ma voix est rauque en prime.  Mais Risa est une amie formidable et je n’aime pas quand elle dit avoir honte d’elle parce qu’elle n’a pas à se sentir mal ‘avoir sa propre vie et de manquer de temps je ne lui en voudrais absolument jamais pour ça. Elle le sait pourtant.

Je l’écoute alors me parler. Quand Risa et moi sommes dans la même pièce c’est comme si nous avions un défi verbal à accomplir. Je pose également une main sur la sienne, elle m’ancre ainsi dans la réalité. J’essaye aussi de camoufler mes émotions pour ne pas l’accabler avec. Mais c’est compliqué vraiment ! Surtout qu’à ce manque terrible s’ajoute un brin ‘espoir qui, si Risa le ressent devrait la faire tilter. Elle veut faire sauter le gouvernement mais sa manière de le dire en cet instant précis me fait intérieurement réagir car je me dis qu’elle pourrait être un élément important pour la « résistance » que l’on a créé avec Joren. Sauf que je ne peux pas impliquer Risa, pas un agent du CAA qui pourrait être interrogé à tout moment.  Elle a pourtant créé une petite lueur. «  Comment veux-tu renverser le gouvernement ? Si je pouvais faire tout péter crois-moi que c’est la seule idée qui me traverse l’esprit en ce moment ou trouver un moyen de faire évader Blérim… Je ne devrais surement pas dire ça à un agent du CAA mais t’es aussi comme ma sœur et je sais que tu peux comprendre. » et voilà que la rage et la colère se mêlent à mes paroles. C’est mon âme entière qui se brise avec cette situation et mon amie, que je voulais préserver, reçoit toutes mes émotions de plein fouet. D’un côté cela m’aide car je n’ai pas besoin de lui expliquer mes ressentis d’un autre j’ai conscience de la violence de mes sentiments et je m’en veux tellement de lui imposer ça.

Puis voilà que Risa me ramène à la question essentielle.  Une question qui possède une réponse évidente à mes yeux.  Je joue alors avec ma tasse quand Risa pose à nouveau la question. « Si je mets tout de côté, tu connais aussi bien ma réponse que moi… oui je le veux cet enfant. Après tout j’aime Blérim et même si c’est soudain et surtout terriblement imprévu, c’est aussi une partie de lui. » Je pense que Risa comprend tout à fait ce que je veux dire par là. Cet enfant est une partie de Blérim, une partie de moi aussi, un espoir pour l’avenir à mes yeux. Mais comment avoir cet espoir qu’il puisse vivre normalement dans le monde actuel ? Cela sous-entend que je me batte avec encore plus de rage pour un monde meilleur et je le ferai. Mais… Je bois une gorgée de tisane que Risa pousse sans cesse vers moi dans cette unique volonté. C’est alors qu’elle me jure être à mes côtés quel que soit ma décision. Sans prévenir j’éclate alors en sanglot. Des larmes de remerciement. «  Risa t’es tellement plus qu’une amie qu’est-ce que je ferais sans toi franchement ? » dis-je en souriant. « Cependant il y a tellement de données à prendre en compte. Tu me dis que ce qui est le plus important est de savoir si je veux cet enfant mais c’est la seule certitude que j’ai.  A côté de ça, je me demande comment je vais faire... si jamais les autorités apprennent que je suis enceinte d’un lycan, je peux finir au Ribcage ou dans un laboratoire… C’est ce qui me fait le plus peur avec le fait d’envisager que cet enfant ne verra peut-être jamais son père et que son père ne le verra peut-être jamais grandir… J’en ai pas envie Risa… C’est la possibilité pour Blérim d’avoir une seconde chance dans la vie et de faire mieux que ce qu’il a pu faire dans le passé. De racheter tout ce qui lui fait honte.  Je ne peux même pas aller le voir sans éveiller les soupçons sur moi. Jusqu’à présent mon tempérament et mes peurs m’ont poussée à vivre cachée et ça m’a préservée de tout ce monde du Ribcage, mais maintenant ? » Je prends alors ma tête dans mes mains. Elle tourne et ma vision se voile. Je crois qu’il faut que je ralentisse le rythme mais c’est compliqué.

« Je reviens je vais me rafraîchir » dis-je alors en me levant. Puis je me dirige vers la salle de bain et j’ouvre le robinet d’eau froide pour me mouiller le visage. Depuis quelques jours j’ai le tournis de temps en temps. J’imagine qu’il s’agit uniquement d’un symptôme de grossesse, fort peu agréable je dois bien l’admettre.  Quand je reviens, je passe par ma chambre et récupère l’objet que j’avais créé pour Risa avec les conseils de Nell une jeune femme rencontrée en haut d’un Tour. Ca fait très Raiponce dit comme ça et je souris doucement.

