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 No matter what | Joren & Joshua

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Joshua C. Peterson
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Posté le Lun 7 Mai - 14:04.
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Joren & Joshua



[…] Leur existence n’est plus un secret pour qui que ce soit. Si certains en doutaient encore il y a quelques mois, nul doute que les actes perpétrés par nombre d’Aberrations ne laissent plus de place au doute : les Vampires et Lycans ne sont pas de simples créatures mythiques, mais bel et bien des individus réels, dangereux et pour la plupart incontrôlables. La preuve, la criminalité violente a bien augmenté à Bristol depuis l’incendie qui a ravagé une partie du Ribcage en octobre, plongeant cette ville autrefois si sûre et paisible dans une ambiance plus tendue que jamais. L’affaire des Purificateurs, par exemple, en est un nouveau rappel : la peur continue de ranger les habitants, poussant certains à lancer une véritable vendetta vis-à-vis des Aberrations, mais aussi des Altérations, jusque-là plutôt épargnées. Combien de temps jusqu’à ce que la situation n’échappe totalement au contrôle des autorités ? Combien de temps jusqu’à ce que Bristol ne devienne une deuxième Réversa, baignant dans le sang des innocents ? Le temps presse, c’est indéniable. En attendant que le Ribcage soit à nouveau opérationnel et qu’il n’accueille, comme il était censé le faire, ces créatures surnaturelles qui font couler le sang, il ne reste aux Bristoliens qu’à être prudents. Et prier pour leur survie.
 
J. Peterson,


in The Bristol Post.


***


« Ecoute, Mark, je ne changerai pas mon article. Je... Mais on s’en fout, j’ai juste dit la vérité, je ne vais pas faire semblant que l’on vit dans le meilleur des mondes alors que c’est pas le cas ! »

Continuant de déambuler dans ce parc agréable de la ville, l’ange pousse un soupir agacé. Il faut dire qu’il n’a pas vraiment envie de se justifier alors que le Bristol Post connaît déjà sa plume acerbe et critique depuis de longs mois, qui dénonce les crimes des Aberrations et souligne les problèmes des pauvres Bristoliens, qui se sont vus envahis par des créatures surnaturelles. A la base, c’était bien pour cela qu’ils appréciaient ses articles, non ? Joshua n’avait pas froid aux yeux et était déterminé à exposer les monstres et leurs méfaits, malgré les risques que cela pourrait représenter pour lui. Après, il ne parlait pas que de ça dans ses articles, mais... La plupart du temps, oui. Parce que c’était sa mission, et qu’il ne l’oubliait pas. S’il était devenu un ange, s’il avait accepté la proposition d’Adrian Maitan, c’était justement pour pouvoir ouvrir les yeux aux gens. Alors ce n’est pas maintenant qu’il va se rétracter, hors de question. Et tant pis si cela ne plaît pas à tout le monde, y compris au rédacteur en chef de ce journal. Au pire, il y en a d’autres et le Britannique n’aura aucun remord à proposer ses services à la concurrence... Un commentaire qui horripile son collègue. Un sourire en coin narquois se dessine instinctivement sur les lèvres du trentenaire.

« Ecoute, j’aime bien collaborer avec le Bristol Post... mais je l’ai toujours dit : ma condition, c’est d’être libre d’écrire ce que je veux, de la façon que je veux. Avec votre accord, bien entendu. Ouais... Ouais, je sais que c’est trop demander parfois, mais il ne faut pas que vous oubliez que ce n’est pas un Bristolien qui écrit ces articles, mais bien un Réversien qui en a vu des choses pendant des années. Je n’incite pas à la haine, je mets simplement en garde les habitants de cette ville. »

Après, si cela peut inspirer des gens à chasser des Aberrations... L’Anglais ne fondra pas en larmes en l’apprenant, hein. Mais en gros, tout ce qu’il vient de dire est vrai, et l’on ne pourra pas l'accuser de mentir. Cependant, à entendre Mark, ce n’est pas vraiment le Bristol Post qui est mécontent du ton alarmiste de ces articles... Mais bien le Maire et son équipe. Surtout que le journaliste qui les écrit, en l’occurrence lui, fait partie du Conseil qui gère la ville. La mâchoire de Joshua se serre, alors qu’il ralentit le pas. Il n’aime pas le Maire, ce connard prétentieux qui s’est opposé à lui plus d’une fois déjà. Après, le Conseil ne dépend pas exclusivement du Maire, mais le journaliste se doute bien que l’influence de Griffith dans cette ville est assez grande. Une éventuelle menace pour lui et son ambition de monter en grade dans la politique. A un moment donné, il faudra que tu choisisses : soit tu continues d’écrire ce genre d’articles comme si de rien n’était, soit tu gardes ta place au Conseil. Peterson… Je dis ça, je dis rien.

« Ouais, c’est ça, ne dis plus rien. J’veux plus rien entendre. »

Et l’ange lui raccroche au nez. Non, sérieux... Il rêve, là ? Sa place au sein du Conseil est incontestable, il a toujours été présent lors des réunions importantes, il a toujours participé activement aux partages d’idées, aux études de projets ! Et il est aussi journaliste... ce qu’ils savaient déjà d’avance ! Alors quoi, ils veulent l’empêcher de faire son métier maintenant ? Veulent-ils l’obliger à choisir entre sa passion et son ambition ? Désormais que le Peterson a tout ce qu’il voulait, une voix active et populaire à Bristol et une place prestigieuse dans la structure politique de la ville, il ne veut lâcher quoi que ce soit, c’est aussi simple que cela. Il a bossé dur pour en arriver là... Alors s’ils croient pouvoir le stopper maintenant, ils se trompent lourdement, oh que oui.

« Bande de connards ! »

Lâche-t-il d’une voix basse, mais teintée de colère. Il n’avait même pas remarqué qu’il y avait un type derrière lui qui avait écouté une bonne partie de la conversation... C’est pourquoi Joshua lui lance un regard orageux lorsqu’il remarque que le brun le regarde fixement.

« Quoi ? Un pigeon m’a chié dessus ? »

Si ça se trouve, hein...

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Joren O'Donnell
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Posté le Mar 8 Mai - 22:17.
Mais c’était quoi encore cet article qui visait à détruire les Nocturnes ? Joren relu le paragraphe à plusieurs reprises. Bien sûr, il ne pouvait pas cracher dessus. Au fond de lui, il savait que ces mots disaient la vérité. Les Nocturnes étaient des êtres imprévisibles et dangereux. Qui disait le contraire était fou. Mais de là à les mettre tous dans le même panier. De là à remuer le couteau dans la plaie … C’était vraiment du foutage de gueule. Ou alors, les journalistes s’amusaient simplement à instaurer une peur constante. Après tout, qui voudrait encore foutre les pieds dehors lorsque des vampires et des lycans peuvent vous tomber dessus n’importe quand ?

Joren se massa les yeux afin de garder son calme. Il connaissait plusieurs Nocturnes qui n’avaient rien à voir avec ces vulgaires criminels incontrôlables. C’était à cause d’articles comme ça que la menace continuait à persister. Que certains habitants de Bristol se rebellaient jusqu’à s’en prendre physiquement aux Nocturnes. C’était à cause de personnes mal intentionnées, que la ville restait emmurée dans une folie sans précédent. C’est vrai, Joren en avait plus qu’assez de cette situation. Il était un foutu humain qui risquait sa peau à chaque fois qu’il sortait de chez lui. Il avait peur de son meilleur ami, et même s’il faisait tous les efforts du monde pour accepter son nouvel état, il n’arrivait pas à craindre qu’il puisse le vider de son sang au beau milieu de la nuit. Et Ljena n’était pas nette non plus. Même s’ils partageaient beaucoup de choses en commun vu que leur lien d’opposé s’était crée quelques mois plutôt, elle ne lui disait pas tout.

Sa vie avait basculé du jour au lendemain après la grande Révélation. Il se rappelait de la venue incongrue de Perséphone dans son bar. Elle lui avait parlé de Réversa, de ces mutants et de toute la merde que ça allait engendrer. Elle n’avait pas eu tort. Bristol sombrait dans le chaos au fil des mois. La réaction de ses amis avait complètement changé. Au départ on trouvait ça plutôt cool de savoir que des êtres surnaturels rôdaient dans les rues. Certains voyaient une série américaine de teenagers se réaliser. La bande de loups garous qui vient sauver les petits humains contre des phénomènes paranormaux. Mais finalement, c’est la peur de l’inconnu et le racisme qui s’est installé. Les crimes à répétition n’ont pas aidés.

