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MAJ d'avril
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 No matter what | Joren & Joshua

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Joshua C. Peterson
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Posté le Lun 7 Mai - 14:04.
No matter what

Joren & Joshua



[…] Leur existence n’est plus un secret pour qui que ce soit. Si certains en doutaient encore il y a quelques mois, nul doute que les actes perpétrés par nombre d’Aberrations ne laissent plus de place au doute : les Vampires et Lycans ne sont pas de simples créatures mythiques, mais bel et bien des individus réels, dangereux et pour la plupart incontrôlables. La preuve, la criminalité violente a bien augmenté à Bristol depuis l’incendie qui a ravagé une partie du Ribcage en octobre, plongeant cette ville autrefois si sûre et paisible dans une ambiance plus tendue que jamais. L’affaire des Purificateurs, par exemple, en est un nouveau rappel : la peur continue de ranger les habitants, poussant certains à lancer une véritable vendetta vis-à-vis des Aberrations, mais aussi des Altérations, jusque-là plutôt épargnées. Combien de temps jusqu’à ce que la situation n’échappe totalement au contrôle des autorités ? Combien de temps jusqu’à ce que Bristol ne devienne une deuxième Réversa, baignant dans le sang des innocents ? Le temps presse, c’est indéniable. En attendant que le Ribcage soit à nouveau opérationnel et qu’il n’accueille, comme il était censé le faire, ces créatures surnaturelles qui font couler le sang, il ne reste aux Bristoliens qu’à être prudents. Et prier pour leur survie.
 
J. Peterson,


in The Bristol Post.


***


« Ecoute, Mark, je ne changerai pas mon article. Je... Mais on s’en fout, j’ai juste dit la vérité, je ne vais pas faire semblant que l’on vit dans le meilleur des mondes alors que c’est pas le cas ! »

Continuant de déambuler dans ce parc agréable de la ville, l’ange pousse un soupir agacé. Il faut dire qu’il n’a pas vraiment envie de se justifier alors que le Bristol Post connaît déjà sa plume acerbe et critique depuis de longs mois, qui dénonce les crimes des Aberrations et souligne les problèmes des pauvres Bristoliens, qui se sont vus envahis par des créatures surnaturelles. A la base, c’était bien pour cela qu’ils appréciaient ses articles, non ? Joshua n’avait pas froid aux yeux et était déterminé à exposer les monstres et leurs méfaits, malgré les risques que cela pourrait représenter pour lui. Après, il ne parlait pas que de ça dans ses articles, mais... La plupart du temps, oui. Parce que c’était sa mission, et qu’il ne l’oubliait pas. S’il était devenu un ange, s’il avait accepté la proposition d’Adrian Maitan, c’était justement pour pouvoir ouvrir les yeux aux gens. Alors ce n’est pas maintenant qu’il va se rétracter, hors de question. Et tant pis si cela ne plaît pas à tout le monde, y compris au rédacteur en chef de ce journal. Au pire, il y en a d’autres et le Britannique n’aura aucun remord à proposer ses services à la concurrence... Un commentaire qui horripile son collègue. Un sourire en coin narquois se dessine instinctivement sur les lèvres du trentenaire.

« Ecoute, j’aime bien collaborer avec le Bristol Post... mais je l’ai toujours dit : ma condition, c’est d’être libre d’écrire ce que je veux, de la façon que je veux. Avec votre accord, bien entendu. Ouais... Ouais, je sais que c’est trop demander parfois, mais il ne faut pas que vous oubliez que ce n’est pas un Bristolien qui écrit ces articles, mais bien un Réversien qui en a vu des choses pendant des années. Je n’incite pas à la haine, je mets simplement en garde les habitants de cette ville. »

Après, si cela peut inspirer des gens à chasser des Aberrations... L’Anglais ne fondra pas en larmes en l’apprenant, hein. Mais en gros, tout ce qu’il vient de dire est vrai, et l’on ne pourra pas l'accuser de mentir. Cependant, à entendre Mark, ce n’est pas vraiment le Bristol Post qui est mécontent du ton alarmiste de ces articles... Mais bien le Maire et son équipe. Surtout que le journaliste qui les écrit, en l’occurrence lui, fait partie du Conseil qui gère la ville. La mâchoire de Joshua se serre, alors qu’il ralentit le pas. Il n’aime pas le Maire, ce connard prétentieux qui s’est opposé à lui plus d’une fois déjà. Après, le Conseil ne dépend pas exclusivement du Maire, mais le journaliste se doute bien que l’influence de Griffith dans cette ville est assez grande. Une éventuelle menace pour lui et son ambition de monter en grade dans la politique. A un moment donné, il faudra que tu choisisses : soit tu continues d’écrire ce genre d’articles comme si de rien n’était, soit tu gardes ta place au Conseil. Peterson… Je dis ça, je dis rien.

