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 Nouveau Départ [Jojo Chaton]

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Posté le Mer 3 Jan - 15:09.

 
Joren & Ljena // Nouveau départ
Sauver ma peau, et mettre les voiles, quand les larmes, sonnent l'alarme, prendre le large et sauver ma peau, se mettre en cavale, ne pas se retourner sur l'animal

 
Je n’osais plus l’espérer, je ne l’imaginais même plus. La mort de Dushkan… Je crois qu’elle m’a enlevé tout espoir. Parce que je sais bien que ce n’est pas Arbën qui viendrait me sauver. Oh, pas qu’il ne m’aime pas. Juste que… Il est parti il y a tellement longtemps, je ne suis pas sûre qu’il soit au courant de tout ce qu’il s’est passé. Je ne comptais que sur Dushkan, mais maintenant qu’il est mort… Je n’ai plus personne. Je ne peux compter que sur moi pour m’en sortir. Alors finalement, lorsque la nouvelle m’est tombée dessus, j’ai vu ça comme une porte de sortie. Je ne peux pas élever un enfant, de toute façon. Un enfant, dont je ne sais pas qui est le père ? Quel avenir pour lui, avec une mère de vingt-trois ans, prostituée ? Non, ce n’est pas possible. Je me l’interdis. C’est déchirant, mais au final… Mon esprit est tellement sûr de lui, que je ne pense pas au bébé. Juste à cette occasion de m’échapper.

Me retrouver dehors, devant cet hôpital, seule sans homme armé à me surveiller, c’est… Je ne l’espérais même plus. Je lève les yeux au ciel, regardant un instant les étoiles. Je souris, même en apercevant les nuages qui viennent tout doucement à les cacher. Je me décide finalement à m’éloigner un peu, au cas où l’homme de main de mon oncle se mettrait à ma recherche. Je m’appuie contre le mur d’un bâtiment, plusieurs rues plus loin. Je lève à nouveau les yeux vers le ciel. Une goutte d’eau me tombe sur le nez. Je rabats ma capuche sur ma tête, histoire d’éviter d’être trop mouillée, et ressers un peu mon manteau contre moi. Il ne fait pas chaud. Il faut dire aussi que je ne suis pas très couverte, avec mon slim, mes petites baskets en toile, mon débardeur et mon manteau. Je mets mes mains dans mes poches, et en ressort mes nouveaux papiers d’identité. Ljena Strakosha. Je me le suis répété un bon nombre de fois, pour essayer de m’en rappeler. Je le rêvais autrefois. C’est devenu réalité. Adieu Drita. Me voilà devenue Ljena. Il faudra surement aussi que je change de tête…

La douleur dans mon bas ventre me ramène à l’instant présent. Je m’empêche de penser à ce que je viens de faire, et oriente plutôt mes pensées vers les minutes à venir. Et maintenant ? Je ne vais peut-être pas rester toute la nuit sous la pluie ? Mais où aller ? Je suppose que les hôtels sont bien trop risqués… Je marche, sans vraiment savoir vers où. Je ne connais pas la ville. Je déambule, de rue en rue. Sans vraiment savoir comment, j’arrive devant un bar, qui semble encore ouvert. Enfin… Vide comme il est, je suppose qu’il ferme ? Je n’ose pas entrer. Je reste devant, contre ce réverbère grillé. J’aperçois un homme à l’intérieur. Cette vision me fait une sorte d’électrochoc. Je ne comprends pas ce qu’il se passe, j’ai l’impression qu’il ne m’est pas inconnu. Pourtant… Je n’ai pas souvenir de l’avoir eu comme client, et je ne vois pas où est-ce que je l’aurai rencontré sinon… J’hésite à aller lui parler mais deux choses me retiennent. La première étant le fait que je n’ose pas aller le déranger, surtout que je n’ai pas d’argent pour me payer un verre. La deuxième est la prudence. Je ne sais pas à qui je peux faire confiance. Même si une grosse partie de moi me pousse inexorablement vers lui, je ne préfère pas… Je tourne les talons, prête à partir, lorsqu’une voix se fait entendre. Je me fige net.
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Joren O'Donnell
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Posté le Mar 9 Jan - 21:58.
Rares sont devenus les moments de tranquillité. Depuis la grande Révélation, Joren ne voyait plus les choses comme avant. Sa vie avait prit un réel tournant, sans qu’il ne puisse décider de quoique ce soit. Et ça lui faisait peur. Même s’il affichait toujours ce sourire bienveillant et cette aura rassurante, au fond il paniquait. Il n’avait jamais rien dit à Marissa, Dean ou ses parents. Il ne s’était jamais confessé aux gens « normaux ». Pourquoi ? Parce qu’il avait trop peur du jugement, de l’étiquette qu’on pourrait lui coller sur le dos. Joren voulait simplement donner un coup de main, mais aussi qu’on lui foute la paix. Or, ces deux choses ne sont pas compatibles. Soit il entrait avec conviction et assurance dans ce nouveau monde, soit il en disparaissait. Mais maintenant qu’il en connaissait les prémices, comment pouvait-il tout laisser tomber et faire machine arrière ? C’était tout simplement impossible.

Aidan était son ami. Il était revenu du monde des morts pour lui avouer sa véritable nature. Ca devait être un choc, une montagne à gravir, une épreuve difficile à traverser … Alors Joren ne pouvait pas fermer les yeux et le rejeter. Quel ami serait-il ? Quant à Chris, il lui avait sauvé la mise au port. Il ne pouvait pas non plus dénier son intervention et faire comme si de rien n’était. Non. Décidément, Joren ne pouvait pas se réconforter dans le mensonge. Bristol était un nid à mutants, à créatures étranges et angoissantes. Il n’était qu’un pauvre humain insignifiant. Un humain victime d’une tragédie. Au départ, il avait été curieux d’en connaître d’avantage. Les médias débitaient toutes sortes d’informations, mais toujours en surface. Ils cherchaient à provoquer la peur, piquer la curiosité des Bristoliens, accroitre l’audience. Mais que se passait-il réellement au Ribcage ? Qu’étaient ces Nocturnes ? Quelle vie menaient-il ? Ca, on s’en passait bien de le dire.

Maintenant que Joren en connaissait un morceau, maintenant qu’il voyait dans quelle condition vivaient ses amis, il ne pouvait pas se résigner à fermer les yeux. A se convaincre que tout ceci n’était pas l’ordre du réel. Qu’on lui faisait une mauvaise farce, qu’il allait finalement se réveiller et rire aux éclats. Mais non. Chaque matin il se regardait dans la glace, plus dépité que la veille. Puis il se forçait à sourire. Un sourire de façade qu’il maniait à la perfection. Après tout, les clients continuaient à affluer dans son bar. La vie menait son court, malgré tout.

La mort de ce Nocturne l’avait beaucoup affecté. Il se demandait quel genre d’impact cela allait occasionner sur les habitants de la ville. Comment les choses allaient dégénérer. Est-ce que Bristol sombrerait dans le chaos qu’avait connu Réversa ? Comme lui avait raconté Perséphone … A cette pensée, le barman se mordit la lèvre inférieure.

