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Joren O'Donnell
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Posté le Sam 30 Déc - 19:17.
10 Décembre

La nuit était tombée sur Bristol. Encore un jour auquel Joren avait survécu. Depuis le jour de l'annonce qui avait fait trembler la terre de toutes parts, le jeune barman comptait chaque jour, tel un survivant. Il avait comme une vague impression d'être en pleine guerre, même s'il se trouvait dans un réel confort, non négligeable. Il ne cessait de penser à Aidan. Comment arrivait-il à gérer toute cette histoire ? Plutôt mal ... vu ce qu'il avait fait quelques semaines plus tôt, il doutait que son ami puisse affronter les évènements à venir tout seul. Alors Joren prenait son courage à deux mains, un peu plus chaque jour. Il essayait de s'investir d'avantage dans sa nouvelle vie. Celle d'un résistant. D'un non conformiste. Le genre d'homme qui vient en aide aux plus démuni.

Il ne s'était jamais senti l'âme d'un héro. Encore moins aujourd'hui. Mais héberger Aidan lui permettait de se sentir mieux. Il avait cessé les jeux vidéos, pour enfin rentrer dans la vraie vie. En fait, c'était bien mieux. Non pas qu'il appréciait l'idée de se faire trancher la gorge dans un coin de rue ... loin de là même ... mais cette adrénaline qu'il avait chaque matin de voir qu'il pouvait se faire prendre la main dans le sac, pour avoir aidé un Nocturne, le stimulait bien plus qu'une partie de jeu virtuel.

Joren essuyait les quelques verres restant, le regard dans le vide. Au travers de la grande bée vitrée, quelques flocons de neige tombaient dans un ciel injecté d'encre noire. Ils paraissaient ralenti par le temps. Il songeait à sa famille, ses amis, Ivy ... toutes ces choses sans grande importance. Quand soudain, un homme entra dans le bar. Joren fronça légèrement les sourcils. Il aurait voulu lui dire qu'il allait fermer dans 10 minutes au vue de la fréquentation de ce soir. Pour ne pas dire qu'il n'y avait personne ... La nuit était bien trop froide pour les touristes et il était bien trop tard pour les locaux.

Il laissa l'homme s'installer. Il le connaissait de vue, mais n'avait jamais su son prénom. Il venait régulièrement commander un sandwich, toujours le même. Mais jamais il n'avait prononcé un seul mot. Il payait et repartait aussi sec. Joren était content de voir qu'au final, il pouvait faire plaisir à quelqu'un rien que par la confection de ses sandwichs. Cet homme ne lui disait rien ... enfin, il tergiversait entre le clodo et le Nocturne. Après tout, il commençait un peu à s'y faire. Les Nocturnes avaient tendance à se comporter bizarrement, par rapport aux humains. Comme si on pouvait lire dans leur yeux "je suis une victime incomprise, sauvez moi".

Joren posa son dernier verre d'un geste ferme sur le zinc. Il se rapproche doucement de l'homme.

- Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ? On ne fait plus de sandwichs à cette heure-ci par contre. Mais je peux vous servir quelque chose à boire ?


Il passa son torchon par dessus son épaule et considéra le client avec toute la sympathie dont il savait faire preuve. Allez, au moins ça c'était une chose qu'on ne pouvait pas lui reprocher. D'être sympa avec ses clients.
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Blerim D. Troshani
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Posté le Sam 6 Jan - 18:45.
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Joren & Blerim



Il marche. Il marche dans les rues de Bristol, sans trop savoir où aller. Comme une feuille qui se laisse emporter par le vent. Perdu dans ses pensées, l'Albanais repense à ces dernières semaines. Et, inévitablement, à ces derniers mois. Ces dernières années même. Cela fait si longtemps que sa vie est devenue du grand n'importe quoi. Qui est-il désormais ? Il ne saurait même plus le dire. Il n'est plus le gamin innocent et bienveillant qu'il a jadis été. Mais, d'un autre, il n'est pas son oncle. Il n'est pas comme lui. Il refuse. Et pourtant... Les faits parlent pour eux. Il a tué tellement de gens. Il a brisé des vies, que ce soit directement ou indirectement. Et ça, ça pèse sur ses épaules. Sa conscience est toujours là, quoi qu'on puisse en penser.