« Ouais, c’est ça, ne dis plus rien. J’veux plus rien entendre. »

Et l’ange lui raccroche au nez. Non, sérieux... Il rêve, là ? Sa place au sein du Conseil est incontestable, il a toujours été présent lors des réunions importantes, il a toujours participé activement aux partages d’idées, aux études de projets ! Et il est aussi journaliste... ce qu’ils savaient déjà d’avance ! Alors quoi, ils veulent l’empêcher de faire son métier maintenant ? Veulent-ils l’obliger à choisir entre sa passion et son ambition ? Désormais que le Peterson a tout ce qu’il voulait, une voix active et populaire à Bristol et une place prestigieuse dans la structure politique de la ville, il ne veut lâcher quoi que ce soit, c’est aussi simple que cela. Il a bossé dur pour en arriver là... Alors s’ils croient pouvoir le stopper maintenant, ils se trompent lourdement, oh que oui.

« Bande de connards ! »

Lâche-t-il d’une voix basse, mais teintée de colère. Il n’avait même pas remarqué qu’il y avait un type derrière lui qui avait écouté une bonne partie de la conversation... C’est pourquoi Joshua lui lance un regard orageux lorsqu’il remarque que le brun le regarde fixement.

« Quoi ? Un pigeon m’a chié dessus ? »

Si ça se trouve, hein...

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Joren O'Donnell
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Posté le Mar 8 Mai - 22:17.
Mais c’était quoi encore cet article qui visait à détruire les Nocturnes ? Joren relu le paragraphe à plusieurs reprises. Bien sûr, il ne pouvait pas cracher dessus. Au fond de lui, il savait que ces mots disaient la vérité. Les Nocturnes étaient des êtres imprévisibles et dangereux. Qui disait le contraire était fou. Mais de là à les mettre tous dans le même panier. De là à remuer le couteau dans la plaie … C’était vraiment du foutage de gueule. Ou alors, les journalistes s’amusaient simplement à instaurer une peur constante. Après tout, qui voudrait encore foutre les pieds dehors lorsque des vampires et des lycans peuvent vous tomber dessus n’importe quand ?

Joren se massa les yeux afin de garder son calme. Il connaissait plusieurs Nocturnes qui n’avaient rien à voir avec ces vulgaires criminels incontrôlables. C’était à cause d’articles comme ça que la menace continuait à persister. Que certains habitants de Bristol se rebellaient jusqu’à s’en prendre physiquement aux Nocturnes. C’était à cause de personnes mal intentionnées, que la ville restait emmurée dans une folie sans précédent. C’est vrai, Joren en avait plus qu’assez de cette situation. Il était un foutu humain qui risquait sa peau à chaque fois qu’il sortait de chez lui. Il avait peur de son meilleur ami, et même s’il faisait tous les efforts du monde pour accepter son nouvel état, il n’arrivait pas à craindre qu’il puisse le vider de son sang au beau milieu de la nuit. Et Ljena n’était pas nette non plus. Même s’ils partageaient beaucoup de choses en commun vu que leur lien d’opposé s’était crée quelques mois plutôt, elle ne lui disait pas tout.

Sa vie avait basculé du jour au lendemain après la grande Révélation. Il se rappelait de la venue incongrue de Perséphone dans son bar. Elle lui avait parlé de Réversa, de ces mutants et de toute la merde que ça allait engendrer. Elle n’avait pas eu tort. Bristol sombrait dans le chaos au fil des mois. La réaction de ses amis avait complètement changé. Au départ on trouvait ça plutôt cool de savoir que des êtres surnaturels rôdaient dans les rues. Certains voyaient une série américaine de teenagers se réaliser. La bande de loups garous qui vient sauver les petits humains contre des phénomènes paranormaux. Mais finalement, c’est la peur de l’inconnu et le racisme qui s’est installé. Les crimes à répétition n’ont pas aidés.