Joren froissa le journal entre ses doigts. Puis quelque chose retint son attention. Il se baladait dans un parc, non loin d’un homme qui parlait fort au téléphone. Il était grand, blond, bien bâti et plutôt séduisant. Mais ce n’était pas son physique qui l’avait interpelé, non, plutôt la conversation qu’il avait. Visiblement, si Joren avait tout suivi, cet homme ne pouvait être autre que J. Peterson. Il ne fallait pas avoir fait de grandes écoles pour comprendre. Il le suivait de près, même de trop près peut être.

L’homme fit volte face et le pointa du regard. Joren sentit son cœur s’emballer. Merde … que devait-il faire ? La peur le gagna et il balbutia des mots bêtes, mais incompréhensibles. Si seulement cet homme avait bien eu une chiure de pigeon sur l’épaule, ça lui aurait été plus favorable. Voyant son air interrogateur et presque agressif, Joren haussa bêtement les épaules et tendit le journal tout chiffonné à son interlocuteur.

« Vous êtes Mr Peterson ? Le mec qui a écrit cet article dans le Bristol Post ? Désolé, j’ai écouté votre conversation au téléphone … en même temps vous n’étiez pas très discret – dit-il dans un murmure. « Enfin je présume, en toute logique, que vous êtes Peterson. »

Il lui accorda un large sourire, un peu nigaud, comme il savait si bien le faire. Puis lui plaqua son torchon d’article sur le poitrail. Il pouvait reprendre son journal, Joren n’avait pas l’intention de le garder.

« Vous savez, les mots que vous écrivez dans ce journal ne sont pas anodins : prier pour leur survie. Vous croyez franchement qui est en mode survie ? Ces mots engendre la peur, la peur la colère, la colère la bêtise. Je connais … hum hum je pense, oui plutôt, je pense que certains Nocturnes pourraient très bien s’intégrer dans notre système si on ne les brimait pas sans cesse. Ce sont des humains avant toute chose. Comme vous êtes blond et je suis brun. Ils sont juste un peu différents. »


Ouais bon, j’avais pas les mots d’un journaliste, ni les preuves à l’affut. Si je lui parlais d’Aidan ou de Chris, il finirait probablement par me dénoncer.
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Joshua C. Peterson
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Posté le Sam 12 Mai - 14:09.
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Oui ? Qu’est-ce qu’il lui veut celui-là ? De mauvaise humeur à cause de cette conversation avec son collègue, Joshua foudroie l’inconnu du regard. Vraiment, il a choisi le mauvais moment pour venir lui taper sur les nerfs. Puis bon, s’il pouvait aussi arrêter de balbutier des mots incompréhensibles, ce ne serait pas plus mal non plus, hein... Après quelques secondes de suspense, le brun lui demande enfin... s’il est Mr. Peterson. Les bras croisés, l’ange plisse légèrement les yeux, intrigué. L’humain sait qui il est. Devrait-il se méfier de ce gars ? Toujours aussi paranoïaque, le journaliste reste toujours aussi immobile, mais tout à fait prêt à se défendre si jamais l’autre décide de s’en prendre à lui. Même si le Britannique possède un don qui lui permet de mettre les Nocturnes à distance, il a toujours su que cela ne marcherait pas forcément sur un humain et donc il a fréquenté des cours d’autodéfense pendant un long moment. Pas question de se faire attaquer et se contenter de subir. Et puis, il a aussi un taser, sur lui, petit mais efficace. Au cas où son don et ses techniques d’autodéfense ne seraient pas assez, hein. Mais il semblerait finalement que ce type a juste entendu sa conversation au téléphone. En même temps vous n’étiez pas très discret. Bon... Ouais, il n’a pas tort. Bah quoi, l’ange était en colère, qu’est-ce que vous voulez ?

« Quelle perspicacité, dîtes donc. »

Dit-il d’un air faussement impressionné, la voix teintée d’ironie, tandis qu’un sourire en coin se dessine sur ses lèvres. Allez, si ça se trouve c’est un juste un Bristolien lambda qui lit ses articles et qui veut un autographe. Enfin, on ne lui en demande pas souvent, bien au contraire, mais il y en a des gens étranges dans ce bas-monde, pas vrai ? Autant faire un effort pour masquer sa mauvaise humeur et lui adresser un sourire plus ou moins aimable, se comporter en parfait humain plein d’empathie.  Par contre, qu’est-ce que le brun lui veut vraiment ? Ce suspense, par pitié. Il ne manque que les roulements de tambour. Puis le jeune homme semble se réveiller enfin et plaque un journal – le Bristol Post, évidemment – contre le torse de l’ange. Ce dernier se recule légèrement, prêt à riposter s’il a effectivement l’intention de l’agresser. Croyait-il vraiment que son air innocent suffirait à endormir définitivement sa méfiance ? Eh bah non. La main de Joshua se glisse doucement sur son taser, à l’intérieur de sa veste. Ne m’oblige pas à l’utiliser sur toi en plein Victoria Park, p’tit con.

Heureusement pour les deux hommes, l’inconnu se contente de lui montrer qu’il n’approuve pas forcément les choix de mots qu’il a fait dans son dernier article. Assez pour lui en vouloir au point de s’en prendre à l’ange ? Là est toute la question. Josh espère bien que non, parce qu’il ne tient pas à sortir son taser ou bien à lui faire une bonne clé de bras suivie de quelques coups de poing bien sentis. Vous voyez, il ne veut surtout pas être associé à ces anges miliciens qui tabassaient tout le monde à l’époque. Non, lui, il est un journaliste, voilà tout. Et les journalistes ne frappent pas les gens, même s’ils en ont envie. Et surtout pas quand il y a du monde autour. Avec un sourire froid, l’Anglais laisse l’autre homme lui faire la morale sans même essayer de l’interrompre. En même temps, cela ne ferait qu’empirer les choses, il le sait d’avance. Ainsi, il ne dit rien, préférant surtout écouter les mots de l’humain. Et ce je connais ne lui échappe pas évidemment. Mr. Pacifiste connaît donc des Nocturnes, hein ? Pas sûr que la CAA apprécie qu’il en connaisse et en défende, hein. Rassuré par cette conclusion, Joshua étire un sourire faussement résigné, attendant que l’autre finisse pour pouvoir enfin reprendre la parole sans lui crier dessus. Parce que la mauvaise humeur, elle est toujours là.

« Certains diraient que je suis châtain plutôt.  Tout est une question de point de vue, vous savez. » Répond-t-il d’un air amusé, avant de poursuivre, plus sérieux. « J’aurais aimé pouvoir écrire des articles plus joyeux, mais la réalité est ce qu’elle est. La criminalité violente a augmenté à Bristol depuis la Révélation, des cadavres exsangues, des corps mutilés... Et désormais il y a aussi les Purificateurs, ce groupuscule de gens qui veulent faire justice par eux-mêmes, punir les Aberrations et les Altérations. La situation à Bristol est loin d’être paisible, on ne peut pas faire comme si de rien n’était. Mon rôle est d’ouvrir les yeux aux gens, les inciter à la prudence, à la méfiance. Et pourquoi pas rappeler au Conseil qu’il est primordial de rouvrir le Ribcage avant que la situation n’empire encore plus. »

L’ange lève légèrement les bras, histoire de pouvoir conclure son raisonnement sans qu’il l’interrompe.

« Peut-être bien que certains Nocturnes ne sont pas si dangereux et cruels... Mais les simples humains comme vous, à moins que vous n’ayez un don, sont des cibles potentielles. Réversa était un merdier sans nom, les massacres étaient courants, j’en ai vu qui m’ont fait pâlir et vomir... mais c’était une petite ville, un peu perdue, oubliée par le monde. Mais pas Bristol. Bristol est un énorme terrain de jeu pour ces créatures, il y a beaucoup d'habitants dans cette ville. Alors il faut que les gens arrêtent de se leurrer. Il faut non seulement qu'ils croient enfin à l’existence des Vampires et Lycans, mais aussi qu'ils se méfient. Parce que oui, c’est une question de survie. Si vous vous retrouvez au mauvais endroit au mauvais moment... Vous savez ce qui vous arrivera dans 90% minimum des cas... Après, libre à vous de croire le contraire, mon cher ami. Peut-être que vous connaissez des Aberrations bien différentes de celles que j’ai pu croiser ? »

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Dernière édition par Joshua C. Peterson le Jeu 24 Mai - 12:48, édité 2 fois
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Joren O'Donnell
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Posté le Jeu 17 Mai - 22:30.
L’attitude du journaliste était étrange. Enfin, vu les circonstances elle ne l’était pas vraiment. Mais Joren n’était pas le genre de type qui faisait peur. Il avait cette tête particulièrement aimable que la grande majorité appréciait dès le premier contact. Même quand il se fâchait, il ressemblait à un petit labrador trop docile pour être craint. En général, ça l’exaspérait. Mais là, il était plutôt étonné de provoquer un tel effet. Le journaliste avait raison d’être sur ses gardes. Après tout, depuis la grande Révélation, Bristol avait changé de visage. Certain diront qu’avoir des Nocturnes et des Altérations courant les rues est une chose plutôt « cool », mais d’autres ne seraient pas du même avis.

