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 it's gonna be a long night ;; ellis.

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Posté le Lun 26 Juin - 15:03.
it's gonna be a long nightazaellis Ne pas craquer. Ne pas accepter la demande de son frère. Elle ne pouvait décemment pas lui faire ce plaisir. Elle ne pouvait pas accéder à sa requête alors qu’il l’avait abandonnée des années plus tôt. C’était facile de revenir comme une fleur quand il avait besoin d’elle, facile de demander de faire table rase quand tout était de sa faute. Azalea n’était pas coutumière du pardon, encore moins quand la trahison était si grande. Alors quoi, prendre le risque de le laisser mourir alors qu’ils étaient encore en mauvais termes ? Après c’était sur elle que retomberait la culpabilité désagréable. Elle pouvait déjà entendre les petits démons finir chuchoter à ses oreilles « tu n’es pas allé le voir au Ribcage quand il avait besoin de toi et maintenant c’est trop tard ». Et jusqu’à preuve du contraire, elle aurait à vivre avec elle-même pour toujours et elle ne voulait pas mourir sous le poids des remords. Alors quoi, alors lui rendre visite, claquer une bise, découvrir dans quelles conditions épouvantables il vivait ? Parce que, soyons honnête, Lilyan avait beau avoir un nom d’artistocrate, ce n’était pas pour ça que ça valait quelque chose là-bas. Elle ne voyait pas l’intérêt d’aller là-bas. Elle porterait son masque de marbre tout le temps de cette rencontre futile, finirait par rentrer chez elle et pleurer toutes les larmes de son corps dans le plus grand des secrets. Car même s’il l’avait salement abandonnée, même si elle ne voulait plus le considérer comme son frère et même si elle n’avouerait jamais à personne qu’elle l’aimait toujours, elle ne pouvait s’empêcher de vouloir le voir. De vouloir être certaine qu’il allait bien. Et qu’il survivrait… Désir honteux qu’elle devait taire, se rendre dans l’horreur ambulante du Ribcage ne ferait que briser un peu plus cette mascarade qu’elle essayait pourtant de mettre en place depuis de longs mois maintenant.

Après avoir tergiversé de longues semaines, après avoir prié qu’il soit libéré entre temps pour ne pas avoir à faire de choix, elle se positionna finalement. Elle irait le voir. Ce serait un dimanche matin, de ceux où personne ne sort, ou plutôt lorsque les gens bien sont à la messe. Elle irait incognito, sans prévenir personne, sans même rester plus d’une heure. Manquerait plus que l’odeur s’incruste dans ses vêtements. Elle ne s’habillerait ni trop chic, ni trop sobre, de façon à pouvoir passer inaperçue sans toutefois ressembler à une gueuse. L’accès ne pourrait de toute façon pas lui être refusé — elle prétexterait une urgence du côté de son travail d’évaluation, qu’elle devait se rendre impérativement auprès d’une Altération pour obtenir quelques informations. De toute façon, les militaires n’étaient pas très regardants. Il lui suffisait de montrer son badge et tout s’ouvrait sur son passage. Garder le menton haut, le front droit, le regard prêt à harponner quiconque lui poserait une question. Oui, bien sûr, c’était l’histoire de cinq minutes, elle entrait et ressortait, et rien ne changerait à sa vie. Rien du tout.

Elle suivit donc scrupuleusement son plan... ou pas Une boule d’angoisse se formait dans son ventre à mesure que les heures s’égrenaient mais elle ne pouvait repousser sa visite plus longtemps. Elle changea d’avis par deux fois, et finit par repousser cet entretien à un lundi matin. C’était une belle journée, avec assez de vent pour agacer les pans de sa jupe, assez de soleil pour réchauffer son cœur gelé par l’appréhension. Et puis finalement la trouille eut raison d’elle, alors elle repoussa au lundi soir. Az se dirigea la tête haute vers le Ribcage, vers cet endroit putride où elle ne mettrait jamais les pieds si ça ne tenait qu’à elle. Ses talons claquaient contre le béton encore humide de la bruine de la veille et elle présenta, comme prévu, son badge à la sécurité. Pas un bonjour ni un au revoir, rien que le silence respectueux de ceux qui font leur métier. Hochements de tête, battements de cil, acceptation circonspecte du ballet incessant des membres du Conseil qui venaient faire un tour par ici. Puis les grillages, les barbelés, l’impression d’entrer dans un champ de bétail. Les odeurs, aussi, putrides, des corps en décomposition. Si les zombies n’existaient pas, Azalea était persuadée qu’elle entrait directement dans un camp de morts-vivants, car ils marchaient tout en ayant déjà un pied dans la tombe. Parfois elle avait un éclat de pitié pour certains qui n’avaient rien demandés. Après tout, Lilyan n’était ni un monstre ni un paria. Il avait fait l’erreur de s’amouracher d’une bestiole putride, s’était élevé contre les Anges, mais il était humain. Il était pur. Et rien que pour ça, il ne méritait pas de s’attarder ici.

