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 Havre de paix et révélation

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Risa Stroke
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Posté le Sam 10 Mar - 15:58.
Il y a des enquêtes avec lesquelles je ne me ferais jamais. Il y en a qui retourne le cerveau par leur complexité, par le besoin de l'auteur des crimes à ne pas se faire attraper. Compiler les données, comprendre sa pensée, c'est mon boulot, un boulot que je fais facilement la plupart du temps, l'empathie aide. Là ou l'empathie n'aide pas, c'est dans les enquêtes où le cœur est retourné. Vous savez, ces enquêtes ou ce sont les enfants qui disparaissent dans d'étranges conditions, ou alors où on ne retrouve que des morceaux de corps. Les puzzles, j'en ai longtemps fait pour exercer mon œil, trouver rapidement la solution, c'est à cela que l'on m'a habitué, mais cette dernière enquête... Je ne sais pas comment j'ai pu resté aussi impassible, comment j'ai fais pour ne rien montrer, comme d'habitude. Je suis entraîné oui, mais l'horreur était tellement puissante, tellement violente. Les séquelles, les tortures, les traitements divers et variés. Je crois que je n'avais encore jamais vu autant d'horreur dans une vie. J'ai ressenti l'horreur des policiers, j'ai ressenti l'effroi des ambulanciers et médecins, et j'ai ressenti la mort. Vous savez le pire ? C'est que nous sommes considéré comme dangereux à cause de ce que nous sommes, nous, aberrations et altérations, mais l'homme que j'ai traqué, ce n'était qu'un simple humain et pourtant, il a fait des horreurs toutes plus nombreuses les unes que les autres, et pire que tout, il a fait ça à des gosses. Qui est le véritable monstre alors ? Pourquoi les autres ont peur de nous et nous oblige à porter une laisse alors que c'est chez eux que réside les véritables monstres ?

Mon cœur est lourd d'un chagrin sans nom. J'ai cumulé les émotions de tellement de famille, heureux de récupérer leurs enfants, mais horrifié par les tortures qu'ils ont subis. Des années de thérapie ne pourront jamais effacé les séquelles de leur emprisonnement et que dire des morts ? Je me sens perdue, et je m'en veux. Je m'en veux de ne pas pouvoir me servir de ce don qui aurait pu être utile. Je m'en veux de ne pas être arrivée à temps pour sauver tout le monde. Je m'en veux de ce qui leur est arrivé et comme chaque fois que je m'en veux, je m'exile. Il n'y a réellement que chez deux personnes que je me sens bien. Khalan parce que ses émotions sont pures et douces, mais il n'y a toujours qu'une seule et unique personne que je vais voir dans ce genre de situation : Cassandra. J'ai besoin de son réconfort, de ses émotions douces qui apaiseront le tumulte des miennes et surtout, quand je suis là-bas, je n'ai pas à être la Reine des glaces. C'est reposant, tellement que j'y squatte assez souvent, comme pour me ressourcer. C'est donc d'un pas vif que j'ai quitté le commissariat en précisant que vu que l'enquête était terminé, j'avais le droit à une semaine et que donc il était inutile de m'appeler durant ce laps de temps. Bien entendu je n'allais pas rester autant de temps là-bas, même si Cassy ne m'en voudrait pas, mais moi je m'en voudrais et puis là-bas, il y a une nouvelle personne, je ne peux pas me permettre de rester trop longtemps.

Mais ça ne m'empêche pas de me diriger d'un bon pas vers elle, vers chez elle. Une heure plus tard voilà que je me retrouve devant la porte. Je pourrais presque sourire, mais je suis encore en dehors, alors je me retiens. Je pourrais toquer à la porte, mais elle n'est pas dans la maison, je la sens dehors. Alors je fais le tour, et je me dirige vers le jardin et un sourire me vient naturellement. Dans cette atmosphère calme, je me sens redevenir moi-même. Avant que ce don ne se développe, comme la petite fille que j'aurais dû être. Je ne comprends d'ailleurs toujours pas ce qu'il se passe avec mon frère en y repensant. Je secoue la tête, laisse passer l'idée. Cela fait longtemps que je ne lui ai pas parlé, la dernière fois, il m'a vaguement donné une impression nauséeuse sans que je ne sache exactement pourquoi. Je secoue une nouvelle fois la tête, plus énergiquement, déplacement quelques mèches de ma queue de cheval serrée. Peu importe, je n'ai pas besoin d'être parfaite ou d'être de glace ici. « Cassy ? » C'est comme si la glace se craquait alors que les syllabes de la fin de son petit nom se font chaleureuse. J'ai l'impression de renaître chaque fois que mon regard se pose sur elle. Elle est la seule, elle est l'unique amie avec un grand A. La seule qui connaisse ma face caché, celle douce et chaleureuse. Celle rieuse et souriante. Celle qui donne envie de la connaître. « J'aurais besoin d'un peu de repos, je peux venir te squatter aujourd'hui ? » Je ne sais pas si elle m'entends vu que je ne la vois pas, mais je peux clairement sentir ses émotions, elle n'est pas loin et le visage que je lui montrerais quand je la trouverais sera celui qui porte un sourire radieux. Un sourire qui montre qu'avec elle, il n'y a pas de faux semblant, juste moi.


Dernière édition par Risa Stroke le Ven 20 Avr - 10:36, édité 2 fois
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Posté le Mer 14 Mar - 23:02.
L’histoire de Blérim tourne dans ma tête depuis que j’ai eu ma conversation avec lui, tout comme ma nouvelle rencontre mouvementée avec Jarod. A croire que la vie a décidé de mettre un peu de piment dans mon quotidien et de me sortir à nouveau de ma tranquillité. Quoi qu’il en soit, avec tout ça, je me suis rendue compte que je me suis attachée à notre invité durant ces quelques semaines et que Jarod provoque des choses étranges en moi le tout bouleversé par mes phobies qui me crient de fuir ces individus. Ils promettent bien trop de bouleversements que je parais pouvoir en accepter. Et pourtant, je suis bien plus forte que je ne le crois et qu’il n’y paraît. Mais cela, c’est une autre histoire. Je vais le découvrir bien assez tôt, j’en suis certaine.

Pour le moment, pour éviter de trop penser, surtout pas à ce que je pense et ressens, je me noie dans le travail et trouve tous les prétextes possibles pour m’échapper en forêt au maximum, même si cela n’est pas la solution la moins risquée par les temps qui courent. Mais les chevaux accaparent la majorité de mon temps par conséquent je ne me pose plus de questions sur les battements e mon cœur qui s’affolent lors d’un regard ou encore l’envie de toucher l’autre, de le rassurer et j’en passe… Ces hommes me perturbent et je ne peux me le permettre.

Je suis donc avec Furie et Fuyard lorsque j’entends une voix familière m’appeler. Je ne peux pas tout lâcher pour venir à sa rencontre. En effet, je suis en plein bandage. « Viens par-là Risa ! » Elle devrait pouvoir me trouver au son de la voix. Risa a un radar de toute manière, je ne sais pas comment elle fait mais elle repère vite les gens… Fuyard se met à remuer dans tous les sens, il est comme moi il n’aime pas quand on approche trop près de lui, mais là c’est Risa tout de même ! « Chut Fuyard ! C’est Risa, c’est une amie… tu le sais pourtant ! Aller calme toi. Si c’est parce que tu es impatient elle va m’aider à te faire le bandage plus rapidement… »

Je m’engage, certes, mais je saurais faire en sorte qu’elle m’aide et dans le pire des cas, je lui mettrai un couteau sous la gorge ! Je blague bien évidemment. Et je souris lorsque je vois mon amie se profiler face à moi. Lentement, je lève les yeux vers elle et vois son visage radieux. « Avec un tel sourire tu squattes tant que tu veux ! Et je ne te ferai même pas dormir avec les chevaux. Tu as vu comme je suis généreuse ! » Et je rigole comme une enfant.

« Bon, trêve de plaisanterie et viens par ici m’aider s’il te plaît ! Monsieur est grincheux. Il suffit de lui tenir la patte comme ceci pendant que je lui fais son bandage. »

Fuyard a un sale caractère, je ne peux pas dire le contraire, mais c’est aussi un cheval très fidèle. Il me protège tout le temps, comme s’il savait que je suis trop gentille et qu’il faut prendre soin de moi à cause de cela. Bref. Tout ça pour dire qu’il se laisse faire et c’est génial, je vais ainsi plus vite dans la manœuvre.

« Tu as besoin de calme Risa ? Que s’est-il passé ? »

Je sais que mon amie peut être secrète parfois mais je lui demande toujours des précisions des fois que je puisse l’aider un peu plus à aller mieux. En tout cas, elle sait que la porte lui est toujours ouverte et puis Poppy l’aime beaucoup. Il m’a avoué un jour qu’il aimait comment j’étais en sa présence. Apparemment, j’agis comme si je ne craignais rien et que je ne me posais pas de question outre mesure sur la manière dont j’agis. Peut-être ; honnêtement, je ne sais pas être objective avec moi-même.
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Posté le Jeu 15 Mar - 14:38.
Sa voix s’élève dans le calme de cet endroit. Le son est doux, agréable aux oreilles, il n’y a aucun sentiment négatif dans ses paroles, comme chaque fois que je viens au final. Parfois je me demande encore pourquoi elle m’a accepté si facilement alors que les autres estiment que je pourrais glacer un pays tout entier si je n’étais pas constamment en mouvement. Je pourrais croire qu’il s’agisse de pitié, si je ne sentais pas que ses sentiments envers moi étaient sincère. Encore une chose que ce don peut faire, déterminer qui est sincère ou non, déterminer qui me prend pour une idiote ou non. Je secoue la tête et laisse tomber les pensées négatives qui m’habitent alors que je m’approche de l’animal qui s’est mis à remuer depuis que je suis là. Un regard vers lui et je m’excuse mentalement. J’ai appris récemment, grâce à Cassy d’ailleurs, que les animaux étaient capable de sentir notre humeur, la mienne est massacrante d’horreur, pas étonnant que le cheval se soit mis à s’énerver, je ne suis pas ce qu’il y a de plus calme au vu de l’horreur de ces derniers jours. Je pose ma paume sur le front de l’animal et descend doucement jusqu’à ses naseaux en une douce caresse. Les seuls moments où l’on pourrait se rendre compte que la reine des glaces n’est pas si glacée que cela, c’est ici, parmi eux, avec elle. « Dit donc quelle générosité. Je me demande bien d’où elle vient. Allez avoue, tu as quelque chose à me demander ? » Et avec la phrase suivante voilà que je réponds moi-même à ma question.

Mon rire cristallin empli l’espace. Rire n’est pas quelque chose que je fais très souvent, sauf ici. Je ne ris jamais sinon, ça a toujours été prohibé par mon éducation surtout vu l’empathe que je suis. Montrer que je peux ressentir des sentiments n’étaient pas possible, même si je n’ai pas très bien compris pourquoi, au fond ça m’arrange maintenant, mais tout de même. Je n’aurais jamais imaginé qu’être empathe m'obligerait a être fermé. Je secoue de nouveau la tête, je n’ai jamais ressenti réellement les sentiments des animaux, mais j’ai l’impression de les comprendre mieux grâce à l’empathie. C’est plus des impressions que de vrais sentiments en fait, mais ça me permet de savoir qu’en fait le cheval n’aime pas réellement être maintenue et qu’il a eu peur des vibrations que j’ai pu émettre. Je crois que j’envie Cassy pour avoir autant d’instinct avec les animaux et les comprendre bien mieux que je ne le peux. Moi, c’est l’humanité que je comprends trop bien. « Ok donne moi ça. Je tiens ici hein, c’est ça. » J’imagine que oui, sinon le cheval m’aurait déjà fait comprendre qu’il n’apprécie que peu ce que je suis entrain de faire. Je laisse donc Cassy s’occuper de Fuyard alors que je flatte l’animal tout en maintenant sa jambe. La question tombe tranquillement, comme elle est elle. Tout en tranquillité et en calme. Je serre la mâchoire un instant.