Au départ, Joren avait trouvé l’idée plutôt amusante. Le surnaturel hantait enfin le réel. Un fantasme profond qui l’avait habité depuis son adolescence. Surtout les vampires. Il avait toujours trouvé intriguant et attirant. Les films, les jeux vidéo, les séries et les livres en faisaient référence en masse. Mais malheureusement les vampires de Réversa étaient loin d’être aussi amusant que ceux de la science fiction. Joren qui était un humain sans défense, qui avait succombé sans le moindre choix à l’envahisseur, avait du se confronter à la pénibilité de cette nouvelle vie.

Sortir tard le soir devenait un véritable parcours du combattant, voire même du suicide. La vie avait bien changé à Bristol. Le journaliste n’avait pas tort sur de nombreux points. Ce n’était pas là dessus que Joren s’insurgeait. Mais plus sur l’aspect général de son article. Il dégageait la peur, l’angoisse. Or la peur circulait déjà assez dans les veines des citoyens. Un homme n’avait pas besoin de l’attiser d’avantage pour provoquer on ne sait quel sentiment de haine et de bêtise humaine.

Joren serra les poings, contracta sa mâchoire, puis essaya de respirer calmement pour ne pas déballer tout un tas de bêtises sous le coup de la colère. Il avait le don de dire des conneries lorsqu’il était énervé.

« Je ne dis pas que vous avez tort sur tous les points. Loin de là. Je sais bien que nous sommes sans défenses contre ces personnes. Vous croyez que j’en ai pas fait les frais ? Hé bien si, à plusieurs reprises. Mais il faut savoir s’adapter à la situation. Ils ne sont pas tous dangereux. En écrivant un tel article, vous attisez simplement la colère et la haine des gens. Comme vous venez de me le dire, des groupuscules se lèvent, tuent les Nocturnes … mais ça fait quoi d’eux ? Des monstres. »

Il avait été sur les lieux du crime, avait vu l’horreur sous les yeux. Le corps mutilé de ce vampire, le sang s’imprégnant dans la neige. Le barman n’avait pas trouvé cet acte héroique, loin de là. Non. Les humains étaient capables de bien pire que les Nocturnes. Ils avaient l’esprit tordu, alors que les Nocturnes étaient animés par une soif animale, tout simplement.

« Des humains qui agissent comme des monstres, ça me fait bien plus peur que des Nocturnes et des Altérations qui se baladent dans Bristol. Beaucoup d’entre eux cherchent juste un moyen de se loger, de se nourrir, de ne pas se sentir persécuté. Je ne pense pas qu’en se soulevant les choses changeront. Le gouvernement se charge de la situation. »

Malheureusement les choses n’allaient pas assez vite. La preuve, les amis humains de Joren avaient pour la plupart tous passé le permis du port d’armes. La moitié d’entre eux avaient acheté une arme et se balaient avec « au cas où ». Et alors ? Bristol allait devenir une sorte de Far West ? Où chacun ferait sa loi à sa façon ? C’était d’un absurde …

« Peut-être que ça ne convient pas à tout le monde … mais les gens ne peuvent pas décider de faire la loi à leur manière. Qui décide de la mort de l’un ou de l’autre ? Les victimes chercheront réparation, mais sous l’effet de la colère, ils chercheront surtout à trouver un coupable et à lui infliger leur douleur, pour se soulager. Mais en tuant n’importe quel Nocturne venu, est-ce que ça arrangera les choses ? Non. L’autre camp demandera réparation ou vengeance. Et ça tombera dans un cercle vicieux. Et c’est ça qui fait peur … »

Peut-être qu’il cherchait trop loin, peut-être que finalement cet article ne serait pas vraiment lu, qu’il ne marquerait pas les esprits. Mais Joren avait conscience que les mots avaient leur importance et que si un homme pensait d’une telle façon, alors d’autres pensaient de la même façon.

« Hé arrêtez de tirer cette tête … je vais pas vous frapper. Je fais si peur que ça ? » demanda-t-il perplexe.
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Posté le Ven 1 Juin - 14:14.
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Josh regarde l’autre homme. Il n’a pas l’air dangereux et ne semble pas vouloir lui faire du mal, mais l’ange sait pertinemment que les apparences peuvent être trompeuses. Alors il se méfie, il se tend, prêt à réagir si jamais l’autre tente de s’en prendre à lui. Parano ? Oui, et pas qu’un peu. Mais en même temps, peut-on réellement lui en vouloir ? Ange et journaliste, l’homme n’a pas que des amis. A vrai dire, c’est plutôt l’inverse, il a plus d’ennemis que d’amis. Alors il préfère se méfier et garder les yeux ouverts plutôt. Immobile, l’Anglais écoute la réponse de l’autre homme, qui souligne que les Aberrations ne sont pas toutes dangereuses et que le Peterson ne fait qu’attiser la colère et la haine des gens vis-à-vis d’eux. C’est justement le but, mon petit. Oh, Joshua ne l’avouera jamais à voix haute, bien évidemment. Mais son but a toujours été le même : dénoncer ces monstres, en finir avec leur règne. Cela prendra du temps, ce ne sera pas facile, mais un jour les Humains seront libérés de cette menace. Une menace qui, aux du trentenaire, reste bien plus forte que celle que représentent les groupuscules.

Je ne pense pas qu’en se soulevant les choses changeront. Le gouvernement se charge de la situation. Cette phrase arrache un sourire narquois à Joshua. Ce n’est pas non plus en restant les bras croisés, priant pour que rien de mal n’arrive aux pauvres humains sans défense, que les choses s’arrangeront. Et puis, le gouvernement ne se charge pas vraiment de la situation, non. Ou du moins, trop lentement. Combien de gens sont-ils déjà morts à cause des Aberrations depuis le mois d’octobre ? Trop, beaucoup trop. Rouvrir partiellement le Ribcage ne suffit pas, il faut qu’il rouvre pour de bon, qu’on y enferme ces saletés de créatures une bonne fois pour toutes. Le Britannique pousse un léger soupir. Quelque part, il n’a pas tort non plus... Mais si on commence à avoir pitié de ces créatures, on n’est pas sortis de l’auberge, non ? Parce que jamais ils n’accepteront, en tant que races soi-disant supérieures, de se laisser dompter par des humains, d’être enfermés au Ribcage. Non, l’instinct de la chasse, la soif de sang parleront toujours plus haut, c’est juste une question de temps. Presque perdu dans ses pensées, Joshua revient sur Terre lorsque la voix du jeune homme parvient à ses oreilles. L’ange hausse un sourcil.

« Quoi ? Il en faut bien plus pour me faire peur ! Et... je vous conseille de ne pas essayer de me frapper, vraiment. Ce n’est pas parce que j’suis un journaliste que je ne sais pas me battre. »

Répond-t-il avec un sourire narquois. Eh oui, il sait se battre, il sait se défendre. A force de savoir qu’il était une potentielle cible aux yeux de beaucoup de monde, entre Nocturnes et anti-Anges en tout genre, Joshua a rapidement compris qu’il devait apprendre à se défendre. Son don était très utile, lui permettant de tenir les Lycans et les Vampires à distance, mais la vérité était cela ne marcherait pas contre un humain. Et comme cet inconnu l’avait dit, les humains aussi peuvent être dangereux et imprévisibles... Alors autant être prêt, au cas où.

