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 stoned on you. (Perséphone)

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Human for the cause
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Lazarus A. Turner
❝ Human for the cause ❞
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You Gonna Need A Grave
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Posté le Mar 27 Juin - 4:44.
And I'll take a bullet for you right now
We're making this buzz together. You're taking my mind off of the pressure. I'm gone with the wind, high like a feather. © DISTURBED


« Y a pas besoin d'avoir de la cervelle pour être un brave type. Des fois, il me semble que c'est même le contraire. Prends un type qu'est vraiment malin, c'est bien rare qu'il soit un bon ga- »

Et la phrase rencontre brusquement son achèvement.
Et tu ne sauras jamais la fin.
Et tu ne sauras jamais ce qui est arrivé à Lennie.
Et tu ne sauras jamais ce qui s’est passé avec George.
Penaud, navré, tes céruléennes observent le massacre, détaillent méticuleusement les pages déchirées, arrachées, et ou absentes de l’œuvre de l’illustre John Steinbeck, que tu as à tout hasard récupéré des mains d’un vieil homme aigri qui profitait de son après-midi d’hier pour vider son grenier, de choses qu’ils jugeaient encombrantes, inutiles et qu’il s’apprêtait à flanquer aux poubelles. La poussiéreuse couverture de ce roman, Of Mice and Men, a pour une inexplicable raison capté ton attention et tu t’es empressé de t’en emparé lorsque tu as pris conscience du destin funeste qui l’attendait. À un iota près d’être adulateur à toutes matières d’Art, -tu te demandes parfois si ce n’est pas une maladie obsessionnelle chez-toi-, c’est l’esprit en paix, mais sans repos, l’œil curieux, mais pas cupide, que tu as entamé la lecture de cette œuvre issue des années 1930. Et ta frivole lecture est devenue une forme de transe, le récit ouvrant une porte sur un univers te rappelant le grandiose digne d’une pièce de théâtre, pas par la richesse des lignes, mais plutôt par l’aspect simpliste de la plume qui a écrit ces mots qui t’ont emmenés à découvrir une sombre époque où l’Amérique souffrait d’une crise économique sans nom et qui à ce jour tout le globe reconnait sous le nom de la période de la Grande Dépression. Tu t’es laissé violement happer par l’intrigue, l’histoire, les protagonistes et mêmes les sujets traités qui viscéralement t’ont déchaînés et tiraillés en de grandes réflexions morales, philosophiques, éthiques et existentielles. Si près de ressentir la plénitude intérieure, que tu as l’habitude de percevoir que lorsque tu poses les mains sur ta guitare (toujours lost), tes yeux captivés sont tombés sur la phrase inachevée et ta gorge s’est douloureusement nouée lorsque tu as découvert que le reste de l’histoire s’était tout simplement évanouie dans le néant. Plus de pages. Rien. Absolument rien. Froissées. Déchirées. Arrachées. Il n’en reste plus rien. C’vieux croulant sénile à qui tu as choppé ce livre est un assassin et un meurtrier ! Mutiler un tel chef d'œuvre de la littérature Américaine ? C’est aberrant et scandaleux ! Une insulte à ce pauvre Steinbeck qui doit se retourner plus d’une fois dans sa tombe face à un pareil crime !

Prends David Copperfield, exploses lui la tronche de ton shotgun et tu auras exactement la même sensation : la Magie a été tuée ! Oui, parfois, quand tu atteints un tel stade de révolte, tu te demandes si ton amour pour toutes matières d’Art n’est pas une maladie obsessionnelle chez-toi. Froncement de sourcils de circonstance, tu hausses mollement une épaule et t’en viens à la conclusion que non… parce que malgré tes envies de meurtre, tu n’as encore jamais tué personne pour ce mobile. Bless you. Mwah sur ton petit cul d’angelot cornu !