Est-ce que je peux tout expliquer sans rien omettre ? Cela m’obligerait à parler de mon empathie, de l’enquête, de ce que j’ai vu, de ce que j’ai ressenti. Je me souviens encore des traces émotionnelles sur la scène de crime, de la colère, de l’envie, tout cela tellement malsain et vicié. Elles se sont collés à moi comme un radeau de sauvetage et pour la première fois, j’ai failli vomir tellement elle tentait de s’imprégner en moi. Pourtant je ne dis rien de tout cela. « Tu sais, l’affaire des deux petites filles enlevées et retrouvées dans des endroits herbeux, à la vue de tous. C’est moi qui suis chargé de cette enquête. » Cela en dit beaucoup sur mon état d’esprit à l’heure actuelle. Elle sait parfaitement ce que je ressens pour les enfants. Cet amour inconditionnel, ce besoin de prendre soin d’eux quoi qu’il arrive. J’ai l’impression d’avoir lamentablement échoué avec ces petites filles. « La dernière, on l’a retrouvé il y a quelque jours, mis en scène comme si elle jouait à la poupée dans le parc. J’ai failli vomir tellement c’était... » Intense et vicié. Tellement ça m’avait pris au coeur, tellement j’avais l’impression d’être le tueur à ce moment-là. Je suis heureuse de ne pouvoir revoir le passé en touchant des objets, ou alors de ne pouvoir avoir des prémonitions des événements qui se sont passé. « Si tu avais vu ça. Je crois que je n’ai jamais autant détesté quelqu’un que je le hais lui et même si on a fini par l’attraper, j’ai l’impression d’avoir failli. »

De ne pas avoir respecté mon serment. Certes, il me faut un meurtre, un enlèvement ou autre pour pouvoir empêcher les autres. Mais je ne me ferais jamais au fait de devoir perdre quelqu’un pour pouvoir en sauver d’autre. Je ne me ferais jamais à l’idée de ne pouvoir protéger tout le monde. « Tu sais, on parle beaucoup des aberrations et des altérations. On les voit comme des monstres de foire, de laboratoire. Pourtant, c’est un humain qui a commis ces crimes, pas l’un d’eux. Alors qui est le monstrueux dans l’histoire ? » L’humanité qui s'échine à nous montrer comme des monstres, ou alors les monstres eux-même ? Je ne me sens pas monstrueuse, mais tous les jours, je vois des comportements pire que ceux qui étaient dans le ribcage. « Crois-tu que je sois un monstre ? » Je la regarde intensément. Je dis beaucoup de chose dans ces quelques petits mots. Beaucoup de chose en si peu de mot, c’est impressionnant ce que la parole peut faire. « Moi qui suis une de ces altérations, me vois-tu comme un monstre ? » Une question réelle, même si j’ai l’impression de connaître déjà la réponse, je crois avoir besoin de l’entendre. Parfois, je n’arrive plus à faire le vide dans mon esprit, parfois, je n’arrive plus à gérer la limite entre les monstres que je traque et le fait d’être considéré moi-même comme un montre. Et c’est là que j’ai besoin d’elle, aujourd’hui, plus qu’un autre jour, parce que j'ai pris une décision et sa réponse déterminera la suite de la conversation.
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Posté le Ven 16 Mar - 18:50.
J’aimais beaucoup le sourire de Risa non seulement parce qu’il était toujours sincère avec moi mais surtout parce que je savais qu’elle se laissait aller à la maison. Ici, elle était elle-même. Parce qu’ici, elle n’avait personne pour la juger. Et pourtant, malgré les années, elle ne savait toujours pas mon secret. Ni mon passé. En fait, nous n’en parlions juste pas. Ce n’est même pas comme si je cherchais à cacher des choses. La preuve en est, elle savait tout à propos de Blérim. Comment nous l’avions recueilli et sa gentillesse tout comme son côté grand gamin. Bref, il fallait que je lui conte l’épisode suivant désormais.  Mais pour le moment, je me devais de l’accueillir de manière positive. Visiblement, vu le comportement de Fuyard, elle en avait besoin. Elle semblait bien nerveuse.
« Tout a un prix selon toi mon amie ? » je lui demande alors avant de sourire et de lui demander de l’aide pour panser le cheval.

Je ne sais pas si Risa s’en rend compte mais si elle gérait mieux ses émotions négatives, elle s’occuperait super bien des chevaux car elle les bons gestes. Je n’ai jamais rien à redire sur ses gestes lorsqu’elle me donne un coup de main. Peut-être qu’un jour je lui proposerai de la former, si elle le souhaite.  Mais pour lors, grâce à son intervention je finis le bandage de Fuyard en quelques secondes.  « Merci Risa. »  Puis, fidèle à moi-même, je rentre dans le vif du sujet et lui demande pourquoi elle a besoin de calme. Bien sûr, elle est en droit de me dire qu’elle ne veut pas en parler, mais au fond d’elle elle sait que je suis présente pour l’accompagner à gérer tout ce qu’elle doit supporter dans son travail. Cependant, je ne m’attends pas du tout à la suite de notre conversation.

« Ah… quelle horreur. » Je comprends tout de suite mieux l’état de mon amie, elle qui est si proche des enfants, devoir enquêter sur le meurtre d’innocentes petites filles doit être terrible. Personnellement, je ne pourrais même pas regarder un corps. Je suis trop sensible, je le sais. Alors pour moi, Risa est aussi forte que Wonder Woman.  « Je comprends mieux en effet. Mais tu sais, tu fais un travail difficile et tu es forte. Alors pour une fois laisse ta force de caractère de côté et laisses toi aller. »

C’était sans compter o élan qu’elle avait déjà pris. Elle enchaîna alors sur un autre sujet qui figea complètement mon visage dans la surprise.  Risa se rendait-elle compte qu’elle me faisait en trentes secondes plus de révélation que dans toute notre relation ? Et je ne lui en voulais pas de m’avoir caché quelque chose d’aussi important puisque j’en avais fait autant, mais là, elle lançait une bombe tout de même. J’étais partagée entre la surprise, l’excitation et la curiosité. Mais aussi la peine de la voir se questionner autant à son propos et à propos de l’être humain dans sa globalité.  « Bien évidemment que non ! Tu n’as rien d’un monstre Risa. Et puis si tu en es un, j’en suis également un… Tu sais aberration, altération, humain… finalement la base est la même. Et si elle est viciée, toutes ces expériences qui ont changés certaines personnes n’y changeront rien.  Je ne crois pas au fait qu’un loup soit plus méchant qu’un homme ou un qu’un elfe soit tout aussi différent… certaines choses nous distinguent, nous sommes une évolution, mais la méchanceté est présente en chacun de nous.  Certains l’expriment d’autres non… Et je pense sincèrement que nous faisons partie des bons même si je suis une Elfe et toi une altération. Ne laisse jamais personne te faire douter de ta valeur mon amie. » Je pose alors ma main sur sa joue. « Nous sommes les seuls maîtres de notre personnalité et de notre avenir. Ce meurtrier a choisi de commettre l’irréparable, il doit payer, de même qu’il serait le cas d’une altération ou d’une aberration dans le même cas. J’aimerais juste que nous puissions tous être égaux et jugés de la même manière au départ… »
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Risa Stroke
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Posté le Dim 18 Mar - 15:37.
« Je crains fort que dans notre monde, tout ai un prix malheureusement. » La preuve, même notre liberté a en un. Si je n'avais pas cette laisse autour du cou, est-ce que je serais dehors à l'heure qu'il est ? Est-ce que je pourrais vivre tout en essayant d'aider ceux qui sont encore enfermé ? Il n'y a visiblement que les humains qui n'ont pas de prix, parfois je me demande ce que nous sommes pour eux. La question se pose après tout, pourquoi nous traquer ? Pourquoi nous enfermer ? Nous avons vécu des années à Réversa sans que qui que ce soit s'inquiète de nous, alors pourquoi ? Cette révélation n'a apporté que des problèmes, en chaîne et désormais, nous sommes obligé de coopérer ou de nous cacher. Ai-je l'air si dangereuse que cela ? Les questions tournent en boucle dans ma tête alors que j'aide Cassy avec Fuyard. Je lui raconte l'histoire, une de ces histoires qui me touchent bien plus que je ne voudrais l'admettre. Je ne lui raconte pas les détails sordides, nul besoin de ça. Vu ce que l'on fini par entendre, l'affaire fera bien la Une et ne risquera plus d'être oublié. « Quelle horreur, c'est bien le mot. » Vu ce que j'ai vu, ce n'est même pas encore assez. « Forte ? Je ne sais pas... » Ces derniers temps, je ne sais plus. Suis-je réellement forte ? Je me pose la question. J'ai plutôt l'impression d'être prête à me briser, que le moindre souffle suffirait pour détruire le château de carte qu'est ma vie. Alors quand elle me dit de me laisser aller, j'ai presque envie de rire. Et c'est là que je prends ma décision.

Je n'ai hésité qu'une fraction de seconde. Une toute petite fraction qui a fait dévaler devant mes yeux tout un tas d'issu possible pour la suite de la conversation. Il n'empêche que peu importe l'issu, j'avais besoin de lui dire. Je ne me sentais pas honnête envers elle et c'était entrain de me miner à petit feu. Je l'ai toujours considéré comme ma seule et unique amie, ma meilleure amie et elle ne connaissait qu'une moitié de moi. Alors j'ai déballé l'autre partie. Cette moins glorieuse... Ce n'est pas que je déteste être différente, c'est juste que j'aurais aimé être normale, quand je vois ce qu'il se passe. Mais est-ce que j'aurais pu aussi bien comprendre ceux qui sont dans mon cas ? Je crains fort que non. Je me demande même si au final, je ne serais pas devenue un de ces fichus chasseurs. J'attends, les dents serrés sa réponse. Les premières phrases me rassurent et je me sens plus légère. Par contre la suite me fait hausser un sourcil discret. Une elfe... Je n'y aurais jamais pensé. Elle semble si humaine, si normale. Enfin j'imagine que dans mon cas, je ne suis pas mieux. J'ai bien sentis sa surprise quand j'ai énoncé le fait d'être une altération... Ce mot me fait tellement grincer des dents que ça en devient risible. Je la laisse poser sa main sur ma joue. Depuis combien de temps n'ai-je pas eu ce genre de contact ? Un an ? Deux ans ? Cela fait bien longtemps que qui que ce soit m'a touché sans avoir d'intention étrange. C'est comme si cette main apaisait un instant la souffrance de ce cœur qui en a trop vu ces derniers temps.

« C'est certains, nous ne sommes pas logés à la même enseigne. Moi j'ai une laisse autour du cou, j'imagine que pour d'autres, c'est bien pire. » Parce que malgré le fait qu'on soit altération ou aberration, on garde toujours un œil sur nous. « Mais c'est pire que ça. Ce monde, je le ressens. Marcher dans la rue est une épreuve de chaque jour. Là ou certains ne voient que de la méchanceté, je peux voir le fondement même des sentiments. La peur, la joie, la haine, la colère, l'envie, le désir, l'amour... Si tu savais... » Le monde est tellement plus que ce qu'on peut pensée. « Je vois tellement mieux qu'avec mes yeux... Le problème c'est que je vois trop. Ça ne s'arrête jamais, ça vient, s'accroche, et ne s'en va que des jours plus tard. » C'est le plus gros problème de mon empathie, la persistance. Les sentiments cherchent un ancrage dans ce monde, alors il s'accroche à moi et ce n'est que quelques jours plus tard que je peux enfin m'en débarrasser. Le souci c'est que j'en ressens tous les jours... « C'est pire encore avec les traces émotionnelles. Elles restent plus longtemps et sont viciés. Elles ne cesse d'être tourmentés. J'aimerais connaître le monde sans ce genre de chose, mais il y a un avantage, personne ne peut me mentir. » Je ne sais pas si le terme avantage est réellement une bonne idée ici. « Toi, tu es tellement douce, les sensations vont et viennent comme la mer. Elle balaye tout ce qu'il y a de mauvais, tout ce qui persiste et rend mon cœur plus léger. » C'est pour ça que j'aime être ici. « Être empathe, ce n'est pas un don, c'est une malédiction. » Et plus encore quand on a le boulot que j'ai. « Même mon frère s'est éloigné de moi durant un temps, sans que je ne comprenne pourquoi. » Et je n'ai toujours pas compris. « Parfois, je ne sais même plus qui je suis, à force de ressentir les autres. » Et j'ai l'impression de m'emballer dans mes paroles. « Pardon, je... C'est la première fois que j'en parle à quelqu'un. » La toute première fois, que j'avoue m'infiltrer dans le cœur des gens et les lire bien plus facilement qu'ils ne le font eux.
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Posté le Mar 27 Mar - 10:22.
Risa a peut-être raison, mais de elle à moi, il n’y a pas de prix. Je ne demanderai jamais rien en échange de mon amitié. Je l’offre volontiers, tout comme j’offre ma bienveillance, mon pardon et ma douceur à qui le veut. J’essaye de toujours voir le bon côté des choses car c’est ce qui m’a permis de survivre jusqu’à présent, malgré les épisodes noirs de ma vie. Je crois réellement en la pensée positive, même si le monde dans lequel nous vivons nous mène la vie dure et ne nous permet pas toujours de voir clairement l’avenir. C’est d’autant plus compliqué lorsque l’ordre établit opprime les personnes différentes. Car c’est ce que nous sommes différents, au même titre que les noirs le sont des blancs ou les animaux des humains. Tous opprimés pour leur différences mais tous ne peuvent se battre à égalité. C’est pour cela que j’estime qu’il ne faut pas laisser tomber la vie et combattre le système à notre échelle. Je le fais en aidant les gens différents, comme moi, dès que je le peux. Ma petite contribution, telle une petite fourmi dans l’immense fourmilière qui dépose son petit grain de terre pour construire le nid.

Cela dit au vue des informations que me donne Risa, je comprends qu’elle ne puisse être joyeuse et positive. Son affaire est juste horrible et invivable. A sa place je crois que je me serais simplement effondrée, comme les familles des victimes. E ne comprends pas que l’on puisse être si violent et avoir si peu de compassion pour autrui, encore moins lorsqu’il s’agit d’enfants innocents sans aucun moyen de se défendre. « Si tu l’es Risa, et tu sais pourquoi ? Parce que tu as une terriblement bonne amie qui va t’y aider ! D’accord ? » je lui lance pleine de soutien et de punch pour la motiver et l’aider à se ressaisir.