« Ecoutez... Je peux comprendre votre point de vue, que mon article ne vous ait pas plu. En réalité, vous n’êtes pas le seul à ne pas l’avoir aimé, vous avez visiblement entendu une partie de ma conversation au téléphone, d’ailleurs... Je le sais bien, ce cercle vicieux est terrible, et ce n’est pas facile de le briser. Et peut-être que certaines Aberrations sont moins dangereuses et cruelles que d’autres, oui. Mais des prédateurs et des proies, cohabitant ensemble ? C’est une douce utopie, déjà que les humains se déchirent entre eux... » Le Britannique fait une légère pause. « Mon rôle, c’est prévenir les gens, les humains qui étaient déjà là avant que le Surnaturel n’envahisse Bristol et qui n’ont rien demandé à personne. Le jour où il n’y aura plus de crimes commis par des Vampires ou des Lycans, qu’ils seront inoffensifs, eh bah, n’hésiterai pas à le dire à l’écrit ou à voix haute. Mais pour l’instant, ce n’est pas le cas, malheureusement. »

Dit-il en haussant les épaules. Dans le fond, le journaliste en a marre de se justifier et de jouer la carte de la politesse. Faire semblant que tout va bien, ce n’est pas pour lui non plus. Il est devenu journaliste surtout pour dénoncer les monstres, alors c’est ce qu’il fait, et il l’assume. Ce n’est pas comme si c’était un crime, hein. Après, il y a peut-être des dommages collatéraux, des créatures moins nocives qui trinquent à cause de ce que d’autres peuvent faire... Probablement, c’est bel et bien le cas. Mais franchement, cela ne l’empêche de dormir la nuit. Ils n’ont qu’à (re)devenir humains, abandonner cette bestialité. Mais les Aberrations sont-elles prêtes à sacrifier leurs pouvoirs et leurs forces pour ne plus représenter un danger incontrôlable vis-à-vis des Humains ? Probablement pas. Alors il faut en payer le prix, c’est aussi simple que ça.

Soudainement, alors que Joshua allait poursuivre son discours, un passant lui lance un regard noir, avant de s’arrêter devant les deux hommes. Cette fois-ci, le danger lui semble tout à coup beaucoup plus réel par rapport au jeune humain, parce que le regard, l’expression corporelle de ce type sent la haine. Et s’il y avait encore des doutes, une lueur mordorée flotte dans les yeux de cet homme. Un lycan.

« Saleté d’ange ! Ça ne vous a pas suffi de subjuguer Réversa, de faire brûler la forêt des Elfes, d’assassiner des gens, c’est au tour de Bristol ?! ASSEZ ! »

Avant que l’ange n’ait eu le temps de réagir, le lycan sort son arme. Joshua écarquille les yeux, sa main attrapant son propre revolver, mais il est trop tard : le tir est parti. La douleur explose violemment dans son épaule, son corps tombe mollement au sol. Désorientée, la créature part en courant, tandis que des gens tout autour crient, surpris et effrayés. Le temps s’arrête, les secondes deviennent des minutes, voire des heures. Les prunelles bleues du journaliste voient le ciel bleu et les nuages qui défilent, indifférents. Est-il mort ? Est-ce le paradis ?

Puis le temps semble reprendre son cours normal. La respiration de l’ange s’accélère. Il n’est pas mort. Pas encore, en tout cas. Il faut que quelqu’un appelle une ambulance au plus vite. Il ne veut pas mourir, c’est trop tôt. Joshua tente alors de parler, ouvrant la bouche plusieurs fois. Mais les mots ne franchissent pas ses lèvres. Sauf un : le nom de son fils.

« Kenneth. »

Puis il perd connaissance.

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Posté le Dim 3 Juin - 9:12.
Il disait une vérité qui lui était propre. Chacun dans cette histoire se sentait victime, ou persécuté. Personne n’avait le rôle de méchant. Croyait-il que les Aberrations ou les Altérations avaient choisi de vivre ainsi ? Fugitifs ? Rejetés à cause de leur différence ou de leur dangerosité ? A force de crier sur tous les toits qu’il fallait s’en méfier, que les Bristoliens devaient être sur leurs gardes, les Nocturnes finiraient par se lasser. Par montrer les crocs.

Joren ne pensait vraiment pas que dénoncer à tout va les actions des Nocturnes était une réelle solution. Les gens savaient, ils n’avaient pas besoin d’un article écrit par un journaliste frustré. Ils agissaient en bons citoyens ou en citoyens déchus. Chacun avait sa propre opinion. Joren savait qu’il risquait gros en hébergeant Aidan et Ljena. Il savait qu’il risquait gros en fréquentant Chris et Blerim. Mais pourtant il ne pouvait pas s’empêcher de penser qu’il leur faisait du bien. Qu’un simple humain puisse les accepter tels qu’ils étaient. C’était un geste simple, mais pourtant fort humainement. Bristol regorgeait de monstres sanguinaires sur tous les plans. Qu’ils soient dotés de pouvoirs surnaturels ou qu’ils soient des humains ordinaires. Alors pourquoi rajouter encore de la haine quand il y en a déjà trop ?

Cet article n’était qu’un amplificateur. Une sorte de braise qu’il allait enflammer tout un pan de la ville. Il croyait faire quoi au juste ? Dire la vérité ? Éveiller les esprits endormis ? Honnêtement, Joren n’était pas du tout convaincu par les propos du journaliste, malgré sa fermeté.

Mais avant qu’il ne puisse répliquer quoique ce soit, un homme s’interposa entre eux. Il sortit un pistolet et tira sur Joshua. Tout était allé trop vite. Bien trop vite. Le BANG sonore résonnait encore dans les oreilles de Joren, qui le regard vide, restait immobile tandis que le corps de Joshua tombait au sol. Le Nocturne venait de prendre la fuite. Des hurlements stridents d’une femme venaient doucement réveiller Joren de sa paralysie.

Il s’agenouilla aussitôt pour rattraper Joshua et lui soulever la tête. Il saignait beaucoup …

« Merde, merde … Attendez … vous allez pas mourir hein ?! Je … je … je vais appeler une ambulance. »

Une panique tentaculaire l’envahissait. Il prit son portable et composa le numéro des urgences. Une ambulance allait arriver d’ici quelques minutes. Mais des minutes qui semblaient bien trop longues. Joshua venait de perdre connaissance, tandis qu’un attroupement de personnes commençait à s’agglutiner autour des deux individus. Certains prenaient des vidéos de l’incident, d’autres paniqués essayaient de repérer le tireur. Joren quant à lui, appuyait sur la blessure pour éviter que trop de sang ne s’échappe du corps de Joshua. Il ne savait pas s’il faisait bien ou pas, mais le temps était bien trop long selon lui.

Enfin l’ambulance arriva pour embarquer le journaliste.

« A-t-il de la famille qu’il faudrait contacter ? » demanda la jeune ambulancière qui prenait les coordonnées de Joren.
« Heu … non. Je suis sa seule famille. » mentit-il.

Après une intervention d’urgence au bloc opératoire, de longues heures d’attentes, Joren restait la tête entre les deux mains à attendre dans le couloir de l’hôpital. Jena l’avait appelé trois fois, Aidan lui avait envoyé une tonne de messages, mais il n’avait répondu à aucun appel, ni aucun message. Il ne comprenait même pas pourquoi il attendait ici. Dans un sens, il se sentait coupable et dans un autre sens, il ne pouvait juste pas laisser Joshua seul. Car il aurait l’impression de laisser tomber quelqu’un. Même s’il le connaissait pas vraiment, il avait bien trop de cœur pour le laisser et continuer sa route comme si de rien n’était. Bon sang, on avait tiré sur quelqu’un, juste devant lui.

Joren était encore sous le choc. Il savait que bientôt la police et les membres du CAA viendraient le questionner, ou questionner Joshua.

« Monsieur Peterson ? » appela une infirmière tenant un bloc note.
« Oui. » répondit Joren en se levant fébrilement de sa chaise.
« Votre frère est saint et sauf. Il est sorti de la salle de réveille et a été place dans la chambre 276. Vous pouvez le rejoindre, mais sachez qu’il est encore bien affaibli. Les autorités viendront en fin de journée pour le questionner sur ce qui s’est passé. »
« Ok. Très bien. »

Son frère … qu’est-ce qu’il n’avait pas inventé. La boule au ventre, Joren longea le couloir de l’hôpital. Tout paraissait tourner au ralenti. Les médecins, les malades, les infirmières. Il n’avait jamais aimé les hôpitaux pour diverses raisons. Il aurait pu partir, quitter les lieux et ne plus jamais recroiser Joshua. Mais pourtant, une partie de lui ne pouvait pas se le permettre.