Incapable de supporter plus longtemps l’odeur de certaines ruelles, Az sortit un fin tissu de son sac et le posa sur son nez le temps de faire le tour du bordel — oups, veuillez lui excuser son langage, mais c’était trop pour elle — et de se rendre compte qu’elle était peut-être un peu perdue. Surtout, ne pas craquer ici. Rester digne et froide, comme elle avait l’habitude de l’être. Demander son chemin ? Et prendre le risque de se faire sauvagement attaquer ?! Non merci. Dans le gris de la ville, le hululement de ses talons à la rencontre du sol lui semblait de trop. Elle avait l’impression de réveiller et de déranger tout le monde dans l’éternité du quartier. Ah ! Voilà, c’était à gauche après cette ruelle là… Au moment où elle débarquait sur une grande artère (enfin si on pouvait appeler ça comme ça), que les réverbère s’illuminaient paresseusement – pour ceux qui le faisait encore –, elle percuta quelqu’un de plein fouet. « Veuillez m’excusez pour ma maladresse, je ne vous avais pas vu, marmonna-t-elle. » Son mouchoir lui échappa de la main, s’effondra sur le trottoir en un amas de taffetas désordonné. Elle releva la tête, prête à croiser un regard, les frissons remontant le long de sa colonne vertébrale. Elle se rappela la proposition du garde, un peu plus tôt, de l'accompagner au sein de Ribcage. Elle avait préféré décliner l'invitation ; et s'il découvrait l'horrible secret qu'elle cachait entre ces murs ? Peut-être qu’elle aurait dû accepter, finalement. Elle tenait plus à sa vie qu'à sa dignité.
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Posté le Lun 26 Juin - 19:52.
J'avais comprit quelques jours après être redevenu un vampire que ma vie ne serait pas un long fleuve tranquille. J'avais même fini par espérer que tout ça ne soit qu'un mirage, qu'une peur de me voir à nouveau emprisonner. Le sentiment était resté vague, comme si des situations m'échappé sans pour autant faire autant de bruit. Je réfutais, repoussais tout ça. Je ne voulais pas m'enfermer dans une nouvelle prison, c'était aussi simple que cela. Une peur latente m'avait dès lors lentement rongé. Piégé ici, entre quatre murs de béton dont seul l'air pouvait s'échapper, je tentais de garder à l'esprit que je ne resterais pas ici indéfiniment. Qu'un jour je partirais, qu'un jour je serais à nouveau libre. Condamné à l'obscurité, mais libre. Pourtant, à l'instar de mon retour à une bref humanité, je sentais les choses m'échapper, se perdre avec le temps. Je n'étais pas fait pour vivre ainsi, j'avais longtemps été sage, droit, et aujourd'hui je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Sans doute aurais-je provoqué quelque chose pour me faire enfermé si j'avais su que je ne saurais faire taire ce fragment étranger à mon âme. Sans doute aurais-je fait plus attention. Pourtant, assis à une chaise non loin d'une fenêtre, je regardais les vampires prendre peu-à-peu possessions des lieux, tentant de se donner l'illusion de ne pas être condamné ici. L'humanité revenait à mourir, rester vampire conduirait à une exécution sur le long terme. Mourir, nous n'étions condamné qu'à ça. J'allais passer une nouvelle nuit à imaginer toutes les possibilités pouvant conduire chaque homme présent ici à une mort certaine lorsqu'une femme fit son entrée dans la cours. Les gardes non loin et prêts à tirer au moindre mouvement. Et du mouvement il allait y en avoir. L'humaine avait percuté un vampire. En soit rien de bien extraordinaire si on omettait le fait qu'il venait de sortir de l'isolement après une agression très musclé. En soit, j'aurais pu rester là, regarder la scène se passer, sans bouger le petit doigt, mais un frisson traversa ma colonne sans que j'eusse pu le retenir. Je n'aimais pas ce que cela signifié, je n'aimais pas sentir un lien se renforcer de minute en minute. Je n'aimais pas savoir que mon âme s'était accroché à une humaine. Soupirant lentement, j'avais fini par sortir de ma chaise, m'avançant vers la porte avant de sortir, non sans avoir croisé le regard d'un militaire arrogant. Tuer, je ne le ferais pas, du moins pas tant que je n'avais pas été poussé à bout. Je lui ferais simplement tellement mal qu'il cesserait d'espérer une rédemption pour le reste de sa vie.