Mais la discussion bascule dans ces différences que nous avons visiblement tues l’une et l’autre. Ces différences qui sont aujourd’hui vues comme un fardeau. Alors je la rassure, comme l’amie que je suis, aussi bien que je pourrais le faire car non, à mes yeux, Risa n’a rien d’un monstre. Je m’autorise même à la toucher, mais j’ai moins de mal avec les femmes. Avec son discours je comprends que ce qu’elle souhaite me dire c’est qu’au-delà de cette monstruosité qu’on nous attribue, elle est empathique. Je sais mettre les mots sur les descriptions, je sais observer les autres aussi. Au final, cela ne m’étonne pas vu son caractère. Mais j’imagine à peine la difficulté d’évoluer dans un tel monde avec un tel don. « Tu ne contrôles pas ton don ? Tu n’as aucun moyen de te fermer aux émotions des autres ? Il existe peut-être une technique indienne qui saurait créer une barrière, on peut demander à Poppy. » Je pense à cela car je sais que les Amérindiens étaient doués avec la sorcellerie surtout celle pour contacter les morts . Ils utilisent beaucoup les plantes, les onguents et savent faire des talismans. Maintenant est-ce que tout cela fonctionne et est réel ? J’en ai aucune idée. Mais dans un monde où les elfes, les spectres, les loups garous, les vampires et les humains avec des dons existent, pourquoi pas au final. Il existe peut-être même un autre humain doué d’un don particulier qui pourrait l’aider, la catalyser ? J’en sais rien en réalité mais j’aimerais tellement l’aider. Surtout alors que sa voix se brise sous ces mots.

Malgré tout , Risa trouve le moyen de faire virevolter mon cœur en avouant qu’elle aime venir ici et me voir car je la repose en quelques sortes. Mais ça c’est parce qu’elle vient me voir dans les bons moments. Que fait-elle de ma peur de toucher les autres et de mon agoraphobie? Il ne faudrait pas qu’elle soit avec moi en dehors de cet endroit en réalité. « Merci Risa, merci pour ta sincérité, merci d’être mon amie aussi. On aurait dû se confier l’une à l’autre il y a bien longtemps. Et peut-être qu’il est temps aussi que je me confie à toi, qu’on soit au même niveau d’information. Quoi qu’il en soit, ne t’excuse pas de me parler de ce qui te tient à cœur et de ce qui fait que tu es celle qui se tient face à moi. Ton fardeau, je ferai tout mon possible pour t’aider à le porter. Je te le promets. » Et sur ces mots, je la serre fort dans mes bras, soulagée de m’offrir aussi ce contact humain.
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Posté le Jeu 29 Mar - 10:36.
Je me sens un peu moins coupable alors que les mots sortent de ma bouche en une cascade d’explication. J’ai l’impression de moins tricher, même si cela n’est pas réellement vrai, quoi qu’il arrive, je tricherais toujours avec le monde, je pourrais toujours connaître son humeur exacte et jamais je ne pourrais arrêter de le ressentir. C’est ma malédiction, en quelque sorte. Ou alors une bénédiction. Je me suis demandée, longtemps, comment elle réagirait au fait que je sois une empathe, comment elle réagirait au fait que je puisse ressentir, à chaque instant, et peu importe l’intensité, toute l’étendue de ses sentiments. Elle ne semble pas prendre ombrage de ma capacité et lorsqu’elle parle de contrôle, j’ai envie de rire. Je ne sais pas comment expliquer ce qu’il se passe, comment lui expliquer tout ce qu’il s’est passé durant mon enfance. J’ai un léger sourire triste. Je ne dis rien durant un moment, finissant d’expliquer tout ce qu’il se passe dans ma tête, comme si je voulais m’en décharger. J’écoute ce qu’elle me dit de nouveau et sourit encore. « Ta générosité t’honore tu sais. Peu seraient-ceux qui m’accepterait pour celle que je suis. » La tristesse envahit mon cœur, je sais qu’il s’agit de mon propre sentiment, parce que j’ai l’impression que ce monde ne pourra jamais accepter quelqu’un comme moi en fait.

Je finis par prendre une grande inspiration. J’ai besoin de lui expliquer toute l’étendue de ce "don". « Niveau contrôle, si, je contrôle parfaitement la seconde partie de mon don. La première, celle qui me permet de ressentir les émotions du monde n’est pas contrôlable. » Je soupire doucement avant de finalement reprendre. « Mes parents ont tout essayé pour que je sois moins réceptive, que je puisse l’activer quand je le voudrais, mais il s’avère que c’est impossible. » Personne n’avait réussi, pas même les plus anciens des plus anciens. « Je crois que l’univers s’est dit qu’il était normal que je ressente le monde et que rien ne pourrait changer ça. Je dois le ressentir, pour le comprendre, pour le changer et pour aider les autres. » J’ai l’impression parfois que c’est ainsi. Je peux me tromper, mais je suis certaine de ne pas me tromper. Pour pouvoir comprendre ce monde, j’ai besoin de le ressentir. « Mais tu sais, étonnamment, je n’ai pas envie de ne pas ressentir. C’est paradoxal comme façon de voir les choses, mais j’ai passé toute ma vie a ressentir, j’ai appris à faire avec, et même si parfois c’est compliqué, je ne peux pas ne plus ressentir. Je me sentirais trop vide. »

C’est un fait que je ne peux réfuter. Même s’il est compliqué de gérer par moment, même si certains sentiments se retrouvent viciés, il y en a qui sont magnifiques. « Il m’arrive de temps en temps de m’arrêter dans la foule et de laisser le monde passer à travers moi. Il y a certes des sentiments que je ne veux pas ressentir, mais il y en a tellement de magnifique aussi. Tu verrais quand l’amour ou l’amitié irradie. Ces deux sentiments balayent tout ce qui peut rester collé et qui est mauvais. Les bons sentiments sont tellement plus fort que les mauvais. » Je soupire doucement en repensant à ce vieux couple, après plus de quarante ans, ils étaient toujours amoureux et leur amour était tellement magnifique. Des centaines de lignes qui s’entrelaçaient et de couleurs différentes représentaient leur amour. C’était magnifique. Je la laisse me serrer dans ses bras, je reste un instant comme ça. Depuis combien de temps n’ai-je pas laisser qui que ce soit me toucher ? Depuis combien de temps n’ai-je pas voulu d’un contact, une poignée de main, un baiser sur la joue ? Voilà plusieurs années maintenant que je n’ai laissé personne me toucher, entrer dans mon monde privée.

Peut-être serait-il temps que j’arrête de me fermer hermétiquement aux sentiments. Peut-être serait-il temps d’évoluer de nouveau, de grandir un peu plus. Je ne sais pas. Je me détache doucement de Cassy et la regarde doucement. « Tu sais, je me suis souvent demandé d’où venait ta peur. Même si tu ne montres rien, que tu gardes toujours le sourire, je peux le sentir, en toi, ancré profondément. » Je souris doucement. « Je ne veux pas te forcer à parler, ou quoi que ce soit d’autre. Mais si tu as besoin, sache que je suis là, autant que tu es là pour moi. Tu es mon ancre, alors je peux être la tienne. » Un sourire doux et sincère, j’avais réellement toujours tendance à sourire avec elle, comme s’il suffisait de ça pour que je redevienne la douce et calme Arisa. « Je suis aussi là pour porter les tiens de fardeau tu sais. N’hésite jamais à me parler de quelque chose parce que tu penses que je ne peux l’accepter. Je suis là pour toi autant que tu es là pour moi. » Parce que pour moi, tu es une personne très importante, une de celle que je me suis jurée de protéger, peu importe ce que l’avenir nous réserve, je veux pouvoir tenir cette promesse que je me suis faite il y a de cela des années déjà.
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Posté le Sam 14 Avr - 22:10.
Je n’ose même pas imaginer à quel point il est dur d’avouer un tel secret pour Risa. Elle m’avoue, par ces mots, qu’elle est capable de savoir ce que je ressens à chaque instant. Certains considèreraient ça comme une violation de l’intimité. Personnellement, je considère son don comme une bénédiction et une manière de communiquer plus facilement. Combien de fois trouvons nous difficile d’expliquer ce que l’on ressent et taisons-nous notre mal être par défaut de mots ? Avec Risa, je n’ai pas cette barrière et elle peut me comprendre, ce qui fait de notre relation, quelque chose d’unique. Alors oui je sais, j’ai cette manière positive de voir chaque chose, mais cela me permet également d’évoluer plus facilement dans le monde cruel qui nous entoure.

« Je ne me considère pas généreuse tu sais. Mais tu es mon avis et j’imagine que tu es celle qui souffre le plus de ce don.  Il serait stupide de ma part de te rejeter pour quelque chose que tu ne peux contrôler et que tu n’as pas demandé. De toute manière, tu sais déjà tout de moi, ce n’est donc pas cette révélation qui va changer quelque chose ! »

Je souris faiblement et avec douceur.  Je lui parle alors de contrôle. Un certain contrôle pour une vie plus « normale. » Et je l’écoute m’expliquer toute l’étendue de cette empathie. Je pense qu’elle n’a pas bien compris ce que j’entendais par contrôle mais je le garde ans un coin de ma tête, la laissant tranquillement finir, sans la couper.  

« Je vois ans le contrôle j’imaginais plutôt fermer ton esprit aux sentiments des autres, mais si tu n’imagines pas ne plus ressentir alors autant continuer de vivre ainsi. Après il faut aussi voir cela de l’autre côté du miroir. Certaines personnes n’aimeraient pas qu’on pénètre leur jardin secret. Mais aussi pour toi, pour te sentir entière quand tu ne ressens que tes propres émotions mais aussi pour apprendre à t’occuper de toi et non des autres. »

Mais ce ne sont que des conseils, après tout je suis personne pour lui dire ce qu’elle doit essayer de faire ou non. Je ne suis personne pour juger ou savoir ce qui est mieux ou non pour mon amie.  Puis je finis par rigoler lorsqu’elle m’explique la beauté de l’amour et de l’amitié. Non pas parce que c’est amusant mais pour l’image que j’ai eu l’espace de quelques secondes : « Tu devrais monter une agence matrimoniale Risa ! »  Cela dit, je comprends tout à fait la fascination qu’elle peut avoir. Parfois ce sont des sentiments si puissants qu’ils nous font oublier tout ce qu’il y a de plus noir et vicié en ce monde. Je le vois avec certaines personnes… d’ailleurs faudrait peut-être que je m’avoue certaines choses parfois.  Quoi qu’il en soit, je décide finalement d’offrir de cette douceur à Risa en la prenant dans mes bras, ce que je ne fais habituellement jamais. Mais que c’est bon ! Ce toucher cette douceur… j’en ai peur, surtout avec les hommes désormais, mais je sais aussi à quel point cela peut être bon.  Et puis Risa est venue pour trouver cette paix que je peux lui offrir alors autant en profiter.

Tout comme je profite de l’instant pour lui révéler mes secrets comme elle l’a fait avec moi. Je veux lui prouver ma confiance tout comme elle l’a également fait.  De plus, ses propos me vont droit au cœur. Il se serre d’émotions. Elle doit le ressentir avec son empathie.  Je ne sais pas trop par où commencer, mais surtout comment l’expliquer, j’ai très peu verbalisé mes peurs jusqu’à présent.

« Disons que lors du Grand Incendie, j’ai changé. Tout d’abord j’ai dû fuir sans regarder derrière moi… J’ai perdu toute ma famille dans les flammes. J’ai vu mon père brûler vif sous mes yeux alors qu’il venait de me crier dessus pour que je cours aussi vite que possible… C’est pourquoi je me voile la face aujourd’hui et je me refuse d’aimer parce que j’ai peur de reperdre les personnes auxquelles je m’attache… et après cet incendie, l’homme qui m’a récupéré sur le bord de la route et m’a aidé a aussi abusé de moi… d’où ma phobie du toucher désormais, qui touche particulièrement les hommes. Pour tout t’avouer Risa, je ne sais même pas comment je parviens à toujours être si positive vu la haine que j’ai envers ces gens qui ont brûlé nos maisons et nos proches et envers cet homme qui m’a aidé contre un paiement bien trop cruel.  Je ne sais pas comment j’arrive à garder le sourire alors que j’ai tout perdu. Aujourd’hui, je crois que je me focalise uniquement sur ce que j’ai, sur le moment présent avec la peur constante de perdre le peu de gens que j’aime parce que je suis incapable d’être une coquille vide. »

Les larmes coulent alors, montrant à Risa qu’évoquer ce morceau de ma vie n’est pas chose aisée. Surtout, elle est la première à tout savoir après Poppy. Mais lui, ce n’est pas la même chose, il m’a pris sous son aile comme un père, je lui devais la vérité.