Mais ce qui pèse le plus sur cette dernière, c'est la mort de Drita. Sa petite sœur, qu'il aurait dû protéger. Arbën étant parti, c'était plus que jamais à lui de veiller sur elle, de faire en sorte qu'elle puisse terminer ses études et devenir quelqu'un. S'éloigner de l'emprise néfaste de Dardan. Sauf que non... Il a échoué dans sa mission. Il a laissé son égoïsme prendre le dessus et a décidé de contrarier les plans de son oncle. De faire capoter ce transfert de femmes, parce que soudainement il n'en pouvait plus. Eh bien, il en a payé le prix, il l'a payé cher. Il a perdu sa sœur. Drita. Je suis tellement désolé. Son cœur se serre à chaque fois qu'il pense à la jeune femme. Elle était innocente, elle était la seule à ne pas avoir les mains teintées de sang. Elle n'était pas comme lui, elle était meilleure. Et pourtant, c'est elle qui est morte, et pas lui.

Lorsque les hommes du CAA lui ont dit que sa sœur était morte, le monde de Blerim s'est effondré. S'il était en Angleterre, c'était parce qu'il voulait la trouver. La sauver des griffes immondes des hommes de son oncle, ces fichus trafiquants. Désormais, il n'a plus de but. Il ne vit plus, il se contente d'exister. Après, ce semblant de liberté qu'il a depuis que le Ribcage a brûlé lui a quand même fait du bien, il ne pourrait le nier. Il n'a plus à se soumettre aux expériences des scientifiques, il n'a plus à vivre dans la peur, même si cette dernière n'est jamais bien loin depuis des mois. C'est tout ce que le Balkanique a désormais. La peur. La peur, et la culpabilité qui le brûle de l'intérieur. Impossible de l'effacer, impossible de soulager la douleur. Il ne se pardonnera jamais pour ce qu'il a fait, pas la peine de se mentir. Sa vie ne rime plus à rien, et au final, c'est tout ce qu'il mérite. Souffrir. Autant ne pas se battre, autant subir. Mais la peur, qu'il ne montre jamais mais qui est toujours là au fond de lui, le torture encore et encore. Lui rappelant que si son cœur bat encore malgré tout son chagrin, lui aussi doit se battre.

La neige tombe sur la ville anglaise. Blerim enfonce les mains dans les poches de son manteau, qu'il vient de refermer. Il a froid. Il sait qu'il devrait rentrer chez Cassandra et son père, qu'il y a des règles qu'il doit respecter. Mais il n'en a pas envie. Il est fatigué, fatigué qu'on surveille ses moindres faits et gestes. Et il a juste envie d'être seul avec sa tristesse et ses regrets. Il en a besoin. Relevant ses prunelles cristallines, le lycan aperçoit ce bar où il est déjà venu plusieurs fois. Un verre, il en a bien besoin aussi. Pour se réchauffer et pour noyer son chagrin. Ainsi, le jeune homme se faufile dans le bar vide, allant s'installer à une table. Il tremble de froid, bon sang, il a tellement besoin d'un verre, tout de suite. Se faisant violence pour arrêter de trembler, Blerim attend que le barman se rapproche pour prendre sa commande.

« Vodka. »

Il n'est pas venu pour les sandwichs cette fois-ci - même s'ils sont bons, il faut l'avouer. Et il n'est pas non plus venu pour bavarder. Sans un sourire, Blerim regarde une dernière fois le barman, en espérant qu'il se dépêchera. Même si ses mains sont toujours dans ses poches, il a de plus en plus froid. Ou chaud, il ne sait plus, il a l'impression de brûle. La créature tremble, de plus en plus fort, tandis qu'une panique incontrôlable le saisit et le secoue de toutes ses forces. Il a l'impression qu'il va mourir. Son cœur s'accélère, plus que jamais, il est sûr d'avoir vu sur la baie vitrée du bar le reflet de ces scientifiques qui le malmenaient au Ribcage.