Avançant à l'extérieur, je ne pris pas le temps de lever les yeux au ciels pour contempler les étoiles percer l'obscurité de leurs lumières. C'était elle qui m'intéressait plus que tout. Qui était-elle ? Que faisait-elle ici ? Ne jamais la voir n'aurait fait que brouillé mon esprit sans jamais lui donner l'impression de s'enchainer. Ne pas la voir n'aurait pas rendu tout cela si concrêt, si réel. Elle n'aurait été qu'une vague illusion. Mais à présent, elle était devenu réelle, cette nouvelle opposé dont j'aurais pu me passer. Cette âme en perdition, accroché à la mienne. Pourquoi était-il nécéssaire que je sois ainsi traiter ? Pourquoi ne pas me laisser en paix, tranquille, loin de tout ce qui avait bien pu naitre à Reversa. Les oppositions condamné les deux parties. Je la haïssais de s'être présenté ici.

« Dégages. »

Soufflais-je simplement en invitant le vampire à s'effacer. Depuis que j'étais redevenu humain, j'avais perdu toute tendresse avec ceux qui me condamné à vivre avec eux. Si certains pouvaient penser qu'avoir un vampire en opposé était la pire des choses, imaginez un peu l'atrocité d'une éternité sans l'entièreté de son âme. La décadence, la souffrance sans concession, simplement car les lois de la nature ne s'imposait pas ici.

« Loin de moi l'idée d'être désagréable, mais tu n'aurais jamais du venir ici. Je ne veux pas te connaitre, je ne veux pas en savoir plus sur ta vie, je veux te voir disparaître. »

Repris-je à l'intention de la jeune femme. Je savais clairement ce qui nous unissait, elle peut-être pas, et la haine et la colère qui devait à présent monter en elle devait sans doute lui paraitre bien étranger à ses sentiments. Mais l'incompréhension et la peur m'habitaient aussi alors que je n'avais en aucun cas voulu ressentir cela. Nous nous renforcions en rentrant en contact, peut-être qu'en la rejetantant en refusant de la protéger, de lui faire croire que tout irait bien, peut-être que le ressentiment briserait le lien, me libérerait d'elle et de son emprise. Laisses ce lien se briser, ne t'imposes pas… Laisses moi la chance d'avoir un peu de répit dans ma vie, de ne plus vivre en enfer.