« Mais tu sais quoi Risa ? Aujourd’hui, j’ai envie de devenir une combattante et actrice de mon avenir. J’ai envie d’aider les gens à se sortir de leur vie de merde aussi. » j’ajoute sur un ton beaucoup plus dur et convaincu
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Posté le Lun 23 Avr - 13:16.
Je ne pensais pas qu’en parler pouvait s’avérer révélateur. Elle était déjà la seule à connaître cette double facette qui fait de moi un être froid pour cacher la douceur. Elle était la seule qui me connaissait réellement alors je me demande bien pourquoi je ne lui ai pas révélé que j’étais empathe avant. Après tout, si j’avais laissé tomber le masque de ce visage, pourquoi n’avais-je pas laisser tomber le bouclier qui protège mon cœur ? Tout simplement parce que je sais parfaitement que la plupart des gens seraient horrifié s’ils savaient que j’entre dans leur cœur aussi facilement qu’ils entrent dans un jardin publique. C’est étrange de se dire que la plupart me détesterait pour ce que je fais, alors qu’au fond, je n’y peux rien du tout. On a tout essayé avec ma famille et je ne peux pas contrôler mon don d’empathie. Si contrôler le fait de traquer les autres est possible, visiblement, le monde a fait en sorte que ressentir les émotions des autres soit permanent. Et elle a raison sur un point, c’est épuisant. « Certains ne penseraient pas comme toi et tu le sais. J’ai conscience que mon don est intrusif. Crois-moi, je me suis souvent posé la question sur comment je réagirais. Mais effectivement, si j’ai une totale emprise sur le reste de mes dons, celui-là ne semble pas être contrôlable. C’est comme si le monde avait décidé qu’il fallait que je ressente, comme si cela pouvait permettre … je ne sais pas, d’arranger certaines choses. Honnêtement je n’y comprends rien. »

Je ne comprends pas pourquoi on m’a donné ce don, pourquoi je suis née avec. Je ne comprends pas grand-chose quand il s’agit de don, heureusement, je suis bien plus douée dans mon métier, même si certaines affaires courent encore, je ne doute pas de finir par les résoudre à plusieurs. Je la laisse parler et je comprends ce qu’elle veut dire. « C’est justement le problème. J’ai essayé de me fermer aux autres, j’ai été voir moulte spécialiste, même d’ancien indien avec des méthodes un poil douteuse. C’est d’ailleurs l’un d’eux qui m’a dit que si le monde avait décidé de me donner un don pareil, ce n’était certainement pas pour le planquer. Il fallait qu’il vive et que je ressente ! » Bizarre hein. Je n’ai toujours pas compris pourquoi il en est venu à me dire ça. « Le problème tu vois c’est que les télépathes rentrent dans la tête des gens, ils violent consciemment l’intimité intellectuel de ceux qu’ils fouillent. Les empathes, ce n’est pas réellement un choix. Même si j’imagine que ce n’est qu’une question de point de vue. Beaucoup s’en foutront littéralement. Après, ça me permet de mener mes enquêtes à bien, ce n’est pas si mal, même si dur à porter. » Et puis honnêtement, il y a des émotions qui valent qu’on les ressente.

Comme l’amour, et l’amitié. Je lui explique comment elles se ressentent. Je pourrais même lui dire que le lien qui relie deux personnes réellement amoureuse n’est pas rose ou rouge, mais doré. Un doré magnifique. Je peux même parvenir parfois à les ressentir au niveau du goût. Pas de chocolat ni de champagne. Non, un goût doux un peu acidulé, quelque chose avec une promesse d’éternité. Je rigole en revenant sur terre en entendant ce qu’elle me dit. « J’imagine déjà les titres. Une criminologue spécialiste des crimes étranges ouvre une agence matrimoniale ! Ça va attirer du monde tiens ! » Un sourire, doux et sincère. Je me sens chez moi ici, bien plus qu’autre part en vérité. J’ai l’impression d’être différente et en même temps, d’être pareille. Je ne sais pas comment l’expliquer, c’est l’effet que Cassy a sur moi. Je la laisse me serrer dans ses bras. Ce n’est pas quelque chose que je fais. Cela fait des années que je n’ai pas eu de relation, que ce soit amicale ou charnelle. Personne ne me touche jamais, je ne sers même pas la main pour dire bonjour. C’est mieux comme ça. Je finis par lui parler de la tristesse qui émane d’elle, de ce que je ressens depuis toujours. Je ne veux pas l’obliger à parler, mais je me dis que par politesse, je dois l’informer de ce que j’ai ressentis. Au fond, j’ai envie d’être là pour elle, comme elle l’est pour moi. Je suis étonnée qu’elle prenne la parole pour me raconter un bout de son histoire et une histoire qui me serre le coeur. Je ressens sa tristesse, sa peur des hommes, sa peur d’aimer pour perdre. Je ressens tellement tout que lorsque ses larmes coulent, les miennes ne sont pas loin. Sans mon entraînement, je me serais moi aussi mise à pleurer.

Le chagrin est étouffant, violent tellement il vous prend aux tripes, mais pour rien au monde je ne voudrais pas le ressentir. Je pose mon front doucement contre le sien, pose mes mains sur ses joues avec tendresse. « Voilà pourquoi tu es si forte malgré tout ce qui t’arrive. Tu as encore le courage de changer et devenir quelqu’un. » Je souris doucement, fière de mon amie. Contente qu’elle m’ait raconté tout ça. « Tu sais, ce que je vais dire est très banal, mais je crois qu’en fait, aimer c’est souffrir en premier lieu. C’est bizarre de dire ça, mais c’est ce que je ressens à chaque fois. Comme le bien et le mal, tu ne peux pas aimer sans souffrir en retour. » C’est compliqué d’expliquer ce genre de chose, et il me faudrait probablement des heures pour tenter d’arriver à quelque chose, aussi finis-je par partir sur autre chose. « Par contre, si tu veux devenir une combattante, je peux faire quelque pour toi. Après tout, je sais me battre. Les arts martiaux c’est mon dada. As-tu envie d’apprendre le Kempo ? À moins que je n’ai pas compris et que tu ne veux pas devenir combattante de cette façon ? » Je lui lâche le visage doucement et recule d’un pas avec un petit sourire de défis. Ouais, je la mets au défi. Est-ce qu’elle va accepter ou pas, là est toute la question !
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Posté le Sam 19 Mai - 22:04.
Risa est ma seule amie présente, ma meilleure amie. A tel point que l’on se confie absolument tout. Du moins je le croyais jusqu’à présent alors qu’elle me révèle son plus grand secret et que je me rends compte qu’elle ne connaît pas le mien. Nous sommes ainsi à égalité, une égalité que je vais vite rétablir une fois qu’elle se sera confiée à moi, comme elle le souhaite, comme elle l’entend. Car je sais que lorsque Risa se confie c’est qu’elle en a vraiment besoin.  Parce qu’au fond j’ai également un secret non partagé. Non pas que je ne lui fasse pas confiance mais cela n’a jamais été abordé auparavant alors j’en n’ai juste pas parlé avec elle.

Peu importe, elle soulève un point crucial : très peu de personnes seraient aptes à réagir de la même manière que moi face à sa révélation.  En effet, elle m’avoue pouvoir pénétrer l’intimité la plus profonde de chaque individu. C’est du viol émotionnel finalement. Mais je comprends aussi que ce n’est pas de sa faute, d’une part car elle n’a pas choisi d’être comme ça et d’avoir ce don ; d’autre part car elle ne peut pas le contrôler et juste le mettre dans une boîte.
« Tu sais parfois il ne faut pas chercher à comprendre et juste donner du sens à ce que l’on vit.  Tu penses pouvoir arranger des choses avec ton don, alors soit, lance toi ! Ne t’arrête pas. Après tu peux toujours camoufler les choses pour qu’on ne te voit pas comme une intruse mais laisse libre court à ce que tu peux faire veux faire. En tout cas, tu es mon amie Risa et tu le resteras peu importe ce que tu es capable de faire ou non, je te le promets. »

Je souris, touchée par sa révélation. Il faut avoir une grande confiance pour révéler ce genre de chose. J’aurais aussi bien pu la rejeter. Mais je n’en fais et n’en ferai rien.  Je souris de plus belle alors que me parle de l’anecdote avec l’indien. Poppy aurait pu dire la même chose. Cette culture possède une sagesse sans égale.  « Je comprends ce que tu veux dire Risa. De toute manière, ce n’est pas comme si tu avais le choix. Et puis maintenant que tu m’as mise au courant tu pourras déverser tes propres émotions ici lorsque tu en auras besoin. Tu es toujours la bienvenue tu le sais.  Par contre, peut être que Poppy pourrait te préparer des mixtures qui pourraient t’aider à t’apaiser, à mettre ton esprit au repos de temps en temps.  Parce que j’imagine que cela doit être énergivore tout de même non ? »

J’essaye de comprendre les mécanismes du don de mon amie parce que je tiens à elle et que je veux pouvoir l’aider. C’est à ce moment qu’elle décide de m’expliquer l’amour, l’amitié, le ressenti provoqué par ces émotions. Je visualise très bien les images que Risa me donne et soudain, je ne peux m’empêcher de lui faire part de l’image qu’elle a fait naître en moi : Risa, agente d’agence matrimoniale.  « Non mais sérieusement ! Imagine, tu serais beaucoup plus confrontée à des émotions positives, c’est la voie royale pour toi et tu continuerais d’aider les gens mais d’une autre façon ! » j’ajoute avec un grand sourire et tout à fait sérieuse dans mes propos.

Je ne m’attends pas à ce que cet épisode de douceur prenne fin avec mon étreinte. En effet, à  cet instant, Risa ressent mes émotions et m peur surtout j’imagine et elle me parle de ce qu’elle a capté de moi, de mon mal être. Je lui explique alors ce qu’il s’est passé, ce qui m’a rendu comme ça. Je rétablis l’équilibre du savoir entre nous.  Je ne suis pas empathe mais je me rends compte de l’impact de mes paroles sur les autres aussi j’essaye d’être claire et concise pour ne pas faire durer trop longtemps la surprise et l’incompréhension des autres.  Mais je suis contente de ne pas avoir à lire de pitié sur le visage de Risa. Je la laisse prendre mon visage dans ses mains et l’appuie même un peu plus pour ressentir au maximum le contact de nos peaux. Le toucher me manque terriblement.  Et je me dis que je me laisserai plus allée avec Risa désormais. Elle est ma meilleure amie après tout. Le plus dur de toute manière, c’est avec Blérim. Lorsqu’il m’a expliqué sa situation alors qu’on le mettait devant le fait accompli avec Poppy, j’ai voulu le serrer contre moi mais c’était compliqué de se battre pour ne pas le faire. Ma nature contre ma peur, voilà le combat qui se jouait et qui se joue souvent.

« Merci Risa » je souffle alors. Ses mots me font chaud au coeur et j’ai même des ailes invisibles qui poussent dans mon dos. « J’essaye d’être forte en la mémoire de mon père. Il m’a sauvé la vie, je ne dois pas la gâcher. Tu comprends ? » Les larmes coulent malgré moi. Notre famille a toujours été unie et finir seule au monde a été une première mort pour moi. J’ai perdu un bout de mon âme ce jour-là. J’essaye désormais de la compléter avec de l’optimisme et de l’espoir. « Je ne refuse pas de souffrir par amour, mais je refuse de voir encore quelqu’un que j’aime mourir même si indubitablement ça arrivera, je le sais… c’est compliqué comme ressentit mais j’ai envie d’aimer, j’ai envie de fonder une famille mais l’éventualité de voir mourir celui qui sera mon mari ou encore mes éventuels enfants ….je secoue la tête… non je ne pourrai pas. C’est déjà bien trop difficile d’imaginer te perdre ou encore Poppy ou Blérim ou le peu de gens qui m’entourent et qui possèdent déjà tout mon amour » Je sais que cela peut paraître niais, mais c’est ce que je ressens, c’est ce dont j’ai peur. C’est pour cela que je veux me battre, que je veux devenir une vraie combattante pour dépasser mes peurs.

Je suis d’abord surprise par le retour que me fait Risa. M’apprendre à me battre ? Je ne pensais pas que ce serait aussi facile de trouver un professeur ! Mais bien évidemment que je veux apprendre et que je souhaite devenir ce type de combattante. J’ai l’intime conviction que cela pourrait m’aider à devenir celle que j’aurais pu être depuis longtemps et surtout à canaliser mes émotions négatives et me sentir plus en sécurité en présence des autres.

« Tu ferais ça pour moi ? Mais carrément que je veux que tu m’apprennes le kempo ! » Pour le coup je sautille sur place toute excitée, surprenant même Fuyard qui me râle dessus. «  On commence quand ? »
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Posté le Mar 22 Mai - 10:41.
Les révélations… Je déteste ça par dessus tout. Je déteste que les gens se rendent compte de ce dont je suis capable, tout simplement parce que ça me gêne. Je sais bien que je ne peux rien contre cette empathie, j’ai essayé pourtant, de toute mes forces, j’ai voulu être normale pour mes parents, pour mon frère, pour être aimé. Jusqu’à ce que je me rende compte que je ne serais jamais réellement normale et que jamais, au grand jamais, je ne pourrais prétendre à avoir une vie classique. J’ai alors décidé de moi-même de suivre les enseignements pour fermer mon cœur aux autres, enfin plutôt fermer mon visage ce qui fait que personne ne m’approche à moins d’y être obligé. Ce masque pourtant, s’est fissuré quand j’ai fait la rencontre de Cassy. Ses émotions, douces et fortes, fières et frêles ont crée une brèche dans la carapace que j’avais instaurer autour de mon cœur. Elles se sont infiltré jusqu’à me faire sourire. J’ai eu envie de la protéger dés les premiers instants et mon visage s’est instantanément défigés. Elle est d’ailleurs l’une des seules, l’une des rares à me voir sous mon vrai jour, avec un sourire, avec des rires. Alors aujourd’hui, je me suis dis qu’il était temps. Temps de savoir si elle me détesterait pour ce que je suis, temps d’être parfaitement honnête, non seulement avec moi-même, mais aussi elle.

