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 Scream My Name || ft Connor

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Éris Livingstone
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Fuckin' up my happy ending



❝Breathe in balance and love, I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah, you know what I mean When I'm dead and gone, will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name Love it when I'm play-pretending When I can take bullets to the heart Fuckin' up my happy ending But I can take bullets to the heart❞


Une raison, qu'on me donne une raison. Une simple et toute petite raison de continuer à respirer en les entrailles de cette terre polluée que je rêve de voir disparaître à l'orée de l'un de mes battement de cœur mensonger. Je devrais partir, revenir en arrière, tout abandonner avant de définitivement le regretter. Mais mes pas continuent d'avancer, mes jambes de courir, s'élançant au travers de cette nuit noire qui a juré de m'enterrer. Le rythme s'accélère, mon souffle brusquement se perd entre deux foulées meurtrières. Et elle hurle, mon âme, alors que se resserre avec désespoir mes doigts autour de mon sinistre poignard qui à chaque mort un peu plus me damne. Je devrais partir, oui, je devrais partir. Abandonner et tenter de vivre plutôt que de périr. Mais je ne peux pas. Non, je ne peux pas. Je. Ne peux. Tout simplement. Pas. Alors je cours encore plus vite, éraflant ma joue avec une de ces foutues branches qui se dressent devant moi, forçant sur mes jambes pour qu'elles dépassent leur limite. Mais ils me brûlent ces poumons que je laisse suffoquer sous le poids de la haine et de cette traque effrénée. Je secoue un instant la tête : Ta gueule ! T'as pas le droit de chialer! Continue, continue d'avancer bordel ! C'est ta seule chance de te racheter, c'est le seul moyen de ne plus autant t'écœurer ! Ravalant mes sanglots vengeurs, j'ai alors continué à m'élancer au devant de ton spectre devenu visage de mon effroyable terreur. Noir, il fait trop noir. Seulement j'entends le craquèlement des branches qui s'effondre sous ses pas, me dirige et me raccroche à ces misérables bribes sonores que tant bien que mal mon ouïe humaine perçoit. Tu ne m'échapperas, non, pas cette fois! Tu n'en as pas le droit! Où est-ce que tu vas à travers ces bois !? Au travers de quelle gueule veux-tu que l'on me broie? Je saute par-dessus un tronc mort, me focalisant sur mes muscles et la douleur qui violemment me mord. Ressens, oui ressens ! Tu la voulais ta raison! La voilà, saisi-là elle est à toi ! Fais ce que tu veux mais ne lâche pas ! C'est alors qu'elle s'est mise à resplendir devant moi, la ville et sa myriade d'éclat. Non, tu n'oserais pas…

Et c'est alors que j'accélère d'avantage, perdue en un dernier élan d'outrage mêlé à un désir ardant de carnage. Je ne te laisserais pas arriver là, je ne te laisserais pas m'échapper encore une fois ! Et je les entends les coups de sifflet, de tambours et éclats de musique qui résonnent de façon disparate, soulevant le cœur de Bristol et de ses habitants devenus pantins de notre sanglante mascarade. Je suis juste derrière toi, il ne me reste que quelques mètres et tu es à moi ! Encore un effort, juste un, et nous en auront fini avec tout ça. Seulement en la lumière tu jaillis avant moi, t'extirpant des ces ténèbres que je traîne encore et toujours derrière moi. Et ils dansent tous ces fous que tu bouscules en ta course incrédule tandis que je demeure toujours à ta suite, tel l'infatigable funambule épanché sur le fil de tes nuits qu'à l'aube je ferais écume. Mais il y a de plus en plus de monde. Ils sortent de tous les côtés, ces ignorants qui en les entrailles du St Andrews Park entre nos coups d'épaules se mettent à valser. Et merde, l'anglo welsh cup… Ils pouvaient pas la laisser à Twinckenham leur putain de finale? Non bien sûre que non… Mon regard acéré commence à divaguer, et du feu que ma haine ne faisait qu'attiser, en un sourire accroché aux lèvres d'une inconnue voilà que vient renaître les cendres de son souvenir qui me font vaciller là où mes iris se mettent brusquement à douter. En un battement de cils tu n'es plus devant moi, je m'arrête alors un instant, même pas une seconde, juste le temps de pivoter sur moi-même pour essayer de te deviner au travers de cette marrée humaine en laquelle tu te plais à te camoufler. Et je la sens, cette peur panique remonter, cette colère qui à chaque heure de chaque jour et de chaque nuit vient me lacérer. Je n'en peux plus tu comprends? Je n'en peux plus, cela doit s'arrêter. Tout doit s'arrêter! Parce que je n'en veux plus de cette foutue raison de ne pas exister. Je ne veux plus arpenter ces rues en étant forcer de respirer pour cette autre que tu m'as fait enterrer. Car il n'y aucune raison à ça, aucune logique! C'est elle, oui c'est elle qui aurait dû être là ! C'est elle qui aurait dû vivre et non moi ! C'est elle qui aurait dû savourer cette musique et rire avec tous ces autres jusqu'aux éclats ! Alors tu vas te montrer, tu vas te montrer et en finir une bonne fois pour toute avec moi ! Je tourne, pivote et me noie, tu n'es plus là, non tu n'es plus là. Pourquoi? Pourquoi? Non, ça ne se peut pas… Je n'y crois pas. Il me semble t'apercevoir au détour d'une allée, décorée de ces guirlandes chatoyantes qui viennent dévorer la place des plus animés par toutes ces festivités organisées par la collectivité. Je m'élance alors pour te retrouver. Tu ne peux pas t'en tirer non tu ne peux pas ! Mes pas avancent comme machinalement attirés jusqu'à toi. À portée de main, dos tournée, je te saisis enfin, et violemment te retourne face à moi. Regarde-moi pourriture ! Regarde-moi…