« Je ne veux pas. Non. Je... J'n'veux pas. V... veux pas.  J'veux pas. J'veux pas ! Bordel, j'veux pas ! »

Sa voix, d'abord basse, se fait de plus en plus forte, montant dans les aigus, tandis qu'il tremble comme si un violent séisme le faisait vibrer. Il a peur, les larmes lui montent aux yeux. L'Albanais prend la tête entre ses mains tremblantes, la bouche ouverte, sans qu'aucun son ne sorte cette fois. Il revit ce cauchemar. La réalité semble avoir disparu, le passé récent le rattrape. Et il se rend soudainement compte qu'il ne veut pas souffrir. Et qu'il ne veut pas mourir. Il ne sait juste plus comment vivre.  

« S'il vous plaît... J'veux pas mourir. »


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Joren O'Donnell
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Posté le Sam 6 Jan - 23:05.
Vodka … mais genre de la vodka pur ? Joren fronça les sourcils, circonspect. Finalement il tourne le dos au client pour lui servir son verre. Quand enfin il se décide de lui envoyer ça sur le zinc, le client en question commence à faire un malaise. Il tombe de la chaise et convulse de façon étrange. Il crie des choses insensées. Pris par la panique, Joren ne sait pas quoi faire.

Cette scène lui rappelait sa sœur. Elle faisait souvent des crises étant petite, mais il avait toujours été indifférent. Il se rappelait rester debout, à quelques mètres d’elle, ne réagissant pas. Elle aurait pu mourir à plusieurs reprises si la bonne n’était pas intervenue. A cette pensée, Joren se disait qu’il n’avait été qu’un pauvre idiot. Alors, aujourd’hui, il ne laisserait pas un homme mourir dans son bar. Il courut jusqu’à lui, et posa une main sur son front. Il était brulant. Son visage perlait de sueur et tous ses muscles se contractaient sous l’effort. C’était un homme robuste, qui avait du en baver. Joren ne savait pas trop quoi faire. Alors il lui souleva la tête et attrapa un tissu qu’il imbiba d’eau froide. Il posa le tissu sur le front de l’homme pour faire baisser cette étrange fièvre.

« Vous n’allez pas mourir ! Hé vous m’entendez ? Vous n’allez pas mourir ok ?! »

Il était hors de question qu’il voit la vie s’envoler dans le regard d’un homme. Il n’était pas prêt pour ça, et ne le serait peut-être jamais. Il se sentirait trop responsable. Finalement au bout de quelques secondes, qui paraissait être interminables, la crise s’arrêta. Son souffle et son rythme cardiaque semblaient revenir à la normal. Joren prit une longue inspiration et souffla doucement, pour décompresser. Il aida l’homme à se relever, péniblement, pour enfin prendre place autour d’une table. Il s’en alla rapidement chercher un verre d’eau, puis considéra l’individu d’un regard soutenu et rempli de curiosité.

« Ca va mieux ? Vous m’avez fait une de ces frayeurs … Ce genre de crise vous arrive souvent ? »

Finalement, il prit le risque de s’asseoir juste en face de lui. Son visage exprimait encore la douleur. Il paraissait ravagé par la tristesse et par un manque cruel de sommeil. Mais peut-être manquait-il tout simplement d’énergie.

« Vous devriez boire … et manger quelque chose. Vous avez l’air faible. Tenez … je vous file mon repas du soir. Vous en avez plus besoin que moi. » dit-il en tendant une assiette dans laquelle se trouvait une part de pizza. « Je m’appelle Joren au fait. J’ai jamais su votre nom, alors que vous venez plutôt régulièrement ici. En général je connais le prénom de mes clients régulier, mais vous … jamais vous n’avez dit un seul mot. »

Il le considéra de manière bienveillante afin de ne soulever aucune animosité de sa part. Après tout, il souhaitait en connaître un peu plus sur son seul client mystérieux. Il aurait été trop bête que ce dernier prenne subitement la fuite.
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Blerim D. Troshani
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Posté le Mar 9 Jan - 17:00.
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Joren & Blerim



La peur le déchire de l'intérieur. Sournoise, incontrôlable. Sans qu'il n'y puisse quoi que ce soit, Blerim se voit coincé dans un cauchemar qui n'a que trop duré. Son séjour au Ribcage. Plusieurs mois où on l'avait humilié, manipulé, torturé. Parce que oui, c'était une forme de torture, ça. On l'avait enfermé parce qu'il était né lycan. C'était aussi simple que ça. On s'en foutait s'il était une personne, s'il avait des sentiments, ou simplement s'il avait droit à un minimum de dignité. Bande de monstres. Ils ne savaient que pointer les autres du doigt, alors qu'eux-mêmes étaient encore plus cruels que ceux qu'ils surnommaient "aberrations". Où était donc passé cette humanité qu'ils disaient posséder ? Ils voulaient le torturer, le tuer. Ils voulaient danser sur son cadavre. En riant, et en clamant haut et fort que c'étaient eux les faibles humains.

