AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Bienvenue sur WOD futur Padawan ♥
N'hésitez surtout pas à nous rejoindre :coeeur:
Toute inscription rapportera 100 points !
Pour garder l'esprit de famille, n'oublie pas de rédiger
au minimum 1 rp par mois ou de poster 50 messages!
MAJ d'avril
Kill your scarlings before they kill you
Découvrez les nouveautés - Intrigue

Partagez | .
 

 Scream My Name || ft Connor

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
In Cauda Venenum
avatar
Éris Livingstone
❝ In Cauda Venenum ❞
J'ai rédigé autant de missives : 240 Livres en banque : 4787
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 11 Fév - 16:36.
     

Fuckin' up my happy ending



❝Breathe in balance and love, I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah, you know what I mean When I'm dead and gone, will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name Love it when I'm play-pretending When I can take bullets to the heart Fuckin' up my happy ending But I can take bullets to the heart❞


Une raison, qu'on me donne une raison. Une simple et toute petite raison de continuer à respirer en les entrailles de cette terre polluée que je rêve de voir disparaître à l'orée de l'un de mes battement de cœur mensonger. Je devrais partir, revenir en arrière, tout abandonner avant de définitivement le regretter. Mais mes pas continuent d'avancer, mes jambes de courir, s'élançant au travers de cette nuit noire qui a juré de m'enterrer. Le rythme s'accélère, mon souffle brusquement se perd entre deux foulées meurtrières. Et elle hurle, mon âme, alors que se resserre avec désespoir mes doigts autour de mon sinistre poignard qui à chaque mort un peu plus me damne. Je devrais partir, oui, je devrais partir. Abandonner et tenter de vivre plutôt que de périr. Mais je ne peux pas. Non, je ne peux pas. Je. Ne peux. Tout simplement. Pas. Alors je cours encore plus vite, éraflant ma joue avec une de ces foutues branches qui se dressent devant moi, forçant sur mes jambes pour qu'elles dépassent leur limite. Mais ils me brûlent ces poumons que je laisse suffoquer sous le poids de la haine et de cette traque effrénée. Je secoue un instant la tête : Ta gueule ! T'as pas le droit de chialer! Continue, continue d'avancer bordel ! C'est ta seule chance de te racheter, c'est le seul moyen de ne plus autant t'écœurer ! Ravalant mes sanglots vengeurs, j'ai alors continué à m'élancer au devant de ton spectre devenu visage de mon effroyable terreur. Noir, il fait trop noir. Seulement j'entends le craquèlement des branches qui s'effondre sous ses pas, me dirige et me raccroche à ces misérables bribes sonores que tant bien que mal mon ouïe humaine perçoit. Tu ne m'échapperas, non, pas cette fois! Tu n'en as pas le droit! Où est-ce que tu vas à travers ces bois !? Au travers de quelle gueule veux-tu que l'on me broie? Je saute par-dessus un tronc mort, me focalisant sur mes muscles et la douleur qui violemment me mord. Ressens, oui ressens ! Tu la voulais ta raison! La voilà, saisi-là elle est à toi ! Fais ce que tu veux mais ne lâche pas ! C'est alors qu'elle s'est mise à resplendir devant moi, la ville et sa myriade d'éclat. Non, tu n'oserais pas…

Et c'est alors que j'accélère d'avantage, perdue en un dernier élan d'outrage mêlé à un désir ardant de carnage. Je ne te laisserais pas arriver là, je ne te laisserais pas m'échapper encore une fois ! Et je les entends les coups de sifflet, de tambours et éclats de musique qui résonnent de façon disparate, soulevant le cœur de Bristol et de ses habitants devenus pantins de notre sanglante mascarade. Je suis juste derrière toi, il ne me reste que quelques mètres et tu es à moi ! Encore un effort, juste un, et nous en auront fini avec tout ça. Seulement en la lumière tu jaillis avant moi, t'extirpant des ces ténèbres que je traîne encore et toujours derrière moi. Et ils dansent tous ces fous que tu bouscules en ta course incrédule tandis que je demeure toujours à ta suite, tel l'infatigable funambule épanché sur le fil de tes nuits qu'à l'aube je ferais écume. Mais il y a de plus en plus de monde. Ils sortent de tous les côtés, ces ignorants qui en les entrailles du St Andrews Park entre nos coups d'épaules se mettent à valser. Et merde, l'anglo welsh cup… Ils pouvaient pas la laisser à Twinckenham leur putain de finale? Non bien sûre que non… Mon regard acéré commence à divaguer, et du feu que ma haine ne faisait qu'attiser, en un sourire accroché aux lèvres d'une inconnue voilà que vient renaître les cendres de son souvenir qui me font vaciller là où mes iris se mettent brusquement à douter. En un battement de cils tu n'es plus devant moi, je m'arrête alors un instant, même pas une seconde, juste le temps de pivoter sur moi-même pour essayer de te deviner au travers de cette marrée humaine en laquelle tu te plais à te camoufler. Et je la sens, cette peur panique remonter, cette colère qui à chaque heure de chaque jour et de chaque nuit vient me lacérer. Je n'en peux plus tu comprends? Je n'en peux plus, cela doit s'arrêter. Tout doit s'arrêter! Parce que je n'en veux plus de cette foutue raison de ne pas exister. Je ne veux plus arpenter ces rues en étant forcer de respirer pour cette autre que tu m'as fait enterrer. Car il n'y aucune raison à ça, aucune logique! C'est elle, oui c'est elle qui aurait dû être là ! C'est elle qui aurait dû vivre et non moi ! C'est elle qui aurait dû savourer cette musique et rire avec tous ces autres jusqu'aux éclats ! Alors tu vas te montrer, tu vas te montrer et en finir une bonne fois pour toute avec moi ! Je tourne, pivote et me noie, tu n'es plus là, non tu n'es plus là. Pourquoi? Pourquoi? Non, ça ne se peut pas… Je n'y crois pas. Il me semble t'apercevoir au détour d'une allée, décorée de ces guirlandes chatoyantes qui viennent dévorer la place des plus animés par toutes ces festivités organisées par la collectivité. Je m'élance alors pour te retrouver. Tu ne peux pas t'en tirer non tu ne peux pas ! Mes pas avancent comme machinalement attirés jusqu'à toi. À portée de main, dos tournée, je te saisis enfin, et violemment te retourne face à moi. Regarde-moi pourriture ! Regarde-moi…

- Quoi?

Stupeur qui à voix haute me tue et me replonge en l'humeur. Interloquée, je ne comprends pas, tu le devines à mon regard aussi sincère et chamboulé qu'en d'autres temps il fut noir :

- Toi…Ce n'est pas… toi.

Non, non, ça ne se peut pas, non. Je te relâche alors, désorientée, ma main droite traînant encore sur ton bras droit, comme s'il me fallait quelque chose à laquelle me raccrocher, tout, n'importe quoi, même toi tant que ce n'était pas ce vide qu'il y a devant moi. Mes doigts s'enroulent encore plus autour de ma dague qui demeure aussi figée que moi. Le regard perdu en le vide, l'espace de ce misérable instant, voilà qu'à nouveau je le ressens, mon cœur oublié et immolé en la fièvre de ces déchirant battements. J'aurais dû partir, avant que tout s'arrête. J'aurais dû partir. Perdue, je retourne alors mon regard rougie de ces larmes qui ne savent couler en les tréfonds de ton âme devenu mon reposoir, là où j'y découvre ces fragments de nous devenus parfait miroir. Je devrais partir, oui, je devrais partir et tout abandonner, avant que je ne finisse en un battement de cœur par définitivement mourir et te regretter.





Dernière édition par Éris Livingstone le Dim 11 Fév - 19:59, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
Spectre for the cause
avatar
Connor O. Burton
❝ Spectre for the cause ❞
J'ai rédigé autant de missives : 254 Livres en banque : 2953 Je suis âgé(e) de : 32
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 11 Fév - 18:42.

Beaucoup trop de bruit ici. Comment pouvait-on aimer ce genre de festivité idiote ? Se rassembler dans un parc en pleine nuit d'hiver et se coller les uns aux autres pour assister à une diffusion sportive. Connor ne comprendrait jamais ce qui motivait la population lambda. Les habitants savaient pourtant que les aberrations étaient de sortie à la tombée de la nuit. Comment pouvaient-il autoriser leur fils, leur frères, leurs maris, à se mettre en danger de la sorte ? Bien qu'il ne soit pas sexiste, le spectre se désolait encore davantage de voir des femmes parmi les supporters. Que les hommes soient stupides, ça pouvait se comprendre, c'était de notoriété publique. Mais les femmes étaient sensées être plus malignes, non ? Dans les dents, la théorie scientifique des genres !

Burton, lui n'était pas là pour le match. Il n'avait que faire de crétins en short qui se lançaient un ballon à travers un rectangle de pelouse. Franchement, n'importe qui pouvait faire ça ! Et puis, quitte à risquer les bleus, autant que ça compte vraiment, non ? Non, il se fichait de la retransmission et des idiots qui étaient scotché à l'écran et braillaient à l'unisson des exclamations inaudibles. Il était venu pour autre chose.

L'appel de l'action lui nouait les entrailles. Les dirigeants lui avaient refusé le droit de traquer les nocturnes mais il se fichait pas mal de leur avis. S'il n'était pas payé pour le faire, il le ferait quand même gratuitement. Pour lui. Pour Mary. Pour chaque citoyen idiot et ignare de cette ville de fous.

Il était en train de s'éloigner de cette bande de braillards mal dégrossis quand une main le saisit au bras et le retourna sans ménagement. Son autre bras se lever déjà pour faire comprendre son erreur à l'importun lorsque il reconnut un visage rougi par l'effort et, … la peine ?

"Livingston ?"

La jeune femme le dévisagea, l'air perdu, en marmonnant des paroles sans aucun sens. Elle s'agrippait à son bras, davantage par désarroi que par violence. De toute évidence, il y avait un problème et, même si Connor ne portait pas particulièrement l'humaine dans son coeur, ce n'était pas quelqu'un de méchant et elle ne méritait pas d'errer dans cet état en pleine nuit.

"Venez par là, on va se trouver un coin plus tranquille."

Il y avait, à quelques rues d'ici, un café/bar ouvert jusque tard dans la nuit. Le spectre y conduisit la jeune femme et s'installa à une table d'angle en commandant deux cafés.

"Qu'est-ce qu'il se passe, bordel ?!"

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
In Cauda Venenum
avatar
Éris Livingstone
❝ In Cauda Venenum ❞
J'ai rédigé autant de missives : 240 Livres en banque : 4787
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 11 Fév - 19:46.
     

Fuckin' up my happy ending



❝Breathe in balance and love, I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah, you know what I mean When I'm dead and gone, will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name Love it when I'm play-pretending When I can take bullets to the heart Fuckin' up my happy ending But I can take bullets to the heart❞


- Non ça se peut pas…

J'essaye de me défaire finalement de ta poigne et de me défaire de toi en t'intimant un :

- Lâche-moi !