« Tiens c’est un petit cadeau pour toi. » dis-je à Risa en lui tendant les deux anneaux de plantes entremêlés. Un petit repos dans mes pensées me fait du bien. Même si au fond tout me ramène à ma situation e permanence. Tout simplement parce que les symptômes de grossesse se multiplient avec le temps et qu’elle-même me ramène à Blérim et au vide que son absence laisse en moi.
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Posté le Mar 7 Aoû - 20:47.
Merdé toutes les deux, c'est pire que ça au fond. J'étais tellement prise dans tout que je n'ai même pas pensé aux autres. Dans ma tête, il n'y avait que Joshua et le moyen le plus efficace de l'oublier, d'anéantir ce qui se passait dans mon esprit, de gommer cette rencontre bien trop prenante à mon goût. Il n'y a qu'à voir aujourd'hui, malgré le fait que je m'occupe de mon ami, sa présence tourne dans un coin de ma tête, toujours là, envahissante et tellement pénible. Pourquoi donc ce foutu cerveau s'évertue à m'obliger à penser à lui. Sérieusement ? J'ai bien d'autre chose à penser non ? Je secoue la tête pour que ça s'en aille pour que toutes pensées concernant l'ange finissent aux oubliettes, plus facile à dire qu'à faire. Agacée, je finis par le reléguer une nouvelle fois d'un côté de ma tête et je reprends doucement. « Ouais, probablement. On va dire ça comme ça. » Moi qui me pensais pas du tout du genre à faire passer mon boulot avant le reste... Je me sens toujours minable. Je finis par reprendre le contexte et finis par balancer ce qui me vient en tête, parce que j'en ai ma claque. Je parle de foutre le gouvernement en berne parce qu'ils n'arrêtent pas d'imposer leurs restrictions, mais personne ne se rend compte qu'aucun de nous n'a voulu vivre ainsi. Personne ne nous a demandé notre avis au fond. Franchement on est né comme ça, supprimer notre don, c'est comme arraché le bras d'un humain lambda. Et puis, ce n'est pas pour ça qu'il y a moins de crime. Soyons honnête, la moitié des gens qu'on a arrêté ces derniers temps étaient des humains classiques. Alors quand Cassy reprend la parole et me demande ce que je ferais pour renverser le gouvernement, je ne sais pas quoi répondre. Je la laisse parler tranquillement et fini par prendre la parole.

« Honnêtement, je ne sais pas ce que je pourrais faire. Je sais beaucoup de chose, sur le CAA, le CODECS, c'est l'avantage de la chaîne. Je peux aussi entrer plus facilement au Ribcage parce que je suis capable de faire quelque chose que je ne t'ai pas encore dit et que le CAA exploite sans vergogne. Je connais des tas de trucs, mais personne ne se fiera jamais à moi pour aider. J'ai vendu mon don pour sortir de ce bourbier et pouvoir travailler sur la libération des nôtres dehors au lieu de moisir au Ribcage. Si seulement mes parents ne m'avaient pas vendu, j'aurais très bien pu passer inaperçu sans souci. » Je m'arrête, me rendant compte de ce que j'ai dis. Et puis honnêtement, qu'est-ce que ça change ? J'ai fais ce que je pensais le plus juste. Je fais en sorte de toujours lancer les chasseurs sur des pistes moindres, sauf quand l'aberration est réellement l'une de celle meurtrière qu'il faut arrêter. « Tu sais le CAA, si je pouvais l'éviter, je l'éviterais comme la peste. Ce n'est pas de gaieté de cœur que j'ai pris cette décision et tous les jours, je m'en veux. Mais je n'avais pas le choix, mes parents avaient déjà décris au CAA ce que je pouvais faire et de quel façon je pouvais être utile. Comme s'ils allaient laissés quelqu'un comme moi leur filer entre les pattes. Mon don n'a peut-être rien d'offensif, mais il n'empêche que je suis bien plus utile que tout le monde le pense. » Sérieusement, comment devenir un ennemi rapidement. « Mais j'aimerais tellement faire péter ce système. J'en ai marre qu'on nous prenne pour des montres alors qu'aucun de nous n'a décidé de naître ainsi. J'en ai marre qu'on nous catalogue alors qu'une partie des meurtriers sont de simple et basique humain. Franchement qui sont-ils pour nous jugés sans nous connaître ? » Voilà que je m'emballe de nouveau.