Le Balkanique a perdu la notion du temps. Sursautant légèrement alors qu'une main vint toucher sa tête, son front, il se laisse pourtant faire, même si son instinct lui hurle de le frapper, cet étranger qui ose le toucher. Ce monstre. Tous des monstres. Sauf qu'il est trop faible pour se battre. Petit à petit, son cœur tourmenté se calme, reprend un rythme plus normal. Le tissu froid sur son front lui apporte une sensation de réconfort dont il avait énormément besoin également. Vous n'allez pas mourir. Ces paroles parviennent à ses oreilles, le rassurent. Quelqu'un lui est venu en aide. Ce n'est pas l'un d'entre eux. Non, cet homme ne veut pas le tuer. Blerim prend alors une profonde inspiration, avant d'expirer lentement. Un léger gémissement de douleur s'échappe d'entre ses lèvres. Il se rend compte qu'il est tombé par terre. Où est-il ? Qu'est-ce qui s'est passé réellement ? L'Albanais est confus, dépassé par les événements. Méfiant, apeuré, l'étrange relève son regard clair et voit enfin l'homme qui l'a aidé : le barman. Il est donc toujours dans ce bar. Il se souvient vaguement d'être entré ici. Bah... Heureusement qu'il l'a fait. Le dos douloureux, le jeune homme finit par se relever, avec l'aide de l'humain. Passant une main sur son front, Blerim ferme les yeux, avant de s'asseoir à nouveau à table. Il n'a plus la tête qui tourne, mais il se sent réellement fatigué. Epuisé. Un lycan à bout. Le barman reprend alors la parole, attirant l'attention du lupin. Ce dernier prend le verre d'eau qu'il lui tend, remerciant le Britannique d'un signe de la tête.

« Mieux, oui... Merci. » - répond-t-il d'une voix rauque. « Ça arrive pas souvent, non. »

Oh, ça fait un moment qu'il sait qu'il ne va pas bien. La peur le ronge, le brûle. Sauf qu'il se fait violence, il respire, et il la contrôle. En réalité, il pensait vraiment pouvoir la contrôler. Sauf que non. Il fallait que ça explose, tel un volcan. Le surplus d'angoisse, de peur, de stress, de tristesse, il fallait qu'il cela explose à un moment ou un autre, tout simplement. Buvant quelques gorgées d'eau, Blerim soupire. L'Albanais passe à nouveau une main sur son front. Il va mieux, oui. Il est de nouveau lui-même. Le barman lui propose alors de manger quelque chose aussi, il lui file même son repas du soir, une part de pizza. Peu habitué à ces démonstrations de générosité, l'homme fronce légèrement les sourcils. C'est vrai qu'il a faim, mais... Et s'il veut l'empoisonner ? Ou... si ce n'est pas le cas, eh bah, c'est son repas. Le lycan hésite pendant encore quelques secondes. Puis il attrape la part de pizza, tout en murmurant un merci presque inaudible. Sans attendre, la créature mords dans cette dernière, affamé. Peut-être que s'il avait pensé à manger, il n'aurait pas fait cette crise, en effet...

Blerim relève ses prunelles vers l'autre homme, qui se présente. Joren. Il le connaissait de vue, mais il ne savait pas comment il s'appelait. Pas bien étonnant, puisque le blondinet venait ici pour manger et non pas pour socialiser. Mais ce soir, il ne voyait pas pourquoi il devrait faire demi-tour sans lui accorder ne serait-ce qu'un seul mot. Ce Joren a été gentil vis-à-vis de lui, alors le moins qu'il puisse faire, c'est de le remercier. Et se présenter, pourquoi pas.