Réflexe d'auto-défense plutôt que véritable offense, je fais à peine quelques pas pour m'éloigner et respirer, le regard perdu contre le pavé qui se dresse face à moi. Perdu, je l'ai encore perdu. Et tout était à présent foutu. Je ne l'aurais plus, non, je ne l'aurais plus, ou du moins, pas cette nuit c'était entendu. Je ne suis plus là, il n'y a que mon corps qui se tient encore là devant toi. Et soudain il frappe de nouveau, ce vide qui n'est autre que mon plus ancestral bourreau. Tu peux faire ce que tu veux de moi, je ne me débâterais pas, mon corps lui-même ne me réponds plus et c'est pour cela, que tu parviens à m'entraîner en ce pub que je ne connaissais pas. Assise, je demeure là en silence, contemplant la table de bois vernis, les veinures qui la compose, mes souvenirs qui au même instant s'y gravent et subitement me décomposent. Corps qui s'ankylose là où tout n'est plus qu'ecchymose, j'entends au loin vos murmures alors que la sienne en mon esprit, me tue et déjà m'emmure, ce n'est que lorsque ta voix tonne et résonne en mon amère symbiose que mon monde définitivement rougie, chavire et explose. Je ne me rends compte de rien, pas plus de cette larme qui roule le long de ma joue d'airain lorsque je te contemple et ancre en ton regard toute la douleur de mon cœur assassin. Interloquée, je demeure un instant sans rien dire, me contentant de revivre tout ce que le monde et ce mal qui le ronge m'a fait devenir. C'est alors que doucement j'entrouvre les lèvres, m'apprête à répondre quelque chose, m'arrête, comme si cet appel d'air allait me permettre de ne pas commettre une nouvelle erreur, comme si, dissimuler en ma fureur, tu ne pourrais savourer le sel de mes pleures. Seulement, je n'y arrive pas et je finis par t'avouer de façon décousue :

- J'ai… J'ai encore échouée.

J'aurais tout donné, oui, tout donné pour pouvoir te sauver. Et personne ne sait à quel point cette pensée peut jour après jour me tuer, m'emparant de la tasse que tu viens de m'apporter, j'enroule mes doigts tout autour, ressentant cette chaleur qui ne parvient ni à véritablement m'atteindre ni même à me réconforter. Tout ce que je ressens est cette douleur, celle d'avoir encore une fois échouée, celle de l'avoir abandonné, c'est alors que tête baissée, afin de camoufler ce visage que je ne peux même plus supporter je souffle la voix brisée :

- Je suis désolée, je t'ai encore une fois abandonné. Je suis désolée, tellement désolée.

Et c'est alors que ma gorge ne parvient même plus à les contenir, ces sanglots qui ne font que me meurtrir, je m'effondre alors sans crier gare face à toi qui ne peut même pas me sentir. Mais je m'en fiche, je n'ai pas la force de te haïr ni même de te mentir, il n'y a plus que ma douleur et ce vide que je ne cesse de ressentir depuis que je l'ai vu partir. Je suis faible et je sens déjà ton cœur s'en enorgueillir, savoure le spectacle de ma débâcle à ton bon plaisir, c'est bien là tout ce que je mérite, me faire salir. Alors vas-y, qu'attends-tu? N'hésites pas, tir. Je ne suis plus rien d'autre qu'une ombre incapable de vivre ou même ressentir et que la mort vient peu à peu sous tes yeux engloutir.



Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
Spectre for the cause
avatar
Connor O. Burton
❝ Spectre for the cause ❞
J'ai rédigé autant de missives : 254 Livres en banque : 2953 Je suis âgé(e) de : 32
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Mer 14 Fév - 19:10.

Connor soupira doucement devant l'agressivité d'Eris mais, finalement, celle-ci se laisse faire et le suit dans un pub quelques rues plus loin. Il commande deux café avant de questionner la jeune femme qui semble totalement ailleurs. C'est alors qu'elle avoue avoir échoué. Echoué à quoi ? Le spectre n'en sait rien mais cela semble important pour elle.

Alors que la serveuse déposait les deux tasses devant eux, Connor la remercia, ravi de cette distraction, pourtant bien trop courte. Mais le breuvage corsé ne serait pas de trop pour supporter ce qui s'annonçait comme une longue soirée.

"Echoué à faire quoi ?"

Livingston se mit à alors à parler un discours inintelligible. Ce n'était sûrement pas à lui qu'elle s'adressait. Elle était ailleurs, complètement ailleurs. La jeune femme avait l'air de parler à quelqu'un de proche. Quelqu'un qu'elle avait abandonné. Mais ce fut lorsqu'elle se mit à pleurer que le spectre grimaça et soupira de nouveau.

Génial ! Il avait face à lui une femme en pleur et des clients qui le regardaient comme s'il était responsable de tous les maux de la planète. Qu'est-ce qui lui avait pris de s'occuper de ça ? Il aurait put simplement continuer son chemin et la laisser gérer ses histoires. Mais, au fond de lui, il savait que non. Il ne se serait pas pardonné de la laisser dans cet état. Foutue conscience !

Burton avala une longue gorgée de café pour se donner du courage et posa la main sur l'épaule d'Eris. Il commença pas la secouer doucement puis, voyant que cela n'avait aucun effet, y mit plus de vigueur.

"Ecoutez Livingston. Je sais pas ce qui vous arrive mais il faut vous ressaisir là !"

Il espérait qu'un ton autoritaire lui remettrait les idées en place pour pouvoir avoir une discussion constructive.

"A qui vous parlez ? Qu'est-ce que vous avez fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ce soir ? Vous me preniez pour qui ?"

D'un geste qu'il voulait apaisant, il lui tendit des serviettes en papiers pour essuyer ses joues humides.

"Buvez un peu, ça vous fera du bien."

Son ton était maintenant bien plus calme et posé. Il ne s'agissait pas non plus de l'effrayer ou de la braquer. Et il savait quel caractère avait la jeune femme. Autant y aller avec des pincettes.
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
In Cauda Venenum
avatar
Éris Livingstone
❝ In Cauda Venenum ❞
J'ai rédigé autant de missives : 240 Livres en banque : 4787
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Mer 14 Fév - 21:27.
     

Fuckin' up my happy ending



❝Breathe in balance and love, I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah, you know what I mean When I'm dead and gone, will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name Love it when I'm play-pretending When I can take bullets to the heart Fuckin' up my happy ending But I can take bullets to the heart❞


Mon âme et moi, je te vois comme je te bois, et j'aurais tout fait pour te sauver, même si pour cela, il me fallait en l'obscure du monde à jamais m'effacer. Tu n'es plus là pour me contempler, de ces yeux qui savaient si naturellement m'apaiser. Et depuis que tu t'en es allée hier, me laissant seule en cet interminable hiver, il n'y a pour moi plus aucune lumière. Mon âme et moi, sommes brisées, morcelées de ne plus t'avoir à nos côtés, désolées de ne plus t'entendre ni rire ni chanter, déchirées de ne plus te toucher ni même pouvoir t'enlacer. Tu n'es qu'un souvenir à moitié corrodé par le temps qui veut t'annihiler de ma mémoire balafrée, comme si ne plus t'avoir n'était pas un prix assez lourd à payer. Non, bien plus qu'amender, il me faut expier cet ultime pêché arraché au creux de tes lèvres à la fois martyr et supplicié. Et il y a sa voix, comme un écho qui s'égare ici et là. Burton… Pourquoi? Pourquoi est-ce que tu te trouves encore là auprès de moi? Va-t'en et laisse-moi. Éloigne-toi avant que mon malheur ne dégorge sur toi. Tu veux que je me ressaisisse mais, pourquoi? Tu n'en a que faire, je le sais, alors casse-toi.

- Au point où j'en suis qu'est-ce que ça peut faire?


Mon âme et moi, disloquées par tout ce que tu ne peux deviner, demeurons en le secret de la mort à jamais enchaînées au silence que cette nuit nous a depuis lors imposée. Et même si je le voulais, je ne pourrais me relever, ne comprends-tu pas que je suis usée? Mon corps tout entier est en réalité brisé, de fantassin d'acier, le voilà devenu golem à l'argile disgraciée, tas informe que même le créateur ne peux ni insuffler ni manipuler. Je ne suis qu'un écrou cassé, un rouage qu'on ne peut réutiliser, qui ne trouve de place et de fonction en aucune sphère par les dieux et les hommes imaginée. Et elles continuent de rouler, en le silence que tu viens m'imposer, ces larmes que je ne sais plus dissimuler depuis que tu m'as approché. Je repousse alors ta main tendue, quelles me brûlent ces larmes acides qui me défigurent, je ne les renierais pas maintenant que je suis au pied du mur. Au contraire, je veux quelles m'emmurent, en cette douleur devenue mon autre souillure. Je ne mérite pas ta compassion, seulement le fer de ton poing en ma figure, prêt à révéler la moindre de mes fêlures, me consumant ainsi en le charme de ta mordante brûlure. Parce qu'au final c'est Mon âme et moi, oui, mon âme et moi, seule encore une fois… Je m'empare alors d'une serviette gisant devant moi, fixant toujours la table, tandis que mes doigts commencent à tordre le bout de papier, le triturer, puis le morceler, ce n'est que quelques instant après, lorsque tu finis par arrêter de me questionner, que je me mets à intérieurement suffoquer. Je t'adresse alors un regard, rivant mes sentinelles de jades rougies en tes puits de ténèbres étrangement adoucis. Je te contemple, voudrais te parler, mais n'y arrive pas, il y a cet étau en ma gorge nouée qui m'empêcher de te conter. Je voudrais raconter, mais ne peux dire à voix haute le crime que camouflent mes mains entachées. Le comprends-tu? Dis-moi, le comprends-tu que je suis asservis à ce passé que je ne peux pas oublier ni même réparer? Je voudrais le faire, je voudrais te répondre mais, je n'y arrive pas, alors tout ce que tu récoltes ce sont ces iris aseptisées par une vie trop tourmentée. Je prends la tasse que tu m'as fait glisser, extirpe de la poche intérieure de ma veste une flasque de rhum que je viens déverser en ce pauvre café que je me plais, comme tout le reste, à dénaturer. Je laisse celle-ci à côté de toi, au cas ou tu voudrais l'utiliser et finis, par boire quelques gorgées du nectar que je viens d'alcooliser. Les minutes passent et la situation me dépasse, tout ce rejoue en mon esprit en l'espace d'une fraction de seconde aussi misérable que fugace. Mon âme et moi, je te vois comme je te bois, j'ouvre finalement mes lèvres en quête de foi, en manque de loi, rive mes yeux sur toi et c'est alors que je  comprends que tu seras certainement le seul à pouvoir me mettre en croix :

- Ma sœur… C'était… C'était à cause de ma sœur.


Mes doigts écorchent alors le bout de papier qu'ils étaient déjà en train de triturer, tandis que je me remets à le fixer, poursuivant de le démanteler :

- Cette nuit, j'ai poursuivis le lycan qui l'a transformé. J'étais à deux doigts de l'avoir. À deux doigts. Je pensais enfin pouvoir en finir, je pensais enfin pouvoir lui offrir…

Ma gorge se resserre alors, tandis que d'autres larmes se mettent à enflammer mes iris qui viennent te dévisager, comme si, je te suppliais de ne pas me redemander.  

- Elle est morte. Ça fait quatre ans.


Et je te scrute, t'observe et te devine sans chercher la moindre lutte. Car il y a Mon âme et moi, oui, mon âme et moi, brisées par tout ce que tu ne peux déchiffrer et que l'on ne veux révéler, alors l'on te voit comme l'on te boit, laissant nos lèvres mourir de ce manque de loi contre les tiennes devenues ce manque de toi, car je le sais, il n'y a que toi, oui il n'y a que toi qui un jour pourra me mettre en croix. Je te repousse alors, relâchant l'encolure de ta veste afin de t'éloigner de moi :

- Et voilà, ça va mieux, aller, casse-toi maintenant et fous-moi la paix. Tu peux faire comme si rien ne s'était passé. Merci.




Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
Spectre for the cause
avatar
Connor O. Burton
❝ Spectre for the cause ❞
J'ai rédigé autant de missives : 254 Livres en banque : 2953 Je suis âgé(e) de : 32
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Mer 21 Fév - 14:59.