Joren froissa le journal entre ses doigts. Puis quelque chose retint son attention. Il se baladait dans un parc, non loin d’un homme qui parlait fort au téléphone. Il était grand, blond, bien bâti et plutôt séduisant. Mais ce n’était pas son physique qui l’avait interpelé, non, plutôt la conversation qu’il avait. Visiblement, si Joren avait tout suivi, cet homme ne pouvait être autre que J. Peterson. Il ne fallait pas avoir fait de grandes écoles pour comprendre. Il le suivait de près, même de trop près peut être.

L’homme fit volte face et le pointa du regard. Joren sentit son cœur s’emballer. Merde … que devait-il faire ? La peur le gagna et il balbutia des mots bêtes, mais incompréhensibles. Si seulement cet homme avait bien eu une chiure de pigeon sur l’épaule, ça lui aurait été plus favorable. Voyant son air interrogateur et presque agressif, Joren haussa bêtement les épaules et tendit le journal tout chiffonné à son interlocuteur.

« Vous êtes Mr Peterson ? Le mec qui a écrit cet article dans le Bristol Post ? Désolé, j’ai écouté votre conversation au téléphone … en même temps vous n’étiez pas très discret – dit-il dans un murmure. « Enfin je présume, en toute logique, que vous êtes Peterson. »

Il lui accorda un large sourire, un peu nigaud, comme il savait si bien le faire. Puis lui plaqua son torchon d’article sur le poitrail. Il pouvait reprendre son journal, Joren n’avait pas l’intention de le garder.

« Vous savez, les mots que vous écrivez dans ce journal ne sont pas anodins : prier pour leur survie. Vous croyez franchement qui est en mode survie ? Ces mots engendre la peur, la peur la colère, la colère la bêtise. Je connais … hum hum je pense, oui plutôt, je pense que certains Nocturnes pourraient très bien s’intégrer dans notre système si on ne les brimait pas sans cesse. Ce sont des humains avant toute chose. Comme vous êtes blond et je suis brun. Ils sont juste un peu différents. »


Ouais bon, j’avais pas les mots d’un journaliste, ni les preuves à l’affut. Si je lui parlais d’Aidan ou de Chris, il finirait probablement par me dénoncer.
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Joshua C. Peterson
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Posté le Sam 12 Mai - 14:09.
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Joren & Joshua



Oui ? Qu’est-ce qu’il lui veut celui-là ? De mauvaise humeur à cause de cette conversation avec son collègue, Joshua foudroie l’inconnu du regard. Vraiment, il a choisi le mauvais moment pour venir lui taper sur les nerfs. Puis bon, s’il pouvait aussi arrêter de balbutier des mots incompréhensibles, ce ne serait pas plus mal non plus, hein... Après quelques secondes de suspense, le brun lui demande enfin... s’il est Mr. Peterson. Les bras croisés, l’ange plisse légèrement les yeux, intrigué. L’humain sait qui il est. Devrait-il se méfier de ce gars ? Toujours aussi paranoïaque, le journaliste reste toujours aussi immobile, mais tout à fait prêt à se défendre si jamais l’autre décide de s’en prendre à lui. Même si le Britannique possède un don qui lui permet de mettre les Nocturnes à distance, il a toujours su que cela ne marcherait pas forcément sur un humain et donc il a fréquenté des cours d’autodéfense pendant un long moment. Pas question de se faire attaquer et se contenter de subir. Et puis, il a aussi un taser, sur lui, petit mais efficace. Au cas où son don et ses techniques d’autodéfense ne seraient pas assez, hein. Mais il semblerait finalement que ce type a juste entendu sa conversation au téléphone. En même temps vous n’étiez pas très discret. Bon... Ouais, il n’a pas tort. Bah quoi, l’ange était en colère, qu’est-ce que vous voulez ?

« Quelle perspicacité, dîtes donc. »

Dit-il d’un air faussement impressionné, la voix teintée d’ironie, tandis qu’un sourire en coin se dessine sur ses lèvres. Allez, si ça se trouve c’est un juste un Bristolien lambda qui lit ses articles et qui veut un autographe. Enfin, on ne lui en demande pas souvent, bien au contraire, mais il y en a des gens étranges dans ce bas-monde, pas vrai ? Autant faire un effort pour masquer sa mauvaise humeur et lui adresser un sourire plus ou moins aimable, se comporter en parfait humain plein d’empathie.  Par contre, qu’est-ce que le brun lui veut vraiment ? Ce suspense, par pitié. Il ne manque que les roulements de tambour. Puis le jeune homme semble se réveiller enfin et plaque un journal – le Bristol Post, évidemment – contre le torse de l’ange. Ce dernier se recule légèrement, prêt à riposter s’il a effectivement l’intention de l’agresser. Croyait-il vraiment que son air innocent suffirait à endormir définitivement sa méfiance ? Eh bah non. La main de Joshua se glisse doucement sur son taser, à l’intérieur de sa veste. Ne m’oblige pas à l’utiliser sur toi en plein Victoria Park, p’tit con.