Chambre 276. La voici. Son cœur battait la chamade. Joshua était installé dans le lit, les yeux fermés, dormant comme un enfant. Joren s’installa au chevet du blessé, puis laissa échapper un lourd soupire. Il attendrait son réveille pour lui parler.
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Posté le Dim 3 Juin - 18:47.
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Joren & Joshua



Il suffit de quelques instants. D’un tir, d’une balle qui traverse la peau, dilacère la chair, fait couler le sang. La vie est vraiment quelque chose de fragile, n’est-ce pas ? Joshua avait à peine eu le temps de faire cette réflexion que déjà le noir complet l’engloutissait, le faisant plonger dans un léger coma. Ouvrant les yeux, lentement, l’ange les referme aussitôt, agressé par la blancheur qui l’entoure. Faible, l’homme attend quelques secondes, prend une nouvelle inspiration, cherche à comprendre où il est, ce qu’il lui est arrivé. Puis il se souvient. La surprise, le tir, la douleur, la peur, le noir. Est-il mort ? Non, il ne l’est pas. Son tact, ses doigts qui bougent légèrement le lui prouvent. Et ce son répétitif aussi. Il est dans une chambre d’hôpital. Il s’en est sorti, du moins pour le moment. Un peu plus rassuré pour sa situation personnelle, le journaliste rouvre alors les yeux, qu’il plisse face à cette lumière un peu trop forte, puis il tourne lentement la tête. Comment a-t-il atterri ici ? Est-ce que sa mère est là ? Ou la nounou, Linda ? Combien de temps est-il resté endormi ? Les questions se multiplient dans sa tête, mais les réponses se font rares.

Puis il le voit, assis à son chevet. Ce type... Est-ce le même qui était venu lui dire qu’il n’était pas d’accord avec son article ? Apparemment oui. Et pourtant, il lui a sauvé la vie. En réalité, il est toujours là, on ne sait combien de temps après, alors qu’il le connaît à peine. Joshua ignore s’il devrait se sentir reconnaissant ou bien se méfier de cet inconnu. Parce que la générosité gratuite, il faut dire que l’ange n’y croit pas vraiment. Dans ce bas monde, si quelqu’un te tend la main pour te donner quelque chose, ça veut dire qu’il veut quelque chose en retour. C’est dans la nature humaine, aussi simple que ça. Clignant les yeux, le trentenaire grince les dents alors qu’une douleur aiguë lui rappelle qu’il a failli mourir dans ce foutu parc à cause de ce foutu lycan. Saleté d’aberration... Josh ne manquera pas de le trouver et de lui faire payer pour son affront, parole d’ange ! Et après on s’étonne encore qu’il écrive des articles pour mettre en garde les gens à propos du danger qu’ils représentent... Ou devrait-il juste accepter ce qu’il lui est arrivé comme une simple conséquence du fameux cercle vicieux dont ils parlaient avant que ce taré ne débarque ? L’Anglais ne le pense pas, non. D’une voix rauque, le jeune père prend la parole, fatigué.


« T’es encore là. »

Bon Dieu... Juste trois mots et il a l’impression d’avoir parlé pendant trois heures. Fermant les yeux quelques secondes, le Peterson revient ensuite à la charge.

« Combien de temps... ? »

Si ça se trouve, il a passé trois mois dans le coma, allez savoir... Mais Joshua espère vraiment que ce n’est pas le cas, hein. Déjà qu’il était en retard dans plusieurs projets qu’il devait analyser pour le Conseil, sans parler de ses propres articles... Non, ce serait une catastrophe, carrément. Déglutissant difficilement, l’ange tente de se redresser légèrement dans son lit, mais il abandonne rapidement cette idée, qui s’avère être particulièrement douloureuse pour son épaule.

« De l’eau... S’il te plaît. »

C’est qu’il a soif, bordel ! Seigneur... Il ne va quand même pas rester cloué à un lit d’hôpital pendant très longtemps, si ? Parce qu’il ne le supporterait pas, hein, lui qui était un journaliste et quelqu’un de limite hyperactif. L’Anglais pose ses yeux bleus sur le jeune homme, intrigué.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? Et... Où est mon fils ? »

Ah, la voilà. La méfiance. Est-ce que ce type en a profité pour kidnapper son enfant, histoire de pouvoir lui faire du chantage une fois qu’il serait réveillé ? Plus rien ne l’étonnerait.

« Pourquoi t’es encore là ? Qu’est-ce que tu veux de moi ? »

Peut-être que ça va sonner un peu froid, voire même ingrat... Mais il faut qu’il sache si ce type est une menace pour lui derrière cet air gentil qui pourrait en tromper plus d’un.

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Posté le Jeu 7 Juin - 21:56.
Bon sang … ce qu’il pouvait être lassant à tout le temps se montrer méfiant. Joren lui avait sauvé la vie, il était resté à son chevet et ce bonhomme ne montrait pas la moindre once de gratitude. Non rien de rien. Le jeune homme prit sur lui, attrapa une carafe d’eau fraiche et remplit un verre. Il le tendit à Joshua, puis poussa un long soupire. Combien de temps était-il tombé dans le coma ? Qu’importe le temps non ? L’essentiel c’était qu’il allait mieux et qu’il pourrait sortir d’ici sans trop de séquelles. Joren hocha les épaules avant de lever les yeux au ciel.

« Je n’ai pas vraiment la notion du temps, mais ça fait plusieurs heures. Peut-être 16h … j’en sais rien. Je suis resté à l’hôpital jusqu’au moment où ils vous ont transféré dans cette chambre. »

Il avait l’air paniqué. Stressé. Comme si l’idée d’avoir reçu une balle dans le ventre importait peu. Mais que le temps passé ici avait des répercutions sur sa vie. Bordel, il venait de se prendre une balle … il réagissait vraiment d’une façon étrange. Joren n’essayait plus de comprendre les gens dans cette ville. Depuis la Grande Révélation, il avait appris à relativiser, à voir la vie sous un autre angle. Même si parfois, il avait encore beaucoup de mal à s’adapter. Peut-être devrait-il songer à se faire transformer ? Ou alors à intégrer une équipe de ces étranges guerriers du CAA ou du CODEC …

« Tu t’es fait tirer dessus par un Nocturne. A cause de ton article. Visiblement ils en ont marre d’être jugés comme de la vermine qu’on devrait éliminer. Concernant ton fils … Kenneth j’imagine ? »

Voyant son regard devenir encore plus méfiant à l’annonce du nom de son fils, Joren poussa un lourd soupire. Quand intégrera-t-il qu’il était en face de la personne la moins dangereuse du monde ? Il passa une main lasse sur son visage et reprit la conversation.

« Tu as prononcé son nom avant de tomber dans les pommes. Donc j’ai déduis que … c’est ton fils. Enfin bref … dans tous les cas, je ne sais pas où il est. Certainement à l’école ou chez toi. Qu’importe. Tu peux demander à une infirmière de t’apporter ton téléphone. »

Voyant qu’il essayait de se redresser, mais que c’était peine perdue, Joren pinça légèrement des lèvres, agacé. Il n’avait pas sauvé cet homme pour qu’il se fiche en l’air parce qu’il n’arrivait pas à tenir sur place. Alors il se leva de son siège, posa une main sur l’épaule de Joshua, l’obligeant à rester calme.

« Arrêtez de vous agiter. L’infirmière a dit que vous avez besoin de repos pour que votre blessure cicatrise correctement. La balle vous a perforé des organes internes apparemment, donc si vous voulez pas que tout parte en lambeaux, vous feriez mieux de rester allongé. »

Son regard était plus dur et sévère. Joren n’aimait pas particulièrement faire la morale ou donner des leçons aux gens. Son père lui en avait donné bien assez. Mais dans ce cas précis, ça le faisait légèrement chier de voir un mec clamser juste parce qu’il n’arrivait pas à rester allonger.

« Je ne veux rien. Je n’attends rien de vous. J’ai appelé une ambulance directement après l’attaque. Je me suis dit qu’à votre réveil vous auriez aimé avoir une présence à vos côtés … »

Il détourna le regard. Le monde ne tournait pas rond. Les gens non plus. Pourquoi autant de méfiance ? Depuis que les Nocturnes avaient débarqué en ville, la vie était bien trop différente. Joren devait rester sur ses gardes pour ne pas mettre ses amis en danger. Mais il devait également rester vigilant pour ne pas tomber dans un piège et se faire bouffer tout cru. Pourtant il n’était pas de ce genre. C’était un homme simple, qui aimait les gens et qui avait le contact facile. Il n’était pas devenu barman pour rien.

Le jeune homme se leva après un petit moment de silence, puis se dirigea vers la vitre qui donnait sur le couloir du service de l’hôpital. Il regarda au travers des stores, puis lâcha un soupire pour la énième fois.