Il était tard maintenant. Jarod était rentré chez lui, terminant son service en balança une remarque acerbe à l’égard de Joren. Bertrand avait nettoyé de fond en combles la cuisine et Aidan s’était éclipsé, comme d’habitude, par la cour arrière pour mener sa vie de Nocturne. Seul Joren restait là, astiquant encore et toujours les tables de son restaurant-bar. Il aimait cet endroit. C’était comme son deuxième chez lui. Ce bar représentait en quelque sorte sa réussite. Son émancipation de la fortune familiale. Il arrivait à en vivre, à la sueur de son front. Même si tous les jours n’étaient pas faciles, il était heureux de ce qu’il possédait. Et avoir l’arrivée des Nocturnes en ville, il appréciait d’avantage sa condition d’humain.

Alors qu’il astiquait le zinc du bar, quelque chose au dehors retint son attention. Il plissait des yeux pour mieux distinguer la forme qui venait de piquer sa curiosité. Toute sa conscience était attirée par cette … personne. Sous la lueur blafarde d’un réverbère qui grésillait, une jeune femme se tenait. Elle paraissait faible, fatigué. Ses membres malingres sous la couche de ses vêtements laissaient penser qu’elle n’avait pas mangé depuis longtemps. A la voir ainsi, Joren en avait un pincement au cœur. Une clocharde peut-être ? Que faisait-elle à cette heure-ci ?

Il jeta un coup d’œil à l’horloge au dessus du bar. Il était presque minuit. La rue était déserte, la route immaculée d’un tapis blanc glacial. Une sorte de brume opaque commençait doucement à prendre place, rendant l’atmosphère inquiétante et sujette aux agressions. A tout moment, un Nocturne pouvait surgir de nulle part pour attaquer cette pauvre créature sans défense. Joren tergiversa un instant. Plus il la décortiquait du regard, plus il se demandait pourquoi il était attiré par elle. Une puissance psychique dont il ne comprenait pas la cause. Elle n’avait rien à voir avec Ivy. Elle était d’ailleurs tout le contraire. Physiquement elle ne lui plaisait pas tant que ça. Trop maigrichonne … trop … vulgaire peut-être ? Quelque chose en elle lui faisait défaut. Comme marquée au fer rouge par la vie. Quelque chose dont Joren n’avait pas l’habitude de voir.

Pourtant tout son être était attiré vers elle, tel un aimant puissant, impossible à contrôler. Ne résistant plus à la tentation, il inspira un grand coup, délaissa son chiffon, puis ouvrit la porte. Il faisait terriblement froid dehors. Vêtu d’un simple pull dont l’émaille épaisse lui donnait chaleur satisfaisante, Joren se dirigea à grandes enjambées vers la demoiselle. Il s’arrêta à quelques mètres d’elle, sans rien dire.

Le simple échange de regards suffisait. Il suffisait à la comprendre. Et elle devait le comprendre probablement. C’était une sensation dérangeante, bizarre, incompréhensible. Comme s’il arrivait à la scanner de haut en bas, dans les moindres détails. Il ressentait une grande peine et une souffrance totalement absurde dans son bas ventre. Comme si on lui avait arraché une part de lui. Il avait envie de pleurer comme une madeleine, mais se retenait fermement à sa fierté de mâle. Il serra les poings, puis secoua vivement la tête avant de prendre plus de contenance.

« Je vous ai vu par la vitrine de mon bar. Vous … vous avez l’air d’être frigorifiée. J’allais fermer, mais je peux vous offrir quelque chose à boire. Quelque chose de chaud. A moins que … vous attendiez peut-être quelqu’un ? »

Il se sentait con, idiot, d’aborder une étrangère de cette façon. Jamais ça ne lui été arrivé. Quand il appréciait une fille, il se contenait de la regarder et passait son chemin. Il n’était le genre de personne à s’imiscer dans la vie des autres ou à être lourd de sens. Non, il voulait qu’on lui foute la paix, alors il foutait la paix aux autres. Mais là, c’était plus fort que lui. Etrangement, elle lui ressemblait plus qu’il ne l’imaginait. Il avait comme l’impression de l’avoir toujours connu, sans la connaître.

« Je vous en prie … vous me donnez froid à rester immobile comme ça. Les rues ne sont pas sûres du tout depuis … enfin, vous savez. Depuis la Révélation. Vous pouvez attendre au chaud, le temps que je finisse ce que j’ai à faire. »

Puis, un sourire involontaire entailla son visage.
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Posté le Mer 10 Jan - 16:32.

 
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Bon… C’est bien beau Drita, de s’est enfuie mais… Tu fais quoi maintenant ? Je l’accorde, j’aurai pu réfléchir un peu mieux avant de fuir, d’un coup… Et en même temps, j’y ai souvent pensé à ce moment, ce jour où je réussirai à m’échapper des mains des hommes de mon oncle. Mais lorsque j’y pensais, j’essayais d’élaborer des plans pour m’enfuir, je ne pensais jamais à l’après, parce que… Parce que ça me semblait juste être la liberté, et rien de plus. Plus aucune galère. La vérité est tout autre, effectivement. Je viens donc de passer de prostituée forcée à… SDF… Enfin, je suis du genre assez débrouillarde, je devrais pouvoir réussir… Il faut juste que je trouve l’opportunité, tout en restant discrète… Je ne sais pas pourquoi, mes pas me guident vers cette rue. J’aperçois un bâtiment allumé, un bar. Vu le peu de monde à l’intérieur il doit être en train de fermer. Mon regard est attiré vers un homme à l’intérieur. J’ai l’impression de le connaître, sans savoir d’où. Je n’arrive pas à détourner mon regard, il m’absorbe. Je devrais partir… Drita, tourne ces talons, et va-t-en avant qu’il ne te remarque… Mais ce visage m’intrigue tellement. Quelque chose au fond de moi le connait. Ce n’est pas un client, j’en suis presque sûre. Je m’en souviens, en général. Et je ne vois pas où est-ce que j’aurai pu le voir autrement. Je suis passée de l’Albanie, à la maison close directement… Et je ne pense pas qu’il soit albanais, non…

Merde… Merde, merde, merde, il a du me repérer ! Il vient vers moi, et à pas rapide ! Je n’ai même pas le temps de me retourner, de partir, qu’il se tient devant moi, son regard soutenant le mien. Je sens mon cœur s’accélérer, battre la chamade. Pourquoi ? Je ne comprends pas. Il n’a pas l’air menaçant. Je n’arrive pas à le quitter des yeux, comme tout à l’heure. Nous restons comme cela, à se regarder, un petit instant, puis il secoue la tête, alors que je fais un pas en arrière, méfiante. Il prend finalement la parole, et sa voix me fait frissonner. Il m’invite à l’intérieur, au chaud. Il me demande aussi si j’attends quelqu’un. Dushkan… J’attends Dushkan mais… Il ne viendra plus…

« Non… Je n’attends personne. » Mon accent albanais est toujours fort, mais mon anglais est bon. Je m’exprime plutôt correctement, pour une étrangère. « Merci pour votre invitation, mais je n’ai pas d’argent sur moi. »

Il reformule son invitation tout de même, et parle de la Révélation. Je hausse un sourcil. Peut-être est-ce l’occasion d’en apprendre plus ? Je regarde le bar. Devrais-je vraiment m’y aventurer ? Et si les hommes de mon oncle passaient par ici ? Je devrais peut-être continuer à marcher, à m’éloigner… Et en même temps, c’est vrai que je commence vraiment à avoir froid. La proposition est alléchante. Le sourire sur le visage de l’homme face à moi fini de me convaincre. Je hoche doucement la tête.

