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 Despair | Jarod & Blerim

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Blerim D. Troshani
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Posté le Mar 9 Jan - 14:15.
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Jarod & Blerim



Blerim tire sur sa cigarette, l'air nonchalant, avant de recracher lentement la fumée. Marchant lentement, il l'observe. Des questions, il s'en pose. Est-ce vraiment une bonne idée d'approcher ce type ? Est-ce vraiment une bonne idée de se dévoiler ainsi ? Selon lui, c'est un risque à prendre. Qu'a-t-il à perdre, après tout ? Il a tout perdu, voilà la vérité. Il a perdu sa sœur, le dernier rayon de soleil qui illuminait sa triste existence. Et le pire, c'est que c'est à cause de lui qu'elle a subi une fin pareille. Monstre. Son oncle était un monstre, un tyran... Mais le lycan aurait dû se battre. Prendre son courage à deux mains et le faire tomber de son piédestal. Ou alors, s'enfuir loin avec Drita, loin de cet homme ténébreux et de son empire criminel. Sauf que non. Il n'en a pas été capable. Il n'a pas osé. Et quand il a eu le cran de se rebeller contre Dardan, il a juste réussi à entraîner sa petite sœur dans l'enfer de la prostitution forcée. Tuer son oncle, aussi jouissif fût-il, ne servait plus à rien. Cela ne l'a pas ramenée, non, bien au contraire. Les hommes de son oncle, loyaux à mort, ont poursuivi leur travail. Et maintenant, Drita est morte.

Ou alors le CAA lui a menti. Il n'a pas vu de corps. Il n'y a que leur parole contre... celle de personne. Contre son espoir, qui refuse de se dissiper définitivement. Alors il veut la trouver. Morte ou vivante, il veut la trouver. Profiter de cette liberté provisoire pour en finir avec ses doutes. Avoir des réponses. Trouver la paix, ou du moins essayer. Probablement, n'arrivera-t-il jamais à se pardonner pour toutes les erreurs, tous les crimes qu'il a pu commettre tout au long de ces dernières années. Le blondinet prend une profonde inspiration. Ce Cochrane, il va pas le laisser s'échapper sans qu'ils parlent. Il a des questions à lui poser, il a besoin de savoir. Ce type est l'un des meilleurs en ville apparemment, alors qui sait ? Peut-être que Drita a réussi à le contacter, à se trouver des faux papiers... et à s'enfuir. Oui, peut-être bien ! Il doit y croire, il en a terriblement besoin. Marchant parmi la foule bristolienne, alors que la nuit vient de tomber sur la ville anglaise, Blerim accélère le pas. Il faut pas qu'il le perde de vue, surtout pas. Rapide et discret, la créature arrive à la hauteur de l'humain. Sortant discrètement une lame de sa poche, il aborde finalement la cible de son attention.

« Pas crier. Je veux parler. Questions. »

Son anglais est toujours aussi nul, mais l'Albanais s'en fout. Il doit prendre ce risque, lui demander s'il a vu Drita, s'il l'a aidée. Voire s'il sait si elle est morte ou pas. Il le faut, il doit le faire. Sa lame de plus en plus proche du flanc de l'autre homme, il serre la mâchoire. Ignorant le froid de la nuit, Blerim continue de marcher aux côtés du Britannique. Ce n'est pas le moment d'avoir peur, et surtout pas le moment de reculer, de faire demi-tour.

« Je sais... les choses que tu fais. Je veux trouver ma sœur. Drita. Je veux trouver Drita. »

Sa main tient fermement sa lame, tandis que son regard est menaçant, une lueur de désespoir brillant dans ce dernier. Qu'il n'ose pas lui résister, lui dire non. Parce que cela risquerait de mal finir, pour tous les deux.

« Tu as vu Drita ? Réponds. Je peux payer. »

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Posté le Mer 10 Jan - 23:01.
Des demandes pour des faux, j’en avais déjà eu depuis que j’avais été forcé de me ranger mais ces derniers temps, c’était différent. Il y avait quelque chose de... plus désespéré, de plus vicieux. Ce qui se passait en ville n’aidait certainement pas. Pourtant, des faux n’aideraient pas, personne ne pouvait sortir de ce clapier. On était tous coincé. À moins d’avoir le bras vraiment très très long. En vérité, j’aurais déjà dû commencer à réagir dès que j’avais senti la merde arriver pendant ma presque altercation avec Joren. J’étais devenu négligeant. Le train-train n’était vraiment pas bon pour moi semble-t-il. J’avais une impression de déjà vu mais, je me ramollissais. Je me ramollissais d’autant plus que je n’avais pas vu le gars me suivre, que je n’avais pas senti quoi que ce soit. Les larbins du CODECS ne m’aidaient pas vraiment non plus puisqu’être sous surveillance était devenu mon standard de vie.