Charmante comme une porte de prison, Eris envoya balader Connor qui commençait à perdre patience. Le spectre la regarda réduire une serviette en papier en charpie. Mieux valait ça que lui. Il allait se résigner à demander l'addition lorsque l'humaine ouvrit finalement la bouche. Sa soeur. Livingston avait une soeur. Première nouvelle. Sans rien dire, il la laissa poursuivre.

En lisant entre les lignes, Burton finit par comprendre le gros de l'histoire. La soeur d'Eris avait été transformé en lycan et était morte il y avait de ça quatre ans. Livingston cherchait alors à venger sa soeur en tuant le lycan responsable de sa transformation. Une chose que Connor pouvait comprendre. Cette nuit, elle avait retrouvé sa trace et l'animal lui avait filé entre les doigts. C'était pour ce nocturne qu'elle avait pris Connor un peu plus tôt. Le spectre grimaça à cette idée. Lui ? Un lycan ? Jamais de la vie ! Plutôt crever !

Alors que le spectre lui conseillait de boire un peu de café, la jeune femme, sans doute désespérée, colla ses lèvres aux siennes avant de le repousser brutalement, lui disant de s'en aller d'un vocabulaire fort peu plaisant. Connor la fixa quelques secondes en silence.

"Je peux savoir ce qui vous prend ? Et parlez-moi sur un autre ton ! J'essaie d'être sympa, là !"

Et tout le monde ne pouvait pas se vanter d'avoir droit à cette facette de sa personnalité. Le comportement d'Eris était déroutant mais le spectre ne le comprenait que trop. Il avait lui-même une vengeance personnelle à mener et il savait ce qu'était la peine de perdre un proche. Cette colère qui vous envahit et ne vous lâche plus alors que le reste du monde semble s'en désintéresser totalement.

Burton finit par soupirer bruyamment et avala d'un trait ce qui restait au fond de sa tasse.

"Vous avez un nom ? Vous savez comment le retrouver ? Je peux vous aider pour votre lycan, … si vous m'aidez pour mon vampire."

Le vampire qui avait tué Mary et dont Connor ne savait pour l'instant pas grand chose. Ce n'était pas faute de chercher mes ces satanés bestioles ne laissent que peu de traces. Le spectre recherchait quiconque pourrait l'aider à obtenir des informations et à identifier cette enflure qui lui avait ôté tout espoir de bonheur. Il vrilla un regard des plus sérieux dans celui de la jeune femme en attendant sa décision.
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
In Cauda Venenum
avatar
Éris Livingstone
❝ In Cauda Venenum ❞
J'ai rédigé autant de missives : 240 Livres en banque : 4787
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Mer 21 Fév - 19:20.
     

Fuckin' up my happy ending



❝Breathe in balance and love, I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah, you know what I mean When I'm dead and gone, will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name Love it when I'm play-pretending When I can take bullets to the heart Fuckin' up my happy ending But I can take bullets to the heart❞


Tu seras mon bouclier, mon mur d'acier, le voile que nul autre ne pourras jamais lever. Je serais ton courage, ton glaive brûlant de rage, la force brute qui tatouera sans peur sur tous les murs l'obscure de nos outrages. Tu seras mon gardien et je serais ton ange au regard malsain. D'un tonnement de voix s'échappera du ciel le feu de notre châtiment au charme purement luciférien. Je serais reine et non point la risible catin aux jeux aussi banales que malsains. Et ce n'est qu'entre mes bras d'airain que tu retrouveras aux premières lueurs de l'aube en l'antre de tes songes la volupté d'un monde plus serein. Alors jusqu'où me suivras-tu? Jusqu'en quelles sombres allées t'aventureras-tu aux côtés de mes vices devenus miroir de tes mornes vertus? Je serais ton calme au travers la tempête, la déesse qui rendra ton âme enfin complète, celle que tu nommeras au son de l'auguste trompette et prieras avec ferveur lors de tes nuits de conquête. Mes sentinelles de jades ardemment plantées en tes deux ténébreuses par la vengeance enflammées, tu lis en moi tout ce que je ne peux à voix haute te conter. Tu comprends alors à quel point ce marché que tu es en train de me proposer je suis en train de le considérer et jusqu'où il risque de te traîner. Taquine, je te rappelle alors ces moments que nous avons déjà vécu, notes du passé sensées te remémorer que, peu importe le grade que tu peux aujourd'hui conserver, il fut un jour où nos rôles étaient inversés et où tu étais loin d'autant me commander :

- Je me rappelle d'une certaine nuit où tu étais loin de t'en plaindre de mes fameux baiser... Je dirais même que tu l'avais pleinement savouré. Puis arrête de faire ton sucré comme ça avec tes vous… Ça va, si on est amené à coopérer je pense qu'il serait grand temps de se tutoyer.  Tu me donnes l'impression d'être une vieille bique prête à être recyclée…

Oui, tu seras mon bouclier et je serais ton glaive prêt à tout dévaster. Ensemble nous pourrions tout infiltrer, tout de l'intérieur gangrener pour mieux sous l'éclat du jour faire tomber les masques de ces monstres que la nuit n'ose encore révéler.

- Seulement, tu as plus besoin de moi que je n'ai besoin de toi. J'ai mes informations et tout un réseau que tu ne peux même pas soupçonné prêt à me donner ce que je veux lorsque je l'aurais ordonné. Tandis que de ton côté, tu es pieds et poings liés. Le CODEC t'a muselé et tu sais tout comme moi que ce n'est que pour mieux te contrôler. J'ai besoin que tu me donnes quelque chose de viable. Une offre qui puisse véritablement m'intéresser et pas juste me tenir en haleine le temps pour toi de m'utiliser et de me jeter dès que la première occasion se sera présenté et que tu ne me trouveras plus aucune utilité.

Parce que je sais aussi que tu ne me fais pas confiance et parce que je redoute ce jour où je découvrirais que, comme tous les autres, tu as tenté de m'utiliser. Seulement mon ange, n'oublie jamais que je suis celle qui tire sur les ficelles des misérables à manipuler. Je lis la même haine en tes yeux que celle qui peut alimenter mon âme bafouée, mais ce n'est pas assez, elle ne suffit pas à me faire oublier le poignard que la paume de ta main peut au travers l'ombre de ton dos dissimuler.

- J'ai assez parlé gueule d'amour, à toi de me révéler quelques uns de tes petits secrets…

C'est alors que, coude droit sur la table, j'agite provocatrice doucement mes doigts devant toi de cette grâce sulfureuse qui ne correspond qu'à moi, te faisant comprendre l'ultime test que j'attends de toi, en souvenir de cette traque d'autrefois qui a lié sans qu'on ne le sache nos âmes depuis toujours aux abois. Vas-tu succomber à mon don ou bien fuir notre rédemption et demeurer l'éternel vagabond? Comprends-moi, pour une raison que je ne peux nommer, je veux t'aider, mais il me faut une raison pour à ton assourdissant appel finalement succomber.

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
Spectre for the cause
avatar
Connor O. Burton
❝ Spectre for the cause ❞
J'ai rédigé autant de missives : 254 Livres en banque : 2953 Je suis âgé(e) de : 32
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Mer 21 Fév - 20:58.

Connor leva les yeux au ciel à la remarque d'Eris. Oui. Il se souvenait de cette nuit, lui aussi. Il avait l'impression que c'était il y avait de cela un siècle. Mais c'était plus récent que ça. Bien plus récent. Il avait alors les pleins pouvoirs et les coudées franches pour ses traques. Pas comme aujourd'hui où il était scruté de toute part. Et Eris le savait aussi. Elle ne se priva pas de le lui rappeler mais son discours eu le don d'énerver le spectre.

"Tu te fous de ma gueule ?! y a deux secondes t'étais une loque prête à crever sur cette table et maintenant tu la joues forte et indépendante ? A d'autres ! T'as besoin de moi et tu le sais. On a vu ce que ça donnait quand tu la joues en solo, miss je me la pète !"

Elle voulait qu'il la tutoie ? Parfait. Le spectre baissa d'un ton lorsqu'il se rendit compte que les regards commençaient à se tourner vers eux. Mais son intonation, elle, ne changea pas.

"Je suis peut-être épié par le CODECS mais ils ne me contrôlent pas le moins du monde. Celui qui y arrivera n'est pas encore né. Et tu peux toujours rêver pour que je te confie mes secrets comme une collégienne ! J'ai pas quinze ans et t'es pas ma copine !"

Elle avait réussi à mettre Connor en colère, ce qui, il devait bien l'avouer, n'était pas très compliqué.

"Et si je te dis que je t'aiderai, je le ferai ! Je suis pas un putain de menteur !"

S'il y avait bien une chose qui le mettait hors de lui, c'était qu'on le soupçonne de trahison. Le spectre ne faisait pas beaucoup de promesses mais, lorsqu'il en faisait, il mettait un poing d'honneur à les tenir.

"Maintenant si ma parole ne te suffit pas et que tu préfères te la jouer vieille loque dépressive, libre à toi !"

Sur ce, Burton se leva et sortit son portefeuille de sa poche de pantalon. Il déposa, d'un geste brusque, un billet de dix dollars sur la table. Cela devrait couvrir le prix de deux cafés.

"Va te faire foutre avec tes insinuassions de merde ! Ca m'apprendra à être sympa, avec une hystérique !"

Il tourna alors les talons et sortit du pub en rageant, sans un regard en arrière.
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
In Cauda Venenum
avatar
Éris Livingstone
❝ In Cauda Venenum ❞
J'ai rédigé autant de missives : 240 Livres en banque : 4787
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Mer 21 Fév - 22:10.
     

Fuckin' up my happy ending



❝Breathe in balance and love, I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah, you know what I mean When I'm dead and gone, will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name Love it when I'm play-pretending When I can take bullets to the heart Fuckin' up my happy ending But I can take bullets to the heart❞


Petit con, tu ne comprends rien à rien espèce de sous merde qui se croit encore plus bien pensant que le saint père lui-même. Tu ne vois la vérité que sous un ciel voilé, à l'ombre du saint et de nos péchés, ne prenant que ce que tu penses être bon pour naviguer en ton sentier aux croisés, t'embarquant droit en des rivages où tu ne feras que couler. Tu le sens l'orage en mes iris se préparer à bientôt faire rage. Seulement je me tempère, laissant ainsi doucement monter en mes veines mon assourdissante colère. Va-y, c'est ça, déteste moi, haïs moi pour qu'enfin je puisse mettre une croix à défaut d'une véritable cible sur toi. Je mémorise chacune de tes injures que je te rendrais d'ici peu au centuple je te le jure. Et alors que tu te lèves, dépose ton misérable billet comme si j'étais une de tes poules que tu te permettais d'entretenir. Petite merde que je vais me faire un plaisir de détruire, si tu savais les maux contenus en la boite que tu viens d'ouvrir… Je te laisse alors  t'en aller, telle la princesse effarouchée que tu es, me lève sans piper mot, laissant les regards inquisiteurs glissés sur moi tandis que je m'empare d'une queue de billard tout en me dirigeant vers l'extérieur. Je te cherche un instant, te repère au détour d'une ruelle. Dos à moi, je me déplace lentement, tu entends très distinctement mes talons claquées juste derrière toi alors que je dégaine mon colt et ne me fais pas prier pour te tirer une balle dans la cuisse gauche. Ni une ni deux, je m'exécute avec autant de rapidité que peut le faire un chasseur entraîné, brise la queue de billard sur ma cuisse contractée avant de t'asséner un coup avec la partie située en ma main droite, tu pares le coup, me saisi au poignet tandis me faisant ainsi fléchir, c'est alors que je profite de cette seconde de faiblesse pour viser ma cible première, le trou laissé par la balle qui vient de te traverser et ainsi venir de ma main gauche planter l'autre partie de la queue de billard. Je tourne alors le bout de bois en ta cuisse afin d'accentuer la douleur vive qui te transperce à l'image de ce corps étranger qui te traverse:

- Cadeau de la loque hystérique espèce d'enfoiré !