 
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Posté le Lun 26 Juin - 20:37.
it's gonna be a long nightazaellis Le quartier des Aberrations. Pas du tout là où elle était censée se trouver, en somme. Là où son cerveau l’avait emmenée car elle ne voulait pas voir Lilyan. Elle ne voulait pas se rendre compte du véritable bordel qu’il avait créé dans leur vie. Il était l’erreur, la seule, dans son parcours impeccable. Aller le voir, c’était trop. Alors elle tournicotait dans les rues, perdue, alors qu’elle connaissait si bien le Ribcage d’habitude… Elle heurta un vampire, emprisonné dans le viseur des gardes qui, à quelques mètres d’elle, contemplaient la rue d’un air morne. L’artère qu’elle allait traverser était sécurisée, et le vampire n’eut pas le temps de s’imposer plus, qu’une voix morne, d’orgue, de morgue, glaçait l’air, arrachait l’oxygène de ses poumons, caressait sa colonne vertébrale. « Dégage. » Un claquement, un ordre, un ruissellement. Azalea se figea, ne pouvant plus respirer. Elle cligna des yeux, plusieurs fois, pour comprendre. Des tentacules de douleur s’enroulèrent autour de sa taille, son cou, ses doigts, fermèrent ses yeux, bloquèrent sa gorge. Tout son être s’enflamma et se glaça au même instant. Son corps était trop petit pour elle, pour ce qu’elle était, elle avait envie de se déchirer la peau, de s’arracher les os, de les briser sur le trottoir pour voir quel bruit ils feraient en explosant. Mon Dieu. Protégez-moi. Pitié. Vous me mettez à l’épreuve ? Encore une fois ? Je vous ai tant écouté. Tant prié. Elle a envie de pleurer. De se rouler en boule dans un coin de la ville, de ne plus jamais bouger, de ne plus jamais ouvrir les yeux. L’homme de rage et de sang se tourna imperceptiblement vers elle, lui hachant menu quelques mots. « Loin de moi l’idée d’être désagréable… » Etonnemment quand les gens commencent comme ça, c’est qu’ils vont l’être. Elle fut incapable de desceller les lèvres pour le lui dire, pour le lui cracher, et pour envoyer avec les mots toute le ressentiment qui bouillonnait en elle. « … mais tu n’aurais jamais dû venir ici. Je ne veux pas te connaître, je ne veux pas en savoir plus sur ta vie, je veux te voir disparaître. » Elle sourcilla, incapable d’aligner trois mots. Reprends-toi. Pourquoi était-ce si douloureux ? Elle aurait voulu faire l’idiote, celle qui ne comprenait pas. Elle aurait voulu fermer les yeux sur ce qui se passait actuellement dans cette artère nauséabonde. Ou plutôt sur ce qui venait de se passer. Mais elle avait beau tout faire, elle n’arrivait pas à être stupide. Son intelligence s’emballait, son 130 de QI ne pouvait laisser ça de côté. Non, ça ne se pouvait. Non. Pas après son frère. Pas après tout ce qu’elle avait vécu. Elle refusait. Et pourtant, elle ne put s’empêcher de vouloir s’ancrer dans son regard, de vouloir s’approcher, comprendre ce fil invisible qui les liait maintenant. L’opposition. Cette sal…eté d’opposition. Reste calme, Az, reste calme. Tout ça n’a rien de grave. Comme le charmant monsieur que voilà vient de te le dire, vous n’avez pas besoin de vous connaître. Tu peux tourner les talons, retourner chez toi, de terrer à ton domicile et ne plus jamais croiser son… son regard. « Ok je vais vomir, menace-t-elle en s’arcboutant légèrement, totalement désorientée. » Ses doigts s’enroulent autour du bras du Nocturne — qu’est-ce qu’elle en a à faire, de ce fichu déchet, elle doit juste… juste reprendre son souffle. Elle eut un nouveau frisson de dégoût quand ses doigts s’enfoncèrent dans le vêtement moisi de son… inconnu. « Et vous allez changer de ton avec moi. Je ne vous permets pas de me tutoyer et je ne veux pas vous connaître non plus. Vous n’êtes ni charmant, ni intéressant. Pour ce qui est de la disparition, je ne voudrais pas paraître méprisante… » (donc elle allait l’être) « …mais vous êtes plus susceptible de disparaître que moi. » Le menace était à peine voilée. Reprenant ses esprits, elle le lâcha et essuya ses doigts sur le bas de son blazer, plissant le nez de dégoût.