« D’accord… Merci pour l’invitation… »

Je le suis vers l’intérieur du bar-restaurant. La chaleur de l’établissement me fait instantanément du bien. Je commençais à ne plus sentir le bout de mes doigts. Je m’installe sur une chaise, et regarde le jeune homme. Cette impression bizarre est toujours là, mais j’ai décidé de l’ignorer. Il faut que j’arrive à en savoir plus sur la situation de la ville, savoir où j’ai mis les pieds, bien que j’y étais déjà sans vraiment y être réellement. Compliqué, oui…

« Je… Je viens d’arriver en ville. Vous pouvez m’en dire plus sur cette… Révélation, que vous avez évoqué tout à l’heure ? »

Un demi-mensonge en fait. J’étais déjà en ville, mais enfermée, loin de toute information. Seuls les bruits de couloir me permettaient d’en apprendre un peu plus. Mais ce n’était vraiment pas suffisant.
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Joren O'Donnell
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Posté le Ven 12 Jan - 15:36.
Enfin à l’intérieur, au chaud. Joren s’empressa de raviver le feu qui se mourait dans l’antre de la cheminée. Le bar avait un côté chalet moderne, accueillant et sympathique. Joren était fier de cet endroit, du charme qu’il lui avait donné. On en faisait des éloges dans tout Bristol. C’était à la sueur de son front qu’il avait bâti cet endroit, qu’il avait redoré l’image de ce vieux pub, dont le patron d’origine avait complètement laisse à l’abandon. Il installa la jeune demoiselle sur une banquette en cuir noir, non loin de la chaleur que dégageait le feu. Puis, il se précipita dans les cuisines pour y préparer une tasse d’eau chaude. Ainsi, elle pouvait profiter de ces quelques minutes de solitude pour contempler la décoration du bar.

L’endroit n’était pas bien grand, mais assez spacieux pour y servir une bonne quinzaine de tables. On y trouvait un côté Irlandais très prononcé sur les murs et les poutres apparentes au plafond. Le bar était moderne et on sentait que le maitre des lieux y siégeait la plupart du temps derrière. Les tables étaient faites d’un épais bois brut et solide. Des banquettes et des chaises en cuir noir faisaient office de sièges. Les lustres au plafond sortaient tout droit d’une décoration digne de grands designers. En réalité, Joren avait consulté l’un de ses amis bricoleur et architecte, afin de lui confectionner des luminaires originaux. Ils étaient confectionnés à partir de longues branches de cerisier, couvertes de petites boules de lumières blanches, et dont de nombreuses boules de verres pendaient du plafond. Des boules de verres dans lesquelles le fond était couvert d’un fin sable blanc, tout droit venu de Nouvelle Calédonie. Ca donnait à l’endroit un côté suspendu, hors du temps, féerique.

Joren sortit de la cuisine, grand sourire sur les lèvres, portant dans chacune de ses mains, une tasse d’eau chaude. Il proposa toute une panoplie de différents thés. Ils étaient en Angleterre, ne l’oublions pas. Alors le choix, la jeune femme, en avait. Il ne prononça pas un mot pendant de longues minutes, la contemplant tout bêtement. Puis, rapidement, il se rappela de sa question. Lui parler de la grande Révélation … était-ce une bonne idée ? Vraiment ? Elle allait probablement le prendre pour un fou. Parler de vampires, de lycans, de personnes à dons. C’était invraisemblable.

« Ha oui, la Révélation … hé bien, comme vous l’expliquer … c’est assez compliquer en fait. Enfin, je veux dire par là, que c’est assez surprenant et je pensais que tout le monde était au courant en ville. »

Avec tous ces militaires, il était curieux qu’on ne lui ait pas informé de la situation de Bristol. Après tout, on entrait plus comme dans un moulin dans cette ville. Elle était sous quarantaine. Pour en sortir ou pour en entrer, il fallait des papiers, une bonne raison. M’enfin, il n’avait pas envie de jouer la police et l’inonder d’un tas de questions. Elle prendrait peur plus qu’autre chose.

« Je pense que vous avez vu que Bristol est cernée par les militaires … et si vous allez plus aux extrémités de la ville, vous tomberez certainement sur de grands grillages vêtus de barbelets, bordés de militaires et hommes en uniforme. C’est le Ribcage. Un endroit qui ressemble à une sorte de camp de réfugiés. Il s’agissait d’une ville auparavant, appelée Réversa. Elle contenait … des Aberrations et Altérations. Ca ne vous évoque peut-être rien dit comme ça, mais en gros ce sont des personnes différentes de vous et moi. Elles sont … spéciales. En clair, elles ont subis des expériences scientifiques sur leur génome, qui ont mal tourné. Ca les a rendu plus étranges que nous. En sommes, elles se sont transformées en Vampires, Lycans ou personnes développant des pouvoirs surnaturels. »

Gros silence.

Son cœur ne fit qu’un bond. Joren ressenti un élan de stresse intense. Il ne comprenait pas trop pourquoi. Comme si on venait de le dévoiler à nu. Pourtant, il avait comme la vague impression qu’il ne s’agissait pas de son sentiment. Comme s’il ressentait le sentiment de quelqu’un d’autre. Bizarre. Il se sentait con d’avoir déballer ça comme ça. Ca y est, elle le prenait pour un fou. Il passa une main dans ses cheveux, l’air très gêné par la situation. Puis, brusquement, il se leva de sa chaise.

« Ah ! Je sais ! »

Il quitta la jeune femme pour passer une énième fois derrière son bar. Il se baissa pour fouiller vigoureusement dans une boite en carton, puis se redressa de derrière le comptoir, un sourire de vainqueur sur les lèvres. Il revint vers la jeune femme et lui tendit le journal le jour où les médias avaient tout balancé au grand public.

« Voilà, preuve de mes dires ! Et ce journal n’est pas un fake, je suis terriblement nul sur photoshop pour réussir à pondre quelque chose comme ça ha ha ! Mais voilà, la grande Révélation c’est ça. Bristol regorge de Nocturnes et de choses surnaturelles ! On se croirait presque dans un film ou un jeu vidéo. Mais j’peux vous dire que c’est loin d’être aussi amusant … »
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Posté le Mer 17 Jan - 17:54.