Heureusement pour les deux hommes, l’inconnu se contente de lui montrer qu’il n’approuve pas forcément les choix de mots qu’il a fait dans son dernier article. Assez pour lui en vouloir au point de s’en prendre à l’ange ? Là est toute la question. Josh espère bien que non, parce qu’il ne tient pas à sortir son taser ou bien à lui faire une bonne clé de bras suivie de quelques coups de poing bien sentis. Vous voyez, il ne veut surtout pas être associé à ces anges miliciens qui tabassaient tout le monde à l’époque. Non, lui, il est un journaliste, voilà tout. Et les journalistes ne frappent pas les gens, même s’ils en ont envie. Et surtout pas quand il y a du monde autour. Avec un sourire froid, l’Anglais laisse l’autre homme lui faire la morale sans même essayer de l’interrompre. En même temps, cela ne ferait qu’empirer les choses, il le sait d’avance. Ainsi, il ne dit rien, préférant surtout écouter les mots de l’humain. Et ce je connais ne lui échappe pas évidemment. Mr. Pacifiste connaît donc des Nocturnes, hein ? Pas sûr que la CAA apprécie qu’il en connaisse et en défende, hein. Rassuré par cette conclusion, Joshua étire un sourire faussement résigné, attendant que l’autre finisse pour pouvoir enfin reprendre la parole sans lui crier dessus. Parce que la mauvaise humeur, elle est toujours là.

« Certains diraient que je suis châtain plutôt.  Tout est une question de point de vue, vous savez. » Répond-t-il d’un air amusé, avant de poursuivre, plus sérieux. « J’aurais aimé pouvoir écrire des articles plus joyeux, mais la réalité est ce qu’elle est. La criminalité violente a augmenté à Bristol depuis la Révélation, des cadavres exsangues, des corps mutilés... Et désormais il y a aussi les Purificateurs, ce groupuscule de gens qui veulent faire justice par eux-mêmes, punir les Aberrations et les Altérations. La situation à Bristol est loin d’être paisible, on ne peut pas faire comme si de rien n’était. Mon rôle est d’ouvrir les yeux aux gens, les inciter à la prudence, à la méfiance. Et pourquoi pas rappeler au Conseil qu’il est primordial de rouvrir le Ribcage avant que la situation n’empire encore plus. »

L’ange lève légèrement les bras, histoire de pouvoir conclure son raisonnement sans qu’il l’interrompe.

« Peut-être bien que certains Nocturnes ne sont pas si dangereux et cruels... Mais les simples humains comme vous, à moins que vous n’ayez un don, sont des cibles potentielles. Réversa était un merdier sans nom, les massacres étaient courants, j’en ai vu qui m’ont fait pâlir et vomir... mais c’était une petite ville, un peu perdue, oubliée par le monde. Mais pas Bristol. Bristol est un énorme terrain de jeu pour ces créatures, il y a beaucoup d'habitants dans cette ville. Alors il faut que les gens arrêtent de se leurrer. Il faut non seulement qu'ils croient enfin à l’existence des Vampires et Lycans, mais aussi qu'ils se méfient. Parce que oui, c’est une question de survie. Si vous vous retrouvez au mauvais endroit au mauvais moment... Vous savez ce qui vous arrivera dans 90% minimum des cas... Après, libre à vous de croire le contraire, mon cher ami. Peut-être que vous connaissez des Aberrations bien différentes de celles que j’ai pu croiser ? »

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Dernière édition par Joshua C. Peterson le Jeu 24 Mai - 12:48, édité 2 fois
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Joren O'Donnell
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Posté le Jeu 17 Mai - 22:30.
L’attitude du journaliste était étrange. Enfin, vu les circonstances elle ne l’était pas vraiment. Mais Joren n’était pas le genre de type qui faisait peur. Il avait cette tête particulièrement aimable que la grande majorité appréciait dès le premier contact. Même quand il se fâchait, il ressemblait à un petit labrador trop docile pour être craint. En général, ça l’exaspérait. Mais là, il était plutôt étonné de provoquer un tel effet. Le journaliste avait raison d’être sur ses gardes. Après tout, depuis la grande Révélation, Bristol avait changé de visage. Certain diront qu’avoir des Nocturnes et des Altérations courant les rues est une chose plutôt « cool », mais d’autres ne seraient pas du même avis.