Je me ramasse entre temps un coup de poing au visage, laissant ainsi le coin de ma lèvre éclatée tandis que je sens que mon coup d'éclat ne va pas tarder à nous dévoiler. J'observe alors le bâtiment juste derrière toi, vieille échoppe à la baie vitrée tapissée d'anciens articles par le temps coloré, je pourrais en profiter pour t'y faire valdinguer, mais trop de bruit pourrait d'avantage nous importuner. Je préfère alors te faire fracasser la porte, alors que nos échanges de coups fusent, celle-ci fini par céder lorsqu'elle se mange un coup de pied direct qui t'étais pleinement destinée. Profitant que tu aies l'avantage de la force brute pour me ravager, je finis par m'agripper à l'encadrement de la porte en position de traction afin d'user du mouvement de balancier pour donner plus d'impact à mon coup de pied qui s'encastre en ta jolie gueule d'amour que j'affectionne tant et te fait pénétrer en notre nouvelle petite arène improvisée.

- T'es qu'une merde Burton… À peine daigne-t-on dire quelque chose qui offense tes chastes oreilles que tu joues au gosse révolté et te mets à vouloir fracasser tout ce que tu peux trouver. Tu crois que c'est comme ça que tu pourras véritablement te venger pauvre connard?

Esquive, parade, coup et contre coup :

- Pourquoi je devrais te croire sur parole quand t'agis comme un trou du cul hein ?!! T'es encore plus con que je ne le pensais si tu crois ne pas avoir de laisse autour du cou parce que monsieur est trop rebelle pour se laisser dompter!

Poing contre poing, chair contre chair, en un mouvement, tu reprends l'ascendant et es à la limite de me faire sauter l'épaule lorsque je t'assène avec l'arrière de mon crâne un coup au visage afin de me dégager de toi. Reprenant mon espace et mon souffle, je fais alors quelques pas, dégaine de nouveau mon colt, en fais crisser le barillet que j'ouvre, laisse 5 sur les 6 balles venir s'écraser à terre avant de claquer celui-ci tout en le faisant rouler :

- Tu connais le principe de la roulette Russe hun? Sauf que cette fois, ce n'est pas sur ma tempe que le canon est braqué mais sur la tienne, alors je te donne un conseil, toi et ta patte folle, vous avez intérêt à courir…  

Je suis un véritable sniper et si tu n'avais pas encore eu vent de ma réputation, crois-moi, tu vas l'apprendre à tes dépends. Je te tiens en joue et tir le premier coup qui demeure à vide. Plus que cinq et tu seras en les limbes avec ta très chère Mary la sainte. Ultime provocation pour signée le deuxième acte de notre damnation :

- Allez quoi, tire pas cette gueule, je t'offre un aller simple en les bras de ta Mary chérie. Oups… C'est vrai j'oubliais… Son nom fallait pas le prononcer…

Je réarme le chien de mon colt, plus déterminée à te faire sauter la cervelle que jamais. Tu peux aussi très bien dégainer ton arme de service si tu le souhaites, seulement tu devras expliquer pourquoi tu t'en es servi alors que tu n'es pas en service et surtout contre un autre agent. Mais va-y fait le, ça ne fera que rajouter un peu plus de piment à notre soirée endiablée, car je peux te le jurer, je vais te faire payer toute la merde que tu as bien pu insinuer.




Dernière édition par Éris Livingstone le Sam 10 Mar - 21:47, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
Spectre for the cause
avatar
Connor O. Burton
❝ Spectre for the cause ❞
J'ai rédigé autant de missives : 254 Livres en banque : 2953 Je suis âgé(e) de : 32
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 25 Fév - 18:03.

Burton soupira en entendant les talons de Livingston claquer sur le trottoir derrière lui. Il en se retourna pas, préférant continuer sa route et s'éloigner d'elle. Mais qu'est-ce qui lui avait pris de vouloir l'aider ? D'essayer d'être gentil ? C'était peine perdu. L'aristocrate était folle, comme l'autre attardée de May. Le fric devait monter au cerveau et consumer les neurones. Oui, ça devait être ça.

Mais il jura lorsqu'une douleur vive irradia de sa cuisse gauche. Alors qu'il portait la main à sa blessure, il ne lui fallut pas plus d'une fraction de seconde pour faire le lien avec le bruit de détonation qu'il venait d'entendre et les pas plus rapide de sa poursuivante. Le spectre se retourna juste à temps pour saisir le poignet d'Eris, bloquant ainsi son attaque, mais la folle en profita pour lui asséner un coup de son autre main, visant directement la blessure.

Connor serra les dents mais ne put retenir un gémissement de douleur lorsqu'elle tourna ce qui semblait être une moitié de queue de billard dans la plaie.

« Non mais ça va pas ?! »

Le spectre lui répond par un coup au visage.

« Je pourrais te faire arrêter ! »

Un instant, Connor espéra que cela suffira à la calmer mais c'était peine perdu, elle l'envoya violemment s'encastrer dans l'entrée d'un bâtiment qu'il ne voit que de dos. Les rues sont plutôt vides, tout le monde étant à la diffusion sportive, mais il reste quelques passant dont la jeune femme ne veut pas attirer l'attention. Le spectre se baisse alors pour éviter une nouvelle attaque et riposte d'un coup de poing dans l'estomac. Il peste contre son manque de puissance. Sa blessure à la jambe l'empêche de s'appuyer sur son membre et le prive d'une partie de ses capacités. Heureusement pour lui, il est suffisamment entraîné, et en colère, pour résister. C'était tout de même pas une pauvre brindille à moitié folle qui allait avoir raison de lui !

Après qu'elle eut fracassé la porte d'un coup de pied que le spectre avait, de justesse, évité, il se retrouva déstabilisé un instant et elle en profita pour le pousser violemment à l'intérieur de ce s'avéra être une échoppe.

« T'es finie Livingston ! »

Agression répétée et destruction de biens privés. Tout ce qu'elle allait gagné, c'était un séjour en cellule et peut-être même plus si le propriétaire portait plainte. Lui-même le ferait pour coups et blessures dès le lendemain matin.

« Non mais tu t'entends ? C'est toi qui est en train de tout péter, pauvre hystérique ! »

Non, le spectre n'était pas connu pour sa diplomatie. Surtout lorsqu'on l'attaquait à coup d'arme à feu et queue de billard. Les échanges de coups se poursuivirent alors qu'elle continuait de parler. Visiblement, elle était imperméable à tout ce qui n'entrait pas dans sa psychose. Connor décida donc d'arrêter de tenter de la raisonner et de la réduire au silence de la minière forte.

Le spectre finit par reprendre l'avantage et la bloque, face contre une paroi, un bras dans le dos, tendu à l'extrême.

« Tu te calmes ou je te pète le bras ! »

Mais le calme n'était pas à l'ordre du jour et, au risque de se déboîter l'épaule, Livingston envoya sa tête en arrière qui rencontra violemment son nez. Connor entendit un craquement sec et jura, se retrouvant rapidement avec du sang plein la bouche. Alors qu'il tente d'endiguer le flot sanguin en pestant, la jeune femme dégaine de nouveau son arme et en vide presque entièrement le chargeur avant de pointer le canon sur lui.

Alors qu'elle le menace et lui conseille de courir, le spectre la regarde et grimace alors que sa jambe flanche. Une main appliquant un linge ramassé par hasard sur son nez, sa respiration saccadée engourdissant son ouïe, Connor pose sur elle un air blasé.

« Tu es folle. T'as qu'à tirer. Je m'en fous ! »

Après tout, ce serait peut-être mieux. A bien y réfléchir, qu'est-ce qui le retenait encore dans ce monde de merde ? Une promesse. Une simple promesse qu'il avait fait plusieurs mois plus tôt. Ne pas abandonner. Jamais. Mais est-ce que cela valait encore le coup de la tenir lorsque la personne a qui elle était destinée n'existait plus ? Il était presque résigné lorsqu'elle prononça un prénom qui le réveilla tout à fait. D'un mouvement rapide, sous le coup de la colère et du chagrin, avant même qu'il ne s'en rende compte, Connor avait poussé sur sa jambe valide et son poing serré était venu percuter le menton de la jeune femme dans un mouvement ascendant. Il vit sa tête partir rapidement vers le haut, puis vers l'arrière, entrainant le reste de son corps. Sous l'impact, elle avait pressé la détente et la balle avait sifflé aux oreilles du spectre, le rendant à moitié sourd alors qu'Eris s'écroulait sur le sol, sonnée. Un uppercut supplémentaire acheva de l'assommer totalement et la jeune femme perdit connaissance.

Connor, épuisé et endolori s'écroula alors à côté d'elle, assis contre le mur et se permit un soupir de lassitude et de douleur.

« Putain d'hystérique ! »

Il chercha des yeux de quoi panser la plaie de sa jambe et son nez sans doute cassé mais sans succès. Le brun grimaça en se contorsionnant pour attraper son téléphone portable qui, par miracle, avait échapper à l'altercation.

« Connor Burton, CODECS. J'ai besoin d'une ambulance pour deux blessés dont un par balle. Prognostique vital non engagé, la balle a perforé la cuisse. Je le sais, c'est moi le blessé ! »

En serrant les dents pour ne pas être impoli, Connor donna leur localisation et prévint aussi le poste qu'il faudrait sécuriser l'échoppe et dédommager le vendeur. Il prétexta une attaque de vampire avant de raccrocher lorsque les lumières de l'ambulance se virent au bout de la rue.

Il ne savait pas encore ce qu'il allait faire de Livingston mais n'arrivait pas à se décider à l'inculper, malgré tout ce qui s'était passé. Après tout, ils se ressemblaient énormément tous les deux. La jeune femme souffrait. Comme lui.

« Je vais le regretter, … »



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
In Cauda Venenum
avatar
Éris Livingstone
❝ In Cauda Venenum ❞
J'ai rédigé autant de missives : 240 Livres en banque : 4787
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Sam 10 Mar - 20:26.
     

Fuckin' up my happy ending



❝Breathe in balance and love, I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah, you know what I mean When I'm dead and gone, will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name Love it when I'm play-pretending When I can take bullets to the heart Fuckin' up my happy ending But I can take bullets to the heart❞


- Mais fais le mon chou ! Arrête-moi !!! Va-y ! J'attends que ça !

Pleine de haine, pleine de peine, pleine de toi, je peste, je rage et mieux que d'aboyer, silencieuse voilà que je te broie. Coup contre coup, je tente de te faire voir ce que tes yeux usés ne perçoivent pas, je tente de te faire comprendre tout l'absurde de nos deux vies réunies en ce misérable endroit. Mais aveugle tu es et aveugle tu resteras. Non, tu ne me comprends pas. Tu me fais bouillir mais plus encore, me déçois. Arrête-moi ! Tue-moi et empêche-moi d'encore mourir en la vallée de ces fous qui ne sont pas mes rois !

- Folle? T'as que ce mot à la bouche! Mais c'est vrai que ça serait tellement plus simple si j'étais qu'une pauvre barjot bonne à enfermer. Sauf qu'au fond de toi, tu sais qu'en réalité, il n'y a pas plus lucide que moi.

Je t'assène un autre revers du droit :

- N'est-ce pas ma gueule.d'a-mour!