Alors j’ai tout dis. Pas seulement parce que cette affaire est lourde à porter. Au fond, toutes les affaires sont compliqués et lourdes à porter, surtout celles qui impliquent des meurtres en série. Mais surtout parce que je veux qu’elle comprenne pourquoi je suis comme ça, pourquoi je suis aussi en phase avec le monde et qu’elle sache que j’ai ce don. Étrangement, c’est le fait qu’elle puisse me rejeter qui est le plus dur. Me dire que je perdrais son amitié est quelque chose qui pourrait faire éclater ma bulle, mais j’ai une chance incroyable, parce qu’elle ne semble pas m’en vouloir. Elle accepte sans trop de problème mon don et rien que cela me soulage énormément. Je ne pensais pas pouvoir trouver dans ma vie quelqu’un d’aussi incroyable et je ne pensais surtout pas qu’elle deviendrait mon amie. « Je dois t’avouer que ça me soulage. L’empathie est déjà plutôt compliqué à supporter au quotidien. Mentir n’est pas chose facile, surtout quand on ressent les attentes des autres comme des milliers d’aiguilles venus nous percuter. » Parfois j’ai l’impression d’être une pelote d’épingle et honnêtement, ce n’est pas très plaisant. « Alors merci d’accepter que je ne sois pas normale… Ce que n’ont pas pu faire mes parents. » Et mon frère… Je crois que mes parents, j’aurais pu m’en accommoder sans problème, mais mon frère. Je ne sais pas. J’ai été proche de lui toute mon enfance et ne plus pouvoir le voir me rend un peu dingue, surtout que je ne sais pas pourquoi en fait.

Je soupire un instant, explique tout en large, en long et en travers et rigole d’un rire franc à son idée. Mon dieu, non, ce n’est pas possible. « Ouais mais au fond tu sais, les émotions positives sont autant catastrophique que les émotions négatives, voir plus en fait. Les négatives finissent par passer, les positives restent, s’infiltre et parfois te font même oublié qui tu es. C’est insidieux, fourbe. Alors que les émotions négatives te percutent avec violence, elles tentent de s’infiltrer, mais quand elles ne peuvent pas, elle se lassent et s’évapore. Les positives, elles, persistent jusqu’à te toucher au plus profond de ton cœur, jusqu’à te faire rendre les armes. » Je serre les dents un instant et reprend doucement. « C’est tellement compliqué d’expliquer ça concrètement. On pourrait croire que les émotions positives sont plus douces, mais au fond, ce n’est pas réellement le cas. » J’ai l’air idiote hein. Tout le monde préférerait ressentir les émotions positives. Tout le monde s’imagine que c’est plus agréable, que c’est mieux, mais au fond, c’est une torture plus invasive que les émotions négatives. Peut-être est-ce pour ça qu’il y a si peu d’empathe, ou alors est-ce que c’est autre chose. Porter le poids d’une foule dans son cœur, ce n’est pas évident. « Et puis honnêtement, je ne suis pas certaine que le CAA verrait d’un très bon œil que leur limier fasse en sorte de marier les gens. » Surtout que ça les arrange bien que je sois criminologue. Quand ils ont besoin de moi, ils peuvent invoquer une affaire.

Comme à chaque fois que je pense à mon implication dans la capture de certains des nôtres, je sens la bille me remonter dans la gorge. Alors je détourne la conversation et parle de la peur sous-jacente que je lui connais. Je n’en ai jamais fait mention, pourtant aujourd’hui, j’ai envie de savoir, d’alléger son poids autant qu’elle allège le mien. Cependant, je la laisse choisir de m’en parler ou pas. Et elle me raconte son histoire. Je comprends mieux, cette peur, si enfoui… Je crois que j’aurais eu peur moi aussi. « Aimer est la chose la plus difficile à faire tu sais. » Je ne sais pas comment expliquer les choses, c’est tellement complexe. « Tu sais pourquoi ? » Je crois qu’elle le sait déjà au fond, tout le monde le sait. « On pense toujours que mourir ou alors voir quelqu’un se faire tuer est la chose la plus compliqué, mais en vérité c’est aimer qui le plus dur. Pour deux choses. La première c’est que tu ouvres ton cœur, ton essence même à quelqu’un d’autre, à plusieurs autres quand tu penses à avoir des enfants. Tu deviens alors vulnérable et l’amour que tu portes aux tiens, devient non seulement un bouclier de bonheur, mais aussi un de souffrance. L’angoisse, la peur, la douleur, tout cela arrive en même temps. Parce qu’aimer c’est aussi perdre, on le sait tous ça, même si ce n’est pas la chose la plus facile à se dire, on sait qu’à un moment, la mort surviendra. » Je ne fais pas dans la dentelle, mais inutile de dire que le monde est rose, vu ce qui se passe en ce moment, le monde n’est pas rose avec des bonbons qui tombent du ciel quand ça pleut.

Je souris doucement, prend une profonde respiration et reprend. « La seconde raison, c’est parce qu’aimer t’oblige à prendre des risques au quotidien. Parce qu’ouvrir ton cœur en grand n’est pas suffisant, il faut que tu fasses tout pour l’être aimé. Te faire accepter, lui montrer que tu ne vaux la peine, lui montrer que ça peut marcher. C’est un sentiment tellement puissant qu’il occulte le reste, la pensée, la raison et tu n’es plus guider que par le cœur. » Je souris de nouveau, pense à tout ce que j’ai pu ressentir. « Aimer c’est se perdre un peu soi-même pour se retrouver dans les autres, c’est se libérer d’une prison pour s’enfermer dans une autre, c’est savoir qu’un jour on souffrira. Mais crois-moi, comme dit la maxime. Il vaut mieux avoir aimer et souffrir, que de jamais n’avoir connu l’amour. Je sais de quoi je parle. » Pas que j’ai aimé quelqu’un dans ma vie, mis à part mon frère, il n’y avait pas réellement de personne à qui je tenais plus que tout dans ma vie. Mais j’en ai rencontré plusieurs au Ribcage, même si l’absence, la souffrance de la perte était la pire, le rayonnement de l’amour m’a sauvé en quelque sorte. C’est aussi pour ça que je fais tout ce que je peux pour aider ceux de mon côté, aider ceux que la vie a décidé de mettre de côté et de faire souffrir inutilement. Je secoue la tête, sort de mes pensées et commence à lui parler de l’aider pour le côté combattante. Ça au moins, je suis certaine de gérer.

Je souris doucement quand elle me pose la question. « Si tu savais ce que je serais prête à faire pour toi ma grande, tu serais pas déçu du voyage. Tu es ma famille Cassy, la seule et l’unique. Je ferais tout ce que je peux pour prendre soin de toi, pour qu’il ne t’arrive rien. » Et en voilà une autre de révélation, que je n’avais pas prévu, mais bon. Je veux qu’elle comprenne qu’elle peut compter sur moi, quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe, je serais là. Même si je devais y laisser ma vie, je serais là. « Eh bien commençons maintenant si tu veux. » Je souris de nouveau et reprends. « On va commencer doucement. Disons qu’avant d’apprendre le Kempo, on va tenter de faire descendre ton degré de peur. Et pour cela, on va s’occuper de quelque chose que tu connais déjà et en rapport avec la méditation. » Je souris et enlève ma veste avant d’enlever aussi ma chemise et de poser le tout sur le côté. Me voilà en jean et débardeur, c’est parfait. « Pour commencer les entraînements, on va utiliser des katas de Taï Chi. Cela nous permettra de mettre à l’épreuve, non seulement notre endurance, mais aussi notre concentration et notre équilibre. Viens te placer à côté de moi, on va commencer par des postures simples et ensuite quelques enchaînement. » Si mon prof m’avait dit un jour que j’apprendrais ça à quelqu’un d’autre, je crois que je lui aurais ris au nez. Mais au final, pour mon amie, ma sœur, je serais même prête à me prendre une balle, ou me faire torturer, alors du Kempo, ce n’est rien !
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Posté le Sam 9 Juin - 23:08.
Lorsque j’étais petite, j’avais une amie. Elle et moi nous étions liées comme les deux doigts d’une seule et même main. Nous ressentions et pensions à l’identique, si bien qu’à distance, nous pouvions nous servir du même mug pour boire le thé matinal. C’était extrêmement étrange et à la fois rassurant. Ca me permettait de me dire que quelque part, quelqu’un de semblable pouvait me comprendre et m’aimer pour ce que j’étais.  Et, après l’incendie, j’ai appris qu’elle est décédée. Mélody n’a pas survécu et une part de moi-même a sombré dans les flammes avec elle. Je n’espérais pas, un jour, pouvoir rencontrer quelqu’un avec qui j’aurais au moins la moitié du feeling que nous avions toutes les deux. Et pourtant, Risa m’a fait mentir et à défié toutes mes barrières les unes après les autres. Comment s’y est-elle prise ? Je n’en ai absolument aucune idée et d’une certaine façon je m’en fiche. Ce qui m’importe c’est le résultat et de savoir qu’aujourd’hui, je peux compter sur elle peu importe la raison.  

« Ne me remercie pas c’est normal Risa. Je ne peux pas prétendre savoir ce que tu vis, j’en ai absolument aucune idée, mais ce que je sais c’est que si je m’accepte et que je vis très bien avec ma différence c’est parce que j’ai eu ma famille, mon clan, soudés. C’est important d’avoir quelqu’un sur qui on peut compter à tout moment. Tu auras toujours un refuge ici. Ne l’oublie pas. » Et à nouveau, je la sers dans mes bras et lui transmets tout mon amour pour elle. Qu’elle ressente cette légerté qui fait battre mon cœur à l’idée de passer du temps avec l’amie qu’elle est devenue, qu’elle puisse ressentir la caresse de doux sentiments contrebalançant la froideur de ceux qu’elle croise lors de ses enquêtes.

Mon esprit se mit alors à divaguer en imaginant mon amie gérer un agence matrimoniale ! Au moins, cela nous a fait rire toutes les deux ! Pourtant lorsque Risa m’explique la différence entre les émotions positives et négatives je suis assez étonnée ! Qui voudrait ressentir quelque chose de profondément sombre ? Je me mords alors le bord de la lèvre, et si ce que j’ai essayé de lui transmettre tout à l’heure lui a fait du mal ? Au fond…  « Quelque part ce n’est pas étonnant ! On dit que l’amour est proche de la haine, qu’un fil très fin sépare les deux, et nous nous accrochons tellement à l’amour qu’au fond il est capable de nous faire bien plus de mal qu’autre chose. Enfin je ne suis pas claire mais je pense être sur la piste de la compréhension. » Mais après tout, e ne saurais jamais ce que cela fait vraiment car jamais je ne ressentirai les émotions des autres et pour rien au monde je voudrais être à la place de Risa, je pense que je suis trop sensible pour ça.  « Hum oui le CAA » dis dédaigneusement.  Mon amie sait ce que j’en pense.  Si bien qu’elle détourne la conversation et échange les rôles.

Evoquer avec elle mon passé et ce qu’il a fait de moi me soulage et m’allège le cœur, mais avouer ma peur de perdre les gens que je pourrais aimer me serre le cœur d’autant qu’un nom se glisse dans le flot de mes émotions. Quelque chose que je ne veux pas m’avouer et encore moins à la personne concernée. J’ai laissé mon cœur s’agripper à un potentiel et surtout donner sa protection à un être dont je sais peu de choses et notamment la réciprocité éventuelle de mes sentiments.  « Je sais et cela fait d’autant plus peur. J’ai peur de m’ouvrir aux autres, ça me rend vulnérable. » et c’est ce que Risa ajoute et confirme dans ses propos. Elle sait de quoi elle parle et je me demande, du coup, si c’est parce qu’elle l’a ressenti personnellement au moins une fois ou bien si elle a rencontré des gens qui ont eu cette même frayeur à l’idée de se dévoiler à quelqu’un.  Mais plus mon amie parle, plus je me remets en question, plus je me demande si je ne devrais pas lâcher du lest, redevenir moi-même en quelques sortes.  Car par-delà le mur en fer forgé que j’ai bâtit suite à l’incendie, se cache une jeune femme qui aime passionnément, une jeune femme sociable et toujours joyeuse. Ca, c’est la Cassandra du passé. Et si je la laissais revenir ? Après tout, je n’étais pas malheureuse avant et … mais une des personnes que j’aime risque de retourner au Ribcage d’un jour à l’autre et à nouveau une plaie béante s’ouvrira. Je finis donc par grimacer, perdue dans mes pensées et mes sentiments. Pauvre Risa… Si elle lit en moi, elle doit être spectatrice d’un vrai feu d’artifice émotionnel…

« Honnêtement, je sais que tu as raison, je sais que je devrais redevenir celle que j’étais car j’étais plus heureuse ainsi mais à peine l’idée frôle mes pensées les plus présentes qu’un frein saborde mon propre effort spirituel.  Peut-être que je ne suis pas encore prête ? Peut-être qu’il faut que je mette des choses au point ou encore que j’arrête de me voiler la face… Je suis si nulle en matière de sentiments … » Et pourtant je repère ceux des animaux qui m’entourent, je les décrypte, je les comprends… quel paradoxe !