Il y avait forcément un moyen de se débarrasser de ça. Le rituel, ça n’annihilait pas ce genre d’idioties ? Le déni. Elle était complètement en phase de déni, incapable de réaliser ce qui se passait en elle. Les soubresauts métalliques de son humeur lui tapaient sur le crâne et elle ne doutait pas de défaillir dans un instant. Encore la faute de Lilyan. Toujours sa faute. Si elle n’avait pas accepté de le voir, s’il n’avait pas envoyé de lettre, s’il ne s’était pas retrouvé coincé dans ce Ribcage nauséabond… Tout cela ne serait jamais arrivé. Elle n’aurait jamais croisé le regard décadent de cet abject personnage et elle ne serait pas là en train de voguer sur une mer déchaînée dans l’espoir de retrouver les morceaux éparpillés de son esprit. Et en plus, ce vaut rien avait l’audace, le culot, la bêtise même, de se frotter à elle ?! C’était mal la connaître. Dardant son regard sur les gardiens de la paix qui patrouillaient dans le coin, elle se demanda s’ils n’allaient pas venir poser des questions. Si elle était eux, elle s’inquiéterait de cet échange apparemment houleux.
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Posté le Lun 26 Juin - 21:28.
Vomir ? Il était évident que la situation ne lui plaisait pas plus qu'à moi, une satisfaction sans doute. Elle posa alors une main sur mon bras, regardant cette dernière presque aussitôt, j'aurais pu lui arracher les doigts des mains si seulement je n'avais pas crains d'en ressentir les contre coups. L'on ne me touchait pas, même humain j'avais une forte aversion pour cela. Elle me demanda dès lors de changer de ton avec elle. Je n'avais pas le droit de la tutoyer, et elle ne souhaitait pas non plus me connaitre. Et puis la menace, soyons honnête, elle m'arracha un sourire. Elle n'avait pas conscience de ce que cela impliqué ? Moi si. Et ça, je pouvait lui dire, lui faire ressentir. Haussant un sourcils en la voyant s'essuyer les mains, je fis un pas vers elle, visiblement menaçant. Elle n'était pas en condition de négocier, pas plus que de prendre l'ascendant, il était certain que tant que je serais ici, je serais en danger de mort, mais elle, elle ne saurait pas rester cette poupée de porcelaine bien longtemps. Pas si j'y mettait mon grain de sel.

« J'aimerais bien voir combien ma mort sera satisfaisante. Une seconde ? Une minute ? Une heure ? Pas plus d'une journée pour sur avant que le vide de mon absence ne consume entièrement ton visage immaculé de princesse. Combien de temps avant que le trou béant qui se formera dans ta poitrine ne te pousse à la folie. Combien de temps avant que la douleur ne te pousse à renier tes propres princes. Combien de temps avant que la chute ne te précipite dans les bas fond de l'humanité dans le simple espoir de retrouver un écho, une âme. »

Une voix calme, qui ne présageait rien de bon. Je n'étais pas foncièrement mauvais, mais je refusais ce lien, et si il fallait que je la pousse à la folie pour ça, je n'aurais que très peu de remord à le faire. J'avais déjà vécu ça. J'avais déjà senti les griffes de l'oublie m'arracha chaque fragment de mon âme. Je saurais le revivre, j'avais su me relever. Elle en revanche. Que ce cachait-il derrière la craie de sa peau ? Si ce n'est une âme prête à se faire consumer. Il serait dommage que les sévices corporel que l'on peut subir viennent entacher sa si parfaite petite vie.

« Tu es dans ma tête, je n'ai aucun respect à te porter. Et je n'ai aucune menace à recevoir de toi. Tu ne connais rien à la sensation transfiguré d'un opposé en souffrance. »

Si elle était partie, je m'en serais tenu à ça. Je n'aurais pas cherché à la dominer, pas plus qu'à lui faire peur. Mais là, elle jouait les grandes dames alors qu'elle n'était qu'une gamine. Elle me jugeait impropre comme tous ces hommes se jugeant supérieur alors que leurs vie n'a jamais tenu qu'à un fil. J'avais en horreur l'expression qu'elle pouvait porter sur son visage, en horreur tout ce qu'elle pouvait communiquer. Mais je n'étais pas en position de faiblesse. Elle n'était qu'un contre temps, qu'un poids pouvant à tout instant me couper de toute joie, de toute liberté. Mais j'étais la même chose. Une menace miroir pouvant se répéter à l'infinie.

« Rhodes tu t'éloignes ou je te descends. »

Souffla alors l'un des gardes pour lequel j'avais le plus de pensé sanguinaire. Me figeant un instant, je jetais un rapide regard en arrière avant de reporter mon attention sur l'humaine.

« Tu as le choix, soit tu me signales et tu comprendras combien l'on peut-être lié une fois que l'on se connait, soit tu le rassures et j'éviterais de provoqué l'isolement. »

Et la joyeuse séance de torture qui peut aller avec. Tu ne dominais pas ce match, loin de là. J'étais en tête, en amont de tout ce que tu pouvais penser. Et si je réussissais à nous briser mutuellement, peut-être que notre opposition céderait aussi. Après tout, rien n'avait tenu à mes différents changement de statut. Je trouverais bien un moyen de l'éradiquer de mon cerveau avec une précision chirurgicale.