« Vous devriez arrêter d’écrire de tels articles. Je dis ça pour vous et votre famille. Pour ne pas vous mettre en danger. Vous dites vouloir décrire la vérité, mais les gens n’ont pas besoin de ça. Ils la voient déjà au quotidien. Attiser la colère ne nous mènera nul part. J’imagine que Réversa a explosé à cause d’un trop plein de colère. Il faudrait justement trouver une entente entre Nocturnes et Humains, plutôt que de critiquer les uns et les autres. »

Enfin il se retourna vers Joshua et le regarda droit dans les yeux. Il parlait à un journaliste. Un journaliste qui avait un pouvoir grâce à ses articles. Avec ses mots, il pouvait tout aussi bien favoriser une entente, qu’une guerre.
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Posté le Sam 9 Juin - 18:02.
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Joren & Joshua



L’eau lui fait du bien. Josh prend une profonde inspiration, essaie de se calmer, de se rassurer. La méfiance est toujours là, envers ce type, envers tout le monde, mais l’ange veut se ressaisir, reprendre le contrôle de la situation. Vous l’aurez compris, le journaliste est un tantinet maniaque du contrôle, et le fait d’avoir été attaqué aujourd’hui n’a pas du tout aidé à chasser cette sensation étouffante d’être tout le temps dans le collimateur de nombreux ennemis. Encore un peu confus, l’Anglais cherche alors à savoir combien de temps s’est écoulé depuis qu’il a plongé dans le noir. Un journaliste et membre du Conseil comme lui ne peut se permettre de rester dans le coma pendant trop longtemps, vraiment pas. Heureusement, il paraît que cela n’a pas duré très longtemps, juste quelques heures. Et cet humain, qui qu’il soit, est resté à l’hôpital pendant tout ce temps. Un geste généreux, sans doute... Peut-être même un peu trop pour être vrai ? Il faut dire que le jeune père n’a pas vraiment l’habitude, hein. Déjà qu’entre humains la générosité est rarement gratuite, alors imaginez envers les perfides Anges auxquels tellement de gens en veulent...

Son sauveur lui rappelle alors son avis, c’est-à-dire, que ses articles ne font qu’attiser la haine des gens, que les pauvres Aberrations ne veulent pas être jugés comme de la vermine à éliminer... Le trentenaire lève les yeux au ciel, excédé. Encore la même rengaine ? Il a compris, hein, ce gars est du côté des Nocturnes. Qu’il ne vienne donc pas s’en plaindre quand l’un d’entre eux lui plantera les canines dans son cou sans le moindre remord. Par contre, lorsque le brun prononce le nom de son fils, une alarme sonna brusquement dans sa tête. Il connaît le nom de son fils, ça ne doit pas être un hasard. Les yeux de l’ange s’écarquillent, sa respiration s’accélère, réaction naturelle à cette éventuelle menace alors qu’il est clairement en position de faiblesse. Heureusement pour lui, le jeune homme lui explique pourquoi il sait comment s’appelle son fils. Une explication qui tient la route. Enfin, un peu. Il ne sera tranquille que quand il aura la confirmation que Kenneth va bien.

« Ouais, je voudrais bien récupérer mon téléphone. »

Marmonne-t-il, contrarié d’être ici, blessé et coupé du monde. Puis, lorsque Joshua essaye encore une fois de se redresser, l’autre homme se lève de son siège pour l’en empêcher. Nouveau soupir de l’ange, particulièrement frustré. Bordel, il en a déjà marre d’être cloué à ce foutu lit... Cela dit, il a vachement mal à l’épaule, tellement qu’il finit par se laisser faire. C’est inutile de se forcer maintenant, alors que sa blessure lui fait un mal de chien et l’empêche de faire des mouvements rapides. Le jeune homme lui dit alors de se calmer, puisqu’apparemment il s’agissait d’une blessure assez sérieuse. Le journaliste regarde son interlocuteur, qui a durci le ton et le regard, et finit par acquiescer de la tête, toujours aussi contrarié. Soit, il va essayer de se calmer. Peut-être qu’en fin de comptes cet inconnu ne lui veut pas de mal et que c’est un spécimen rare de générosité et altruisme. Selon l’humain, c’est bien ça, il n’attend rien de lui, il voulait juste être là afin que l’ange ne se réveille pas tout seul ici. Incroyable, mais apparemment vrai.

Ainsi, le Réversien ne dit rien, se contentant d’observer l’autre homme, étudiant son regard et ses gestes alors ce dernier se dirige vers la vitre. Le silence plane pendant quelques secondes, puis Mr. Générosité reprend la parole, visiblement motivé pour lui faire un lavage de cerveau concernant les créatures. Josh étire un sourire un coin, avant de soupirer, ses prunelles bleues fixant celles de l’humain. Bordel, ce gars y croit vraiment, à la paix entre les races... Il ne sait pas s’il doit en rire ou en pleurer. Peut-être pleurer de rire.

« Si un journaliste ne décrit pas la vérité, qui le fera ? Si je voulais parler d’un monde utopique où prédateurs et proies pourraient cohabiter en paix, j’écrirais des romans. Hélas, la réalité est ce qu’elle est. Et les gens ne peuvent pas fermer les yeux. »

Joshua grimace alors que la douleur redouble d’intensité, avant de poursuivre.

« Je respecte ton opinion. J’aimerais avoir encore ta naïveté et y croire vraiment, mais j’en ai décidément trop vu et vécu pour pouvoir le faire... » Le Britannique détourne le regard, une lueur désabusée dans ses yeux. « Et puis, t’as entendu le lycan avant qu'il ne me tire dessus... Je suis un ange, et on sera toujours pointés du doigt quoi qu’il arrive, qu’on soit coupables des pires crimes ou pas. C’est comme ça. Il y aura toujours de la haine, que ce soit d'un côté ou de l'autre. Ce serait bien si ce n’était pas le cas, mais ça fait longtemps que j’ai arrêté de me leurrer. »

Le trentenaire marque une courte pause, avant de reprendre la parole, son regard posé sur le brun.

« Merci pour ton aide. Tu m’as sauvé la vie, tu sais... Et ça, je ne l’oublierai pas. Mais par contre... Je ne pourrais pas te promettre que je changerai totalement ma façon d’écrire, mon style. » Léger sourire en coin. « Mais qui sait, le sujet de mon prochain article sera peut-être cette utopie dont tu rêves, la cohabitation paisible entre les créatures et les humains. Une courte trêve pour te faire plaisir. »

Mais pour ça, il faudra sans doute qu’il soit légèrement bourré avant de commencer à écrire. Autrement, il risque d’avoir du mal.

« Moi, c’est Josh. Et toi, tu t’appelles comment, jeune utopiste ? »

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Posté le Lun 11 Juin - 17:10.
Il n’arrêtait pas de dire que c’était qu’une utopie. Que l’idée que les humains et les nocturnes puissent habiter et vivre ensemble n’était pas possible. Mais bordel, bien sûr que si ! Joren en était la preuve. Il vivait avec une Aberration et une Altération. Aidan et Ljena ne lui avaient jamais fait le moindre mal, il ne s’était jamais senti en danger en leur compagnie et d’ailleurs trouvait ça même plutôt rassurant maintenant. C’est vrai qu’au départ, il n’avait pas vu la transformation de son meilleur ami d’un très bon œil. Il avait peur d’un dérapage, le voyait comme un monstre. Pour lui, son ami était mort et l’être qu’il était devenu n’avait plus rien à voir avec l’Aidan Chase qu’il avait connu. Mais ça, c’était avant qu’ils s’installent ensemble. Avant qu’il ne lui propose un travail, comprenne ses problèmes et qu’ils se construisent un cercle d’amis étranges, mais solidaires.

Blerim et Chris étaient tous deux des Lycans et jamais il n’avait senti de malaise ou d’agressivité de leur part. Il n’avait jamais eu peur. En fait, Joren avait peur pour eux, constamment. Il avait peur qu’ils se fassent attraper dans la rue pour une raison absurde. Il avait peur de ne jamais les revoir juste parce qu’ils étaient différents. Heureusement, ils arrivaient à se camoufler et à jouer les humains normaux pour se fondre dans la masse. Mais l’Etat n’allait pas forcément laisser les choses se passer ainsi. Cet Ange disait qu’il était utopiste, mais peut-être qu’il n’avait vu que de l’agressivité de la part des Nocturnes, car il était lui-même un être agressif.

ENFIN ! Enfin il venait de le remercier … Ce n’était pas trop tôt. A croire qu’il voyait le monde en noir. Joren leva les yeux au ciel. Il aurait voulu lui dire qu’il avait tort. Que les Nocturnes ne sont pas tous des monstres et que la plupart d’entre eux, avant d’endosser la cape du surnaturel, étaient des êtres humains avec des sentiments. Des craintes, des peurs, des moments de joie, de bonheur et d’amour. Ils savaient tuer, mais également sauver. Combien de fois Chris avait sauvé Joren de la main de Nocturnes à bouts de nerfs ?