Je secoue la tête et tente de penser à autre chose. Je finis par parler du bébé, de ce bébé. L'idée me fait rêver. J'ai toujours eu envie d'être mère, au plus profond de moi, j'ai toujours eu envie de trouver quelqu'un que j'aimerais réellement et qui m'aimerais pour ce que je suis, avec qui j'aurais des enfants... Un rêve bien vide de sens quand on est empathe. Dur de faire abstraction de toute ces petites choses qui vont et viennent dans le cœur de notre compagnon. Au final, il n'y a qu'avec ce foutu ange que... Oula t'emballe pas ma grande, l'ange il est hors contexte là... Tu m'étonnes qu'il est hors contexte. Ma digression personnelle ne m'empêche pas d'écouter ce que je me dis Cassy et je comprends parfaitement, même trop bien en fait. C'est l'avantage d'être empathe, on peut facilement s'identifier à l'autre. « Tu ferais peut-être plus de truc sans moi. On ne sait jamais, si ça se trouve, rien de tout ça ne se serait passé et tu aurais changé de coin quand ce meurtre est arrivé au lieu de t'accrocher à la pauvre empathe que je suis. » Un peu d'autodérision et un sourire pour lui montrer que je rigole bien évidemment, même si parfois je le pense. Je me dis que si je me m'étais pas accroché à elle, peut-être que tout cela ne lui serait pas arrivé. Je n'en sais rien au fond, mais je peux au moins l'espérer non ? « Honnêtement Cassy, je comprends. Je sais qu'avec ce qu'il se passe en ce moment, le fait que tu puisses te retrouver au Ribcage si quelqu'un de malintentionné apprenait ça. Mais crois-moi, je sacrifierais n'importe qui, n'importe quoi si quelqu'un devait cafté. Je n'hésiterais certainement pas une seconde à utiliser mon don, et mes relations partout pour t'éviter tout ça. »

Je souris doucement. « Je te protégerais de tout, envers et contre tout. De plus, on peut toujours trouver des moyens de te protéger sans éliminer qui que ce soit. Il est de notoriété publique que tu détestes le contact, quoi de plus normal. On peut trouver des tas de solutions pour te couvrir et pour le reste, crois-moi je ferais mon possible pour tout. » Parce que je sais quelque chose, qu'elle sait aussi. « De plus, je sais parfaitement que ce bébé, ce n'est pas qu'une lueur d'espoir. Si jamais tu devais décidé de t'en séparer, tu t'en voudrais et je refuse que tu sois triste. C'est hors de question. On peut trouver un moyen pour que rien ne soit caché et en même temps que le bébé et toi vous soyez protéger. Je te rappelle que je suis en partie la loi et que je la connais parfaitement et donc le moyen de détourner tout ça. » Je souris. J'essaie tant que je peux de l'aider, mais je ne suis pas certaine d'être très douée. J'ai tellement l'habitude de me fermer au monde que je dois manquer cruellement de tact et de savoir vivre concret. Un léger soupir passe sur mes lèvres alors qu'elle se lève pour aller se rafraîchir. Qui aurait cru que tout ça serait problématique. Moi qui pensais que nos vies ne pouvaient pas être plus compliqué. Voilà que je fais une fixette sur un putain d'ange et que ma meilleure amie, ma sœur, tombe enceinte d'une aberration. Mais la vie n'en a pas marre d'être chienne de la sorte. J'aimerais tellement que tout soit plus simple, moins compliqué. Que plus rien ne nous arrive et que tout revienne à la normale, comme à Réversa. Que le temps s'inverse.... Bah bien sur et pourquoi pas des licornes et des arc en ciel et des bisounours aussi tant qu'on y est.

Rahhh tout ça m'agace et ces foutues pensées aussi d'ailleurs. Je finis par grogner contre moi-même avant de finalement ressentir que Cassy revient. Je me tourne vers elle quand elle me tend quelque chose et je regarde les deux anneaux de plantes entremêlés. Je souris, parce que j'ai l'impression que c'est nous. Main dans la main, envers et contre tout et tous. « C'est superbe. » Je regarde le travail qui a dû demander un temps impressionnant et je souris doucement. « On dirait un symbolique de nous. De notre relation. J'ai l'impression de nous voir à travers ces plantes, à travers ce cadeau. » Je souris doucement en touchant avec douceur les plantes. Je fais le tour de chaque anneau, m’émerveillant un peu plus à chaque fois. « Mais pourquoi un tel cadeau ? » Parce que je ne comprends pas réellement. Des cadeaux, je n'en ai pas reçu énormément en fait, pour être honnête j'ai cessé de recevoir quoi que ce soit une fois que mon don s'est manifesté. Un sourire teinté de tristesse passe sur mon visage avant de finalement plonger le regard dans celui de mon amie, cherchant une raison, qui n'est peut-être pas là. Faire des cadeaux pour le plaisir ça existe, mais il faut toujours que je cherche une raison dans tout alors...
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Posté le Mer 8 Aoû - 18:07.
Risa est touchante à s’en vouloir de la sorte parce qu’elle n’a pas eu le temps de passer me voir. Elle croit qu’elle est fautive dans tout ça qu’elle a failli à son devoir mais l’amitié c’est bien plus que ça. Avec Risa on pense l’une à l’autre quoi qu’il arrive et on sait qu’en un coup de téléphone l’une sera là pour l’autre. Et c’est ça l’amitié – pouvoir compter sur sa moitié à tout moment. Je n’ai aucun doute sur ce point concernant Risa. Elle est la meilleure amie que je n’ai jamais eu, la sœur que j’ai toujours rêvé d’avoir. Et rien que pour cela je remercie à ce corps d’avoir été enterré près de chez nous. Sans cela je ne l’aurais jamais rencontrée et je crois que je stagnerai encore dans mes peurs aujourd’hui.  Avec elle je suis allée bien plus loin en quelques semaines que je n’ai pu le faire toute seule en quelques années. Poppy m’a sauvé mais il n’a jamais osé me pousser. Il avait surement peur d’aller trop loin, je ne sais pas.  Il a surement ses raisons et je ne lui en veux pas parce qu’il m’a de toute manière sauvé à bien des égards. Je le suis reconnaissante à vie pour cela.