- Quoi?

Stupeur qui à voix haute me tue et me replonge en l'humeur. Interloquée, je ne comprends pas, tu le devines à mon regard aussi sincère et chamboulé qu'en d'autres temps il fut noir :

- Toi…Ce n'est pas… toi.

Non, non, ça ne se peut pas, non. Je te relâche alors, désorientée, ma main droite traînant encore sur ton bras droit, comme s'il me fallait quelque chose à laquelle me raccrocher, tout, n'importe quoi, même toi tant que ce n'était pas ce vide qu'il y a devant moi. Mes doigts s'enroulent encore plus autour de ma dague qui demeure aussi figée que moi. Le regard perdu en le vide, l'espace de ce misérable instant, voilà qu'à nouveau je le ressens, mon cœur oublié et immolé en la fièvre de ces déchirant battements. J'aurais dû partir, avant que tout s'arrête. J'aurais dû partir. Perdue, je retourne alors mon regard rougie de ces larmes qui ne savent couler en les tréfonds de ton âme devenu mon reposoir, là où j'y découvre ces fragments de nous devenus parfait miroir. Je devrais partir, oui, je devrais partir et tout abandonner, avant que je ne finisse en un battement de cœur par définitivement mourir et te regretter.





Dernière édition par Éris Livingstone le Dim 11 Fév - 19:59, édité 3 fois
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Connor O. Burton
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Posté le Dim 11 Fév - 18:42.

Beaucoup trop de bruit ici. Comment pouvait-on aimer ce genre de festivité idiote ? Se rassembler dans un parc en pleine nuit d'hiver et se coller les uns aux autres pour assister à une diffusion sportive. Connor ne comprendrait jamais ce qui motivait la population lambda. Les habitants savaient pourtant que les aberrations étaient de sortie à la tombée de la nuit. Comment pouvaient-il autoriser leur fils, leur frères, leurs maris, à se mettre en danger de la sorte ? Bien qu'il ne soit pas sexiste, le spectre se désolait encore davantage de voir des femmes parmi les supporters. Que les hommes soient stupides, ça pouvait se comprendre, c'était de notoriété publique. Mais les femmes étaient sensées être plus malignes, non ? Dans les dents, la théorie scientifique des genres !

Burton, lui n'était pas là pour le match. Il n'avait que faire de crétins en short qui se lançaient un ballon à travers un rectangle de pelouse. Franchement, n'importe qui pouvait faire ça ! Et puis, quitte à risquer les bleus, autant que ça compte vraiment, non ? Non, il se fichait de la retransmission et des idiots qui étaient scotché à l'écran et braillaient à l'unisson des exclamations inaudibles. Il était venu pour autre chose.

L'appel de l'action lui nouait les entrailles. Les dirigeants lui avaient refusé le droit de traquer les nocturnes mais il se fichait pas mal de leur avis. S'il n'était pas payé pour le faire, il le ferait quand même gratuitement. Pour lui. Pour Mary. Pour chaque citoyen idiot et ignare de cette ville de fous.