Derniers mots mâchés sous le coup de l'effort que tu viens de m'arracher et de la parade que tu m'as alors asséné. Je te tiens de nouveau en joue, prête à t'envoyer six pieds sous cette foutue terre que tu t'évertues tant à me réclamer. Je te sens vaciller, nos regards entrecroisés, me sens basculer, te contemple et me mets à expirer. Je devrais tirer, te laisser tomber et te contempler lentement te vider de tout ce sang souillé. Je te tiens en joue, l'index sur la gâchette. Nos regards entrecroisés, je devrais tirer, oui je devrais tirer, mais il y a ce sentiment étrange qui ne cesse de me tirailler et m'empêche de te laisser expirer. Le doigt toujours fermement vissé sur le morceau d'acier, voilà que mes sentiments contradictoires, en perpétuelle lutte avec ma propre volonté, font trembler ma main qui d'ordinaire se veut sûre et sans pitié. Je te tiens en joue, m'apprête finalement à tirer. Un. Les yeux rougies de colère tu viens me défigurer, je le sais, le sens, le reconnais. Deux. Je souffle, sans même pouvoir t'esquiver et me laisse vaciller, tandis que mon corps se renverse là où je te sens de l'autre côté basculer. Nos regards entrecroisés. J'aurais dû tirer, seulement il y a ce sentiment qui ne cesse de me tirailler et qui m'empêche de te briser comme je l'ai déjà été. Trois, en l'obscure de nos combats illusoire, je sombre en notre océan le plus noir. Miroir, miroir, dis-moi lequel de nous deux est le plus amochés ce soir? Étrange sont nos reflets au travers de cette sournoise clarté, je ne peux te détruire puisque tu es celui que j'ai été comme tu ne peux me dévaster puisque je suis celle que tu seras si tu refuses de voir la vérité que nos âmes ont malgré nous décelés. Je reviens à moi doucement, je ne sais combien de temps j'ai été perdue en le néant, je cligne alors légèrement des yeux, grimaçant un instant croulant sous la douleur de mes muscles endoloris et du choc subit par ton dernier assaut de roi maudit. Je reste alors un instant, à fixé tout en demeurant allongée le plafond, préférant garder le silence sur ce que j'entends et ne pas croiser ton regard que bien trop je comprends :

- …  Alors pourquoi ne pas finir ce que tu as commencé?


Ma voix est calme, posée, voilée par la pesanteur de cette tristesse qu'aucun de nous n'arrive plus à dissimuler. Je demeure allongée, tends une main vers toi, cherchant du bout des doigts la tienne que je viens déposer sur mon cou :

- Tu peux encore rattraper ton erreur et m'oublier. Je ne serais qu'un autre de ces chasseurs tombés lors d'une de ces missions qu'on ne pourra jamais nommer. Le soleil se lèvera et un nouveau jour viendra m'enterrer, et alors il ne restera plus rien de cette Livingstone qui sait si bien t'en faire baver.

Laissant glisser ma main sur mon cœur, je finis par l'écouter, lasse de toutes ces illusions qui ne font que m'écœurer :

- Je ne me débâterais pas et tu auras enfin gagné.

Sauf que c'est faux et tu sais que seul, jamais tu ne pourras y arriver. Je te sens frissonner et c'est alors que mon cœur se mets enfin à véritablement battre et au travers du silence délirant pour nous deux une fois encore hurler. Je me redresse alors difficilement, puis me traînant doucement jusqu'au mur qui te soutient, viens finalement à mon tour m'y adosser avant de tourner le visage vers toi. Nos regards entrecroisés, je t'avoue alors :

- Sauf si… Toi aussi, tu ne peux te résoudre à me détruire. Car il n'est que pure folie que de chercher à tuer celui qui s'est déjà vu mourir.

Je détourne alors mes iris embrumées par ces émotions qui ne sert plus à rien de cacher et que j'assumerais toujours une fois l'aube levée, puis, fixant un point quelconque loin devant moi je te souffle en entendant au loin résonner les sirènes de notre ambulance :

- Malgré toi, malgré moi… Invitus Invitam.


R.A.S:
 
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
Spectre for the cause
avatar
Connor O. Burton
❝ Spectre for the cause ❞
J'ai rédigé autant de missives : 254 Livres en banque : 2953 Je suis âgé(e) de : 32
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 11 Mar - 12:16.

Connor n'avait raccroché que depuis quelques minutes lorsque Eris ouvrit douloureusement les yeux. Le spectre avait réussi à serrer un garrot autour de sa cuisse en utilisant un morceau de tissu qu'il avait trouvé non loin et en maintenait un autre sur son nez qui lui faisait un mal de chien. Il resta impassible devant sa question et la laissa prendre sa main libre pour la poser doucement sur son coup frêle. Le contact, presque tendre, dénotait radicalement de leur échange précédant. Il posa alors le regard sur la jeune femme allongée près de lui qui fuyait tout contact visuel et se contenta de dégager doucement sa joue d'une mèche égarée.

"Je n'ai aucune envie de te tuer."

Non, il se reconnaissait bien trop en elle. Enfin, elle amorça un mouvement pour se lever et s'adossa au mur à côté de lui, croisant son regard. Elle confirma alors ce qu'il supposait déjà. Comme lui, elle était déjà morte. La vie pouvait être un bien plus lourd fardeau à porter et tous deux en étaient parfaitement conscient.

"Je t'aiderai à venger ta soeur."

Parce que c'était ce qui était juste. Même si elle-même refusait de l'aider à trouver l'assassin de Mary, Connor, lui, ferait ce qui doit être fait. Parce qu'ils méritaient tous de mourir. Et de souffrir pour leurs crimes.

Le spectre soupira alors d'un air las et regarda, le regard vide, les ambulances se garer devant l'échoppe. Une petite armée de soignants en sortit et s'approcha d'eux. Connor extirpa sa plaque.

"Burton. C'est moi qui ai appelé."

Il laissa alors les ambulanciers faire leur travail en ne quittant pas Eris du regard. Il faudrait qu'ils discutent. Sans révolver et sans queue de billard. Un fois le soufflé retombé, lorsqu'ils seront tous deux calmés. Elle avait besoin d'un scanner pour s'assurer que sa chute violente ne lui ai pas causé un traumatisme crânien. Il avait besoin que l'on replace son nez et retire la balle de sa cuisse. Ils s'en remettraient, l'un comme l'autre. Du moins physiquement. Mais y avait-il plus à sauver ?

En moins de temps qu'il ne fallut pour le dire, chacun fut placer dans une ambulance. Direction l'hôpital. Connor soupira longuement. Il détestait ça. Mais il ne voulait pas risquer une infection et perdre sa jambe. Infirme, il ne supporterait pas de continuer à vivre. Mais il n'avait pas le droit de mourir. Il y avait une petite fille à protéger.



Deux heures plus tard, Connor signa une décharge pour pouvoir sortir contre avis médical. Les médecins voulaient le garder en observation pour la nuit mais c'était mal connaître le spectre. Une fois rendu à l'accueil il y posa sa plaque, sésame ouvrant toutes les portes.

"Eris Linvingston est encore là ?"

Il ne serait pas surpris que la jeune femme se soit fait la malle aussi tôt qu'elle le pouvait. Il avait déjà décidé de se rendre chez elle si elle avait déjà mis les voiles.
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
In Cauda Venenum
avatar
Éris Livingstone
❝ In Cauda Venenum ❞
J'ai rédigé autant de missives : 240 Livres en banque : 4787
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 11 Mar - 15:57.
     

Fuckin' up my happy ending



❝Breathe in balance and love, I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah, you know what I mean When I'm dead and gone, will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name Love it when I'm play-pretending When I can take bullets to the heart Fuckin' up my happy ending But I can take bullets to the heart❞


"Je t'aiderais à venger ta sœur…"

Et voilà que brusquement se contracte mon cœur, comme si tu venais de l'embraser de ce vœux que je ne peux tenir et qui d'une certaine façon me fait à la fois peur et horreur. Je me retourne sur toi, les yeux écarquillés, l'âme choquée, alors qu'une dernière larme vient rouler sur ma joue gauche, comme si ta promesse venait de me réveiller d'un cauchemars qui n'avait que trop duré. Et alors que je voudrais te questionner, les mots en ma gorges demeurent bloqués là où une batterie de médecins et autres soignants débarquent en trombe afin de nous rafistoler. Deux d'entre eux m'aident à me relever, me tirant loin de toi là où mes iris pers ne peuvent se détacher de ta silhouette que je suis contrainte d'abandonner. Tu le lis sur mon visage, cette incompréhension qui me chamboule, me traverse et à la fois m'oppresse. Rien n'est jamais gratuit en la vie et toi, tu serais prêts à risquer la tienne pour la mort que j'ai moi-même semé. Pourquoi? Je te déteste, de tout remettre en question comme ça. Je te déteste de m'empêcher d'être totalement moi. Et alors que les sirènes retentissent et que la porte de l'ambulance se referme sur moi, je le sens de nouveau ce vide qui me terrifie et me terrasse à chaque fois. Je ne sais pas ce que c'est, ni pourquoi il demeure toujours là, omniprésent pour moi. Mais il est tout ce que je ressens. Et alors que l'on m'ausculte, que je me débats et râle afin qu'on ne me "tripote pas" et qu'on me recrache hors de ce misérable endroit en lequel on veut nous confiner toi et moi, voilà que je me souviens que cela fait déjà des mois qu'elle n'est plus là. Et je la revois, elle et sa chevelure doré juste devant moi, comme si mes cauchemars ne suffisaient pas, il fallait que sa présence soit de plus en plus tangible et qu'elle vienne troubler jusqu'à mes moments d'éveil dépouillés de toute foi. J'envoie valser le masque à oxygène qui s'agite devant moi d'un :

- Ça va je vous dis, lâchez-moi à la fin! Je. Vais. BIEN! J'ai été sonné, je me suis réveillée pas besoin d'en faire tout un plat, j'ai vu pire merci. Et au passage, au cas où ça se serait pas remarqué vu comme j'ai tendance à m'époumoner au vu de votre incompétence, je n'ai aucune difficulté à Respirer!

Je vais bien. Je vais même très bien. Me jetant sur mes pieds, me tenant fièrement debout comme si rien ne pouvait m'atteindre ni même m'empêcher de sauter hors de cette voiture qui a en cet instant la fâcheuse tendance à me gonfler, une espèce de migraine vient me terrasser. Foudroyante, fulgurante, aussi déchirante que ce manque et ce vide encore plus béant qu'auparavant et qui vient encore une fois me happer malgré moi. Je te déteste Burton, je te déteste tu me rends faible. Et me voilà de nouveau en colère, contre moi, contre toi, contre elle, contre elle… La salope, elle aussi, elle est partie. Sans rien dire, ni même m'avertir. À l'image de la mort de ma sœur Lily, la sienne, je ne l'ai même pas vu venir… Mais finalement, ce n'est pas toi, Connor mais moi qui sème l'oubli, la mort et projette la terreur de mes erreurs. Que je le veuille ou non, tous ceux qui finissent proche de moi disparaissent perdus en les méandres d'une nuit noire sans éclat. Mon cœur s'emballe, mon âme disloquée de nouveau se morcelle et violemment déraille. Froid, j'ai froid. Mon souffle se coupe. Court. Mon corps, devenu lourd, si lourd, ne me supporte pas, là où je ne me supporte plus. Je m'accroche au brancard, haletante, la vue trouble là où l'univers se veut tout autour de moi en la suspension de ses nébuleuses attentes. Noir. Tout est noir. Je tombe. M'éloigne en le silence de l'oublie les sirènes de notre monde d'hécatombe. Je me réveille au son des bips bips, reviens doucement à moi, là où un interne accroché à la fiche de mon dossier médicale relève les yeux de sa feuille afin de me balancer un charabia que je n'ai pas le moins du monde envie d'écouter. Un autre médecin débarque, sans doute son résidant :

- Vos constantes sont stables, vos analyses n'ont rien révélé d'anormale malgré votre chute dans l'ambulance. Aucun TC en vue malgré le choc reçu, ni de HED, vous pouvez techniquement rentrer mais je souhaite vous garder en observation afin de vérifier si vos absences et autres chutes se répètent de façon plus régulière. Avez-vous des antécédents épileptiques ?