À la première injonction je jure intérieurement. Cet accent n’est que trop ancré dans ma mémoire. Les albanais. Impossible d’oublier un truc pareil. J’avais fait des papiers de façons indifférentes pour pas mal de gens douteux mais ce job-là, les albanais et les filles, ça, j’avais pas pu. Trop glauque. Même moi, j’avais une certaine éthique. J’avais foutu le bordel dans leur organisation et je savais qu’ils avaient perdu des filles parce que j’avais fourni un autre jeu de papiers aux plus dégourdies et débrouillardes. Voilà ce que m’évoquait l’accent de ce gars-là. Franchement, c’était loin d’être le moment pour que cette histoire revienne me frapper par derrière.

Est-ce que toute la ville avait accès à mon dossier criminel bordel ? C’était un vrai moulin le bureau du CODECS, j’voyais que ça, ou alors y avait un rude abruti qui filait mon nom comme on filait des bonbons. Voilà, j’étais frustré. Et agacé.

Nouveau clic, Drita. Ce nom, il me dit quelque chose aussi. C’était à cause d’elle surtout que je m’étais décidé à faire les faux papiers supplémentaires. Parfois, je ne faisais pas que des faux papiers, j’allais plus loin dans la fausse identité et pour ça, je devais creuser un peu. Ce que les albanais avaient demandé m’avait poussé à chercher et ce que j’avais trouvé m’avait déplu. Et merde !

Je lève les yeux au ciel, excédé, plus encore avec la lame contre mon flanc. Mais je tiens à la vie. Pour autant, mes fesses ou pas, cette identité-là, hors de question que je la balance. Oui, le connard avait un brin d’honneur de temps en temps.

« J’me fous de ton argent. J’sais pas de qui tu me parles. Dis à tes patrons que s’ils sont pas foutus de réussir à garder leurs filles, c’est pas mon problème. »

Y a jamais eu de répercussion parce que j’avais bien fait mon boulot mais aussi parce que les filles avaient été intelligentes. Elles s’étaient pas toutes tirées en même temps, elles l’avaient pas toutes fait de la même façon et certaines... n’avaient pas eu de bol mais les types s’étaient jamais douté de rien ou en tout cas n’avaient jamais eu les preuves suffisantes.

« Quant à ce que je fais, oublie ça. J’le fais plus. Alors si en plus c’est pour traquer quelqu’un, c’est pas la peine. »

Je faisais déjà suffisamment ce genre de merdes indirectement pour le CODECS alors j’allais certainement pas faire ça pour une bande de mafieux qui donnait dans la traite d’êtres humains. J’avais mes limites. J’avais de vraies limites. Alors maintenant, il fallait que je trouve un moyen de me débarrasser de ce gars et la lame qui commençait à être beaucoup trop proche de ma petite personne.
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Blerim D. Troshani
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Posté le Mer 17 Jan - 22:33.
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Jarod & Blerim



Tendu. Le lycan continue de marcher, tenant toujours aussi fermement sa lame. Il veut des réponses. Il en a terriblement besoin. Son espoir de retrouver Drita est de plus en plus infime, mais Blerim s'y accroche de toutes ses forces. Il ne lui reste plus grand-chose, alors non, il refuse de se résigner. Parce qu'il l'a déjà fait à un moment donné, quand il était enfermé dans le Ribcage, à la merci de ces scientifiques froids et sadiques. Et que ce goût amer, ce vide au plus profond de son âme, il ne veut plus le ressentir. Il ignore s'il pourrait réellement le supporter. Le jeune homme, étrangement plus agacé qu'effrayé, du moins en apparence, lui répond qu'il se fout de son argent. Qu'il ne sait pas de quoi il parle. Des réponses qui ne lui donnent que plus envie d'enfoncer cette lame entre ses côtes et le saigner sans pitié. Sauf que l'Albanais ne le fait pas.

Dis à tes patrons que s’ils sont pas foutus de réussir à garder leurs filles, c’est pas mon problème.

L'anglais de l'ancien trafiquant n'est peut-être pas extraordinaire, mais largement assez pour qu'il comprenne ce que le blondinet vient de dire. Cette phrase résonne violemment dans son esprit, activant une alarme invisible. Il lui a parlé de Drita et ce type lui a répondu en mentionnant ses patrons. Et les filles qu'ils n'auraient apparemment pas réussi à garder. Le cœur du Balkanique s'accélère, sa main tremble légèrement. L'espoir redouble tout à coup d’intensité. Serait-ce réellement possible ?