Il était en train de s'éloigner de cette bande de braillards mal dégrossis quand une main le saisit au bras et le retourna sans ménagement. Son autre bras se lever déjà pour faire comprendre son erreur à l'importun lorsque il reconnut un visage rougi par l'effort et, … la peine ?

"Livingston ?"

La jeune femme le dévisagea, l'air perdu, en marmonnant des paroles sans aucun sens. Elle s'agrippait à son bras, davantage par désarroi que par violence. De toute évidence, il y avait un problème et, même si Connor ne portait pas particulièrement l'humaine dans son coeur, ce n'était pas quelqu'un de méchant et elle ne méritait pas d'errer dans cet état en pleine nuit.

"Venez par là, on va se trouver un coin plus tranquille."

Il y avait, à quelques rues d'ici, un café/bar ouvert jusque tard dans la nuit. Le spectre y conduisit la jeune femme et s'installa à une table d'angle en commandant deux cafés.

"Qu'est-ce qu'il se passe, bordel ?!"

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Éris Livingstone
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Posté le Dim 11 Fév - 19:46.
     

Fuckin' up my happy ending



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- Non ça se peut pas…

J'essaye de me défaire finalement de ta poigne et de me défaire de toi en t'intimant un :

- Lâche-moi !

Réflexe d'auto-défense plutôt que véritable offense, je fais à peine quelques pas pour m'éloigner et respirer, le regard perdu contre le pavé qui se dresse face à moi. Perdu, je l'ai encore perdu. Et tout était à présent foutu. Je ne l'aurais plus, non, je ne l'aurais plus, ou du moins, pas cette nuit c'était entendu. Je ne suis plus là, il n'y a que mon corps qui se tient encore là devant toi. Et soudain il frappe de nouveau, ce vide qui n'est autre que mon plus ancestral bourreau. Tu peux faire ce que tu veux de moi, je ne me débâterais pas, mon corps lui-même ne me réponds plus et c'est pour cela, que tu parviens à m'entraîner en ce pub que je ne connaissais pas. Assise, je demeure là en silence, contemplant la table de bois vernis, les veinures qui la compose, mes souvenirs qui au même instant s'y gravent et subitement me décomposent. Corps qui s'ankylose là où tout n'est plus qu'ecchymose, j'entends au loin vos murmures alors que la sienne en mon esprit, me tue et déjà m'emmure, ce n'est que lorsque ta voix tonne et résonne en mon amère symbiose que mon monde définitivement rougie, chavire et explose. Je ne me rends compte de rien, pas plus de cette larme qui roule le long de ma joue d'airain lorsque je te contemple et ancre en ton regard toute la douleur de mon cœur assassin. Interloquée, je demeure un instant sans rien dire, me contentant de revivre tout ce que le monde et ce mal qui le ronge m'a fait devenir. C'est alors que doucement j'entrouvre les lèvres, m'apprête à répondre quelque chose, m'arrête, comme si cet appel d'air allait me permettre de ne pas commettre une nouvelle erreur, comme si, dissimuler en ma fureur, tu ne pourrais savourer le sel de mes pleures. Seulement, je n'y arrive pas et je finis par t'avouer de façon décousue :

- J'ai… J'ai encore échouée.

J'aurais tout donné, oui, tout donné pour pouvoir te sauver. Et personne ne sait à quel point cette pensée peut jour après jour me tuer, m'emparant de la tasse que tu viens de m'apporter, j'enroule mes doigts tout autour, ressentant cette chaleur qui ne parvient ni à véritablement m'atteindre ni même à me réconforter. Tout ce que je ressens est cette douleur, celle d'avoir encore une fois échouée, celle de l'avoir abandonné, c'est alors que tête baissée, afin de camoufler ce visage que je ne peux même plus supporter je souffle la voix brisée :

- Je suis désolée, je t'ai encore une fois abandonné. Je suis désolée, tellement désolée.