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J’avoue que l’invitation du jeune homme n’est pas déclinable très longtemps. Il n’a pas besoin d’insister beaucoup pour que j’accepte finalement de rentrer, au chaud, bien que je n’aie pas d’argent. Je rentre à l’intérieur du bâtiment, et je prends un petit instant pour regarder tout autour de moi. J’aime bien la décoration, c’est cosy. Il m’indique une banquette en cuir, près du feu de cheminé, où je vais m’asseoir. Le jeune homme m’abandonne un instant. Instant où j’en profite pour mieux observer la décoration. Le bois présent un peu partout me rappelle les montagnes où je suis née. Tous les moments passés avec ma famille, ceux que j’ai aimés. Avant que mon oncle ne vienne tout gâcher. Est-ce que Dushkan était vraiment de mèche avec eux ? Je ne le vois tellement pas faire ça…

Le jeune homme du bar me sort de mes pensées en revenant, avec deux tasses à la main. Il sourit, je lui réponds gentiment. Je lui demande alors un peu plus d’informations au sujet de cette fameuse Révélation, prétextant être tout juste arrivée en ville. Il ne me répond pas tout de suite, alors je choisis un thé. Le premier venu, à vrai dire. Je ne suis pas une experte en thé, alors, de là à vraiment choisir… Le premier venu sera très bien. Enfin, j’espère. Il se décide finalement à me répondre. Il semble gêné, et je ressens moi aussi une gêne. Sans savoir pourquoi. Sa gêne me gêne ? Non, je ne sais pas, je n’ai pas l’impression que ce sentiment m’appartient. Je suis sur mes gardes, réservée, mais pas vraiment gênée, moi. Je racle un peu ma gorge, l’air de rien, lorsqu’il dit qu’il pensait de tout le monde était au courant. Comment peut-on être au courant, lorsque les seuls contacts que l’on a avec le monde extérieur, sont là pour… Pour leur plaisir personnel…

Les paroles qui suivent me font peur. Comment vais-je réussir à me cacher, s’il y a des militaires partout ? J’ai des papiers mais… Est-ce suffisant ? Je ne sais pas comment ça se passe, je ne sais rien. Le quoi… ? Ribcage ? Des aberrations et des altérations ? Ah, j’ai déjà entendu ces mots là ! Des expériences scientifiques ? La dernière phrase me donne des frissons. Des lycans ? Des personnes avec des dons ? Je regarde un instant mes mains, mon cœur tambourinant dans ma poitrine. Je reporte vite mon attention sur ma tasse, espérant qu’il ne se doute de rien. Mais… C’est impossible. Enfin… Peut-être que pour eux c’est vrai mais… Comment Dushkan, papa, grand-père, seraient lycans alors ? Nous n’avons jamais été à cette… Reversa. Nous n’avons pas pu subir ces soi-disant transformations scientifiques… Je ne comprends pas tout, mais c’est sûr et certain que je vais essayer de comprendre ça dans les prochains jours. Il faut que j’en sache plus. Je veux comprendre d’où me vient ce don. Nous croyions avoir été béni, enfin seulement les hommes et leur pouvoir lycan, à l’époque. J’ai découvert mon pouvoir que très récemment. Alors je croyais aussi avoir… Je ne sais pas… Je ne sais pas comment réagir devant l’inconnu du bar. J’ai peur qu’il comprenne, qu’il prenne peur, qu’il me dénonce. Il me fait sursauter en se levant d’un coup. Il sait ? Il sait quoi ?! Je le suis du regard, prête à partir en courant, mais il revient finalement avec un journal à la main. La preuve de ses propos ? Photoshop ? Je ne sais pas ce que c’est, mais ça ne doit pas être très important. Je prends le journal dans mes mains, et le regarde attentivement. Il m’avoue que c’est loin d’être aussi amusant que dans les jeux vidéos. J’aurai aimé pouvoir lui répondre que je le savais, que j’avais grandi entourée de lycans mais je ne le peux pas. Je hoche simplement la tête.

« Comment… Comment ça se passe ? Pour eux je veux dire. Les… Aberrations, et les altérations – c’est ça ? Comment se comporte les gens ? Est-ce qu’ils sont tous enfermés ? »

J’aurai encore tout un tas de questions, mais je m’arrête là, posant mes mains autour de ma tasse, pour me réchauffer. Bien que la nouvelle et la peur en découlant m’ont déjà donné un bon coup de stress, de chaud. Mon ventre me fait mal, me rappelant la réalité de ce qu’il vient de se passer. Je crois que le médecin m’avait recommandé du repos, et de ne pas trop bouger. C’est loupé, mais je n’avais pas le choix. Ce n’est pas grave, ça va bien passer… Et puis hors de question de risquer que le jeune homme s’en aperçoive et veuille me ramener à l’hôpital.
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Posté le Lun 19 Fév - 21:16.
Dévoiler un tel événement n’était pas une chose forcément évidente. La ville sombrait doucement dans un chaos indéfinissable. Une ombre obscure planant au dessus des têtes des Bristoliens. Quelques mois plus tôt encore, Joren n’aurait jamais pensé qu’une telle chose puisse se produire. Les vampires, les lycans, les personnes aux capacités extraordinaires … tout ça, c’était dans les comics, les films et les livres ! Pas dans la vraie vie. Et bien si. Qu’on lui dise que les loups garous n’existent pas, il vous rira au nez. Il avait été confronté à maintes reprises aux crocs et aux griffes acérées de ces créatures de l’ombre. La vie n’était plus un long fleuve tranquille et chaque jour était une forme de résilience. Chaque jour, il remerciait Dieu, l’univers ou une forme de puissance invisible, d’être encore en vie. Les tensions montaient en ville. Bon nombre d’habitants voyaient l’arrivée des Nocturnes comme une menace. Ils étaient différents, dangereux et sortaient d’une ville dont l’Etat avait mis tous les moyens pour taire le nom. Alors oui, les Bristoliens avaient raison de se méfier. De gronder leur colère et leur peur.

Sauf que la peur avait tendance à rendre les gens idiots. La peur bloquait les neurones, ne permettait pas la réflexion, le bon sens ou la négociation. Soit elle vous immobilisait, soit elle vous rendez stupide au point de commettre l’irréparable. Et cette peur enveloppait de ses grandes mains fourchues, les Humains et les Nocturnes. Cette peur enlisait la ville, pour la plonger dans une noirceur qui vous rendez malade.

Joren posa le journal sur la table, puis dévisagea un instant la jeune femme. Elle était séduisante, mais en même temps, quelque chose en elle le rappelait à lui. Comme s’il devinait qui elle était, sans vraiment savoir qui elle était réellement. C’était une impression très étrange et déroutante. Un sentiment qui lui appartenait et à la fois qui lui était étranger. Il avait ce ressenti d’appartenir à deux identités distinctes, qui essayaient de ne former qu’un. Elle était paniquée et à la fois intriguée. C’était des sentiments forts et intenses, qui entraient en lui, comme une balle de baseball lancée à toute vitesse.