 
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Posté le Mar 27 Juin - 0:08.
it's gonna be a long nightazaellis« J'aimerais bien voir combien ma mort sera satisfaisante. Une seconde ? Une minute ? Une heure ? Pas plus d'une journée pour sur avant que le vide de mon absence ne consume entièrement ton visage immaculé de princesse. » C’était un compliment ça ? Sinon ils avaient tous un problème avec la mort ou quoi ? Un bon petit Rituel pour toutes les Aberrations de ce quartier en pleine décadence et tout irait pour le mieux, non ? « Combien de temps avant que le trou béant qui se formera dans ta poitrine ne te pousse à la folie ? Combien de temps avant que la douleur ne te pousser à renier tes propres principes ? Combien de temps avant que la chute ne te précipite dans les bas-fonds de l’humanité dans le simple espoir de retrouver un écho, une âme ?  — Eh ça va Baudelaire ? » Il essayait de la jouer Matrix ? Tout ce stress commençait à monter à la tête d’Azalea. Et elle n’était pas connue pour sa patience. La nébulosité de ses propos l’agaçait, surtout avec cette voix. Il voulait jouer au méchant ? Elle en connaissait un bon paquet et il ferait moins le malin face à eux. « Tu es dans ma tête, je n’ai aucun respect à te porter. » Ah donc il refusait catégoriquement le vouvoiement, très bien. « Et je n’ai aucune menace à recevoir de toi. » C’était mal connaître le petit bout de femme qu’il avait en face de lui. « Tu ne connais rien à la sensation transfigurée d’un opposé en souffrance. » Oh, chaton, elle allait défaillir. Pauvre petit qui connaissait bien mieux la douleur qu’elle. Elle ne comprenait pas ce qu’il cherchait. Lui montrer qu’il était plus vieux qu’elle ? Suffisait de regarder son visage meurtri par les années qui passaient pour vérifier ça. Lui montrer qu’il avait plus d’expérience ? Certainement, car elle venait avec l’âge. Lui montrer qu’il connaissait la souffrance, la vraie ? Il n’avait aucun conseil à lui donner. Azalea ne comprenait pas la tournure des évènements. Elle tombait sur un vieux chelou dans un quartier qu’elle n’avait pas l’habitude de fréquenter (voire même pas du tout, grands dieux) qui essayait de… de quoi, en fait ? De la rabaisser ? De la dominer ? Un chien n’essaye pas de dominer un tigre, d’habitude. « Rhodes, tu t’éloignes ou je te descends. » L’ordre claque entre eux et c’est comme si elle le prenait en pleine figure. Son souffle se débloqua et elle tenta de reprendre pied dans la réalité. Alors il avait Rhodes pour nom de famille. Déjà une pièce du puzzle à garder bien précieusement. Ils ne s’étaient vus qu’une fois. Une fois pour s’éloigner, pour changer de pays, se passer au détergent, ne plus jamais penser à ses yeux d’encre sur elle. Prendre ses jambes à son cou, se retourner, partir, quitter ce quartier, ne plus jamais ni revoir Rhodes, ni Lilyan, ne plus voir personne, s’enfermer dans sa chambre et oublier que les Opposés existaient vraiment. « Tu as le choix, soit tu me signales et tu comprendras combien l’on peut être liés une fois que l’on se connait, soit tu le rassures et j’éviterai de provoquer l’isolement. » Woh, attendez, mettons stop une petite seconde. Il essayait de la faire chanter là, on est d’accord ?! Az n’aimait pas ce type mais de là à expérimenter ce lien avec un peu plus de profondeur… Elle n’était pas motivée pour le moment. En une seconde elle réalisa qu’il était venu à sa rencontre, donc qu’il n’habitait pas loin. « Tout va bien, Rhodes est un sacré coquin quand il s’y met, pouffa Azalea en posant la main sur son horrible épaule pour simuler un semblant de connivence. » Elle crut mourir l’espace d’un instant – mon dieu elle venait de toucher une Aberration – et coupa court en un instant pour aller récupérer son mouchoir tombé au sol quelques instants plus tôt. « Ne vous dérangez pas, je vais le raccompagner chez lui et il sera sage comme une image, n’est-ce pas ? » Le ton miel, la chaleur feinte de la voix, voilà des années qu’elle le maîtrisait sur le bout des doigts. Ça l’avait plusieurs fois sortie de l’embarras.