Enfin, quoi qu’il en soit je vois que mon amie est perturbée. Même si ma douleur altère mon jugement, je peux sentir son agitation, et son regard qui part plus souvent dans le vague qu’à l’accoutumée. Mais elle tient coûte que coûte à se focaliser sur mon cas. Sans doute cela la divertit-elle. Je lui donne alors l’explication pour mon état présent. Cette sensation de vide au creux de mon estomac me fait plonger dans une eau si froide que j’ai peur de rester figer pendant trop longtemps. Figée dans un monde que je ne connais pas et qui m’effraie. Mais heureusement, j’ai aussi cette âme de battante et de militante qui va m’aider à tenir le coup, j’en suis convaincue.  D’ailleurs, la ferveur de Risa fait écho à la mienne.

« Peut être que tu pourrais faire bien plus que tu n’imagines Risa ? Pourquoi ne pas entrer dans un groupe pro-aberrations ? » Oui, je devrais avoir honte mais je la teste également me donnant également le temps de rassembler mes esprits avant d’éventuellement lui parler du groupe que je dirige avec Joren. Par contre ses révélations ne m’aident pas à garder le focus. Tout d’abord elle sait faire des choses dont elle ne m’a pas parlé, puis elle peut entrer dans le Ribcage plus facilement et j’ai soudain l’idée de lui demander d’aller voir Blérim pour moi, de s’assurer qu’il va bien et de lui transmettre le message pour nous … et puis elle m’avoue aussi que ses parents l’ont vendu. Ca fait définitivement trop d’informations et je ne sais plus par quel bout commencer. Risa à ce don de toujours beaucoup me parler mais surtout de balancer des vérités comme si je savais tout.  Mais mon regard a du parler par moi-même et mon amie fini par m’expliquer en partie les choses. «  Mais c’est horrible Risa, pourquoi tu ne m’as jamais dit tout ça ? C’est un lourd fardeau… mais je ne comprends qu’est-ce que tu peux faire de plus avec ton empathie ? » Je suis étonnée et blessée pour elle parce que se faire ainsi trahir et dénoncé par sa propre famille il ne doit rien y avoir de pire. Comment faire confiance après ça, après tout ce qu’elle a vécu ? Je suis même étonnée qu’elle m’ait ouvert la porte.

Je soupire finalement alors qu’elle pose cette dernière question sur le jugement des autres. « Pour moi nous répétons les erreurs du passé. J’ai l’impression de vivre ce que j’ai lu dans les livres d’histoire sur la seconde guerre mondiale et le règne d’Hitler, les camps de concentrations etc… A mes yeux le Ribcage est un nouveau camp de concentration et nous sommes dans une tyrannie pleine d’inégalités.  Et Risa, tu ne me connais pas comme ça mais sache que je ferai tout pour me battre et pour faire tomber ce règne de terreur pour les Aberrations et les Altérations… quels termes péjoratifs… » je crache finalement, toute la colère en moi cumulée ressurgissant soudain entre les larmes, l’angoisse de cette décision que je dois prendre et le manque profond que je ressens en l’absence de Blérim.

C’est ainsi d’ailleurs qu’on parle de mon bébé, notre bébé. Je ne sais vraiment pas quoi faire, entre mon cœur et la raison tout se bouscule.  J’ai cette vile impression d’être purement égoiste de vouloir garder un enfant qui ne sera probablement jamais libre de vivre normalement… oui c’est ça, c’est de l’égoïsme, pour avoir un enfant comme j’en ai toujours rêvé et un bout de Blérim qui subsiste avec moi et cet enfant… Comme s’il était… mais non Cassy tu n’as pas le droit de penser ça ! Tu es stupide !! Blérim n’est pas condamné tu vas le revoir alors la ferme ! Cet enfant tu le veux parce que tu aimes l’homme avec qui tu l’as conçu et que ton désir d’être mère date de ta plus tendre enfance ! Quand est-ce que tu vas voir la vérité en face ! Flûte ! Oulaaa mon esprit me joue des tours. Je m’auto dispute c’en serait presque mignon. Ce qui l’est moins, c’est Risa qui me fait une mauvaise blague. Au début je ne comprends pas vraiment mais je finis par me rendre compte au ton de sa voix et à son regard qu’elle s’amuse.  « Ouais t’as raison t’es qu’une pauvre empathe qui a sauvé une minable elfe de ses propres peurs et l’a portée plus loin qu’elle ne l’aurait imaginée. T’es vraiment stupide ! » j’ajoute en souriant. Cela me manque ces derniers temps. Je veux dire sourire.