« Je... J'ai... »

C'est tout ce qu'il arrive à dire, sous le coup de la surprise, de l'espoir, de la peur. Un mélange explosif de sentiments qui le font se sentir plus vivant que jamais. Le Britannique poursuit alors, toujours sur le même ton. Il souligne qu'il ne fait plus ce qu'il faisait auparavant. Que ce n'était pas la peine de lui demander de traquer quelqu'un. Blerim se mordille la lèvre, nerveusement. Sans trop savoir pourquoi, l'étranger décide de ranger sa lame, se contentant d'agripper le bras de Cochrane pour le forcer à s'arrêter de marcher.

« J'ai pas de patron. Drita est ma sœur. Petite sœur. Je veux aider ma petite soeur. »


Son coeur bat à mille à l'heure. Ses yeux sont sincères, derrière ce léger voile d'eau qui, malgré lui, a réussi à remonter à la surface.

« Ils lui font du mal. Elle est juste une fille. Je suis dans le Ribcage, je peux pas l'aider. Maintenant oui. S'il te plaît. Je mens pas. »

Le lycan lâche enfin le bras de l'autre homme. Peut-être devrait-il se résigner une bonne fois pour toutes, oui. Peut-être qu'il ne la reverra plus jamais et qu'il perd son temps à y croire encore et encore, juste pour être déçu à chaque fois. Brisé. Mais il serait vraiment un frère pourri s'il ne s'inquiétait pas pour elle. S'il n'avait même pas une infime portion d'espoir au fond de lui.

« J'ai besoin de savoir... Elle est vivante ou non ? »

S'il savait quelque chose, mais qu'il ne voulait pas trop se mouiller, cela lui suffirait. Savoir qu'elle est vivante, qu'on ne l'a pas tuée.

« J'ai une photo de Drita. Drita et moi. Mais on me la... vole au Ribcage. »

Ça aurait pu être une preuve, mais même ça, on le lui a enlevé. Alors il espère juste que ce type saura lire dans ses yeux qu'il ne ment pas, qu'il veut juste retrouver sa sœur.

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Posté le Jeu 25 Jan - 19:31.
Je déteste qu’on me vole mais je déteste plus encore qu’on se permette de me prendre en otage. Certes, ce n’était dans les projets de personne, à part peut-être si on a un grain, mais en attendant, je me retrouvais dans une position peu enviable avec un couteau contre la peau ou presque. Ce n’était certainement pas mon t-shirt ni même mon pull qui l’empêcherait de me planter. Je ne sortais pas avec du kevlar et je n’en avais même pas dans ma garde robe. Bosser pour les albanais n’avait pas été agréable et même si j’avais fait ma bonne action, ça s’arrêtait là. Je tenais à ma peau et s’ils réapparaissaient dans le paysage, j’allais devoir cramer quelques cartes que j’avais prévues de garde. Heureusement que j’étais prévoyant même quand tout se passait relativement bien.

Et qu’est-ce qu’il a celui-là ? S’exprimer est devenu difficile juste parce que j’ai mentionné ses boss ? Il lui en faut peu. Pourtant, mon absence de coopération me vaut un retrait de la lame. J’admets que je suis perplexe. J’ai un peu de mal à analyser la situation. Bordel ce que je déteste qu’on m’impose quoi que ce soit, y compris un arrêt de marche, même forcée. Je suis d’un naturel contrariant.

Ce qu’il me dit ne m’atteint pas plus que ça. Pour ce que j’en sais, il pourrait quand même bosser avec les albanais ou vraiment être son frère. Au fond, ce n’est pas mon problème, chacun ses emmerdes. Tant pis pour ce gars s’il a perdu sa sœur. Oui, je suis un humaniste, très empathique. Non. Il a quand même raison sur un point, ils n’étaient pas tendre avec leurs filles, ce n’est pas pour rien que j’ai pris le risque de voler les albanais et de leur faire perdre des filles en prime. Il m’arrive d’avoir une conscience. De temps à autre seulement.

« Parce que je suis censé te croire sur parole ? Est-ce que j’ai la tête d’un saint ou d’un imbécile ? »

Je commençais sérieusement à me poser la question. Je n’étais pas le saint patron des causes perdues, ça, c’était mon ancien patron et il n’avait pas déteint sur moi. Je prenais même un très grand soin à ce que mon nouveau statut d’opposée trouvée ne déteigne pas sur ma sympathie naturelle.