Le barman se racla la gorge bruyamment avant de reprendre contenance. Il n’avait pas pour habitude d’accueillir des jeunes femmes aussi tard dans son bar. Mais de toute évidence, cette femme dégageait quelque chose de peu commun. Peut-être était-elle un vampire ? Qu’elle utilisait ses charmes pour le séduire et le vider de son sang ? Non … bien sûr que non. Elle paraissait complètement perdue par rapport à la situation qui se déroulait en ville.

« Je ne sais pas exactement ce qui s’y passe. On raconte beaucoup de choses et je ne saurais dire ce qui est vrai. Certains affirment que les Nocturnes passent une batterie de tests et qu’ils finissent par être condamnés à la peine de mort. D’autres disent que le Ribcage est une sorte de camp de concentration pour Nocturnes et Aberrations. D’autres encore soutiennent l’idée qu’il s’agit d’un camp pour rendre apparence humaine aux personnes défectueuses. »

Il se gratta le menton d’un air pensif, puis jeta un coup d’œil au dehors. La neige recouvrait le sol d’un épais tapis blanc. Un silence de plomb régnait sur toute la ville ce soir. Ca faisait longtemps.

« Mais bon, je vous rassure, ce ne sont que des rumeurs ! Je n’ai jamais essayé d’en savoir plus. En fait, je me contente de vivre ma vie normalement. Du moins, j’essaie … ce n’est pas évident quand la moitié de tes amis sont humains et l’autre moitié sont Nocturnes. C’est notre nouvelle vie à Bristol ! Faut juste apprendre à s’adapter, à survivre et à ne pas mourir bêtement. »

C’était une manière ironique de voir les choses. Mais c’était la manière de Joren.

« Mais dites moi … si vous n’êtes pas au courant de ce qui se trame au ville, depuis quand êtes vous là ? Enfin, ça s’entend bien que vous n’êtes pas anglaise d’origine … vous venez de quel coin ? Surement d'un pays de l'Est non ? Y'a que les jolies filles aux accents soutenus qui viennent de là bas. Ca vous donne un côté exotique et ça me donne presque envie de voyager tiens ! »

Un large sourire entailla son visage. Mais cette pensée le rendait triste. Voyager ... il aurait du en profiter tant qu'il en avait encore le pouvoir. Maintenant qu'il était enfermé à Bristol avec un tas de Nocturnes, il regrettait d'avoir autant misé sur ce maudit bar.
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Posté le Sam 24 Fév - 19:45.

Joren & Ljena // Nouveau départ
Sauver ma peau, et mettre les voiles, quand les larmes, sonnent l'alarme, prendre le large et sauver ma peau, se mettre en cavale, ne pas se retourner sur l'animal

Je regarde, inquiète, le journal que le jeune homme a posé devant moi. La peur ressort des témoignages. La peur de l’inconnu. Que connait-on vraiment de ces êtres de la nuit, de la lune ? Que ce que veulent bien nous dire les contes, les histoires surnaturelles. Et ils ne véhiculent que la peur. Je demande plus de détails au barman. Comment ça se passe ? Comment ces altérations – dont je fais apparemment partie – et ces aberrations sont-elles traitées ? J’entoure ma tasse de thé de mes mains, me réchauffant. Mon ventre me fait mal, j’essaie de l’ignorer. Et évidemment, mon don ne fonctionne pas sur moi, ça serait trop simple, hein… J’écoute le jeune homme face à moi qui reprend la parole. Il ne sait pas exactement comment ça se passe, ce qu’il se passe à l’intérieur de ce Ribcage. Il n’entend que des rumeurs. Mais au final… Toutes ces rumeurs font aussi peur les unes que les autres. Aucun ne me réjouit plus que ça. J’ai intérêt à me faire discrète. Je me demande si Dushkan est mort de la main de mes kidnappeurs, ou s’il est mort dans ce Ribcage, tout ça parce qu’il était un lycan… Au fond de moi, j’espère que c’est aucune de ces deux hypothèses, mais je n’en sais rien, et ça me tue.

Je remarque le regard de l’homme vers l’extérieur. Je l’imite, inquiète. Je ne vois personne. Juste le tapis blanc qui est venu recouvrir le sol. Je me demande où je vais dormir ce soir… Avec ce froid… Peut-être connait-il un motel ou quelque chose du genre où je pourrai loger cette nuit, en toute discrétion ? Il va falloir que je lui pose la question. Mais il reprend la parole avant que je ne puisse le faire. Ses paroles me redonnent comme un espoir. Il connait des nocturnes ? Il est ami avec des nocturnes ? Peut-être que je peux lui faire confiance alors ?

« Vos amis sont des nocturnes ? Des lycans ? Des vampires ? Ils ne sont pas tous enfermés alors ? Désolé, j’ai du mal à suivre, et à tout comprendre en fait… »

Il reprend déjà la parole, me demandant depuis combien de temps je suis en ville, pour ne pas être au courant de tout ça. Je me racle la gorge. Je ne sais que répondre. Dois-je mentir ? Il me demande aussi de quel coin je viens, tout en glissant subtilement un compliment sur mon physique. Je souris, tout de même sur mes gardes. Ce petit accent et ces yeux bleus, c’est ce que les clients appréciaient le plus chez moi apparemment… Lorsqu’ils venaient, ils demandaient « l’étrangère aux yeux bleus et à l’accent bandant »…

« Je viens d’Albanie, effectivement. Et j’avoue que mes montagnes me manquent déjà, dans cette ville. Mais j’aime bien l’ambiance de votre bar, on s’y sent bien. Je… Je suis arrivée en début d’après-midi en fait, et je m’y suis très mal prise et du coup, je n’ai nulle part où dormir encore… Est-ce que vous connaissez un motel, ou quelque chose du genre où je pourrais dormir ? »

Je lâche soudain une plainte de douleur, sans le vouloir, tout en me crispant et me tenant le ventre. Je crois que ça ressemblait à une contraction, ce qui ne serait pas étonnant. Je vois le regarde plutôt inquiet de mon interlocuteur, il faut que je le rassure obligatoirement, hors de question de retourner à l’hôpital.

« Ça va aller ! Juste un petit mal de ventre, désolé… »

Je crois que je mens très mal, mais peut-être ne s’en rendra-t-il pas compte, ou alors il n’insistera pas… Au fond de moi, j’ai l’impression de pouvoir lui faire confiance. Mais on vient juste de se rencontrer, alors je ne suis sûre de rien…
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Posté le Dim 4 Mar - 10:04.
L’Albanie. Ca sonnait comme un pays exotique. Joren avait énormément voyagé dans sa jeunesse. Ses parents avaient le goût du voyage, mais son père n’avait jamais eu le temps d’en profiter. Il partait avec sa famille et son ordinateur, restant connecté à sa clientèle quoiqu’il arrive. Après tout, il n’y avait jamais de mauvais moment pour faire de l’argent. L’Albanie. Il n’arrivait pas à visualiser les paysages de ce pays, mais l’accent de la jeune femme lui suffisait à imaginer de grandes montagnes dans un climat aride et sec. Un sourire rêveur se dessina sur son visage, mais rapidement Joren reprit contenance. Son invitée lui indiquait être arrivée en ville en début d’après midi et ne pas avoir eu le temps de trouver un logement. Il devait bien exister un motel quelque part en ville, mais tout ce situait loin du bar. Elle devrait marcher seule dans le froid, pendant de longues minutes, avant de trouver réconfort dans un hôtel. Et à minuit passé, pas sur qu’elle puisse trouver grand chose d’ouvert. Non, Joren n’allait pas laisser cette pauvre créature sans domicile pour la soirée. Il pouvait lui proposer de dormir ici, mais les banquettes du bar n’étaient pas assez confortables pour y passer la nuit allongé dessus. Il réfléchissait un instant et une idée folle vint lui passer l’esprit. Lui proposer de dormir chez lui ? Avec Aidan dans les parages ? Humm … c’était risqué. Mais il ne voyait pas d’autres solutions.