Puis mes larmes redoublent d’abondance quand Risa me fait cette promesse si profonde, si pure. Celle de me protéger quoi qu’il arrive. Elle sacrifierait tout pour moi. J’en ferais de même si je devais. Mais pourquoi ? Parfois je ne comprends pas ce qui nourrit notre amitié. C’est à la fois si intense et si pur, si solide aussi. « Tu viens de me donner une idée Risa. Du moins de consolider celle que j’avais déjà. Tu crois que si je trouve un médecin que je peux mettre dans la confidence, faire croire que j’ai suivi un parcours de procréation médicalement assistée suite à un don de sperme pourrait fonctionner ? » Je ne vois que ça pour nous protéger… Du moins au début car si le bébé hérite du gêne de Blérim, nous aurons un autre souci par la suite. Mais on m’a toujours appris à résoudre un problème après l’autre. «  Et ainsi tu n’auras personne à tuer… Non parce que mine de rien ça m’angoisse quand tu parles de tuer pour moi… » j’ajoute avec un sourire doux.

Toute cette discussion met mes émotions à rude épreuve. La présence de Risa m’a calmé cependant et me permet de me recentrer sur l’essentiel. J’ai cependant besoin d’aller me rafraîchir car les nausées me prennent de plein fouet. En ce moment, elles se manifestent de manière aléatoire et n’ont rien du tout d’agréable. J’en profite pourtant pour ramener le cadeau que j’avais pour Risa. Je suis assez fière du rendu. Dans les couronnes elle peut trouver différentes fleurs, couleurs et textures. J’y ai même mis deux roses épinées.  « Oui si tu poses les anneaux tu peux voir qu’ils forment le sigle infini. Il y a des fleurs qui représentent l’amitié et d’autre la force… » Je lui explique. « Il n’y a aucune raison pour ce cadeau, j’avais juste envie de t’offrir quelque chose parce qu’avant que tout ne parte en vrille, en faisant le point je me suis rendue compte de l’importance que tu as pour moi et de l’énorme avancée que tu m’as permis de faire dans la vie. » J’ai aussi le fameux bracelet pour Blérim mais je ne pourrai probablement pas le lui donner avant un moment.  « Tu n’as pas vraiment l’habitude des cadeaux, je me trompe ? »
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Posté le Ven 10 Aoû - 13:10.
Je n'aurais jamais imaginé en venir à parler de tout ça. Enfin qui aurait cru honnêtement que les choses finiraient de cette façon. Elle enceinte d'une aberration au Ribcage et moi éprise d'un foutu ange que je connais à peine. Franchement la vie est réellement injuste, pourtant, ça ne m'empêche pas d'être celle que je suis et de montrer qui je suis. Devant Cassy, je n'ai jamais été cette altération catastrophique qui n'est désiré de personne, qui fait peur à tout le monde et que tout le monde redoute parce qu'elle n'a aucun doute sur ce que vous ressentez. Même le peu de temps que j'ai passé au Ribcage m'a fait comprendre que je n'étais pas normale. Tout le monde chuchotait sur mon passage, je pouvais sentir la peur dans leur cœur, et elle se reflétait carrément dans leur regard. Oh bien sur, être enfermé devait jouer, mais c'était sur mon passage que ça babillait. Mes parents avaient tout fait pour que mon don soit connu. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Les empathes ne sont pas des gens mauvais, alors oui, le cœur des Hommes n'a aucun secret pour nous et personne ne peut nous mentir sur ce qu'il ressent, mais en dehors de ça, qu'avons-nous fait pour mériter une telle animosité ? C'était les questions que je me posais avant et puis j'ai compris. Certains empathe se sont servis de leur don pour manipuler les émotions d'autres... Voilà à quoi j'ai été relégué : une manipulatrice d'émotion. Parce que si lire les émotions est une chose désagréable mais sur laquelle on peut passer, manipuler quelqu'un et l'obliger à ressentir des choses qu'il n'a aucune envie de ressentir n'est pas quelque chose de normal.