- J'ai l'air d'une épileptique? Je n'ai même pas convulsé dans l'ambulance. Ça relevait limite plus d'un malaise vagal que d'une quelconque crise.

- Oui, sauf que votre tension est bonne.

M'asseyant plus dignement sur le bord de mon lit, je dévisage docteur lourdeur et, lui subtilisant l'ordre de sortie, me mets alors à gribouiller mon nom dessus avant de me relever et d'arracher la perfusion ainsi que le cathéter immonde qui pendouille à mon bras tel un vieux cordon ombilicale nécrosé. Après avoir réglé les derniers éléments nécessaire à ma sortie, je demande à l'un des personnels du corps médicale si Burton était toujours en sale d'op' celui-ci me répondant vaguement qu'il lui restait encore quelques examens à passer, j'en conclue donc qu'il allait encore rester dans ce trou quelques heures. Super… Moi qui adore attendre… Récupérant mes affaires à l'accueil, je finis par sortir afin de m'assoir sur un banc juste en face de l'hôpital. Ce n'est que deux heures trente plus tard que je vois enfin ta crinière d'ébène jaillir hors de ces murs ternes et pourtant emplis de cette lumière qui nous fait défaut à tous les deux. Tu avances en boitant droit devant toi sans m'avoir encore remarqué, là où les volutes de fumée de ma cigarette et ma silhouette te font finalement t'arrêter :

- Besoin d'une escorte ? Me regarde pas comme ça, je pouvais pas t'abandonner sachant que c'est à cause de moi que tu te retrouves dans cet état…

Je me relève cigarette pendant aux lèvres, mains en les poches de ma veste en cuir avant de me placer à ta droite et d'avancer doucement avec toi :

- Ça te va pas si mal…

J'indique d'un petit mouvement de l'index ton nez avant d'extirper une autre cigarette de mon étui et de l'accrocher à tes lèvres, puis embrasant mon zippo que je laisse en suspend en les airs, j'attends de voir si je dois le refermer ou si tu te décides à embraser le bâton de la mort que je viens de te proposer.


Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
Spectre for the cause
avatar
Connor O. Burton
❝ Spectre for the cause ❞
J'ai rédigé autant de missives : 254 Livres en banque : 2953 Je suis âgé(e) de : 32
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 11 Mar - 16:35.

L'hôtesse d'accueil confirma ce que Connor craignait. Livingstone est déjà partie, depuis un bon moment. Il soupira en sortant de l'hôpital, téléphone en main. Il allait falloir qu'il demande une localisation. Il s'apprêtait à porter son smartphone à l'oreille lorsqu'une voix le fit raccrocher. Il tourna un regard étonné vers Eris. Elle l'avait attendu. Pourquoi ? Il aurait pourtant parié que ce n'était pas le genre de la jeune femme.

Alors comme ça la brune pouvait faire preuve d'empathie et de culpabilité. Alors qu'elle se relèvait et se mettait à marcher à côté de lui, voilà qu'elle lui fourra une cigarette dans la bouche. Le spectre repoussa son bras et retira la clope avant de l'écraser dans son poing et de laisser les miettes de tabac se perdre dans les tréfonds d'une poubelle. Sur sa lancée, il attrapa également celle qu'elle tenait entre ses propres lèvres et l'écrasa au sol.

"Ce truc, c'est de la merde !"

Il ne fumait pas et ne comptait pas commencer. Mais il ne la découragea pas de le suivre.

"Et si tu commençais par me dire tout ce que tu sais sur ce lycan ?"

D'un geste du bras, il appela un taxi et se faufila à l'intérieur en grimaçant à cause de sa jambe blessé. Ne refermant pas la portière, il attendit simplement qu'Eris monte à son tour et donna son adresse au chauffeur. Il resta silencieux durant tout le trajet et intima la jeune femme d'en faire de même. De toute façon, elle était assez maligne pour se rendre compte toute seule qu'il valait mieux rester discrète dans le taxi.

Une fois devant chez lui, la voiture s'immobilisa et Connor paya la note avant de descendre. Il marcha d'un pas lent jusqu'à son appartement et en déverrouilla l'accès, faisant signe à Livingstone d'entrer.

"Tu me dois la moitié de la course."

Le spectre referma la porte derrière lui et boita jusqu'à la cuisine.

"J'ai pas d'alcool, mais je peux te proposer un soda."

Il se prit lui-même une canette et tira une poche de glace du congélateur avant d'aller s'assoir sur le canapé.

"Je t'écoute. Et ne mens pas !"

Il était tard mais il n'avait pas la moindre envie de dormir. La poche de glace atterrit sur sa cuisse et lui soutira un soupire de soulagement.
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
In Cauda Venenum
avatar
Éris Livingstone
❝ In Cauda Venenum ❞
J'ai rédigé autant de missives : 240 Livres en banque : 4787
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Sam 24 Mar - 19:40.
     

Fuckin' up my happy ending



❝Breathe in balance and love, I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah, you know what I mean When I'm dead and gone, will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name Love it when I'm play-pretending When I can take bullets to the heart Fuckin' up my happy ending But I can take bullets to the heart❞


Burton, toujours aussi catégorique et sûr de toi… Dans le fond ça doit être ça que j'apprécie chez toi. Pensée qui me traverse l'esprit tandis que je t'observe réduire en poussière ma pauvre cigarette, quelque peu interloquée et haussant un sourcil je finis par gentiment râler :

- Tu sais, t'aurais aussi pu juste me la refiler au lieu de ratatiner ce pauvre bâton de nicotine qui demandait qu'à être fumé…


J'observe le cadavre mort de tabac avant d'ironiser pendant que tu nous appelle un taxi pour rentrer :

- R.I.P, je suis sûre que toi au moins, tu m'aurais bien réconforté.

Je m'engouffre à ta suite en le véhicule que ta prestance de semi éclopé a réussi à faire stopper, tentant parfois de briser ce silence plombant que tu as su si merveilleusement instaurer en papotant avec le chauffeur de ce tout et rien qui, je le sais, a le don prodigieux de te gonfler. J'ai dis que je culpabilisais un peu, pas que j'étais devenue mère Térésa en une soirée. Je te laisse toutefois encore mener la danse puisque apparemment, c'est à ton appartement que tu m'amènes. Soit j'étais très chanceuse, soit une nouvelle merde allait de nouveau nous tomber dessus incessamment sous peu. Quand tu m'annonças la couleur quant à notre fameuse course du soir, j'hausse simultanément des épaules et des sourcils avant de lancer d'un air à moitié blasé :

- Toujours aussi gentleman à ce que je vois, tant et si bien que j'avais presque oublié que tu avais toujours le bon mot pour plaire aux femmes…

Je fais un pas afin de finalement franchir le seuil de ton 'chez toi' puis, observant mon nouvel environnement, voilà que je m'arrête un instant afin de savourer l'endroit, trouvant même un certain cachet à ta garçonnière d'ours grincheux.

- C'est sympa ici.


Je te laisse t'aventurer en ton antre avant de te suivre puis de prendre place sur un fauteuil tandis que tu t'affaires à apaiser ta blessure encore bien trop vive. Taquine, je croise les jambes puis arquant avec malice mon sourcil gauche, je te demande avec ironie :

- Ça dépend, lui aussi tu comptes me le faire payer?


Je ponctue ma phrase par un léger sourire en coin avant de soupirer face à ta question :

- Sérieusement, qu'est-ce qui tourne pas rond chez toi gueule d'amour? Les préliminaires, ça te dit rien? On s'en ait mis plein la gueule ce soir, on sort à peine de l'hôpital, je t'ai attendue seule, dans le froid pendant des heures, tu pourrais au moins prendre 2 minutes pour nous laisser respirer…

Je lève les yeux au ciel, moi-même à moitié convaincue par tout ce que je viens de te débiter car, je le sais, c'est ma façon à moi d'éluder durant un temps la question qui blesse, celle qui te mettra face à mes pires bassesses. Je prends alors une profonde inspiration, ferme les yeux un instant, l'expression de mon visage ayant changé du tout au tout dès lors que je redépose mes iris pers en tes obscures prunelles soupirail de nos âmes naufragées :

- Abel O'Brien… Drew Stratton, Richard Valentyne, Michael Wise, Steven Lawford, Adam Kane, James Morrison, Andrew Harris. Il est un et à la fois légion. Cette pourriture change toujours d'identité, et je n'ai pas encore réussi à découvrir laquelle est la bonne malgré toutes ces années. Personne, même à Reversa, ne sait qui il est vraiment. Je me raccroche alors à son visage, à ses traits qui malgré l'âge restent figés en ma mémoire. Il n'a ni passé, ni présent, ni futur, aucune famille connue, pas d'attache. Il est une ombre que je pourchasse encore et encore sans relâche.

Me crispant quelque peu, tu peux voir mes poings se resserrer sous la contrariété de mon incapacité à le confronter :

- J'ai toutefois découverts qu'il était un ancien résistant sauf que, même lorsqu'il était l'un des Némésis du gouvernement angélique, personne ne savait véritablement de qui il s'agissait. Tant et si bien que tout le monde le surnommait le caméléon. Il est méthodique, déterminé et complètement ravagé. Tout comme moi, il traîne de nombreux cadavres derrière lui et il n'a rien à perdre puisqu'on lui a déjà tout arraché.

Mon regard s'embrase de nouveau et c'est à cet instant que mes iris viennent s'ancrer et leurs sombres jumelles :

- Et peu importe qui je devrais enterrer, le nombre de cadavre que je devrais encore brûler, un jour ou l'autre, je lui ferais payer.


Je joue avec ma dague que je dépose finalement sur la table et fait tournoyer puis pointer en ta direction :

- À ton tour.

Et j'ai de nouveau envie de tous les brûler, ces pourritures qui ont ruiné nos vies et nous ont tout arraché là où on se jurait d'être meilleur qu'on ne l'avait jamais été. Six pieds sous terre je voudrais les enterrer et jusqu'au plus profond des limbes à jamais les faire sombrer, effacer leur nom de chacune des mémoires de ceux qu'ils ont pu un jour choyer, et les laisser voir la lente agonie en le cœur de ceux qu'ils ont pu aimer lentement y faire son nid et germer en la laideur de leur horreur, afin de devenir cette noirceur qui depuis la mort de nos adorées, ne fait que nous consumer. Je t'observe sans jamais détourner mon regard du tien, car tu le sais, à nous deux, nous pourrions tous sans mal les faire tomber. Oublie donc la Miséricorde, car c'est au travers du sang qui nous appelle que nous sommes venu régner, et c'est ainsi qu'à nous revient la puissance, la gloire et la sévérité que sur le monde purulent le divin père nous laisse déverser.




Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
Spectre for the cause
avatar
Connor O. Burton
❝ Spectre for the cause ❞
J'ai rédigé autant de missives : 254 Livres en banque : 2953 Je suis âgé(e) de : 32
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 1 Avr - 18:03.

Connor rumina en silence dans le taxi en entendant Eris faire la conversation au chauffeur. Une conversation banale, aussi inutile qu'inintéressante mais cela sembla amuser la jeune femme. En fait, elle cherchait simplement à l'énerver davantage en jacassant de la sorte et, malgré les efforts du spectre pour rester indifférent, son manège fonctionnait à merveille.