« Je parle pas beaucoup. Mon anglais, pas bon. »

Ce n'est pas totalement faux. Mais ce n'est pas non plus la seule raison pour laquelle il refuse de s'ouvrir. Oh, si seulement Joren savait ce qu'il cache derrière ses yeux clairs... Tellement de ténèbres, tellement de regrets. Tellement de blessures, qui ont fait de lui quelqu'un d'extrêmement méfiant. Et pourtant, le voici en train de parler avec un presque inconnu. Un presque inconnu qui l'a presque sauvé, certes, mais normalement il ne serait pas resté bavarder.

« J'aime tes sandwichs. Seule bonne chose en Angleterre pour moi. »

La seule bonne chose que j'aie trouvé en Angleterre ces derniers temps, qu'il voulait dire. Malheureusement, c'était plutôt vrai. Depuis qu'il a débarqué ici, il n'a eu que des déceptions et de la torture. La parenthèse réversienne lui avait donné un peu d'espoir, mais la Révélation a tout brisé. Il aurait pu trouver son refuge ici, dans une ville où il y en avait d'autres comme lui, mais à la place il avait juste trouvé sa prison, dans le Ribcage.

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Joren O'Donnell
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Posté le Ven 12 Jan - 14:46.
L’homme n’avait pas répondu à la question. Comment s’appelait-il ? S’il ne voulait pas se dévoiler, c’était son droit. Mais depuis la grande Révélation Joren ne savait plus sur quel pied danser. Devait-il se méfier de lui maintenant ? Ou alors laisser tomber et continuer la conversation ? Il opterait pour la deuxième solution. Depuis que tout avait basculé pour Bristol, Joren s’était enlisé dans la merde en fréquentant des Nocturnes, en faisant confiance à tout le monde. Alors pourquoi arrêter maintenant ? Le mal était fait de toute façon. Et s’il lui arrivait un truc moche, et bien tant pis … de toute façon, les habitants de la ville était en sursis. Il suffisait d’un jour pour que tout bascule. Une mauvaise rencontre pour que tout finisse d’un simple croisement de regards. Il n’osait pas imaginer de quelle manière finissaient les victimes d’agression de certaines Aberrations. Il avait vu un Vampire dont les membres avaient été arrachés. Cette image était maintenant gravée au fer rouge dans sa mémoire.

Pourquoi Bristol ? Pourquoi pas une autre ville ? Il se sentait pris au piège. Dire qu’à l’annonce de cette terrible nouvelle, il avait prit tout ça sur le ton de la rigolade. Comme une bonne blague ou l’aventure de l’un de ses jeux vidéo. Mais plus il entrait dans le monde des Nocturnes et des gens aux pouvoirs paranormaux, plus il avait peur. Il avait peur de ne pas tout saisir, de ne pas être à la hauteur. D’être insignifiant et de disparaître pour de bon, sans que personne ne s’inquiète pour lui.

« Je suis bien content que mes sandwichs vous plaise. Mais il existe plein de bonnes choses à Bristol. Vous n’êtes pas d’ici … votre accent … laissez moi deviner. Humm, je dirais des pays de l’Europe de l’Est ! Mais quel pays, ça … je n’en sais rien ! »

Il finit par se lever et retourna derrière son bar. Non pas que la compagnie de l’homme de l’est l’ennuyait, loin de là, mais il avait quand même du boulot à faire. Il se pencha pour ramasser quelques verres, les étala sur le comptoir et commença à les frotter vigoureusement.

« Vous êtes là depuis longtemps ? Enfin, j’veux dire … vous habitez à Bristol ou vous êtes en simple visite ? J’ai entendu dire que des touristes venaient exprès pour rencontrer des Aberrations et Altérations. Je trouve ça insensé … nous, Bristoliens, on est bloqué ici, alors qu’on voudrait partir. Et des gens venu de je ne sais où, viennent exprès ici pour traquer et observer des personnes « anormales », comme s’il s’agissait de bêtes de foires. On vit dans un monde de dingue, franchement. »

Cet homme était étrange. Il paraissait craintif, renfermé sur lui même et son air grincheux ne l’embellissait pas. Mais pourtant, il avait quelque chose d’attachant. En tout cas, Joren espérait avoir assez détendu l’atmosphère avec son monologue pour le décoincer un petit peu. Après tout, c’est lui qui devrait avoir peur … il venait d’assister à une crise étrange.
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Blerim D. Troshani
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Posté le Mer 17 Jan - 22:36.
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Joren & Blerim