Heureusement vient l’idée du siècle qui me redonnera confiance en moi ! Apprendre le kempo et alors que je suis émerveillée par la proposition et que je m’assure que Risa me donnera des cours volontiers sans prendre cela pour une contrainte, elle me révèle autre chose. L’une  de ces révélations auxquelles on ne s’attend pas. Pour toute réponse, je lui saute au cou et lui offre un énorme baiser sur la joue ! « Tu es comme une sœur pour moi, alors nous sommes dans le même bateau ! » je chantonne joyeusement.

Et sans réellement savoir comment on a pu passer du mode révélation au mode apprentissage, nous nous retrouvons côte à côté, Risa et moi en train de pratique du Tha¨Chi. Je n’ai jamais eu recours à cette discipline en revanche en tant qu’Elfe j’ai effectivement l’habitude de méditer, c’est quelque chose qui me plaît et me permet de me recentrer sur moi-même tout en ouvrant mes chakras et mon esprit à la forêt et aux animaux. Nous sommes un peuple assez spirituel et j’ai comme la sensation que cela va m’aider pour le kempo. En revanche je suis bien trop peu sportive pour avoir un bon souffle alors je crains le pire pour la suite. Pour lors e suis avec assiduité et finesse les mouvements que me montre mon amie.

« Risa j’ai envie de te confier quelque chose. Peut-être que tu pourras m’éclairer » j’ajoute alors sur le ton de la confidence alors que je lève la jambe en même temps qu’elle.  « Tu crois qu’il faut toujours avouer ses sentiments quand on pense en avoir pour quelqu’un ? »  Et oui, malheureusement ce qui m’est arrivé et mon isolement ne m’ont pas permis de développer mon sens relationnel et encore moins vis-à-vis des relations amoureuses. Alors quoi de mieux qu’un entraînement physique pour recueillir des conseils ?!
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Posté le Mar 12 Juin - 22:22.
Soulagée, voilà ce que je suis. Soulagée de ne pas être jugée, soulagée de pouvoir être moi avec elle, soulagée qu'elle ne m'en veuille pas de lui avoir mentit durant toutes ces années. Je crois que c'est cela qui m'inquiétait le plus au fond. Pas qu'elle ait peur de moi, pas qu'elle me méprise à cause de mon don, mais surtout parce qu'elle m'en veuille de lui avoir mentit durant tout ce temps. Après, on a toutes les deux mentit en quelque sorte, mais mon mensonge à moi est le pire je crois. Parce que si elle n'a fait que se protéger, moi, j'ai été vendu et j'ai vendu ce que j'étais pour sortir d'où j'étais... Je me sens … Je laisse tomber ces réflexions et bien évidemment, je la remercie, pour ce qu'elle est, ce qu'elle a toujours été, pour m'accepter comme je suis. Je la remercie d'être celle qu'elle est au fond. C'est idiot, très probablement, mais ça me fait un bien fou de pouvoir lui dire merci sans rien d'autre. On fini par partir en live avec cette idée de devenir une marieuse... Non sérieusement. Je suis certes experte des émotions, mais ça ne veut pas dire que je maîtrise ce qui s'y rapporte. Honnêtement, je ne me vois pas autre chose que celle que je suis aujourd'hui, mais c'est amusant, de se dire que mon empathie peut servir à autre chose. Je finis par lui expliquer les raisons du pourquoi il ne faut pas considérer les émotions positives comme moins nocives. Au fond, toute émotion l'est. Je souris quand elle reprend la parole. « Effectivement, la limite est très mince, crois-moi, j'ai vu ressentis beaucoup de choses et celle-ci en fait partie. »

C'est comme un voile fin que l'on pose entre deux entités différentes. Un morceau de tissu d'une finesse rare où le moindre accro s’agrandit pour devenir une fissure. Fissure qui mélange deux émotions qui ne se distingue plus. C'est comme ça que l'amour se transforme en haine, ou l'inverse aussi, parfois, les choses sont tellement étrange. Je reviens dans le présent lorsque j'ai le malheur de parler du CAA. Sa réponse me tire une grimace. « Ouais, m'en parle pas. Je suis pas enchantée de devoir faire avec eux. » C'était le moins que l'on puisse dire. Qu'avait-on mérité franchement pour finir comme des bêtes ? Je me demande bien. Je secoue la tête et on fini par parler d'autre chose. D'un passé que personne ne veut évoquer, et puis elle dit quelque chose qui fait tilter mon radar interne. Celui qui dit : Oula, stop, ça ne marche pas comme ça. Je me sens alors obligé de parler, de dire une banalité affligeante. Pourtant cette banalité est d'une réalité surprenante. C'est étrange de se dire ça non ? On s'imagine toujours qu'aimer est merveilleux, qu'il n'y a que le bonheur, la joie, la tendresse, l'amour en quelque sorte. Mais c'est tellement plus que ça. Aimer, c'est avant tout accepter de souffrir, pour soi, pour l'être aimé et pour toutes les épreuves qui se dresseront sur le chemin.

D'une banalité affligeante, je l'ai dit, mais c'est tellement plus que ça. C'est comme une quête, un objectif final, un but à obtenir. Peu importe ce qu'il y a sur le chemin, ça en vaut le coup. Je sais ce que je dis, même si je n'ai jamais osé sauter le pas. Ce serait... Dangereux pour moi, très dangereux par ailleurs. « Au contraire Cassy, je pense que tu es réellement prête, mais que tu n'oses pas faire le premier pas, parce que la peur est un sentiment prenant. » Je souris doucement. « Crois-moi, je suis à même de savoir exactement ce que par quoi tu passes. Personnellement, j'ai finis par ne plus me lier à qui que ce soit, parce que je sentais déjà la trahison, ou autre chose au fond... Je savais déjà que j'avais perdu à peine commencé. J'aimerais, souvent être comme vous. Ne pas savoir, ne pas me faire d'idée... J'aimerais faire des erreurs, souffrir en quelque sorte, parce que ça fait partie du jeu. » Les sentiments sont un jeu, c'est ainsi que ça fonctionne. « J'ai l'impression d'être en dehors du plateau, alors que je vois de nombreuses personnes jouer ce que j'aimerais. » Je souris tristement mais reprend doucement. « Je comprends ce que tu ressens, mais ce n'est pas en te refermant au monde que ça ira mieux. Plus tu attendras et pire ce seras. Tu es forte, je le sais. Et puis, je suis là en cas de besoin. Appuis-toi sur moi, n'hésite jamais si cela t'es nécessaire. » Je suis plus solide qu'on ne pourrait le faire et je ferais n'importe quoi pour elle.

D'ailleurs, je n'hésite pas à lui dire. À partager ce sentiment et lorsqu'elle me saute au cou, je la serre tendrement dans mes bras. Ma sœur, ma famille, la seule que j'ai encore pour l'instant. Je me demande parfois si mon frère reviendra, je l'espère au fond de moi. On fini par parler du Kempo et bien évidemment je lui dis qu'on va s'occuper d'abord de faire du Taï Chi, ce n'est pas pareil que la méditation, mais c'est tout aussi relaxant et ça permet d'être plus concentré. Je crois que sans ça, je n'aurais jamais pu affronté ma famille et ce qui en a résulté. Je commence donc mes mouvements, avec une lenteur exagérée pour qu'elle me suive sans souci, quand finalement je l'entends reprendre la parole. « Hum ? » Je n'attends pas longtemps avant qu'elle reprenne. C'est Cassy. D'autre aurai hésité, elle non, jamais ! Sa question cependant me met sur le cul, je dois bien l'admettre, si bien que je finis par arrêter ce que je faisais. Je me passe une main sur le visage et reprend doucement. « Si c'est parce que je suis empathe que tu me demandes ça, crois-moi, tu ne poses pas cette question à la bonne personne. Certes, je suis une experte des sentiments, mais disons que... Je ne suis douée que pour les décrypter. » Il y a bien longtemps que je n'ai pas été moi-même avec quelqu'un, que je ne me suis pas laissé allé à aimer, à chérir, à tomber amoureuse. Aimer comme une sœur, ce n'est pas dure, je sais faire, le reste...

Je réfléchis cependant, tranquillement. « Honnêtement, je pense que les sentiments sont fait pour être divulgué. Les garder au fond de soi n'apporte rien de bon mis à part frustration et agacement. De plus, si la personne est proche, il est parfois difficile de contenir ce qu'on ressent. » Je repense à la colère et la haine qui avait déferlé en moi en ce jour funeste. « Aimer est quelque chose de merveilleux et peu importe si tu ne l'es pas en retour, j'estime qu'il est nécessaire de verbalisé ce que notre cœur ne peut dire à voix haute. Il y a peu de personne comme moi, heureusement d'ailleurs. Mais si tu ne dit rien, comment l'autre sait ? » Après tout, s'il n'est pas empathe, il ne peut savoir. « C'est toujours compliqué, on ne sait jamais comment l'autre va réagir. Mais je préférerais être totalement honnête et me jeter dans la gueule du loup, plutôt que de ne pas tenter le coup et de laisser passer l'occasion. » Je reste un moment à ne rien dire et je m'assois en tailleur, étirant mon dos tranquillement. Mon regard se braque dans le sien, c'est avec douceur que je reprends la parole. « Dit-moi si je me trompe. » Je souris doucement. « Il s'agit d'une certaine personne qui habite aujourd'hui chez toi ? D'un certains lycan aux yeux de braises ? » Je souris doucement, j'ai eu du mal à accepter sa présence, mais je sais parfaitement qu'il s'agit de quelqu'un de bien, quelqu'un sur qui on peut compter. Je l'ai ressentis dés les premières fois où je suis venue. J'attends donc en silence, une réponse que je connais probablement déjà.
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Posté le Ven 22 Juin - 23:20.
Risa Stroke, femme fatale au corps à la fois sexy et athlétique, travaillant pour le CAA entre autre, empathe. Je ne l’aurais pas spécialement imaginé. Je dois bien l’avouer. Malgré tout, il y a toujours eu quelque chose chez mon amie que j’ai jugé « anormal ». Pas dans le sens négatif du terme, mais je voyais en elle un être plus évolué que la normal. Elle a toujours fait preuve d’une sensibilité accrue trouvant toujours les mots pour m’apaiser, anticipant même mes réactions physiques dans beaucoup de situations. Et aujourd’hui, la lumière se fait. Une lumière qui éclaircit également notre amitié nous rendant plus fortes, chacune à notre niveau puisque je lui ai également révélé ce qui doit être le plus grand secret de ma vie, la clef de mes peurs et phobies, le mur devant mon avenir.

Cet échange sur les sentiments, le voile de soie qui s’étendre entre les émotions négatives et positives et le danger de croire que certains sont plus faciles à assumer que d’autres me fait voir les choses d’une autre manière. Tout cela m’aide à réaliser que j’enfouis toujours mes plus beaux sentiments au fond de moi laissant toujours la peur dominer. Comme un souverain dictateur me faisant croire qu’il ne reste que ça en moi : la peur. J’admire vraiment la force de caractère de Risa et l’analyse qu’elle porte aux choses, aux situations. Elle a le don de me faire évoluer, de me faire ouvrir les yeux sur des idées banales, si banales que je pourrais en parler à un enfant de cinq ans sans problème. Et pourtant, je suis incapable d’appliquée ces concepts à ma propre personne. Il me fait une personne comme Risa pour me faire comprendre que oui, l’amour et la souffrance vont de pair, accepter d’aimer c’est accepter de souffrir alors si l’on veut ressentir ce sentiment à la fois si beau et terrifiant, il faut également s’armer contre les chagrins attenant. Pour autant, il ne faut pas s’empêcher de ressentir, quel que soit le sentiment, car cela nous rend incomplet, nous enferme dans une prison psychique et émotionnelle néfaste qui nous détruit peu à peu. Je le vois chaque jour, quand je me regarde dans le miroir et que je ne cesse de me dire que je passe à côté de ma vie, que je m’empêche de vivre alors que des personnes formidables m’entourent.

Risa en fait partie, Risa me réconforte, me booste également. Elle est parfois, et surtout en cet instant, mon coach de vie. Et avec ses paroles je prends conscience de certaines choses, de certains sentiments que j’ai enfermés depuis un moment. J’espère juste que le flot d’émotions qui me traversent en cet instant ne va pas la foudroyer de plein fouet. Entre l’amour, la hâte, la curiosité, l’espoir, la peur, l’appréhension, l’envie… tout se mélange au sein de mon être. Visuellement, mes sentiments ressembleraient à une nuée de serpentins de couleur lancés dans un ciel parfaitement bleu. « Merci Risa, merci pour tes mots, pour ta confiance et tes encouragements. T’es plus qu’une amie à mes yeux, tu le sais, t’es comme une sœur. Je ne peux pas savoir ce que tu vis car je crois qu’il est impossible d’imaginer l’impact de nos émotions sur quelqu’un qui les reçoit de plein fouet mais sache que je serai toujours là pour toi, quoi qu’il arrive. D’accord ? »

C’était ma manière de la remercier pour ses longs discours analytiques, justes et sages mais surtout pour la présence infaillible qu’elle avait à mes côtés dès lors que j’en avais besoin.