Je relève la tête à l'instant où Cassy me répond et je souris tristement. « Pourquoi ? Parce que ça serait autant dangereux pour eux que pour moi. » Comment lui expliquer ce que j'ai déjà passé dix mille fois dans ma tête. « Le souci vois-tu c'est qu'être du CAA rend les choses tout compliqué. Alors oui, j'ai accéder à des tas de choses, plus que la plupart de ceux qui veulent changer le monde. Mais je suis tout autant une menace que je pourrais être une bénédiction. » Je passe une main dans mon cou et la regarde doucement. « Imagine si j'étais arrêté à un moment, interrogé et que je connaissais des noms, qu'on me forçait à les dires ? Cela mettrait le bordel dans la résistance. Sans compte que ça marche dans l'autre sens. Si l'un des résistants connaissait mon nom et était capturé et qu'il parlait ? Je ne pourrais plus être du CAA et je ne pourrais plus aider. » Je souris de nouveau tristement. « La seule solution que j'ai trouvé c'est de le faire dans l'ombre, qu'une seule personne connaisse mon identité et que les autres n'en sache rien. Mais honnêtement, je ne suis pas certains que beaucoup accepterait. Alors pour l'instant, je me contente de compiler tout ce que je peux sur le gouvernement actuel pour voir où ça me mènera. » Et j'évite d'impliquer une certaine personne pour une raison encore plus obscur. Hors de question de lui faire du mal, quitte à ce que ça me coûte... Merde, cette façon de penser me ressemble certes, mais pas envers un ange. Quelque chose s'est passé durant notre rencontre, quelque chose qui n'aurait pas dû se passer et me voilà maintenant déchiré entre trop de chose.

Je serre les dents et continue de parler. Peut-être n'aurais-je pas dû, mais j'estime que c'est mon devoir de la mettre au courant de tout ce qu'il s'est passé. Je n'en ai jamais réellement parlé et sa réponse fait sortir un rire amer de mes lèvres. « Et comment j'aurais pu aborder ça ? Oh au fait mes parents m'ont vendu quand les anges ont balancé la bombe. Ils ont décrit tout ce que je pouvais faire avec mon don et je me suis retrouvé au Ribcage où j'ai dû tout faire pour survivre d'une façon non approprié. Tu images ce que ça fait d'être vendu comme une ennemi par tes propres parents ? » Je secoue la tête. « Pardon je n'aurais pas dû te dire ça. Ta famille, c'était une vraie famille. La mienne... Elle n'avait de famille que le nom, rien d'autre. Je n'ai toujours été qu'un outil pour mes parents. Je ne sais pas ce qu'il en était pour mon frère, mais il s'avère que je n'étais pas l'outil que mes parents voulaient, alors ils s'en sont débarrassés. C'est aussi simple que ça. » Simple et cruel à la fois. Mais il s'agit de la dure réalité de ma famille... Je secoue de nouveau la tête et décide d'être totalement honnête. « Mon don se découpe en deux en quelque sorte. J'ai l'empathie classique, la possibilité de ressentir les sentiments de tout le monde. Il s'agit en quelque sorte d'un don passif, quelque chose que je ne contrôle pas, qui se fait naturellement. » Je déglutit un instant et reprends. « Et il y a l'esprit empathique, la partie active de mon don, qui me permet de voir le monde d'une façon différente. »

Je secoue la tête, c'est tellement compliqué à expliquer. Alors je lui fais plutôt une petite démonstration, même si elle ne pourra pas voir ce que je fais, elle peut voir mes yeux devenir totalement blanc, presque argenté, comme un miroir. Son aura est troublé par son chagrin, je peux voir la ligne bleue de la tristesse vibrer à chacune de ses respirations et instinctivement ma main se pose sur mon cœur. Je relâche l'esprit empathique et reprends doucement. « Je suis capable grâce à l'esprit empathique de voir l'aura émotionnelle des gens. C'est comme des lignes de couleurs qui entoure la personne et vibre d'une façon différente pour chaque personne et une teinte de couleur par personne aussi. L'aura émotionnelle est unique pour chacun et … je suis capable de traquer n'importe qui, n'importe quand, n'importe où. » Je serre les dents. « Les traces émotionnelles sont plus persistante que l'odeur, ou autre et je peux les suivre facilement. La pluie ne les efface pas, ce qui fait que je ne perds quasiment jamais ma cible. Si je la perds, c'est qu'elle est trop loin de ma perception, ou que les traces sont vraiment trop lointaine. Mais du moment où elle ne date pas plus de trois semaines, je peux les suivre. Je pourrais même décrire tout le chemin que tu as fais depuis plusieurs jours. » Je pousse un soupir et me prends la tête dans les mains. « C'est ça que j'ai vendu au CAA. C'est ça qu'ils utilisent. Comme ils ne connaissent pas mon don aussi bien que moi, je fais parfois exprès de perdre la trace quand je me rend compte que la personne que je traque n'a rien fait de mal. J'ai perdu de nombreuses traces comme ça. Ils pensent que je ne peux remontrer les traces que de quelques jours, voir une semaine. C'était vrai avant, plus maintenant. »