« Les motels sont situés à l’autre bout de la ville et à cette heure-ci je ne suis pas sûr que vous puissiez trouver un taxi pour vous y emmener. Surtout qu’il a pas mal neigé d’après ce que je vois. Si vous y allez à pieds, vous finirez congelée ! Mais j’ai une autre solution à vous proposer. J’habite à deux pas d’ici et je pourrais vous héberger cette nuit. Le temps de vous reposer et de trouver un endroit où séjourner. J’habite en colocation avec un chat et un pote que j’héberge temporairement, ça ne me poserait aucun soucis. »

Son cœur battait la chamade. Ca faisait une éternité qu’il n’avait pas ramené de filles à la maison. Jamais il n’aurait pensé que ce jour arriverait à nouveau. C’était une forme de courage de proposer un tel plan, car la jeune Albanaise pouvait très bien prendre peur ou l’envoyer bouler. Ce genre de proposition, alors qu’ils ne se connaissaient franchement pas, pouvait être très mal prise. Mais curieusement, Joren avait l’impression de la connaître depuis toujours. Le feeling passait bien et bizarrement il avait cette sensation d’être connecté à elle. Comme si leurs regards étaient en fusion permanente. Il décrocha un sourire sur sa gueule d’ange, un sourire qui se voulait sincère et honnête. Il avait trop de respect envers la femme pour lui proposer un plan foireux ou drague à deux balles. Non, c’était vraiment un service rendu, rien de plus.

« Pour vous rassurer, je dormirai sur le canapé avec mon pote et on vous laissera le lit. Le chat risque de squatter, il avait l’habitude de dormir avec moi. Heu … ça va ? »

Elle avait mal au ventre. Joren n’était pas dupe et curieusement, il ressentait un mal puissant lui broyer les entrailles. Il ne put s’empêcher d’exprimer un rictus désagréable sur le coin des lèvres. Cette situation devenait embarrassante et vraiment trop bizarre. Devenait-il fou ? Ces impressions n’étaient pas les siennes, il le comprenait bien … Cette fille devait probablement être une Altération. Mais comment le savoir ? Comment lui poser la question sans être brusque et la faire fuir ?

« Un petit mal de ventre vraiment coriace … je devrais peut-être vous emmener à l’hôpital, vous êtes pâle comme un linge. »

Pour ne pas dire qu’il avait ressenti un mal de ventre terrible, comme il en avait jamais eu. Des coups de poignard dans les entrailles, c’est jamais cool. Mais quand on ne sait même pas d’où ça sort, c’est encore plus flippant. Il la considéra d’un air grave, avant de poser tout naturellement une main sur celle de la jeune femme.

« Ecoutez, y’a un truc qui me turlupine depuis toute à l’heure. J’ai l’impression qu’on se connaît depuis longtemps, qu’on est sur la même longueur d’onde et … je ne saurais pas dire comment, ni pourquoi, mais je crois ressentir ce que vous ressentez. Ca peut paraître fou, voire dingue et je comprendrais que vous me considéreriez comme un taré … mais j’peux pas garder ça pour moi encore longtemps. On m’a parlé des opposés. J’sais pas trop ce que ça veut dire … mais je crois qu’ils sont connectés l’un à l’autre. J’connais même pas votre nom, ni votre vie, et pourtant j’ai le sentiment de vous connaître par cœur. Genre là, je sais très bien que votre petit mal de ventre c’est du mytho. Vous avez bien plus mal que ce que vous prétendez … et ne pas vous emmener à l’hôpital serait pour moi agir comme un connard. On laisse pas quelqu’un respirer la souffrance sans rien faire … »

Ca y est, elle allait le prendre pour un fou. Son cœur battait la chamade. Jamais il n’avait osé se dévoiler avec autant de franchise. Joren était quelqu’un de direct, mais il savait également fermer sa gueule au bon moment. Sauf que là, fallait que ça sorte. C’était tellement embarrassant et bizarre comme situation. Mon dieu, s’il pouvait se faire tout petit, il le ferait.
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Posté le Mer 7 Mar - 15:28.

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J’écoute les révélations du jeune homme en face de moi en ce qui concerne les aberrations et les altérations. J’aimerai en savoir plus, mais il me questionne sur mon pays d’origine, et sur ma date d’arrivée à Bristol, pour que je ne connaisse rien de la situation actuelle. Je reste méfiante, mais je sens que je peux lui faire confiance, sans vraiment savoir pourquoi, alors je lui avoue venir d’Albanie, et être arrivée aujourd’hui même, en début d’après-midi. Je lui confie aussi que je m’y suis très mal prise, n’ayant pas forcément pensé à réserver un hôtel avant de venir, alors je lui demande s’il connait un motel ou quelque chose du genre dans le coin, où je pourrais passer la nuit. Je ne sais même pas avec quoi je pourrais payer ce motel, mais bon, on verra sur le moment venu. Je ne veux juste pas passer la nuit dehors, sous la neige. Le froid j’y suis habituée mais… Je ne suis clairement pas assez couverte, et même chez moi, en Albanie, je ne passais pas toute la nuit dehors… Je n’ai pas le pelage de mon frère pour me tenir chaud, malheureusement. Parfois, il m’arrive de vouloir être comme lui, un lycan…

Le jeune homme m’informe que les motels sont à l’autre bout de ville, et qu’il n’y a certainement plus de taxis à cette heure-là pour y aller. Je commence à me demander comment je vais me débrouiller, lorsqu’il m’annonce avoir une idée. Je le regarde curieusement, mon thé entre les mains. Il me propose alors de m’héberger pour la nuit, chez lui. Je le regarde hésitante. Est-ce un plan pour seulement ramener une fille chez lui ? Est-ce que je peux vraiment lui faire confiance ? Surtout qu’apparemment, il y a aussi un autre homme chez lui, un de ses amis… C’est risqué mais ai-je vraiment d’autre solution ? En tout cas, pour le moment, je n’en vois pas. Etrangement, je ressens encore une sensation qui ne semble pas être mienne. Une espèce d’inconfort intérieur, de gêne. Il me décroche un grand sourire. J’ai vraiment envie de lui faire confiance… Il reprend la parole, mais je l’entends à peine, ma douleur au ventre se réveillant d’un coup. Une contraction. Sans le vouloir, je lâche un petit cri de douleur. Je vois l’inquiétude sur le visage du jeune homme, qui me demande si ça va. J’essaie de prendre un air rassurant, souriant, mais ayant toujours bien mal, tout en l’informant que tout allait bien, juste un petit mal de ventre coriace. Inquiet, il évoque l’hôpital. Je secoue la tête, lui affirmant que ça allait passer.