Une fois à destination, il paya le chauffeur et se dirigea vers la porte de son appartement qu'il déverrouilla, lui affirmant qu'elle devait lui rembourser la moitié du trajet. Lorsqu'elle le réprimanda sur son manque de galanterie, il lui répondit en continuant son chemin vers la cuisine.

"Quand j'agis en gentleman, je me prends une balle dans la cuisse. Une fois, pas deux."

Il ne répondit pas à son compliment sur sa décoration, ne sachant pas si c'était sincère ou bien une moquerie de la part de la jeune femme et se contente de sortir deux canettes de soda du frigo et un sac de glace du congélateur avant de revenir, en boitillant, au salon.

Pour toute réponse, le spectre fixa son regard blasé sur son interlocutrice. Qu'elle boive ou pas, cela lui était égal, tant qu'elle le laissait calmer la douleur de sa cuisse et avaler son soda tranquillement. Il la questionna à son tour sur ce fameux lycan qu'elle recherchait et soupira alors qu'elle réclamait un répit.

"C'est pas un rendez-vous galant ! Je te signale que TU m'as tiré dessus alors que j'essayais de t'aider. Plus j'essaie de me comporter correctement et plus j'en prend plein la gueule. Je commence à saturer et j'en ai plus qu'assez de devoir souffrir pour les autres alors soit tu parles, soit tu pars !"

Il ne se rendit compte que trop tard qu'il tenait toujours sa canette en main alors que la tension de ses muscles grandissait à chaque parole. La fine enveloppe de métal de plia légèrement et le liquide affleura à la surface. Heureusement, il en avait bu juste assez pour éviter la catastrophe et ferma les yeux pour se calmer en posant la canette. Après avoir expiré profondément à deux reprise, il ouvrit de nouveau les paupières et reprit la parole d'une voix plus posé.

"Je suis juste fatigué de toutes ces conneries, …"

Son regard s'excusait pour lui alors qu'il croisait celui de l'aristocrate. Il vit celui de la jeune femme changer également alors qu'elle commença son récit, d'une voix plus sérieuse et posée que précédemment.

Elle commença par débiter une série de noms. Les noms multiples de celui qu'elle recherche. Aucun d'eux ne dit rien à Burton mais il continue d'écouter en silence. Son regard, redevenu sérieux et concentré, il ne perd rien de son histoire. Les mains de la jeune femme se crispèrent en évoquant le Caméléon qu'elle n'arrivait pas à saisir. Alors que le regard d'Eris se plantait dans celui du spectre, la détermination de sa voix ne faisait aucun doute.

"Et je t'y aiderais."

Parce que c'était un monstre. Parce que c'était une aberration. Parce que c'était ce qui était juste. Un mouvement sur la gauche fit dévier le regard du spectre. La dague d'Eris jouait dans sa main avant de finir sur la table basse, tournant dans sa direction. Connor avala une gorgée de soda dans la canette déformée et soupire longuement.

"J'ai encore moins d'informations."

A dire vrai, il n'en avait presque aucune. Son regard se perdit sur la dague. Il était plus facile de fixer un objet que d'affronter le regard de quelqu'un.

"Vingt trois novembre 2016. Deux heure dix sept du matin. On chassait les vampire après l'attaque de Bristol. On était dans des équipes différentes. Personne ne sait ce qu'il s'est passé. Seulement ce que le légiste a pu identifier sur les cadavres. C'était un vampire."

Il n'avait rien d'autre. Pendant de longues semaines, il avait cherché des témoins, des vidéos, des indices. Mais rien n'était jamais ressorti de tout cela. Il n'avait rien. Pas la moindre piste. Mais il était bien décider à réduire en cendre tous les vampire du monde. Peu importait le temps que cela lui prendrait.

Lorsqu'il releva son regard vers Eris, il n'y avait plus aucune animosité. Ils se comprenaient. D'un air blasé et résigné, le spectre finit par lâcher prise.

"On est aussi seuls l'un que l'autre, pas vrai ?"

Bien qu'il passe sa journée entouré de tout un tas de gens, la vérité, c'était que Burton se sentait seul depuis la mort de Mary. Elle était la seule à jamais l'avoir réellement compris. A l'avoir accepté pour ce qu'il était. Mais elle n'était plus là maintenant et il était fatigué de devoir jouer au dur en permanence. A faire comme si tout allait bien alors que c'était tout le contraire. Garder le contrôle. Voilà ce qui le maintenait debout mais c'était épuisant et, ce soir, il n'en avait plus la force. Eris en profiterait sans doute pour le tourner en ridicule et en ferait son beurre pendant un moment mais, ce soir, il n'avait pas envie d'y penser.
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
In Cauda Venenum
avatar
Éris Livingstone
❝ In Cauda Venenum ❞
J'ai rédigé autant de missives : 240 Livres en banque : 4787
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 8 Avr - 10:05.
     

Fuckin' up my happy ending



❝Breathe in balance and love, I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah, you know what I mean When I'm dead and gone, will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name Love it when I'm play-pretending When I can take bullets to the heart Fuckin' up my happy ending But I can take bullets to the heart❞


- Et si t'essayais d'être autre chose que ce putain de boyscoot à deux cents ? Ça te réussirait pt'être mieux.

Je regarde ta canette se plier sous le joug de ton poing autrefois meurtrier. Tu te contiens, là où avant, tu n'aurais fait qu'exploser. Qu'est-ce qui t'es arrivé? Mes sentinelles d'émeraudes se rivent à nouveau sur toi, s'ancrant en ton regard désabusé là où elle t'adressent cette reconnaissance dénuée de toute fausseté :

- Je sais… Moi aussi.

Et c'est alors que vient sonner notre moment de vérité, celui où tous nos mensonges viennent sous nos yeux s'entrechoquer pour mieux s'effondrer en les ruines de nos immondes péchés, vestiges d'un passé d'horreur qu'on ne cesse en nos vies de ramener, contemplant les silhouettes de nos défunts aimés inlassablement nous remémorer que tout ce que nous avons su faire en leur nom est de lamentablement échouer. Je t'écoute me conter ton histoire, aussi troublante que tu peux être noir, me dilue en les vagues de tes déboires, m'échoue en l'antichambre de ton sinistre mouroir. Tu n'es qu'illusion à nos cauchemars. Avalant une gorgée du soda que tu m'avais apporté, je laisse les informations récolter en mon esprit se décanter, tenter de retrouver en ma mémoire quelques informations qui auraient pu être lié à ton affaire qui, tout comme la mienne, ne fait que t'empoisonner.

- J'ai eu des échos de l'affaire, mais tout sembla très vite enterré, comme si on voulait l'étouffer.

Et l'on ne peut voir clair en notre sinistre clairière où se dissimule, braqué sur nous, l'œil de la reine habilement tapis en l'ornière. Je hais ce gouvernement et ses misérables faux serments. Je hais cette couronne et ses pouvoirs qui tous nous illusionne. Je hais mon impuissance et cette allégeance qui me contraint à la mièvre et aveugle obéissance. J'observe un instant mes mains liées, soupire de tout ce sang inutilement versé au nom d'une cause que le temps commence progressivement à défigurer. Je ne peux pas oublier, je ne veux pas, ce serait renier tout ce en quoi je crois et qui me maintient en vie malgré eux, nos monstres ténébreux aux regards sournois.

- Je t'aiderais.

Mais ne me trahis pas, sinon, je serais pour toi le pire des fléaux que tu aies connu jusque là. Et il y a cet aveu solitaire, témoin de nos jours à la lueur mortifère, à la fois fébrile et pleinement volontaire qui me laisse surprise en ma posture altière. Enfin tu es sincère. Mes perles de jade remontent doucement sur toi, en une caresse que tu ne leur connais pas et c'est alors que je te souffle d'un ton à la fois chaud et bas :

- Être accompagnés ne nous réussi pas de toute manière…

Et il y a cette douleur qui me lancine et violemment de toute ses forces m'enserre, incapable de reconnaître la vie qui me tiraille, je ne ressens que la mort qui me réclame poussière. Je suis cendre de Lucifer là où tu es le soufre de son asphyxiante atmosphère. Il n'y a rien que tu puisse dire ou que je puisse faire pour nous soulager de cette noirceur en lequel le monde agonisant chaque jour nous enterre. Je suis la guerre, tu es le fer et à nous deux nous formons notre inéluctable enfer. Je bois à nouveau quelques gorgées avant de continuer, mes deux diaphanes rivées en leurs jumelles profanes :

- Nous ne sommes que ces étiquettes que les autres se plaisent à penser. Toi t'es le badboy prêt à tout encaisser pour mieux fracasser là où je ne suis que l'hystéro nazi prête à tout purifier. Sauf que ce n'est pas notre réalité. Je sais que tout comme moi, tu es usé, las de tous ces combats qu'il nous faut enchaîner pour nous libérer de ces costumes qui nous étouffent et en lesquels on ne fait que crever. On est devenus des larbins. Des petits chiens que n'importe qui peut siffler, obligé de donner la patte quand on nous l'aura commandé et de sourire quand on y sera forcé. Les larmes, la douleur, la solitude qui pèse sur nos cœurs et nous lacère de ses pleures qui prennent racine en nos peurs, ça personne d'autre ne les voit ni ne les croit. Parce qu'ils ne sont et ne seront jamais ni toi, ni moi. Alors tu joues ton rôles, jusqu'à voir ce moment de délivrance qui, tu le pense, mettra fin à ta délirante errance.

Je m'adosse alors pleinement sur ton fauteuil, avale une dernière gorgée avant de laisser mes bras lentement retomber sur les accoudoirs qui viennent désormais les supporter, puis observant ton plafond je finis par te souffler :

- La vie est un fardeau bien plus lourd à porter que la mort qui ne fait que nous tourner le dos, et je suis épuisée Connor, tellement épuisée que parfois, j'ai juste envie de tout arrêter.

Comprends ce que tu auras envie de comprendre, je ferme les yeux et te laisseà l'image de ces quelques larmes me surprendre, car me voilà toute entière prête à me rendre. Le silence m'apaise là où le vide violemment de nouveau m'oppresse, je ne saisi plus les maux de mon âme pécheresse, car elle est là, tapis en ses méandres, l'image de l'infernale déesse, Perséphone et son image écho à mes ivresses. Je te hais pour ton absence et te maudis pour mon errance, tu n'es que l'énième de mes défaillances et bientôt je te ferais payer pour toutes ces semaines de déviance. Orion, toi qui est le symbole de l'ultime délivrance et du pardon, viendras-tu me libérer de mon ignoble dévotion? Fais-moi oublier les dieux et les fantômes du passé, la vie et la mort qui ne font que nous terrasser, laisse-moi être le temps d'une soirée celle qu'au fond, j'ai toujours malgré nos monstres sournois été.

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
Spectre for the cause
avatar
Connor O. Burton
❝ Spectre for the cause ❞
J'ai rédigé autant de missives : 254 Livres en banque : 2953 Je suis âgé(e) de : 32
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 8 Avr - 19:24.

« Et je devrais être quoi selon toi ? Un enfoiré d'opportuniste égoïste et immoral ? »

Connor écoute son histoire avant de lui raconter la sienne, bien plus courte. Visiblement Eris en a entendu parler mais ne sait pas grand-chose de plus. Je ricane tristement à sa remarque.