Une fois persuadée que le garde, revenu à sa place, ne s’en prenne pas à… cette chose qui lui servait d’Opposé, elle dut trouver une pirouette pour se sortir de cette rencontre bien embarrassante. « Bon, tu essayes de faire le grand sage, mais ça va se terminer  tout de suite, souffle-t-elle. Tu peux arrêter les grands palabres, les diatribes de cinq minutes, ça ne marche pas avec moi. Monsieur le vampire ne me fait pas peur et de toute façon, nous ne nous reverrons pas. C’était très agréable, mais ça s’arrête maintenant. Juste trouve un moyen de ne pas te faire exploser la cervelle, ça m'arrangerait. » Elle y croyait à moitié à ce qu’elle racontait. Les effets secondaires semblaient terribles. Elle en voyait passer à l’Arthémia, des camés de leur opposé. A jamais liés à une Aberration, ils venaient chercher un brin de réconfort dans sa propre structure. Mon dieu, elle allait finir là-bas comme toutes ces pauvres filles et ces pauvres types. L’angoisse. L’horreur. Le cataclysme. Et un vampire. Elle ne se serait pas accomodée d’un lycan non plus, remarquez. Mais au moins un spectre, ou un humain à don… Quelque chose dont elle n’aurait pas eu à avoir honte… Bon ça allait encore qu’il ne souriait pas beaucoup, au moins il pouvait cacher quelques secondes son sourire… Bon sang, bon sang, bon sang… Et c’était quoi, ces étincelles qui papillonnaient encore devant son regard ? Les jambes en coton, le cœur au bord des lèvres, elle ne rigolait pas quand elle disait qu’elle allait vomir. C’était censé faire ça, l’opposition ? Personne n’avait jamais rejeté le lien ? Elle ne pouvait pas vivre avec les tentacules noires et désagréables de ce type dans l’esprit. Et ça n’entraverait pas sa position hiérarchique au sein du Conseil ? Oh non. Elle ne pouvait pas garder ça. Elle allait devoir s’en débarrasser, par un moyen ou un autre.
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Posté le Mar 27 Juin - 1:56.
Elle jouait les grandes, mais c'était loin d'être le cas. Elle voulait ne pas avoir peur, pourtant elle se laissait avoir, elle prit ma défense, un bon point avant de chercher à me ramener chez moi. Hors de question. Je n'allais pas ramener quelqu'un comme elle dans un endroit privé. Je pourrais salir. Le simple contact entre nous la dégouté au plus au point, ce qui était loin de me déplaire, si ce n'est que j'avais moi aussi la tête sensible à la gravité terrestre à présent. Elle ne voulait pas me revoir, un bon point, même si je craignais que la connexion soit à présent bien trop présente pour être ignoré. Quand à la suite de ses mots… Je doutais fort de m'en sortir vivant entre nous. Soit je fuyais, sois je mourrais, mais je ne redeviendrais pas humain. Autant retrouver la mort que d'y être soumis à nouveau. Nous étions à l'angle d'un bâtiment, je n'avais pas plus envie de coopérer qu'elle, nous étions donc sur la même longueur d'onde. J'aurais préféré pouvoir mettre fin à tout cela avec suffisamment de violence qu'elle ne revienne plus, mais je n'étais pas certain de pouvoir rompre un lien comme celui-ci. Je le voulais, je l'espérais, mais j'en doutais. Dans le fond il suffisait de faire d'elle une reine des glaces et annihiler tout sentiment venant de sa part. Simplement… Je refusais de m'enchainer à nouveau à quelqu'un qui n'arriverait pas à comprendre que c'est la méfiance qui me rendait ainsi. J'aurais aimé ne jamais redevenir humain, continuer à exercer la médecine, à sauver le monde en étant pourtant un vampire. J'aurais voulu traverser le monde, continuer à voir la vie avancer. Baissant un instant les yeux, mon visage se ferma, reflétant durant quelques instants une nostalgie brulante et douloureuse. Une nostalgie que je ne voulais pas qu'elle ressente, pas plus que l'amour que j'avais un jour ressenti pour mon opposé. Les sacrifices que j'avais fait pour elle, pour ne pas la priver de son monde. J'avais tout perdu pour elle, même elle. Elle n'était plus dans ma tête, elle ne pouvait plus rien combler. Fermant les yeux, je me repris, plus calme sans doute, pas moins belliqueux et mauvais à son égard, mais plus calme sans doute.