Je vois son regard inquiet, et je détourne la tête. Je ne sais plus quoi dire pour ne pas m’enfoncer d’avantage. Peut-être comprendrait-il si je lui disais la vérité mais comme je n’en suis pas sûre, je préfère ne rien dire. Je sens soudain sa main sur la mienne, et m’empresse de retirer la mienne. Je ne veux pas de ce contact, je ne le supporte plus. Je pose mes deux mains sur mon ventre, mais je l’écoute sans bouger. Ce qu’il est dit est aussi vrai pour moi. J’ai ces impressions, ces ressentiments bizarres depuis que je suis ici. Je ressens des choses qui ne viennent pas de moi. Je ne comprends pas. Mais lui semble comprendre. Il me parle d’opposés. Je crois avoir entendu parler de ce terme pendant que j’étais à la maison close. C’est… Deux âmes qui sont liées entre elles non ? Je ne sais pas ce que ça implique réellement, mais d’après le jeune homme c’est ce que nous serions ? C’est pour ça que nous ressentirions ce que l’autre ressent ? Il sait que j’ai plus mal que ce que je ne voudrais laisser paraître… Il tient à m’emmener à l’hôpital… J’aurai bien réagit au fait que nous soyons apparemment opposés, mais pour le moment, tout ce qui m’importe c’est de ne pas retourner à l’hôpital… Le regard plus paniqué que ce que je ne voudrais laisser paraitre, je me recule un peu plus dans mon siège, regardant autour pour chercher les sorties possibles au cas où j’en aurais besoin.

« Non, s’il vous plait… Je suis désolée, je ne peux pas vous dire pourquoi, mais je vous jure que je ne dois pas aller là bas… Les médecins ne pourront rien faire de toute façon, il me faut juste… Du repos, et de la patience… Je suis désolée de vous infliger ça, si vous le ressentez aussi… Ça me parait fou, oui, mais… Si les créatures surnaturelles existent… Pourquoi pas ça, les opposés ? Moi aussi je ressens des choses bizarres depuis que je suis ici… S’il vous plait… Pas l’hôpital… Si je peux vous faire confiance, je vous raconterai tout plus tard… Je vous le promets. »
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Posté le Sam 17 Mar - 9:45.
Elle dégagea sa main rapidement, s’enfonçant un peu plus dans son siège. Joren la considéra avec une moue déçue, dubitative. Merde alors … il ne lui plaisait pas ? Pourtant, il ressentait vraiment un truc pour elle. Quelque chose d’indescriptible, un sentiment et une sensation qu’il n’avait encore jamais vécu auparavant avec aucune autre fille. Et pourtant … pourtant elle n’était qu’une inconnue à ses yeux. Ivy lui avait redonné la flamme, mais la jeune femme avait disparu suite à leur soirée mouvementée. Elle lui manquait terriblement. Peut-être qu’elle s’était volatilisée suite à leur agression après la boite de nuit ? Ou peut-être qu’il lui était arrivé quelque chose de méchant ? Il avait passé plusieurs coups de fils, l’avait attendu en bas de chez elle, puis au bout d’une semaine, Joren avait laissé tomber. Il n’était pas un harceleur. Si Ivy avait décidé de couper les ponts, alors soit, il accepterait son sort. Mais au fond, ça lui faisait mal. Et encore plus lorsqu’il avouerait à ses amis que sa liaison avec la « pute de service » était finie. Il voyait déjà Marissa lui dire « je te l’avais dit ! ».

Voyant la panique dans les yeux de la jeune femme, Joren se raidit. Bon décidément ce lien était réel, fort et indéniablement perturbant. Il ressentait absolument tout ce qu’elle pouvait ressentir. La panique l’envahissait et il comprenait que cette idée d’hopital n’était vraiment pas la bienvenue. Alors il n’insista pas d’avantage. Le jeune homme se releva tout en montrant ses mains, comme pour signifier qu’il n’était pas là pour lui faire du mal. Cette femme au passé nébuleux, dégageait tout un mystère à elle seule. Il avait beaucoup parlé ce soir, mais finalement, il savait très peu de choses sur elle. Pourquoi avait-elle quitté l’Albanie ? Pourquoi était-elle aussi peu vêtu au beau milieu de l’hiver ? Quel était son nom ? Et pourquoi montrer cette résistance inutile et cette méfiance alors qu’il faisait absolument tout pour la mettre à l’aise ?

Il aurait pu baisser les bras et lui dire de sortir. De se débrouiller toute seule. Car si elle n’avait pas envie d’aide, il n’était pas forcé de se démener pour elle. Après tout, il était fatigué, Aidan l’attendait et son chat aussi.

« Ok ok d’accord ! Pas d’hôpital … » répondit-il presque vexé par l’attitude inquiétante de la jeune femme.

Joren passa derrière le bar tout en ruminant. Il fallait bien trouver une solution, car ressentir le mal de ventre qu’elle avait, ce n’était pas possible. Il devait bien avoir quelques antidouleurs qui trainaient quelque part. Jarod était le genre de type qui cachait surement ça derrière le comptoir, non ?

« Bon, vu que je ressens absolument tout ce que vous ressentez, j’vais pas vous laisser dans la panade. J’dois bien avoir quelques antidouleurs quelque part … »

Au bout de quelques instants de recherche sous le bar, il trouva une boite de médicaments qu’il brandissait aussitôt en l’air. Victoire ! Il secoua la boite et en sorti quelques gélules. Bon n’y connaissant rien, il valait mieux éviter d’en prendre trop, mais au moins elle n’aurait plus mal.

« Une gélule suffira j’pense … Mais dites moi … Pourquoi avoir autant peur de l’hopital ? Les médecins sont là pour vous aider. A moins que vous soyez une sorte de mutant avec des pouvoirs spéciaux ,qu’on a essayé de faire des expériences sur vous et que vous vous êtes enfui ha ha ! » lança-t-il sur le ton de la rigolade tout en gesticulant d’une manière étrange.

Oui bon … il avait un peu déconné. Mais Joren essayait tant bien que mal d’enlever les tensions et de redonner un brin de sourire à cette jeune femme. La tristesse et la peur envahissaient son visage et bon sang, elle serait tellement plus jolie avec un sourire.
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Posté le Ven 23 Mar - 21:32.