Blerim passe une main sur ses yeux fatigués. La panique s'est dissipée, et il ne reste que cette sensation d'épuisement. Fallait-il vraiment en arriver à ce point-là ? Probablement, oui. On parle bien de Blerim Troshani, ou de Dushkan Ujkani, de son vrai nom. Mais, quelle que soit l'identité de l'Albanais, le fait est qu'il garde tout pour lui, hormis lorsqu'il peut déclencher une bonne bagarre. Or, ça n'a pas vraiment été le cas depuis de longs mois. Et, inévitablement, le surplus d'angoisse, de stress et de peur a fini par déborder. Heureusement, Joren était là et lui est venu en aide. Désormais, l'étranger se sent mieux, soulagé. Fatigué, mais mieux quand même.  

Les deux hommes lancent finalement la conversation. Ce n'était pas dans les plans du lycan rester parler avec le barman, mais la situation a changé. Le Britannique l'a aidé, lui a filé quelque chose à manger... Alors c'est la moindre des choses. Ainsi, la créature se fait violence pour ignorer la méfiance qui le domine presque tout le temps. Peut-être qu'il y a encore quelques rares personnes qui ne lui veulent pas forcément du mal, finalement. Néanmoins, le Balkanique hésite encore à lui dévoiler son prénom, même s'il s'agit là d'une fausse identité. Difficile d'oublier ces habitudes si profondément ancrées en lui. Les sourcils du blondinet se froncent légèrement alors que l'Anglais lui demande d'où il vient. Cependant, un petit sourire finit par se frayer un chemin jusqu'aux lèvres de l'ancien trafiquant.

« Albanie. »

Dit-il, avec un maigre sourire en coin. Son pays lui manque, mine de rien. Pas Tirana, la capitale, où il a habité pendant de longues années, histoire de participer à la gestion de l'empire criminel de son oncle ; non, c'est Valbona, le village où il est né, qui lui manque. A Valbona, il a été heureux. La forêt, les montagnes enneigées, le fleuve à l'eau cristalline. La paix, la liberté. Des concepts qui sont devenus étrangers pour lui depuis que son oncle l'a pris sous son aile, voulant faire de lui son bras droit. Le transformer en un monstre comme lui. Le pire, c'est qu'il a réussi, quelque part. Blerim aimerait croire le contraire, mais il sait, il sait qu'il est allé trop loin, qui a tué et blessé beaucoup trop de monde. Y compris Drita. Son cœur se serre, rien qu'à cette pensée. Il soupire.

Derrière son bar, Joren lui demande alors depuis quand il est là, curieux de savoir si l'Albanais habite à Bristol ou s'il est là en mode touriste. Puis il poursuit sur sa lancée, expliquant au lupin qu'il y a des touristes qui viennent exprès pour rencontrer des Aberrations et Altérions. Des surnoms que Blerim déteste viscéralement, au passage. L'étranger finit de manger sa part de pizza, pendant que Joren finit son discours, parlant décidément trop vite pour que son cerveau fatigué puisse réellement capter tous les mots. Cela dit, il a compris l'essentiel. Le Balkanique se racle la gorge, puis il reprend la parole à son tour.

« Je comprends les gens. Les... légendes existent. Sont vraies. Alors il faut... voir pour croire. »

Rien de plus humain que ça, en fin de comptes.

« Moi, j'aime pas ces mots. Aberrations. Le gouvernement est l'aberration. »

Dit-il d'un air pensif, avant de boire une nouvelle gorgée d'eau. Il relève ensuite ses prunelles claires vers Joren.

« J'suis Blerim. Et j'suis aberration. » Il regarde Joren dans les yeux, le toisant pendant quelques secondes. « Tu n'as pas peur ? T'es humain. »

D'autres à sa place ne l'auraient jamais aidé, et encore moins laissé entrer ici. Mais cet humain, lui, ne semble pas raciste. Et là, il doit avouer que ça change des regards lourds de haine et de reproches qu'il s'est habitué à recevoir depuis la Révélation.


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