On a tous à faire quelque chose. « Honnêtement, je n'en suis pas fière, mais j'ai toujours fais très attention. La justice, c'est ce qui me fait avancer, et tout le monde y a droit. C'est ma façon de voir les choses, alors j'agis dans ce sens-là, même si le CAA s'imagine que je suis leur petit chien docile. » Je n'ai jamais été docile, pas depuis que je suis née en tout cas. Il n'empêche que je n'aime pas me dire que le CAA est au courant de ce don pour traquer les gens, ça me dérange. Si jamais mon don devait changer, évoluer, je ne le dirais à personne, ça vaudrait mieux pour tout le monde. Je finis par une petite pointe d'humour sur moi à laquelle elle me répond. Mon rire résonne comme autant de carillon dans la maison. « Tu vois, on se comprend. » Un clin d’œil plus tard et je lui parle de toutes les possibilités pour cacher sa grossesse et que personne ne soit au courant. Elle me surprend une fois de plus avec une très bonne idée. « Oui, ça peut marcher. Mais il nous faudrait aussi un hackeur qui puisse te sortir les documents comme s'ils étaient vrai. Ça je peux le faire, je sais où en trouver un. » Merci le darkweb qui me permettait parfois d'avoir accès à des informations que je ne devrais pas avoir. « Rohh t'es pas drôle. J'ai même pas le droit de me défouler un petit peu. » Je secoue la tête de dérision, mais au fond ça m'arrange. Être empathe n'est pas de tout repos et tuer quelqu'un... Ce n'est pas bon pour un empathe disons.

Je la laisse aller se rafraîchir, me demandant si je peux faire quelque chose de plus, jusqu'à ce qu'elle revienne avec un cadeau. Je la regarde tranquillement et ne sais quoi répondre. D'habitude, il y a toujours une raison pour que tout arrive. On ne fait pas de cadeau juste pour faire des cadeaux. À chaque fois que quelqu'un m'a offert quelque chose, il avait toujours une idée derrière la tête. Ça ne m'a jamais plu, alors je n'ai jamais rien accepté, jusqu'à... Je secoue de nouveau la tête, n'y pense pas, jamais ! Je relève la tête du signe de l'infini en plongeant mon regard dans le sien. « Non, jamais en fait. Enfin si une seule fois. » Je souris en repensant au cadeau. « Mon frère qui m'a légué sa maison en quelque sorte avant qu'il ne disparaisse je ne sais où. En dehors de ça, personne ne m'a jamais fais de cadeaux. Mes parents, ils se sont contentés de m'élever, de me faire apprendre, de m'obliger à m'exercer, mais c'est tout. C'est tout nouveau. Je ne sais pas comment réagir en fait. Désolé. » Je me sens perdue, pour ça, pour le reste, pour cet ange qui tambourine à ma tête et se rappelle à mon bon souvenir. C'est ainsi qu'une légère larme s'écoule de mon œil pour dévaler le long de ma joue.
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Cassandra Cicéron
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Posté le Dim 12 Aoû - 22:34.
Dans mon esprit tout s’embrouille, tout se mélange. J’ai l’impression qu’il en est de même avec mes émotions que je ne contrôle plus et qui passent du coq à l’âne en quelques secondes, en fonction de nos paroles. La seule constante reste le vide créé par la perte de Blérim. Seule et unique constante depuis des semaines maintenant. Et puis il y a les coups de massues qui s’ajoutent au fil des jours, des heures parfois comme actuellement avec Risa qui m’avoue coup sur coup que ses parents l’ont vendu au gouvernement et qu’elle a fait un passage au Ribcage. Cette révélation me renvoie indubitablement à Joshua qui compte faire un reportage sur les lieux. Il serait peut-être opportun que Risa témoigne pour cet article… peut-être, mais ce n’est absolument pas le moment de parler de tout ça car nous en sommes à nous confier, à être sincères et à nous aider l’une l’autre. Mon amie est un rocher solide auquel je peux m’accrocher et Dieu sait que j’en ai besoin en ce moment. J’ai besoin qu’elle me dise quoi faire et surtout qu’elle me dise que je prends les bonnes décisions. Si vous saviez à quel point il est compliqué d’avoir le pouvoir de vie ou de mort sur un enfant qui n’est pas encore né et à quel point imaginer un avortement est cruel et contre nature pour moi. Mais je dois également penser à son avenir. Quel avenir dans un monde où mon bébé ne pourrait pas voir son père et bénéficier de son expérience pour apprendre à vivre chaque jour qui lui ai donné ? Ce sont d’ailleurs de telles réflexions qui nous amènent à parler de faire tomber le gouvernement en place et de résistance.

En évoquant ce sujet d’ailleurs, je ne peux m’empêcher de demander son avis à Risa. Participerait-elle à ce type d’organisation ? Car si c’est là sa volonté je pourrais faire quelque chose pour elle. Cependant, elle m’explique à juste titre qu’elle pourrait être aussi bien une bénédiction qu’une malédiction. Je ne peux la contredire mais son savoir pourrait tellement être précieux. « Oui je sais que tu as raison mais tu pourrais tellement nous aider de par ton appartenance au CAA. Honnêtement Risa, vu la situation je serais prête à prendre le risque, à être celle qui pourrait être ton unique interlocutrice » Mais qu’est-ce que tu fais Cassy ? Tu avoues à demi-mots à ta sœur de cœur que tu fais partie d’une résistance ! Bravo ! Mais je lui fais une confiance aveugle et vu le discours qu’elle vient de tenir, je ne pouvais pas faire autrement. Vraiment. Et je pense également qu’elle comprendra ce choix. Je suis tellement au bord du désespoir. La race humaine a perdu une partie du bénéfice du doute que je lui accordais. Tous ces moutons qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, franchement, il faut leur ouvrir les yeux, nous n’avons pas le choix !