« J’espère malgré tout que tu trouveras le bonheur, toi plus que quiconque le mérite. Et je t’aiderai à le trouvers’il le faut ! » Je souris alors et je lui saute finalement au cou. L’étreinte et amicale, douce, tendre. Plus jeune, avant le Grand Incendie, avant le viol, j’étais une Elfe très tactile, j’ai toujours su faire passer mes émotions via un contact physique quel qu’il soit. Et au fond de moi, même si le présent montre une autre personne, une Elfe plus renfermée, effrayée et isolée, le toucher reste mon moyen de communication préféré. Et il se passe tellement de choses lorsque je touche une personne que c’est surement ce qui m’effraie le plus à l’idée de laisser mes proches trop se rapprocher de moi.

Finalement Risa donne la seconde impulsion qui me pousse à changer même si à l’heure actuelle je n’en suis pas encore consciente. Alors, vient l’idée de me mettre au Kempo sur conseil de mon amie. Voilà un bon moyen de changer de visage en devenant plus combattive et plus sûre de moi en ayant un moyen de défense. Nous commençons l’entraînement et alors que je me vide la tête pour atteindre un état de méditation, ce qui était enfoui depuis quelques temps me heurte en plein cœur avant de parvenir à ma réflexion. J’e fais donc part à mon amie. « Mais non je fais appel à ton esprit analytique Risa. » je réplique en souriant suite à ma question assez ciblée et pourtant bien évasive.

Je m’arrête alors dans la tentative de méditation car autant dire que lorsque Risa entamme une réponse elle ne dure jamais qu’une seconde et je m’étire les adducteurs internes. J’adore cette sensation qui permet de ressentir pleinement son corps alors que le muscle s’étire à son maximum. Bref, pour en revenir à nos moutons, Risa finit par me donner son impression. Sur le moment je ne suis pas spécialement d’accord avec la frustration qu’elle évoque si jamais on garde nos sentiments pour soi en revanche l’idée de me jeter à l’eau me fou une trouille bleue et fait déjà perler de la sueur d’angoisse sur mes mains. Comment passer de la fille dans une bulle à la fille sortie de sa bulle et bavarde, partageant des émotions qu’elle n’a jamais mis en avant ? Quand mon amie évoque tout cela, l’idée semble alléchante, facile et sécurisante. Mais au fond avouer des sentiments c’est se jeter d’en haut d’une falaise sans savoir si des filets de protections amortiront notre chute. « Tu t’es déjà jetée dans la gueule du loup Risa ? » je lui demande, curieuse.

Je finis alors par m’assoir sur la rambarde du box de Fuyard alors que Risa prend place au sol et s’étire le dos. Je vois lentement un sourire s’étirer sur ses lèvres et je me demande bien ce qu’elle va me lancer comme réplique qui mérite un geste si taquin. Instantanément, je deviens toute rouge. Elle parle de Blérim là, non ? Si… c’est bien ça… mais non, ce n’est pas juste ! Elle ne peut pas lire comme ça en moi, comme dans un livre ouvert. « Non » dis-je, mentant honteusement. « Ou peut être que si » j’ajoute, incapable de réellement mentir et encore moins à ma sœur de cœur. « Je ne sais pas en réalité. Je n’ose pas analyser ce que je ressens, mais j’ai assurément peur de le perdre, alors je ne sais pas… tu lis quoi en moi ? ». Moi ? Prendre le chemin de la facilité ? Jamais !!!! "Tu sais Risa, tout se rapprote à la peur chez moi, j'ai peur de souffrir, peur d'analyser mes sentiments et de découvrir qu'il y a plus que je n’imagine, peur de dire la vérité et de ne pas avoir de retour favorable, peur de celle que je suis et de restée enfermée dans une vie que je ne souhaites pas." je finis par avouer.
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Posté le Mer 4 Juil - 22:19.
Cet échange me fait du bien à un point que je n'aurais jamais cru. En un sens, je me sens en quelque sorte libéré d'un poids en parlant de qui je suis, de ce que je suis. Même si honnêtement, je n'ai pas encore réellement tout dit. Je m'attendais à plus de question, à plus de je ne sais quoi. Généralement j'ai tellement le droit à de l'hystérie que s'en est dérangeant. Après, je peux comprendre les gens. Le fait que je puisse entrer dans les cœurs sans aucunes distinctions et sans qu'il ne soit possible de faire quoi que ce soit contre ça, ce n'est pas évident. Pourtant... Je n'ai pas demandé à être ainsi. Si j'avais voulu un pouvoir, je crois que j'aurais choisi celui de se téléporter, histoire d'être le plus loin possible de ma foutue famille... Encore un truc que j'a foiré. Je n'ai cependant pas le temps de me plonger dans ces pensées moroses que Cassie reprend la parole et que ses questionnements me pousse à parler. Aimer c'est souffrir... Je ne cesse de lui dire, je n'arrête pas de lui montrer qu'il faut se lancer, que l'amour est beau malgré la souffrance qu'il peut engendrer. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'une partie de moi le sait, elle le voit chaque jour que dieu fait. Une autre partie le croit encore plus, parce qu'avec la souffrance vient la délivrance et le fait d'émettre des choix, choix qui nous permettent d'être ce que nous sommes. La partie cynique qui me compose d'un tiers voudrait retirer tout ce que je viens de dire, parce que parfois, souffrir n'est pas une bonne idée, elle en sait quelque chose.

Pourtant, je ne retire pas ce que j'ai dis. Je ne me base pas sur mes sentiments, mais sur ce que j'ai vu chaque jour, sur ce que j'ai pu ressentir à chaque instant, au milieu de cette foule qu'est la population de Bristol. Rien n'est plus beau que le sentiment d'amour lorsqu'il est partagé. « Je conçois le terme familiale de sœur, parce que je le ressens aussi. Et même avant ma révélation tu as toujours été là pour moi. Sache que je le serais tout autant, parce que tu es mon unique famille et la seule que j'ai envie d'avoir depuis longtemps. L'importance que tu as dépasse de loin ce que tu pourrais t'imaginer. » Parce que pour la protéger, je serais capable de tuer, empathie ou non. Je ferais n'importe quoi pour lui permettre de vivre normalement, quitte à me sacrifier au passage. Elle plus que quiconque a le droit de vivre comme tout le monde. Mais le destin semble s'acharner sur nous, lorsque nous ne sommes pas dans la normalité que désire le peuple ! « Le bonheur ? Je doute de le trouver. Honnêtement, tu penses réellement que qui que ce soit aimerait se retrouver avec quelqu'un qui peut savoir à chaque instant ce que tu ressens ? Crois-moi, même mes parents n'en ont pas voulu. » Même eux ce sont détournés de moi alors que je ne demandais qu'un peu d'attention pour un don qui me tombait dessus et me terrifiait plus que tout.

Et voilà que la colère refait surface. J'essaie de l'enfouir tant bien que mal, ce n'est pas le genre d'émotion dont j'ai besoin quand je suis avec elle. Elle a subit assez de violence, assez de mauvaises choses pour le reste de sa vie. Malgré tout, je sais bien qu'elle en subira d'autre, mais je refuse de lui en imposer. Je suis entrain de me secouer quand elle me demande s'il faut toujours avouer ses sentiments quand on pense en avoir envers quelqu'un. Sérieusement ? Je ne peux pas m'empêcher de lui demander si c'est parce que je suis empathe qu'elle me demande ça, mais finalement je lui réponds en souriant à sa réponse pleine de malice. Pour moi, le risque est toujours présent, qu'on finisse par le dire ou pas. Après tout, si tu le dis et que les sentiments ne sont pas retournés, ça risque de faire mal. Mais imaginons que tu ne veuille rien dire et que finalement la personne finisse avec quelqu'un d'autre, n'est-ce pas pire que de ne pas avoir tenter sa chance ? Alors je lui dis qu'il faut se jeter dans la gueule du loup, même si l'occasion est trop bien choisi pour elle. Je ne m'attends pas à ce qu'elle me pose sa question suivante et je la détourne en parlant plutôt de Blérim, ce cher loup qui vie chez elle. Sa réponse me fait rire et je ne peux m'empêcher de me relever et de lui lancer un regard sévère quand elle reprends la parole après avoir avoué.

« Ah non pas de ça charpardeuse. Je t'interdis de me demander de lire en toi, surtout quand il s'agit de ce genre de sentiments. Ce n'est pas à moi de te convaincre tu sais, c'est à toi d'être certaine de ce que tu veux. L'amour, ce n'est pas seulement du désir, de l'envie, c'est aussi de l'acceptation. C'est parce qu'on accepte l'autre que c'est merveilleux et douloureux. C'est comme ça. » Je soupire doucement. « Ne demande jamais à un empathe de faire le travail pour toi. Ce n'est jamais une bonne idée. Je ne manipule pas les sentiments, mais d'autres seraient moins scrupuleux que moi et pourrait utiliser ce don pour en tirer profit. Fais attention ! » Ce n'est pas parce que je m'en sers d'une certaine façon que d'autres s'en servent avec parcimonie et équité. Bien au contraire ! On peut s'attendre à tout, même avec un empathe. « Tu n'as pas à avoir peur. Je te secourais si je finissais par te voir t'encroûter et te renfermer sur toi-même. » J'essaie de changer l'atmosphère et puis je me souviens de son ancienne question, celle que j'ai botté en touche. Je me pose contre le tronc de l'arbre le plus proche. Assez pour qu'elle m'entende et assez pour être un peu éloigné. Cette histoire... C'est une plaie béante dans un cœur qui en ressent trop.

« Je me suis jetée dans la gueule du loup une fois. Je savais que je lui plaisais, mais plus encore, qu'il avait envie de moi. J'étais amoureuse de lui depuis longtemps, alors je ne suis pas allé cherché loin. J'ai commencé à accepter ses invitations, nous nous sommes liés, de nombreuses façon. Il était doux, gentil, agréable, journaliste. Une vraie gueule d'ange et totalement humain. C'était un homme bien suivant tous les critères. » Je pousse un soupir, les souvenirs affluent, comme sortie de leurs boites. La peur, la souffrance, la joie se succèdent. J'avais tellement espéré de cette relation... Probablement bien trop. « On s'est fiancé à peine quelques mois après notre rencontre. C'était comme un rêve, une idylle. J'avais envie de tout, d'une famille, d'enfant et tellement d'autre chose. Alors je me suis forcée à lui dire mon secret, cette empathie qui était la mienne. Il a prit peur au départ je pensais l'avoir perdu jusqu'à ce qu'il revienne. Heureuse, je n'ai pas cherché à comprendre plus loin, jusqu'à ce que je ressente quelque chose qui n'allait pas. Ce n'est que quand je me suis retrouvée ligotée et enfermée dans une cave que j'ai compris que j'avais fais une erreur. » La pire erreur qui aurait pu m'arriver. « Ses copains sont arrivés peu de temps après et ont commencé à s'amuser entre eux et leurs copines, je te passe l'amusement. Comme j'étais droguée, je ne contrôlais même pas mon corps, encore moins mon don et ils s'en sont servit. »

Ils m'ont poussé à bout, m'ont fait ressentir tout ce qu'ils faisaient dans la pièce en haut. Leurs jeux tordues. Je n'avais pas besoin de voir, je me contentais de ressentir. Quand les drogues ont finis de faire effet, j'ai réussis à me libérer. Merci à mon frère pour m'avoir appris le coup du bracelet. Très utile, si je le revois un jour, je pourrais lui dire. « J'ai passé plusieurs heures dans cette caves, jusqu'à ce que je puisse m'enfuir et j'ai juré que plus jamais, je n'aurais de relation sérieuse. Alors j'ai eu des coups d'un soir, nombreux, on ne va pas se mentir. Je ne cherchais plus aucune relation. Et puis... J'ai rencontré deux personnes merveilleuses, un couple, qui sont rapidement devenus mes amis. C'était il y a quelques années, j'ai compris alors que je m'étais fourvoyer dés le départ. » Je souris tristement, mais il n'y a aucune larme sur mon visage. « Tu vois, même les empathes peuvent se tromper, mais grâce à ce couple, j'ai compris ce que je voulais et ce que je voulais, c'était une vraie relation, avec quelqu'un qui m'accepterait comme je suis. Depuis, plus de coup d'un soir, mais pas de relation non plus. Il y a eu le ribcage, il y a eu la laisse, le CAA et l'après. Tellement de chose au fond qui ont fait que finalement je n'ai pas eu le temps de me pencher sur tout le reste. » Je souris de nouveau normalement.

« La peur, l'angoisse, le besoin, l'envie, le désir, tout ça fait partie d'une relation. On a toujours peur de quelque chose, peu importe. Tu as pris du temps pour te remettre de tout ce qui t'es arrivé, il est temps de passer à autre chose. Et puis je l'aime bien au fond, c'est un type bien malgré son passé, tu as besoin d'un type bien. » Je souris de nouveau, lui en parler m'a libéré. C'est amusant de se dire que j'ai tout laissé tombé parce que j'ai eu peur, que je ne voulais que plus personne ne sache pour mon don et surtout que je ne souhaitais plus de relation, mais que c'est l'amour lui même qui m'a redonné goût à l'amour. Sans ce couple, où en serais-je aujourd'hui ? Je regrette qu'ils soient partie, ce que je regrette moins, c'est le sort de l'autre abrutie et de ses potes, ils ont finis par s'attaquer à la mauvaise personne. Tant pis pour eux. Est-ce que ça veut dire que moi aussi je suis prête à avancer ? Peut-être un peu, mais je ne souhaite plus mettre la charrue avant les bœufs. Hors de question de coucher avec quelqu'un dés le premier soir, même s'il m'attire. Grandir, c'est dur, mais je crois qu'il est temps, vraiment temps, pour elle comme pour moi. « Et si on avançait ensemble dans cette nouvelle perspective hein ? Si tu promets de te lancer, je promets de m'ouvrir un peu aux autres. Tu en penses quoi ? »
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Posté le Lun 9 Juil - 23:42.
Je crois que sans le savoir nous attendions toutes les deux ce moment avec impatience. Notre relation s’est nouée naturellement, avec des échanges de plus en plus poussés sur les personnes que nous sommes puis j’ai un jour invité Risa à venir à la maison lorsqu’elle avait besoin d’un peu de repos, car on sait tous que la campagne est salvatrice quel que soit le stress que l’on éprouve. Mais il manquait un lien entre nous, le lien que l’on bâtit suite au partage du plus grand secret de notre existence, un lien qui nous uni comme une famille de cœur. Car oui, je suis convaincue que quelque part sur Terre, nous sommes capables de trouver des personnes aussi proches de nous parfois même plus que ne le seraient un parent de sang.