Au départ, Joren avait trouvé l’idée plutôt amusante. Le surnaturel hantait enfin le réel. Un fantasme profond qui l’avait habité depuis son adolescence. Surtout les vampires. Il avait toujours trouvé intriguant et attirant. Les films, les jeux vidéo, les séries et les livres en faisaient référence en masse. Mais malheureusement les vampires de Réversa étaient loin d’être aussi amusant que ceux de la science fiction. Joren qui était un humain sans défense, qui avait succombé sans le moindre choix à l’envahisseur, avait du se confronter à la pénibilité de cette nouvelle vie.

Sortir tard le soir devenait un véritable parcours du combattant, voire même du suicide. La vie avait bien changé à Bristol. Le journaliste n’avait pas tort sur de nombreux points. Ce n’était pas là dessus que Joren s’insurgeait. Mais plus sur l’aspect général de son article. Il dégageait la peur, l’angoisse. Or la peur circulait déjà assez dans les veines des citoyens. Un homme n’avait pas besoin de l’attiser d’avantage pour provoquer on ne sait quel sentiment de haine et de bêtise humaine.

Joren serra les poings, contracta sa mâchoire, puis essaya de respirer calmement pour ne pas déballer tout un tas de bêtises sous le coup de la colère. Il avait le don de dire des conneries lorsqu’il était énervé.

« Je ne dis pas que vous avez tort sur tous les points. Loin de là. Je sais bien que nous sommes sans défenses contre ces personnes. Vous croyez que j’en ai pas fait les frais ? Hé bien si, à plusieurs reprises. Mais il faut savoir s’adapter à la situation. Ils ne sont pas tous dangereux. En écrivant un tel article, vous attisez simplement la colère et la haine des gens. Comme vous venez de me le dire, des groupuscules se lèvent, tuent les Nocturnes … mais ça fait quoi d’eux ? Des monstres. »

Il avait été sur les lieux du crime, avait vu l’horreur sous les yeux. Le corps mutilé de ce vampire, le sang s’imprégnant dans la neige. Le barman n’avait pas trouvé cet acte héroique, loin de là. Non. Les humains étaient capables de bien pire que les Nocturnes. Ils avaient l’esprit tordu, alors que les Nocturnes étaient animés par une soif animale, tout simplement.

« Des humains qui agissent comme des monstres, ça me fait bien plus peur que des Nocturnes et des Altérations qui se baladent dans Bristol. Beaucoup d’entre eux cherchent juste un moyen de se loger, de se nourrir, de ne pas se sentir persécuté. Je ne pense pas qu’en se soulevant les choses changeront. Le gouvernement se charge de la situation. »

Malheureusement les choses n’allaient pas assez vite. La preuve, les amis humains de Joren avaient pour la plupart tous passé le permis du port d’armes. La moitié d’entre eux avaient acheté une arme et se balaient avec « au cas où ». Et alors ? Bristol allait devenir une sorte de Far West ? Où chacun ferait sa loi à sa façon ? C’était d’un absurde …

« Peut-être que ça ne convient pas à tout le monde … mais les gens ne peuvent pas décider de faire la loi à leur manière. Qui décide de la mort de l’un ou de l’autre ? Les victimes chercheront réparation, mais sous l’effet de la colère, ils chercheront surtout à trouver un coupable et à lui infliger leur douleur, pour se soulager. Mais en tuant n’importe quel Nocturne venu, est-ce que ça arrangera les choses ? Non. L’autre camp demandera réparation ou vengeance. Et ça tombera dans un cercle vicieux. Et c’est ça qui fait peur … »

Peut-être qu’il cherchait trop loin, peut-être que finalement cet article ne serait pas vraiment lu, qu’il ne marquerait pas les esprits. Mais Joren avait conscience que les mots avaient leur importance et que si un homme pensait d’une telle façon, alors d’autres pensaient de la même façon.

« Hé arrêtez de tirer cette tête … je vais pas vous frapper. Je fais si peur que ça ? » demanda-t-il perplexe.
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