Les seuls Nocturnes qui avaient agressé Joren étaient chamboulés, persécutés, affamés, désespérés. D’autres cherchaient peut-être une manière de se venger de ce que les « Pacificateurs » avaient fait. Visiblement, ces deux là n’étaient pas bien d’accord sur le question. Joren avait des arguments et des preuves en béton et pourtant il ne pouvait rien dire. Non … car révéler qu’il hébergeait des Nocturnes et qu’il donnait d’un travail à l’un d’eux était purement illégal. Cet ange, malgré le fait d’avoir été sauvé, le dénoncerait sans aucun remord. Il en était persuadé. Tellement dommage …

« Je m’appelle Joren. » répondit-il d’un ton morose, sans conviction.

Le jeune barman était déçu. Il avait espéré, en sauvant ce journaliste aux idées restreintes, qu’il changerait d’avis. Il n’avait pas envie de le voir écrire un article mielleux sur les Nocturnes car il lui était redevable. Bien au contraire. Il aurait voulu qu’il le fasse de son plein gré. En bonne conscience qu’un article violent ne peut que entrainer la violence.

« C’est le serpent qui se mord la queue. Vous avez écrit un article qui a déplu aux Nocturnes, alors un Nocturne est venu vous tirer dessus. Vous êtes blessé et en colère, donc vous allez encore écrire des articles dénonçant la dangerosité des Nocturnes. Et ainsi de suite … c’est un cercle vicieux qui ne prendra jamais fin. Sauf si vous décidez de penser autrement. J’ai plutôt l’impression que vous assouvissez une sorte de vengeance personnelle en écrivant de tels articles ? Votre travail n’est pas que de relater des faits … mais aussi de faire réfléchir les gens, vous pouvez également essayer de les réveiller en leur faisant comprendre que toute cette agressivité et cette haine n’amène rien de bon. Pourquoi reproduire à Bristol ce qui s’est passé à Réversa ? »

Il inspira profondément avant de revenir vers le lit et de poser ses mains sur les barreaux.

« Réversa fut un échec … parce que les Nocturnes et les Altérations n’ont pas été considérés. Car la jalousie et la peur a été reine. Alors que si on apprend à accepter les différences, si opte pour l’acceptation de chacun, les choses iraient bien mieux. C’est peut-être une façon idéaliste de voir les choses, j’avoue … mais en tant que journaliste vous pesez votre poids. Et dire ce genre de chose peut changer certaines mentalités. Alors que renforcer ce sentiment de haine c’est bien plus facile. Il est déjà présent. Ca n’a aucun challenge, aucun mérite. C’est simplement bas, facile et grotesque. Si on veut changer le monde, alors changeons le d’une meilleur façon. L’humanité n’est pas cruelle par nature. On veut juste nous le faire croire. Je pense que tous les gens veulent vivre tranquillement, paisiblement, dans la bonne humeur et la joie. Pas dans une tension quotidienne de peur et de colère. »

Ses yeux s’arrêtèrent sur le regard de Joshua.

« Pourquoi ne pas proposer de transformer le Ribcage en véritable ville QUE pour les Nocturnes. Leur donner une chance de se construire, de vivre une vie communautaire, s’ils sont soit disant trop dangereux pour les humains. Changer le Ribcage en lieu de vie, plutôt qu’en une sorte de lieu de concentration. En tant que journaliste, vous devriez aller voir ce qui se passe là bas et dénoncer les atrocités qu’ils leur font subir. »

C'est vrai quoi ... c'était facile de dire que tout était foutu. Que les Aberrations et Altérations ne sont que des monstres sanguinaires. Mais avait-il essayé au moins une fois de creuser plus loin que ce qu'il voyait en surface ?

« Mais après … peut-être que vous n’êtes pas vraiment un journaliste. Vous êtes comme tous ces pseudo-journalistes des journaux et JT qui moussent le gouvernement car ils sont tous simplement corrompus. On sait bien que les médias sont filtrés et qu’ils ne disent plus la vérité. Juste ce qui arrange tout le monde. Au lieu de rendre le monde meilleur, on préfère l’étouffer dans la peur pour contrôler la masse. Contrôler les moutons en criant au loup … mais un jour ça ne prendra plus. Car les gens, malheureusement, ont un cerveau et qu'ils sont las d'être pris pour des cons. »

Il s'était un peu emporté le Joren ? Peut-être bien ... mais ça lui faisait du bien de balancer tout ce qu'il avait sur le coeur à un journaliste. C'est vrai quoi ? C'était agaçant de lire toujours les mêmes âneries.
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Posté le Jeu 21 Juin - 16:44.
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Joren & Joshua



A quoi s’attendait-il ? A ce qu’il change d’avis juste parce qu’il s’est fait tirer dessus ? Désolé, mais il en faudra bien plus pour que Joshua Peterson arrive à vaincre la haine qu’il porte aux Aberrations, sans doute beaucoup trop ancrée au fond de lui. Cela dit, l’ange a déjà compris que le brun est plutôt du côté des Nocturnes et que ce n’est pas la peine de tenter de lui faire comprendre son avis. Autant ne pas se disputer à ce propos, surtout qu’il est assez mal en points. Cependant, le dénommé Joren semble avoir encore des choses à lui dire, des leçons à lui donner. Le journaliste prend une profonde inspiration, tandis que le jeune homme poursuit sur sa lancée, le serpent qui se mord la queue – un serpent hein, la comparaison parfaite, vraiment –, le cercle vicieux qui ne prendra jamais fin... Par contre, son sauveur n’avait pas tort, il soulevait un point intéressant : Joshua assouvissait une sorte de vengeance personnelle en s’attaquant aux Aberrations à travers ses articles. Il se vengeait de sa lycane de mère. De son mépris, de son abandon, de l’implication qu’elle avait lorsqu’elle aidait ses congénères, alors que lui, il se sentait juste délaissé. Oui, il y avait une certaine vengeance cachée derrière cette envie d’alerter les gens, sans doute. Sortant de ses pensées, le Britannique regarde le brun, qui évoque Réversa et les raisons qui l’ont poussée vers sa chute, le tout avec cette vision idéaliste des choses, mais en laquelle le jeune homme semble vraiment croire.

Ces arguments ne lui font finalement ni chaud ni froid... Mais les paroles qui suivent l’inspirent. En effet, en tant que journaliste Joshua pèse son poids, il peut marquer les gens d’une manière plus positive, attirer la sympathie et l’admiration des Bristoliens... Parce qu’effectivement, cette ambiance pesante ne plaît pas à grand monde, sauf aux journalistes comme lui, avides de mauvaises nouvelles et surtout, de crimes impliquant des monstres. Peut-être qu’il serait temps pour lui d’adopter une nouvelle stratégie et d’améliorer son imagine, histoire qu’on ne le voie pas que comme un journaliste intolérant et raciste. Ce n’était pas Queysen qui défendait la cohabitation paisible avec les Nocturnes aussi ? Avec ces conneries de tolérance et d’humanité, le plus traître des Anges s’en était quand même très bien sorti, cet enfoiré. Alors peut-être qu’il pourrait l’imiter, histoire qu’on ne l’associe plus aux Anges de l’ancien gouvernement. Un gouvernement dont il n’a pas fait partie, mais qu’il a tout de même soutenu en cachant leurs exactions tout au long de deux ans. Réfléchissant, Josh regarde l’humain sans rien dire. Puis un léger sourire en coin se dessine sur ses lèvres suite à la suggestion de Joren d’aller faire un reportage au Ribcage, de dénoncer les atrocités et de passer pour un humaniste en détresse. Le trentenaire se pince les lèvres, intrigué par cette idée ambitieuse qui ne lui plaît que moyennement mais qui pourrait faire un sacré article. Une fois que le jeune idéaliste eut fini, le journaliste lui répond.

« Tellement de passion, de conviction... Ça en devient presque fascinant, mon cher Joren. » Le jeune papa étire un sourire en coin. « Tu n’as pas tort, sur certains points... Peut-être que je peux tenter de passer un autre message, effectivement. Bristol a besoin de stabilité, de calme. Et le Ribcage, il doit juste être bien encadré, bien organisé, et respecter un minimum les droits de l’Homme, je sais. Je vais réfléchir à cette idée de reportage, ça pourrait être bien. »

Après, personnellement, il s’en fout si les Vampires et Lycans crèvent là-bas... Mais pour sembler réellement un humaniste, il ne peut juste pas afficher cette indifférence, voire même haine envers les créatures. Une approche pas tout à fait naturelle de la part de l’ange, mais qui pourrait bien valoir le coup. Il faudra qu’il fasse un gros effort, qu’il contrarie ses propres convictions, mais peut-être que c’est la meilleure façon de se construire une bonne réputation et de gagner en popularité... Et puis, il y aura toujours quelqu’un pour dénoncer les Nocturnes, même après la réouverture du Ribcage. Si ce n’est pas lui, il y aurait quelqu’un d’autre.