Tu es un rien blasé, parce que tu ne sais plus quoi faire pour passer le temps et patienter. Résigné, tu fourres mister Steinbeck dans le bedon bien rond de ton sac de sport, pour en y extirper paquet de clopes et bouteille de fort. Bâton de nicotine suspendu à tes lippes, tu l’embrases de la flamme de ton Zippo, tires de longues et salvatrices touches, pour laisser s’échapper par tes narines la nuée de fumée secondaire et avaler par la suite de généreuses rasades d’alcool. À l’heure précise où il est possible de voir le médaillon plutonien dans la voûte céleste, à ce moment exacte où le soleil est à quelques heures près d’immerger des entrailles de la terre, tu as installé ton camp d’observation ici et tu y reposes depuis ce putain de début de matinée. Pourquoi t’infliger tout ça ? Parce que tu as fini par en faire une affaire personnelle et qu’au-delà de vouloir obtenir des renseignements sur l’assassin de ta mère, tu veux savoir pourquoi est-ce que cette cinglée de Demoiselle d'Avignon en veut si mortellement à celle qu’il ne faut surtout pas en vouloir. Toucher à Perséphone ? C’est mal. Très mal !

En te fiant au cellulaire que tu as si maléfiquement subtilisé à celle qu’il ne faut pas toucher, à l’usure d’entêtement, d’obstination avec ton maigre savoir en technologie, en épluchant le réseau d’appel dudit cellulaire, tu as su dessiner sur une carte de la ville un périmètre de recherches. Après une semaine à avoir vadrouillé ici et là, tu as finalement découvert ce que tu cherchais : la planque de Kool and the Fangs. Surpris de savoir que le nid des moches se retrouve là, dans le port de Bristol ? Non. Pas trop. Ça explique même comment et pourquoi est-ce qu’ils vous ont embusqué d’une manière aussi soudaine lors de la nuit infernale. Ironique qu’ils terrent leurs culs blêmes comme la lune dans une usine désaffectée qui empeste les relents d’une ancienne poissonnerie ? Ouais. Fucking ironique, qui plus est. T’en as franchement mare de patauger que dans la dèche et les enquêtes dégueulasses ! M’enfin. Pour t’assurer de ce que tu es sûr, à l’aurore, tu t’es pointé et tu as regardé : à l’approche du soleil, Kool and the Fangs se sont enfermés là-dedans pour faire un bon gros dodo.

Là ? Tu attends qu’il soit midi tapant, que le soleil en plein zénith plombe sur la toiture, pour rentrer dans la baraque, apprêter un barbecue à saveur vampirique et extirper des flammes la Demoiselle d'Avignon pour obtenir des réponses à absolument tout ce que tu veux savoir. C’est un projet de grandes ambitions et de grandes envergures. Et maintenant que tu ne sais plus quoi faire de ton temps, puisqu’un vieux grincheux a mutilé Steinbeck, tout ce qu’il te reste à faire c’est de fumer comme une cheminée et boire comme un trou.

Ce que tu fais admirablement bien jusqu’à ce que ta raison ne te devienne que chose obsolète et abstraite. Jusqu’à ce que la réalité ne devienne qu’une vague et floue perception. Oh, ivre petit prince des ténèbres qui brûle sous un soleil de midi, ton ennemi n’est plus le Temps, ni la Mort, encore moins le Sommeil, mais bien que l’Imagination cruelle et assassine qui te rend éternel esclave de sa fantasmagorie la plus langoureuses.

Juchée sur son trône d’argent, de ses trente-deux dents elle te sourit de cette moue libertine qui doucement t’assassine. Plus féline, plus maline, toi, bien suspendu à son fil d’Ariane, plus câline encore que ton Ange du Mal, tu l’as laissé venir troubler le repos de ton âme damnée, pour conserver dans ton crâne de la mort ses saveurs de lubricité et son charme qui te désarme. Veuve noire qui a allumé les nouvelles moires. Tu te laisses doucement intoxiquer par l’ensorcellement d’Éris Livingstone.

L’image se fige. L’image se brouille. L’image se redessine…

Tu la laisses t’approcher, se presser tout contre ton être que tu ne peux empêcher de frémir, ses doigts délicats qui caressent le derme de ton cou, que docile tu lui laisses le droit d’attraper, alors qu’à corps et âme tu ploies vers Elle. Un baiser sur ta joue. Ton cœur tremble et tu as la figure en feu. Se gravent en ton crâne ivre d’Elle, le souvenir de ses lèvres douces, fines et tièdes. Malgré le temps et la distance, il y a toujours cette partie de toi qui souffre lorsqu’Elle n’est plus là et lorsqu’Elle est là : ton cœur près du sien se sent d’autant plus séparé d’Elle.

Te voilà maintenant qui te remémore ce que tu essaies d’oublier : Perséphone Carlton.
FUCK !
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stoned on you. (Perséphone)

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