Puis lorsque je m’étonne que le sujet de ses parents et qu’un sentiment d’horreur m’envahie, elle m’explique alors pourquoi elle ne m’en a jamais parlé. Je dois bien lui accorder que ce n’est pas le sujet que tu lances lors d’une rencontre autour d’une tasse de thé. Cela n’aurait ni queue ni tête. Mais tout de même, c’est une histoire de dingue que j’ai du mal à comprendre car comme elle le souligne, ma famille était une vraie famille, protectrice et aimante. Je me lève et m’approche d’elle un moment pour la prendre dans mes bras et lui déposer un baiser dans les cheveux. « Tu m’as moi Risa maintenant, je serai toujours ta famille, je te le promets. » Puis je me rassoie, prise de nausées juste avant qu’elle ne m’explique l’étendue de ses dons. C’est impressionnant d’ailleurs, je n’aurais jamais imaginé qu’une seconde qu’elle pouvait faire autre chose de son don.

Ma bouche s’ouvre alors que je vois le blanc de ses yeux, puis comme Risa sait le faire avant même que je pose la moindre question, elle m’explique tout. Son don, son étendue, ce qu’elle a venu au CAA et le regret qui l’habitude. Je la comprends, cela ne doit pas être facile mais il faut qu’elle voie le bon côté des choses. Elle permet à des innocents de partir, un autre ne l’aurait peut-être pas fait. C’est d’ailleurs l’une des plus grandes qualités de mon amie. Je l’ai remarquée à notre première discussion. Quelle que soit l’affaire, elle est toujours guidée par la justice c’est ce qui rend son jugement important à mes yeux. « Et si tu essayais de voir le bon côté des choses ! Tu peux protéger les innocents ! Moi je dis qu’il vaut mieux que ce soit toi qu’un de ces pourris sans cœur ! » Oui je suis intransigeante mais le CAA…Enfin passons il ne vaut mieux pas que je commence sur cette pente glissante. « il ne faut pas être si dure avec toi Risa. Tu fais pour le mieux, comme moi. Et si pour cela il faut parfois aller contre nos principes je reste persuadée que du moment que l’on fait du mieux qu’on peut c’est le principal. » et je pose ma main sur la sienne en signe de soutien. « De quelle couleur est ma signature émotionnelle ? » je lui demande alors curieuse. La curiosité est un vilain défaut je le sais…

Heureusement Risa sait ajouter un trait d’humour à la discussion pour alléger l’ambiance. Je la suis volontiers mais mieux encore, ses mots concernant ma grossesse me donnent finalement une idée. Enfin, je l’avais déjà en amont, mais elle se consolide. J’en fais alors part à mon amie qui confirme que ça peut fonctionner. Et là je sens le soulagement m’envahir. Je me relâche complètement. C’est LA solution. Avec ça pour couvrir mes arrières, je me sentirai plus sereine. Mais j’aimerais aussi beaucoup que Blérim puisse être au moins au courant. Même s’il ne peut pas réellement faire de choix pour le moment. De toute manière je ne le forcerai pas à assumer la paternité. Les circonstances ne le permettent pas. Alors je finis par sourire. « Risa tu es vraiment pleine de ressources, mais t’imagines même pas comme je me sens mieux d’un coup. Enfin si tu imagines très bien vu que tu reçois l’écho de mes émotions, mais bon tu m’as comprise c’est une façon de parler ! » je lui avoue finalement même si au fond je n’ai pas besoin de le verbaliser…

Mais relâcher tout n’est pas forcément salvateur pour mes symptômes qui vont et vient et me font la vie dure. Je pars donc me rafraîchir dans la salle de bain et reviens avec le signe infini que je lui ai fabriqué. Je suis étonnée qu’elle soit elle-même étonnée par mon présent, mais vu ce qu’elle m’a raconté plus tôt au fond, c’est plutôt logique. Je souris, puis me met même à rire lorsqu’elle s’excuse car elle ne sait pas comment réagir. « Voyons Risa ! Tu n’as pas à réagir d’une manière ou d’une autre suis ton cœur et puis c’est tout ! Si ça t’inspire un sourire, souris moi, si tu préfères un câlin, câline moi… ou tu peux juste dire merci. Enfin quoi qu’il en soit ta réaction t’appartient et doit venir du fond de ton cœur. Pour une fois, essayes de ne pas contrôler ton ressenti… » Tiens en parlant de ça, je n’ai pas oublié ma question quand elle est arrivée et surtout ce que j’ai pu analyser de son visage. « ET d’ailleurs, en parlant de contrôle, si tu me disais ce qui ne va pas de ton côté !? »
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