Et c'est alors que ma gorge ne parvient même plus à les contenir, ces sanglots qui ne font que me meurtrir, je m'effondre alors sans crier gare face à toi qui ne peut même pas me sentir. Mais je m'en fiche, je n'ai pas la force de te haïr ni même de te mentir, il n'y a plus que ma douleur et ce vide que je ne cesse de ressentir depuis que je l'ai vu partir. Je suis faible et je sens déjà ton cœur s'en enorgueillir, savoure le spectacle de ma débâcle à ton bon plaisir, c'est bien là tout ce que je mérite, me faire salir. Alors vas-y, qu'attends-tu? N'hésites pas, tir. Je ne suis plus rien d'autre qu'une ombre incapable de vivre ou même ressentir et que la mort vient peu à peu sous tes yeux engloutir.



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Connor O. Burton
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Posté le Mer 14 Fév - 19:10.

Connor soupira doucement devant l'agressivité d'Eris mais, finalement, celle-ci se laisse faire et le suit dans un pub quelques rues plus loin. Il commande deux café avant de questionner la jeune femme qui semble totalement ailleurs. C'est alors qu'elle avoue avoir échoué. Echoué à quoi ? Le spectre n'en sait rien mais cela semble important pour elle.

Alors que la serveuse déposait les deux tasses devant eux, Connor la remercia, ravi de cette distraction, pourtant bien trop courte. Mais le breuvage corsé ne serait pas de trop pour supporter ce qui s'annonçait comme une longue soirée.

"Echoué à faire quoi ?"

Livingston se mit à alors à parler un discours inintelligible. Ce n'était sûrement pas à lui qu'elle s'adressait. Elle était ailleurs, complètement ailleurs. La jeune femme avait l'air de parler à quelqu'un de proche. Quelqu'un qu'elle avait abandonné. Mais ce fut lorsqu'elle se mit à pleurer que le spectre grimaça et soupira de nouveau.

Génial ! Il avait face à lui une femme en pleur et des clients qui le regardaient comme s'il était responsable de tous les maux de la planète. Qu'est-ce qui lui avait pris de s'occuper de ça ? Il aurait put simplement continuer son chemin et la laisser gérer ses histoires. Mais, au fond de lui, il savait que non. Il ne se serait pas pardonné de la laisser dans cet état. Foutue conscience !

Burton avala une longue gorgée de café pour se donner du courage et posa la main sur l'épaule d'Eris. Il commença pas la secouer doucement puis, voyant que cela n'avait aucun effet, y mit plus de vigueur.

"Ecoutez Livingston. Je sais pas ce qui vous arrive mais il faut vous ressaisir là !"

Il espérait qu'un ton autoritaire lui remettrait les idées en place pour pouvoir avoir une discussion constructive.

"A qui vous parlez ? Qu'est-ce que vous avez fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ce soir ? Vous me preniez pour qui ?"

D'un geste qu'il voulait apaisant, il lui tendit des serviettes en papiers pour essuyer ses joues humides.

"Buvez un peu, ça vous fera du bien."

Son ton était maintenant bien plus calme et posé. Il ne s'agissait pas non plus de l'effrayer ou de la braquer. Et il savait quel caractère avait la jeune femme. Autant y aller avec des pincettes.
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Éris Livingstone
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Posté le Mer 14 Fév - 21:27.
     

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Mon âme et moi, je te vois comme je te bois, et j'aurais tout fait pour te sauver, même si pour cela, il me fallait en l'obscure du monde à jamais m'effacer. Tu n'es plus là pour me contempler, de ces yeux qui savaient si naturellement m'apaiser. Et depuis que tu t'en es allée hier, me laissant seule en cet interminable hiver, il n'y a pour moi plus aucune lumière. Mon âme et moi, sommes brisées, morcelées de ne plus t'avoir à nos côtés, désolées de ne plus t'entendre ni rire ni chanter, déchirées de ne plus te toucher ni même pouvoir t'enlacer. Tu n'es qu'un souvenir à moitié corrodé par le temps qui veut t'annihiler de ma mémoire balafrée, comme si ne plus t'avoir n'était pas un prix assez lourd à payer. Non, bien plus qu'amender, il me faut expier cet ultime pêché arraché au creux de tes lèvres à la fois martyr et supplicié. Et il y a sa voix, comme un écho qui s'égare ici et là. Burton… Pourquoi? Pourquoi est-ce que tu te trouves encore là auprès de moi? Va-t'en et laisse-moi. Éloigne-toi avant que mon malheur ne dégorge sur toi. Tu veux que je me ressaisisse mais, pourquoi? Tu n'en a que faire, je le sais, alors casse-toi.

- Au point où j'en suis qu'est-ce que ça peut faire?