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Il me propose de dormir chez lui, les motels étant trop loin, et peut-être même fermés à cette heure-là. Je ne sais pas vraiment quoi faire. Je crois que je peux lui faire confiance, mais et si je me trompe ? Et en même temps, je n’ai pas vraiment d’autres choix… Je m’apprête à lui répondre, à le remercier de son offre généreuse, mais mon mal de ventre se réveille à nouveau, et il ne fait pas semblant. Une sorte de contraction me fait lâcher un petit cri de douleur sans que je ne le veuille. Le jeune homme s’inquiète pour moi, me propose de m’emmener à l’hôpital. Je le rassure, refusant l’hôpital en lui disant que ça allait bientôt aller mieux, que ce n’était rien. Je sais qu’il est inquiet, je le vois, et… Je peux même le ressentir presque. Il me touche la main, mais j’enlève directement la mienne. Ce n’est pas contre lui, mais je ne supporte plus le contact d’un homme. Pour le moment, en tout cas. J’espère que j’arriverai à en guérir, un jour… Je vois son regard vexé, mais je n’y peux rien… Il reprend alors la parole, abordant un sujet particulier : les opposés. Alors… Ce serait pour ça que j’ai l’impression de ressentir des choses qui ne m’appartiennent pas ? Nous serions… Opposés, lui et moi ? Je ne comprends pas pourquoi, ni comment, je sais que tout ça me dépasse, mais au fond de moi, je sais que ça peut être vrai. Je me sens comme liée à lui depuis que je l’ai rencontré. Cela peut expliquer cette impression de pouvoir lui faire confiance. Il insiste encore pour m’emmener à l’hôpital. Je panique à l’idée qu’il le fasse vraiment, et le supplie de ne pas le faire. Je lui avouerai tout, quand je le pourrais, quand je serai sûre que je peux lui faire confiance. Mais pour le moment… Je veux juste qu’il me fasse confiance aussi, qu’il ne m’emmène pas à l’hôpital.

A mon grand soulagement, il semble me comprendre. Il se lève, levant les mains en signe d’abnégation. Son geste me calme immédiatement, je sens la panique s’évanouir, laissant place au soulagement. La douleur est toujours là, mais elle est supportable. Je vois qu’il ne prend pas super bien mon refus, mais je ne peux absolument pas retourner à l’hôpital, quelque soit son avis. Je le regarde passer derrière le bar sans rien dire, me demandant ce qu’il fait. Des antidouleurs… C’est vrai… Je n’avais même pas pensé à lui, ressentant ma douleur… C’est égoïste de ma part de ne pas vouloir à l’hôpital, du coup, mais… Désolé… Je souris doucement en le voyant brandir la boite d’antidouleurs en l’air en signe de victoire. Il me tend une gélule, tout en me demandant pourquoi craindre autant l’hôpital. Je rigole doucement à ses suppositions. Des pouvoirs spéciaux ? On peut dire ça comme ça, même si ce n’est pas la raison de ma réticence… Je prends la gélule, et l’avale avec une gorgée de thé, puis je reprends la parole pour lui répondre.

« Merci pour les antidouleurs ! Je… » Je soupire. Est-ce que je peux lui dire ? Est-ce que je peux lui faire confiance ? « Des gens me veulent du mal là bas… » Je fais une très légère pause avant de reprendre, clarifiant les choses. « Mais aucune expérimentation scientifique, promis ! »

Bon, la réalité n’est pas mieux… S’il savait qu’il y a tout un clan de mafieux à mes trousses, pas sûre qu’il accepterait de m’aider… Peut-être ne me cherchent-ils pas, au final. Mais j’en doute… Je pourrais leur être néfaste, si j’allais raconter tout ça à la police. Je bois une nouvelle gorgée de thé avant de reprendre doucement la parole.

« Désolé pour tout ça… Je m’appelle Ljena. Merci pour la proposition de rester dormir chez vous, c’est très gentil. »
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Posté le Ven 4 Mai - 23:41.
Elle était belle, même fatiguée. Bon sang, Joren avait le don pour tomber sur des filles à problèmes. Visiblement les antidouleurs passaient bien. Il ressentait comme une sorte de soulagement étrange. Encore cette sensation extérieure, comme si elle ne lui appartenait pas. Ce soir était décidément une soirée curieuse. Il ne pouvait s’empêcher de lui sourire, d’être amical et d’essayer de faire en sorte qu’elle ne prenne pas peur. Petit à petit, il avait cette vague impression que la tension se tamisait.

Ljena. Curieux nom, mais qui sonnait pourtant si bien. Enfin les présentations étaient faites. C’était un petit pas en avant, mais un pas quand même. Joren pouvait comprendre que son invitation puisse paraître déplacée aux yeux de la jeune femme. Après tout, ils ne se connaissaient du tout et dormir chez un inconnu était un part d’incertitude qui pouvait freiner plus d’un. Mais Joren n’était pas ce genre d’homme qui saute sur tout ce qui bouge. Non, il était avant tout serviable.

Il essayait juste de trouver un moyen rapide d’organiser une vie à trois dans un petit appartement de deux pièces. Avec un chat … A force d’inviter tout le monde chez lui, il se retrouverait bientôt avec la moitié de Bristol sous les bras. Cette idée le fit sourire. Mais au fond, Joren savait que cette situation n’était que temporaire. L’ambiance à Bristol finirait par se tasser, Aidan trouverait enfin sa place parmi les gens normaux et tout reviendrait dans l’ordre. N’est-ce pas ?

Il voulait s’en convaincre, mais il suffisait de regarder les infos pour voir que l’être humain était incapable de changer. Les différences n’ont jamais plu. Alors savoir que des vampires ou des lycans peuvent être vos voisins, ça crée tout de suite des tensions. Normal …

« Ok, je ne poserais aucune question sur l’hôpital dans ce cas. Je vois bien que ça te perturbe … oh d’ailleurs, on peut se tutoyer. C’est plus sympa, surtout si tu viens dormir chez moi. »

Les douleurs se dissipaient enfin. Voilà, Joren retrouvait ses propres émotions, son calme olympien et sa bonne humeur légendaire. Il se retrouvait. C’était peut-être ça la solution ? Les antidouleurs ? En prendre pour ne pas ressentir les émotions de son opposé ? Ce lien le travaillait de l’intérieur. Fallait absolument qu’il fasse des recherches là dessus. Ou qu’il trouve quelqu’un qui soit affecté par cette … quoi déjà ? « maladie » ? « état » ? Il ne saurait comment le qualifier. Ljena paraissait fatiguée et Joren n’avait qu’une envie ; rentrer chez lui et dormir. Allez, c’est vrai quoi ! Il avait passé assez de temps dans son bar.

Le jeune homme attrapa sa veste d’hiver et une écharpe. Il n’habitait pas bien loin, mais il attrapa une grosse écharpe en laine et un bonnet que des clients avaient oubliés et les balança à Ljena.

« Tiens, il fait un froid de canard dehors ! Allons nous reposer. Demain est un autre jour, tu pourras prendre le temps de réfléchir et de trouver une solution à ta situation. »

Elle enfila les vêtements chaud, puis après avoir éteint les lumières, les deux jeunes s'éclipsèrent dans les rues glaciales de Bristol.
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