« Ouais, des spectres tués en nombre ça fait pas bien sur les petits papiers des politiques. »

Mais, même s'il ne l'avouera jamais, il fut soulagé de l'entendre dire qu'elle l'aiderait aussi. Depuis combien de temps le spectre évoluait-il seul dans tout ça ? C'était important mais très lourd à porter. Une alliée, même aussi instable qu'Eris, était un soutien inespéré. Peut-être qu'enfin il ne serait plus seul, désormais.

Il fut surpris d'entendre l'aristocrate affirmer que la compagnie ne leur réussissait pas. Avait-il parlé à voix haute ? Et puis au fond, peu importait.

« On dirait pas, non. »

C'est alors que la jeune femme part dans un laïus au combien défaitiste mais qui sonne étrangement sensé aux oreilles de Burton. Sa conclusion, il ne peut que la partager. La vie est bien cruelle et, parfois, le spectre se demande à quoi elle peut bien servir. Lorsqu'il voit le monde autour de lui vivre, sourire et rire, cela creuse un peu plus le vide laissé au fond de lui-même. N'a-t-il jamais été heureux ? Avec regret il soupire en admettant la vérité. Oui, il l'a été. Brièvement. Mais, ce bonheur, on lui a arraché à peine obtenu.

Le regard de Connor se fixa sur sa canette à moitié pleine mais il n'avait plus soif du tout. Pas plus qu'il n'avait faim. En fait, il n'avait plus envie de rien. Rien à part venger la mort de celle qu'il aimait et qu'un monstre lui avait enlevé.

Ignorant sa douleur à la cuisse, Burton se leva, ayant bien trop peur de se laisser envahir par la catatonie, et, d'un pas chancelant, se dirigea vers la cuisine.

« Je vais nous faire quelque chose à manger. »

Parce qu'il devait se bouger et pas se laisser enkiloser de la sorte, au risque de ne plus jamais bouger. De plus, après leur altercation, leurs corps, à défaut de leurs esprits, réclamaient de l'énergie.

Il n'avait pas la moindre idée de l'heure qu'il était mais ouvrit son frigo et en sortit de la viande hachée qu'il mit à revenir dans un récipient profond. Une casserole d'eau trouva sa place sur la plaque de cuisson, juste à côté et le brun se mit à éplucher et couper divers légumes qu'il jetait avec la viande au fur et à mesure.

« La salle de bain est à l'étage, si tu veux, … »

En une vingtaine de minutes. Deux assiettes de spaghetti bolognaise reposait sur la table à manger et le couvert était dressé. Connor boitait davantage mais ne s'en préoccupait pas. Il attendit qu'Eris se soit installée et ait commencé à manger avant d'en faire de même. Cuisiner lui avait ouvert l'appétit et manger lui fit le plus grand bien.
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
In Cauda Venenum
avatar
Éris Livingstone
❝ In Cauda Venenum ❞
J'ai rédigé autant de missives : 240 Livres en banque : 4787
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 6 Mai - 17:31.
     

Fuckin' up my happy ending



❝Breathe in balance and love, I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah, you know what I mean When I'm dead and gone, will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name Love it when I'm play-pretending When I can take bullets to the heart Fuckin' up my happy ending But I can take bullets to the heart❞


À la maison, ramène-moi à la maison. Là où il n'y avait ni haine ni peine ni déraison. Donne-moi l'innocence perdue en ma quête d'absolution. Rends-moi l'éclat du ciel en son horizon. Je ne suis plus qu'ombre d'une meurtrière compassion. Alors ramène-moi, oui ramène moi à la maison, celle où il n'y aura plus d'inlassable question et seulement la joie et la quiétude d'une sainte résolution donné de la main du père en sa divine intervention. Je m'exécute et prends le chemin de la salle de bain, laissant bien en évidence mon téléphone portable, au cas où le malin viendrait te souffler à l'oreille un ordre aussi idiot que mesquin. Résisteras-tu à la pomme d'or que je viens d'abandonner juste à tes pieds? Prendras-tu le risque de détruire le frêle équilibre que tu viens à peine de trouver pour ce monde de cendre et de poussière que j'ai promis de t'offrir si tu venais à me trahir? Le mal est en chacun de nous, il n'y a aucune sécurité derrière une trêve signée encore moins lorsque l'allié d'aujourd'hui se révèle être l'ennemi d'hier. Donne-moi tords Connor, montre-moi que tu n'es pas qu'une façade et qu'il y a du bon en toi comme tu le prétends. Montre-moi que tu n'es pas qu'une bouche qui s'agite et des belles paroles s'évaporant au moindre coup de vent. L'eau se déverse en mes mains, courant purificateur que j'étends à mon visage que je nettoie afin de le défiger de ces traits sévère gravés par la rigueur de mon masque d'airain. Je me contemple alors, poupée de cire à l'aspect de nouveau lisse et polie, lavé de toutes traces de pêché mais prête intérieurement à vaciller sous le poids de cette maladie incurable que l'on nomme solitude et qui silencieusement jour après jour me fait vriller puis à petit feu crever. Je n'ai plus aucune splendeur à contempler ni aucun ange gardien à prier. Il ne me reste que le feu pour m'immoler et toute entière au quatre coin d'un monde malade me disséminer. J'observe mes vêtements usés et déchirés par notre altercation et me remémore la cible que j'étais initialement venue chercher. Et si lui aussi n'était qu'une illusion que je m'évertue encore et toujours à vouloir tuer sans même un jour pouvoir l'effleurer ?

Les arômes issue de la cuisine parviennent à monter jusqu'ici, je comprends alors que tu en as bientôt fini avec ta facette de femme au foyer aguerrie. J'efface mes dernières traces de massacre, tentant d'éradiquer les traces de sang éparpillées sur mes vêtements et mon t-shirt à moitié rongé par l'eau et le savon que je viens d'utiliser.

- Fais chier…

Je déteste être sale, avoir un pli de travers, ou être totalement dépareillée. L'apparence est une notion clef que je ne peux cessé de vouloir contrôler, renvoyant au monde l'image que moi seule veut bien lui donner car je suis celle que j'ai décidé d'être et non celle que l'on veut voir paraître. Je finis par tremper le t-shirt entièrement en le lavabo, le rince complètement et le laisse sécher après l'avoir essoré sur un porte serviette de ta salle de bain. Soutien gorge en dentelle noir en guise de top, je remets en place sur mes épaules ma veste en cuir et finis alors par descendre l'air de rien, haussant un sourcil face à la table que tu as dressé :

- Wow… t'es sérieux là, y nous manque plus que les bougies et on pourrait presque se mettre à roucouler si on avait pas cette fatale attraction qui nous pousserait l'instant d'après à nous entretuer.

Je fais un pas, sens les quelques notes émanant de mon assiette parfaitement dressée :

- Ça sent bon en tout cas…

Je prends place sur le siège que tu m'as attribué te vois me dévisager, jette un coup d'œil à ma propre silhouette en inclinant légèrement la tête puis, d'un air totalement détaché et non chalant :

- Oh ouais… J'en ai profité pour laver mon t-shirt et comme peuvent en témoigner les quelques auréole ici présente mon jean, je me suis dis que ça te dérangerait pas et que de toute manière, ça allait vite sécher.

Je m'empare de la fourchette, te souhaite un bon appétit de circonstance et à la fin de ma première bouchée :

- T'en fais pas gueule d'amour, tu peux te remettre à respirer, je suis pas revenue pour te violer.

Je continue à déguster le plat, prenant mon temps pour en discerner les différents aromes et autres notes d'épices que tu as pu ajouter, laissant mon côté épicurien et légèrement hobbit prendre le pas sur mon instinct du tueur que tu as l'habitude de côtoyer :

- T'es doué Burton, si jamais tu finis définitivement boiteux ou handicapé, tu sauras dans quoi te recycler, je viendrais remplir ton resto' avec plaisir. Ça sera ma façon de me racheter.

Je bois quelques gorgées d'eau avant de te demander d'un air plus sérieux et bien moins enjoué :

- Bon, concrètement, hormis des info' par-ci par là, qu'est-ce que tu attends de moi ? Autant mettre en place les termes de notre association dès maintenant, je pense qu'on a assez tourné autour du pot.

Mais malgré le chant des sirènes et celle des chimères qui m'aliènent, les rues dans lesquelles l'ont errent tous deux demeurent vides, et rien ici ne ressemble à la maison. Alors à défaut de retrouver la raison, laisse-moi embraser ce monde devenu pur poison et donne-moi de quoi déchaîner en ses entrailles mon ultime révélation, celle du feu et son antique purification.
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
Voir le profil de l'utilisateur
Spectre for the cause
avatar
Connor O. Burton
❝ Spectre for the cause ❞
J'ai rédigé autant de missives : 254 Livres en banque : 2953 Je suis âgé(e) de : 32
❝ Info + ❞

You Gonna Need A Grave
Relations:
Songs of the Day:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 20 Mai - 16:48.

S'il y avait bien une chose à laquelle Connor ne s'attendait pas, c'était de voir revenir Eris à moitié nue. Un simple soutien gorge passé sous sa veste en cuir ouverte n'avait rien de la tenue descente que l'on pouvait attendre d'une femme née dans l'aristocratie anglaise. Le spectre ne put s'empêcher un regard appréciateur avant de répondre à la jeune femme.

« Je peux te prêter un t-shirt si tu veux. »

Mais, à bien y réfléchir, cela ne semblait pas déranger Eris outre mesure. Elle commença à manger comme si de rien n'était avant de faussement le rassurer en lui affirmant qu'elle ne comptait pas le violer.

« Parce que tu te crois si irrésistible ? Et puis, même blessé, je suis capable de me défendre. »

Son ton était tout de même nettement moins cinglant et aurait presque pu s'apparenter à une plaisanterie s'il avait été d'une humeur moins sombre. A son tour, il se mit à manger et, dès la première bouchée, se sentit bien mieux. Lorsque la jeune femme le complimenta sur sa cuisine, il s'entendit répondre bien malgré lui.

« J'avais l'habitude de cuisiner pour ma mère. Elle oubliait bien souvent de le faire, … »

Pourquoi lui avait-il dit ça ? Il ne parlait jamais de son passé, encore moins avec une femme qu'il connaissait à peine. Connor soupira. Il était bien plus fatigué qu'il ne le pensait. Il lui fut presque reconnaissant de changer de sujet. Leur accord. Voilà un élément important.

Tâchant de ne regarder Eris que dans les yeux, il avala une bouchée de spaghetti et pesa ses mots.

« Tout d'abord, la plus grande discrétion. Personne ne doit savoir que tu cherches ces infos pour moi. Ni même que tu les cherches d'ailleurs. Si le vampire apprend qu'on le traque, il risque de filer avant que j'ai pu lui mettre la main dessus. Ensuite, … quand on l'aura trouvé, c'est moi qui le tue. »

Le regard qu'il posa sur elle était sombre et sans appel. Il voulait tuer ce monstre de ses propres mains, même si cela devait être la dernière chose qu'il fasse dans sa vie.

« Et toi ? Quels sont tes termes ? »

Du coin de l'oeil, il repéra une lueur émerger du téléphone d'Eris. Elle l'avait laissé en évidence dans le salon, sûrement pour le tester. Connor avait soupirer en le voyant et n'y avait pas touché. Le croyait-elle si idiot ? La jeune femme avait dû recevoir un message, un appel ou, tout simplement une notification d'il ne savait quelle application et, franchement, il s'en moquait royalement. Burton se concentra sur l'important du moment. Finir son assiette et reprendre des forces.

« Tu veux vraiment pas de t-shirt ? »

Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
❝ Info + ❞
❝ Administrer le post ❞
Posté le .
Revenir en haut Aller en bas
 

Scream My Name || ft Connor

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Whispers of dawn :: Bristol City :: Southville & Bedminster :: St Andrews Park-