« Aucune idée. »

Et c’était vrai. Je ne savais pas du tout si elle était vivante ou non et je n’en avais honnêtement rien à cirer. J’avais fait ce que je pouvais, si elle avait pu fuir, tant mieux. Si pas, tant pis. Je n’allais pas me mettre la rate au court-bouillon pour des inconnus. J’avais suffisamment de choses à gérer dans l’immédiat. Y compris un albanais avec un couteau même s’il l’avait replié. J’admets que si c’est vraiment son frère, je pourrais éventuellement lui donner quelques informations. J’admets aussi que le Ribcage a dû être un moment pénible. J’ai tout fait pour l’éviter justement pour continuer à me prélasser autant que faire se peut. Sauf qu’on était en train de me foutre cette tranquillité en l’air de façon remarquable. Entre l’opposée, la pimbêche et l’albanais, j’étais gâté.

J’devrais peut-être balancer tout ce beau monde au CODECS et à la CAA, ça me ferait des vacances. À qui j’allais faire gober ça ? Pas à moi en tout cas. J’avais assez sacrifié, je n’allais pas leur filer des munitions. Connard mais pas à ce point. Je détestais plus le gouvernement que ma tranquillité. Fichue priorité. Si Burton pouvait un jour s’en étouffer avec son café, ce serait parfait, un vrai service rendu à l’humanité.

« Vas-y, je t’écoute, essaie de me convaincre mais fais ça bien, tu n’auras qu’une seule et unique chance. »

J’avouais à mi-mot que j’avais des informations et ce n’était pas pour me plaire mais cette histoire avait vraiment remué des choses à l’époque. J’allais lui laisser sa chance. S’il se plantait, il serait encore temps de me rendre service sur son dos d’une façon ou d’un autre. Voilà pourquoi je détestais les bons sentiments. À tous les coups, ça vous revenait dans la figure. Rendre service même si j’y gagnais d’une autre manière ? Plus jamais ! L’argent passerait avant le reste. Foi de Cochrane. Une leçon pleine de sagesse.
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Blerim D. Troshani
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Posté le Sam 3 Fév - 18:46.
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Jarod & Blerim




Sa mâchoire se serre. Ce type a laissé sous-entendre qu'il a eu affaire aux patrons de ces filles qui ont été entraînées dans le sale monde la prostitution forcée. L'Albanais a mentionné Drita, et voilà que ce type lui a répondu en mentionnant ses patrons, carrément. Et cette étincelle a été suffisante pour allumer en lui le feu de l'espoir, un feu qui s'était éteint petit à petit tout au long de ces derniers mois, notamment à cause de ce que les types de la CAA lui avaient dit à l'époque, quand le gouvernement albanais avait voulu le rapatrier afin de le juger pour ses crimes. Sauf qu'il n'a jamais vu de corps, on ne lui a donné aucune preuve tangible. C'était juste leur parole, et la promesse que s'il passait un deal avec eux, ils ne le renverraient pas en Albanie. Alors... il était bel et bien possible qu'on lui ait menti afin de l'anéantir, histoire qu'il devienne docile, un stupide mouton manipulable.

Reste finalement à savoir si cette possibilité est aussi une réalité. Parce que si Drita est toujours en vie... Il fera tout pour la retrouver. Il remuera ciel et terre, il ne s'arrêtera pas tant qu'elle ne sera pas en sécurité, à ses côtés. Sauf que ce foutu British, qui représente à présent sa seule chance d'éventuellement retrouver sa sœur, refuse de l'aider. Pire, il refuse ne serait-ce que de le croire. Le regard du Balkanique se fait plus féroce. Ce n'est pas parce qu'il a replié sa lame qu'il ne peut pas s'en servir à tout moment. Un accident est si vite arrivé.

« Saint ou imbécile, t'as encore ta tête. Pour l'instant. »

Une colère sourde l'agite, non seulement lui, l'humain, mais aussi le loup qui sommeille en lui. Tellement que son regard passe au jaune l'espace de quelques secondes. Soit ce connard décide de l'aider, soit... Rah bordel, il a juste envie de lui foutre une bonne raclée, sérieux. Mais non, il fait un effort pour se contrôler. Si ce type n'est pas aveugle, il remarquera que le lycan est sur le qui-vive, et qu'un lycan sur le qui-vive et armé, ça peut faire des dégâts. L'étranger soupire, agacé et fatigué. Cochrane lui dit qu'il ne sait pas si Drita est vivante ou non. L'ancien trafiquant observe le jeune homme, les sourcils froncés. Il n'a pas l'air de mentir. Il semble surtout n'avait pas très envie de l'aider, ça oui. Peut-être a-t-il aidé les hommes de son oncle à s'en sortir et que du coup, il craint la réaction du type qui vient de l'aborder avec une lame bien aiguisée et qui veut à tout prix ce qui est arrivé à sa petite sœur.