Notre échange à ce sujet me touche de plein fouet et me fait tellement plaisir que je peux facilement communiquer ma joie avec Risa. Si elle savait à quel point ce sentiment familial me manquait. Avant je savais que mon père ou ma mère feraient tout pour moi, ils l’ont fait d’ailleurs, au péril de leur vie, j’ai également certains amis qui étaient prêt à me défendre becs et ongles, tout comme j’aurais pu le faire, mais la vie m’a tout pris. Tout ! Ce que je ne veux pas c’est que Risa se mette en danger pour moi, je crois que je serais bien capable de la rejeter pour la protéger, car je ne veux pas d’un second Grand Incendie, d’une seconde perte d’êtres chers en masse…

« Tes parents ne sont pas une référence Risa. Et regarde moi je t’aime et je t’accepte. Il faut y croire. Même si finalement tu as raison tu ne le sauras qu’à la fin de ta vie. Au final tu peux vivre avec ce petit espoir d’avoir une personne qui te connaît et te soutien peut-être même qui te comprends… » Mais je vois bien que mon amie se renfrogne et que les traits de son visage se durcissent. Elle a dû vivre un enfer avec sa famille. Alors j’essaye de l’ancrer ici, avec moi, en lui donnant la main, tout simplement. Elle saura ce que cela signifie pour moi, même ce simple geste, si simple et pourtant pas toujours facile pour moi de l’offrir. Risa et Blérim étant désormais des exceptions avec Poppy.

Et en parlant de Blérim, je dois bien avouer que je profite de la situation, du fait que nous nous confions l’une à l’autre pour lui demander conseil sur ce que je dois faire. Même si Risa manque de confiance sur ce point-là elle a un regard extérieur à la situation et surement un avis qui pourrait m’être utile car je suis dans une situation complètement stérile et bloquée. Tétanisée je ne sais plus quoi faire et pourtant je ne cesse de regarder Blérim autrement. Avec la peur au ventre, qu’un jour il va partir et qu’on va me l’enlever sans qu’il ne sache que quelqu’un le voit tel qu’il est maintenant et non pas via son passé horrible. J’ai toujours eu pour conviction de donner une seconde chance, persuadée que tout le monde peut changer et pour Blérim j’en ai la preuve sous les yeux.

Je demande maladroitement à Risa de lire en moi pour m’aider à comprendre ce que je ressens. Mais je sais qu’elle a raison c’est un chemin que je dois aborder seule, face à moi-même et mes sentiments. Et j’avoue qu’elle me refroidie directement en me parlant d’êtres moins scrupuleux ! Oui je n’en doute pas. « Tu as raison » je réponds alors simplement parce que je me rends compte de mon erreur et que je sais qu’il faut que je me secoue moi-même les puces. Cela ne m’empêche pas de rire lorsque mon amie me fait sa remarque sur son comportement si jamais je m'encroûtais. C’est à ce moment que j’ai une image peu fabuleuse de moi-même. « Ahaha t’es pas croyable Risa ! T’as un don pour me secouer dans tous les sens t’imagines même pas ! » peut-être parce qu’elle a plus confiance que moi sur certains point, qu’elle est plus audacieuse ou tout simplement parce qu’elle a un point de vue externe à la situation.

Puis, sans le savoir je demande une nouvelle révélation à Risa. Elle ne se cache pas et me répond, me détaille même ce qu’il s’est passé. J’écoute avec attention, dans l’attente du dénouement. Mais plus l’histoire évolue et plus mes ongles se plantent dans la chaire de ma main. Je voudrais tuer celui qui lui a fait subir une telle humiliation, une telle souffrance. « Monstre ! » est le seul mot que je parviens à prononcer avec une rage que personne ne me connaît, du moins pas dans mon entourage actuel. Je comprends pourquoi elle a eu peur, elle est légitime. Elle a vécu bien pire que moi bien pire que la plupart des gens qui ont souffert. Je n’imagine même pas son calvaire. « Tu es forte Risa, malgré tes peurs, tu as su te relever, c’est une preuve de sagesse et de force immense. Tu es mon modèle quelque part et grâce à toi j’ai commencé à changer... à toi et Blérim. Ne te laisse jamais dicter ce que tu dois ressentir.. » et c’est sur ces mots que la lumière se fait sur ma propre situation. Apprendre des erreurs du passé mais aussi des expériences de ses proches, c’est une bonne chose, c’est également une preuve de maturité.

A nouveau je la sers alors contre moi et souriante j’ajoute. « Merci Risa pour tout ! Je ne sais pas comment je pourrais jamais te rendre la pareille. Mais au moins je sais quoi faire maintenant. La prochaine fois que nous serons tous les deux, je lui parlerai, je me confierai…. »

C’est un grand pas qui s’engage pour moi… et le pire c’est que je n’en suis pas encore consciente, trop ancrée, toujours, dans mes angoisses, mes peurs et mes doutes.
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Posté le Ven 13 Juil - 11:54.
Cette histoire de bonheur me fait réellement flipper. C'est étrange de se dire qu'un empathe a peur des sentiments, mais ce n'est pas tant les sentiments qui me font peur que le regard des autres. J'ai peur de me dire que certains pourrait s'imaginer avec mon don d'empathie. Je me souviens des remarques quand j'étais encore au Ribcage, je me souviens de la peur que j'ai ressentis quand ils ont commencé à parler des dons des uns et des autres. Je me souviens avoir entendu ce qu'ils disaient sur l'empathie "Comment tu peux savoir que c'est pas l'empathe qui t'impose ses sentiments, qui les manipule. T'imagine ?" Moi, j'imaginais très bien dans l'autre sens, se laisser aller aux sentiments de l'autre, ne pas prendre ne compte les alarmes, je me souvenais dans les moindres détails de ce qu'il s'était passé avant, je me souvenais de tout. Est-ce que cela voulait-il dire que les empathes ne pouvaient pas avoir droit au bonheur ? Je n'en sais rien, ce que je sais, c'est que je ne pense pas être capable de faire le bonheur de qui que ce soit. Et c'est ce que j'ai dis à Cassy, qui voudrait vivre avec quelqu'un capable de décrypter ses sentiments dans le moindre détails et sans le moindre effort. Qui voudrait vivre avec quelqu'un comme moi en ayant la peur que ses sentiments soient manipulés ? Franchement, je n'en sais rien, même mes parents n'ont plus voulu de moi pour une raison qui m'échappe encore, mais une raison que je découvrirais. « Toi c'est pas pareille tu le sais bien. Tu es mon amie, tu n'a pas peur inutilement que je manipule tes sentiments pour m'aimer. Si ? »

Je la regarde avec un sourire. « Je ne sais pas si je pourrais supporter toute la suspiscion que certains pourrait avoir. Tu sais, j'ai entendu des conversations au Ribcage, quand on a été enfermé. Beaucoup parlait sur les dons et ceux qui revenait souvent, c'était l'empathie et la télépathie. Je pouvais ressentir leurs émotions, leurs peurs d'être manipuler par les empathes. Honnêtement, je peux les comprendre, mais ce qu'ils n'ont pas compris c'est que tout marche dans les deux sens. » Je soupire un instant et repense à ces moments. Ces instants volés ça et là, ces impressions, ces sentiments qui m'ont envahis et qui ont finalement couru à ma perte. Est-ce que je m'en serais mieux sortie si j'avais éviter de m'attacher dés le départ ? Si j'avais laissé la peur gérer mes actions ? J'en doute, mais la douleur n'en est pas moins présente pour autant. « Ce que les gens ne comprennent pas, c'est que loin de manipuler leurs sentiments, les empathes se font manipuler eux aussi. La frontière est tellement fine entre notre être et celui des autres que par moment, il est difficile de savoir si c'est nous qui sentons ou alors si c'est les autres. J'aimerais ne plus être moi, juste une journée parfois, pour faire le point, pour me connaître, mais depuis mon adolescence, il n'y a plus jamais eux que moi dans mon cœur. Ça a toujours été moi et les autres. Alors qui se fait réellement manipuler à ton avis ? » Je n'en sais rien moi-même, je me sens tellement perdue par moment que ça en devient ridicule.

La discussion continue tranquillement et je couine pour le prétexte quand elle me demande de lire en elle. Ce n'est pas que je ne peux pas. Je les ressens ses sentiments, je peux faire le tri, mais je sens cette petite flamme au fond de son cœur, celle qui veut aimer et chérir. Je la sens qui grandit et chauffe quand elle parle du loup. Je peux la sentir l'entourer comme un cocon doux et brûlant. Elle n'a qu'une envie, tenter l'aventure avec lui et je serais bien bête de ne pas la laisser faire, malgré la peur qui est mienne et qui la concerne. Mais je ne peux pas lui dire ce que je vois, ce que je ressens, c'est à elle de savoir ce qu'elle veut. C'est dans l'acceptation qu'on comprendre ce qu'on veut réellement, nier n'a jamais aidé et faire l'autruche encore moins. Mais je peux lui promettre de la secouer si jamais elle finis par s'encroûter. Elle me fait sourire avec sa réponse. « Qu'est-ce que tu veux, c'est un don, je n'y peux rien ! » Ce n'est pas ça, c'est surtout l'amour que je lui porte, cet amour fraternel, comme une sœur. Je ne veux pas remplacer mon frère, au contraire, il reste mon frère et j'aimerais le voir revenir, très honnêtement. Mais elle tient le rôle de la petite sœur, celle dont je dois m'occuper, celle qui est toujours là quand il le faut, celle que j'ai toujours voulu avoir sans jamais le souhaiter. Ouais, elle est de cela, mon amie, ma famille !

C'est peut-être ça qui me pousse à lui parler du moment où je me suis jetée dans la gueule du loup. C'est peut-être autre chose, comme l'idée que j'ai réellement envie d'être honnête avec elle, le fait que je ne veuille pas lui mentir, parce que les empathes, même s'ils sont doués pour ressentir, ne sont pas forcément doués avec leur propre sentiments et peuvent se faire avoir. Alors je lui raconte, je laisse de côté les détails, elle n'a pas besoin de savoir ce que ça m'a fait, elle peut très bien s'imaginer en gros ce qu'il s'est passé. Je finis mon histoire avec ma fuite, sans réellement dire ce que j'ai fais ensuite. L'humiliation était pire que tout, j'y avais cru, comme une idiote, j'y avais cru et finalement je m'étais fais avoir en beauté. Idiote, c'était la seule chose qui m'était passé par la tête à ce moment-là. Plus débile tu meurs. Je regarde Cassandra quand sa réponse me fait sourire. « Je t'assure que ce n'est rien. » Enfin maintenant ce n'est plus rien. « Tu sais je ne suis pas si forte ça. Se derrière une façade n'est pas un signe de force, mais de faiblesse et la peur est toujours présente, à chaque instant. Ce n'est pas toujours évident. Les sentiments c'est... » Qu'est-ce que je veux dire au juste ? Je n'en sais rien en fait, je ne fais que le ressentir.

Pourtant, j'ai envie d'avancer, j'ai envie de faire autre chose de cette vie. J'ai envie de laisser une chance à ceux qui tentent de m'approcher. Est-ce que j'y arriverais ? Franchement, je n'en sais rien, c'est comme se jeter à l'eau après avoir, après avoir tenté de ne plus rien éprouver. Pourtant je tente, je n'ai rien à perdre de toute façon. Alors je me lance et je lui dis ce qui me passe par la tête. La promesse qu'elle se lance, contre la promesse que je m'ouvre au monde. Comme un pacte. Je la serre à mon tour dans mes bras et souris doucement à ses paroles. « Tu me rends la pareille tous les jours depuis qu'on s'est rencontré et ne t'en fais pas, laisses-toi juste aller. » Je sais que ça marchera, je le sens. Nouveau sourire et je regarde l'heure sur mon téléphone. « Bon, il serait peut-être temps d'y aller hein. Ça fait beaucoup de chose à digérer en peu de temps. J'ai bien assez abusé de ton temps et j'ai encore une affaire sur le feu qui ne va pas se résoudre toute seule. » Je souris doucement et regarde ma meilleure amie. « Amuses-toi bien avec Blérim et surtout si tu as besoin de parler, n'attends pas que je vienne, n'hésite pas à téléphoner. » Je dépose un baiser léger sur son front et je m'en vais le cœur bien plus léger que quand je suis arrivée.
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