Mon âme et moi, disloquées par tout ce que tu ne peux deviner, demeurons en le secret de la mort à jamais enchaînées au silence que cette nuit nous a depuis lors imposée. Et même si je le voulais, je ne pourrais me relever, ne comprends-tu pas que je suis usée? Mon corps tout entier est en réalité brisé, de fantassin d'acier, le voilà devenu golem à l'argile disgraciée, tas informe que même le créateur ne peux ni insuffler ni manipuler. Je ne suis qu'un écrou cassé, un rouage qu'on ne peut réutiliser, qui ne trouve de place et de fonction en aucune sphère par les dieux et les hommes imaginée. Et elles continuent de rouler, en le silence que tu viens m'imposer, ces larmes que je ne sais plus dissimuler depuis que tu m'as approché. Je repousse alors ta main tendue, quelles me brûlent ces larmes acides qui me défigurent, je ne les renierais pas maintenant que je suis au pied du mur. Au contraire, je veux quelles m'emmurent, en cette douleur devenue mon autre souillure. Je ne mérite pas ta compassion, seulement le fer de ton poing en ma figure, prêt à révéler la moindre de mes fêlures, me consumant ainsi en le charme de ta mordante brûlure. Parce qu'au final c'est Mon âme et moi, oui, mon âme et moi, seule encore une fois… Je m'empare alors d'une serviette gisant devant moi, fixant toujours la table, tandis que mes doigts commencent à tordre le bout de papier, le triturer, puis le morceler, ce n'est que quelques instant après, lorsque tu finis par arrêter de me questionner, que je me mets à intérieurement suffoquer. Je t'adresse alors un regard, rivant mes sentinelles de jades rougies en tes puits de ténèbres étrangement adoucis. Je te contemple, voudrais te parler, mais n'y arrive pas, il y a cet étau en ma gorge nouée qui m'empêcher de te conter. Je voudrais raconter, mais ne peux dire à voix haute le crime que camouflent mes mains entachées. Le comprends-tu? Dis-moi, le comprends-tu que je suis asservis à ce passé que je ne peux pas oublier ni même réparer? Je voudrais le faire, je voudrais te répondre mais, je n'y arrive pas, alors tout ce que tu récoltes ce sont ces iris aseptisées par une vie trop tourmentée. Je prends la tasse que tu m'as fait glisser, extirpe de la poche intérieure de ma veste une flasque de rhum que je viens déverser en ce pauvre café que je me plais, comme tout le reste, à dénaturer. Je laisse celle-ci à côté de toi, au cas ou tu voudrais l'utiliser et finis, par boire quelques gorgées du nectar que je viens d'alcooliser. Les minutes passent et la situation me dépasse, tout ce rejoue en mon esprit en l'espace d'une fraction de seconde aussi misérable que fugace. Mon âme et moi, je te vois comme je te bois, j'ouvre finalement mes lèvres en quête de foi, en manque de loi, rive mes yeux sur toi et c'est alors que je  comprends que tu seras certainement le seul à pouvoir me mettre en croix :

- Ma sœur… C'était… C'était à cause de ma sœur.


Mes doigts écorchent alors le bout de papier qu'ils étaient déjà en train de triturer, tandis que je me remets à le fixer, poursuivant de le démanteler :

- Cette nuit, j'ai poursuivis le lycan qui l'a transformé. J'étais à deux doigts de l'avoir. À deux doigts. Je pensais enfin pouvoir en finir, je pensais enfin pouvoir lui offrir…

Ma gorge se resserre alors, tandis que d'autres larmes se mettent à enflammer mes iris qui viennent te dévisager, comme si, je te suppliais de ne pas me redemander.  

- Elle est morte. Ça fait quatre ans.


Et je te scrute, t'observe et te devine sans chercher la moindre lutte. Car il y a Mon âme et moi, oui, mon âme et moi, brisées par tout ce que tu ne peux déchiffrer et que l'on ne veux révéler, alors l'on te voit comme l'on te boit, laissant nos lèvres mourir de ce manque de loi contre les tiennes devenues ce manque de toi, car je le sais, il n'y a que toi, oui il n'y a que toi qui un jour pourra me mettre en croix. Je te repousse alors, relâchant l'encolure de ta veste afin de t'éloigner de moi :

- Et voilà, ça va mieux, aller, casse-toi maintenant et fous-moi la paix. Tu peux faire comme si rien ne s'était passé. Merci.




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