Finalement, au bout de quelques secondes, le jeune homme décide de lui donner sa chance de s'expliquer, de tenter de le convaincre. Blerim se pince les lèvres, hochant lentement la tête. Cela risque de ne pas être évident, avec son anglais assez limité, mais... La vérité, c'est la vérité. S'il ne ment pas, il ne voit pas pourquoi l'autre pourrait croire qu'il ment. Il connaît Drita depuis qu'elle est née, c'est sa petite sœur. Même s'il lui manquera probablement des mots pour s'exprimer idéalement, l'Albanais ne refuse pas le défi. Ainsi, le blond lui fait un signe de la main, désignant le bar le plus proche. Dans son autre main, un peu cachée par sa veste, il tient toujours aussi fermement son couteau.

« Fais pas le con, Cochrane. »  

On lui a déjà dit ça tellement de fois que cette expression lui est déjà familière, tiens. Mais le loup est plus sérieux que jamais. Il ne veut pas forcément avoir à le tuer. Il en a marre de faire couler le sang, il veut laisser ce passé sanglant derrière lui. Mais s'il est obligé... il le fera. Alors voilà, qu'il fasse pas le con, conseil d'ami, gratos. Se dirigeant vers un pas pressé vers le bar, les deux hommes y entrent rapidement, accueillis par l'ambiance chaleureuse de l'intérieur. Blerim aperçoit une table libre dans le coin et se dirige vers cette dernière. Le sujet de leur conversation est assez délicat, donc autant que personne ne les entende. Une serveuse approche, leur adressant un sourire. Le lycan commande une bière, puis quand la brunette fait demi-tour, il reprend la parole.

« Ma soeur s'appelle Drita. Drita Ujkani. Elle est née 28 février 1994, je suis grand-frère, quatre ans en plus. Il y a autre frère plus vieux que nous, Arbën, mais il est en Italie et il sait pas pour Drita. Je... Nous sommes nés à Valbona, en Albanie. C'est un village dans le Nord, les montagnes. »

Le lycan passe une main sur ses yeux fatigués.

« Mon père est mort quand j'ai quinze ans et Drita onze, problème du coeur. On vit avec maman, dans le village pendant deux ans. Mais notre oncle, Dardan, il est plus riche, il vit à Tirana, et il vient nous... Comment dire... On doit partir avec Dardan, il dit qu'il veut aider. Mais non. Dardan est monstre. »

La serveuse revient avec leur commande et Blerim interrompt son discours, la remerciant d'un hochement de tête. Une fois que la jeune femme s'est éloignée, l'étranger poursuit. La colère que le simple souvenir de Dardan réveille en lui brille dans ses prunelles bleutées.

« Il est trafiquant. Drogue, armes, filles. Il n'a pas d'enfant, alors il veut moi. J'ai dix-huit ans, je veux protéger Drita... Je dis oui. Après, il oblige maman à se marier. Avec lui. Elle ne veut pas, mais nous avons peur de Dardan, et pas d'argent. » Blerim soupire longuement, avant de boire une gorgée de bière. « Il tue ma mère deux ans après. Un accident, mais je crois pas. Arbën est parti, c'est juste moi et Drita. Je veux la protéger, alors je fais ce qu'il veut. Je veux partir, mais il laisse pas. Le temps passe, je fais des choses que je veux pas. Drita veut étudier, être chiru... Chirurgi... Je sais pas dire. Je reste, je veux aider Drita... Mais un jour, je peux pas... accepter l'ordre de mon oncle. J'aide des filles à fuir en Grèce. Et deux jours après, Drita n'est plus là. »

Les yeux clairs s'inondent, la bouche se referme, sous le coup de la culpabilité qui l'atteint en plein cœur. Blerim boit une nouvelle gorgée de bière, attend quelques secondes.

« Je tue Dardan, je brûle la maison et je suis les hommes. J'arrive à Bristol, je les trouve, ils me tirent dessus. Je me réveille à l'hôpital de Réversa, mais il y a quarantaine. Juillet 2016. Je ne peux pas aller à Bristol, je ne peux... rien faire. Puis il y a la Révélation et je suis au Ribcage. Dix mois. Ils me disent qu'elle est morte... Je... Je veux savoir. C'est tout. Si Drita est vivante, je dois l'aider maintenant. La CAA me trouve un jour et je ne peux pas. S'il te plaît. C'est la vérité. »


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