« Il faudrait déjà que le Ribcage ouvre, qu’ils se réorganisent... Que la poussière retombe et que les choses se calment ensuite. Mais je vais prendre ta suggestion en considération, ça m'intéresse. »

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Incroyable … Il avait réussi à lui faire changer d’avis. Aussi vite ? Qu’importe, l’essentiel c’est que ce Joshua n’écrira plus d’articles contre les Nocturnes. Bristol subissait assez de tourments pour ajouter son grain de sel. Peut-être qu’il s’en fichait, mais les humains ordinaires comme Joren ne voulaient pas vivre continuellement dans la peur et dans une tension quotidienne. Car c’était exactement ce qui était en train de se passer. Joren aurait voulu retourner en arrière. Au moment de la grande révélation. Se dire qu’il aurait pu faire d’autres choix, comme celui de quitter la ville au lieu de rester pour ce maudis bar. Maintenant il regrettait le fait de ne pas avoir pris la bonne décision. Certes, il avait des amis Nocturnes sur qui il pouvait compter, mais au fond, n’étaient-ils pas imprévisibles ?

Il avait essayé de convaincre Joshua d’écrire des articles plus intelligents et censés, des articles qui dénonceraient le système mis en place pour revaloriser la place de l’être humain dans ce bas monde. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il en avait marre d’entendre des humains pester contre les Nocturnes. Contre les gens qui ne leur ressemble pas. Bon sang … à croire que l’Homme sera raciste quoiqu’il arrive. S’en était presque affligeant.
Le jeune homme croisa les bras, puis hocha de la tête, comme satisfait par la décision sensée de Joshua.

« Hé bien, pour être honnête je ne pensais pas que vous changeriez votre position. J’avais surtout besoin d’exprimer ce que j’avais sur le cœur. J’avais comme première impression d’être en face d’une tête de mule, mais comme quoi … les premières impressions ne sont parfois pas les bonnes. »

Joren lui adressa un large sourire. Il pivota sur ses talons, ouvrit la porte de la chambre d’hôpital puis disparut quelques instants. Au bout d’une bonne dizaine de minutes, il revint avec un petit sachet en plastique transparent dans lequel se trouvaient les affaires appartenant à Joshua. Une montre, un téléphone portable et un portefeuille. Il tendit le sachet au journaliste avant de prendre place sur une chaise à ses côtés.

« L’infirmière ne voulait pas me le donner … mais j’ai insisté sur le fait que vous avez un fils qui est peut-être tout seul à l’heure actuelle. Il serait peut-être bon de l’appeler pour voir si tout va bien de son côté. »

Joren n’était pas un saint, loin de là, mais il avait un cœur bon. Il trouvait ça tellement dommage que la plupart des gens ne songent pas l’ombre d’un instant à aider son prochain. Le monde serait tellement meilleur. Il tournerait tellement mieux sans la fourberie, le mensonge et la tromperie. Peut-être que Joshua trouvait ces actes de bonté étranges, peut-être qu’il s’imaginait un tas de choses dans sa petite tête d’Ange, mais Joren n’attendait rien en échange. Car à quoi pourrait-il bien lui servir ? Un journaliste qui écrit des articles douteux sur les Nocturnes, ça sert à quoi exactement ?

Voyant l’hésitation de Joshua, Joren posa une main sur l’épaule du blessé.

« Appelez-le et rassurez le … je ferai mieux de vous laisser tranquille. Je vous laisse mes coordonnées … j’aimerai quand même être au courant de votre rétablissement. On ne se fait pas tirer dessus tous les jours et ce n’est pas souvent que j’ai l’occasion de sauver la vie de quelqu’un. »

Le barman tendit un post-it sur lequel il avait griffonné son numéro de téléphone et son nom « Joren O’Donnell », puis gratifia Joshua d’un large sourire.
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Convaincre un ange, et pire encore, un ange têtu qui vient de se faire tirer dessus par un lycan, n’est pas chose aisée. On pourrait même dire que c’est une tâche herculéenne, une mission impossible. Et pourtant, Joshua Peterson vient de dire à ce jeune homme qu’il va prendre ses conseils en considération. Plus étonnant encore, ces mots ne sont pas que mensonge. En effet, le journaliste se demande s’il n’aurait plus de succès s’il décidait d’être celui qui répand l’espoir et la tolérance plutôt que la méfiance et la haine. C’était ce qu’il avait toujours fait, c’était la mission que lui avait confiée Adrian Maitan... Mais il faut savoir s’adapter. Etre intelligent, tourner la situation à son avantage. Bristol n’est pas Réversa, et les choses n’ont pas franchement bien marché là-bas... Alors pourquoi ne pas essayer une nouvelle approche ? Surtout que désormais, il est plus qu’un simple journaliste. Un membre du Conseil... A Réversa, le Britannique s’était toujours tenu à l’écart du pouvoir, en journaliste plus ou moins impartial, mais désormais... il pourrait aller plus loin, gravir les échelons.

Alors oui, il vient de dire à Joren qu’il va y réfléchir. Que son approche n’est peut-être pas la meilleure. Aussitôt, l’ange peut déceler dans le visage du jeune homme une certaine satisfaction, comme s’il avait réussi l’impossible. Un sourire en coin s’installa sur les lèvres du jeune père.

« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, n’est-ce pas ? »

Tête de mule ? Oh oui, le trentenaire en est une, sans doute. Sa transformation en ange n’a pas arrangé la situation, au contraire, cela l’a rendu encore plus têtu. Mais comme il l’a dit, il n’est pas un imbécile. Et étant donné que de plus en plus de monde critique ses articles, plutôt que de le remercier pour ses conseils avisés, autant adopter une nouvelle stratégie et se forger une meilleure réputation. Il peut toujours trouver une autre façon, ou une autre personne, pour dénoncer les méfaits des Nocturnes, pendant que lui, il s’occupera enfin de redorer son image, penser à sa carrière. Et son enfant dans tout ça, me demanderez-vous... Eh bien, le Réversien aime à croire que Karen reviendra bientôt récupérer son enfant. Que c’était juste une folie passagère, un départ on ne sait où juste pour respirer un peu, avant de revenir à Bristol et de reprendre sa vie normale avec son gosse. Après tout, si elle a décidé de le garder, sans jamais lui dire qu’il avait un fils, eh bien, c’était parce qu’elle voulait de ce bébé, non ? Bah, qu’elle le garde alors ! Parce que lui, il a autre chose à faire que de devenir baby-sitter, voyez-vous. Après quelques minutes, comme s’il avait entendu ses pensées, Joren revient dans la chambre avec un sachet en plastique qui contenait ses affaires. Bien, tout était là, surtout son téléphone. Joshua remercie le brun tout en attrapant ledit sachet. Joren lui explique alors qu’il a dû insister pour que l’infirmière lui donne ses affaires, évoquant son fils qui est peut-être tout seul. Inexplicablement, cela lui fait un pincement au cœur, rien que d’imaginer que Kenneth est tout seul, perdu, apeuré. Cette inquiétude profonde, viscérale, le dérange plus que vous ne pourriez l’imaginer. Il ne voulait pas s’attacher, et pourtant...

Son sauveur lui conseille alors d’appeler le petit et de le rassurer. Et c’est ce qu’il décide de faire. Assumer ses responsabilités en tant que père. Enfin... un minimum. Joren, quant à lui, décide de le laisser, avant de gribouiller son numéro sur un post-il, qu’il lui tend ensuite. L’ange étire un léger sourire, son regard croisant celui de l’Anglais.

« Merci. »

Un seul mot, sans la moindre graine de manipulation derrière, son aucune intention cachée. Juste de la sincérité, une fois n’est pas coutume. Le journaliste est content d’être vie, il lui en est reconnaissant. Et lorsque le brun s’en va et que Joshua appelle la nounou et qu’elle lui passe Kenneth au téléphone... Les larmes lui montent aux yeux et un poids s’envole de ses épaules. Joshua s’en veut de ressentir cette faiblesse, de se sentir si humain. Vulnérable. Mais rapidement il parvient à se reprendre. Probablement, c’est juste les médocs qui jouent avec son cerveau, voilà tout... Rien n’a changé.

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Posté le Dim 8 Juil - 22:44.
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