« Alors pars, ne cherches pas d'excuses pour rester ici. »

Déclarais-je d'une voix blanche avant de lui expliquer pourquoi malgré le dégout qu'elle éprouvait, elle était toujours là.

« Notre opposition rend la présence de l'autre apaisante même si cette autre personne est une déficiente mentale et sans la moindre intelligence sociale. »

Venant de la personne qui l'avait chassé en premier je trouvais ça en effet déplacé, mais le fait est que je ne vomissais pas à son contacte. Les êtres humains étaient faible, mais c'était un fait. Je n'allais pas lui reclaquer au visage, pas comme elle avait su le faire. J'avais eu une personne douce, compréhensive avant, même si je détestais tout ce que ce lien représentait, je détestais encore plus les personnes de son espèces qui faisait de la vie des miens, un enfer. Elle ne valait pas mieux que les pires assassins de ce monde. Si la nostalgie avait sur me prendre un instant, ce fut alors un profond dégout qui prit peu à peu place. Je ne voulais pas d'une opposé, pas plus d'une âme pour m'approcher. Alors une idiote dans son genre, je pourrais m'en passer.

« Une inconsciente comme toi n'a rien à faire ici. »

Si ce n'est chercher la mort. J'étais redevenu mauvais et menaçant. Elle m'agaçait, mais ce qui m'agaçait le plus était cette nausée qu'elle rencontrait. M'écartant du mur je désignais ce dernier du visage avant de reprendre.

« Ô fais-moi le plaisir de vomir. »

Avant que je ne perde patience et que je la fasse vomir moi-même. Je n'étais plus humain pour éviter ce genre de désagrément, comme je n'étais pas assez stupide pour mordre un elfe ou un spectre. J'avais l'avantage de l'éternité et de la santé, ce n'était pas pour croquer ce que je n'allais pas digérer et qui allait me mettre plus bas que terre pour une goute de sang.


 
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Posté le Mer 28 Juin - 0:07.
it's gonna be a long nightazaellisTandis qu’ils se soustrayaient à la vue du garde en passant à l’angle de la rue, Rhodes changea brutalement de comportement. « Alors pars, ne cherche pas d’excuses pour rester ici. » Ce n’était plus de l’agacement. Ça n’avait rien à avoir avec le sentiment de violence qu’il voulait insuffler à ses propos. Ça ressemblait à… de l’abattement. Bonne nouvelle : Azalea n’avait pas d’empathie pour les gens de ce genre-là. Mauvaise nouvelle : une saleté de lien qu’on appelait l’opposition essayait de lui mener la vie dure. Sa gorge se noua. Mais ça n’avait absolument rien à voir avec le Chico Vampiro qui se trouvait devant elle, bien sûr que non. Elle était tout simplement triste car elle rentrerait chez elle, sans revoir son frère… bien sûr. « Notre opposition rend la présence de l’autre apaisante même si cette autre personne est une déficiente mentale et sans la moindre intelligence sociale.  — Oh, je suis ravie de voir que tu as enfin un minimum de clarté sur ce que tu représentes, souffla-t-elle, même plus outrée par ce petit jeu. » Seule une grande lassitude s’emparait d’elle, broyait son cœur en petits morceaux. Malgré tous les stratagèmes mentaux qu’elle essayait de mettre au point, elle ne voyait qu’une seule issue à cette drôle de position, et elle ne lui plaisait pas du tout. Déjà parce que s’il passait le Rituel, ça signifiait être en très très mauvaise posture et devoir ressentir tout ce qu’il allait ressentir. Autant dire que même si elle s’en plaignait assez, ça n’aurait rien à voir avec ses menstruations comme douleur. Et ensuite parce que s’il refusait de s’y soustraire, il faudrait prendre des mesures beaucoup plus drastiques. Qui ne l’enchantaient pas plus. Elle pourrait voir pour mettre le dossier de ce Rhodes sur le haut de la pile à traiter. Peut-être que pour une fois, le destin lui serait un peu plus favorable.

« Une inconsciente comme toi n’a rien à faire ici. » Elle passa sur le terme emprunté. Ils n’allaient pas continuer à se battre comme des chiffonniers, elle valait beaucoup mieux que ça. Peut-être que c’était son passe-temps préféré dans cette antre de la mort, mais elle avait d’autres choses à faire en cette soirée déjà bien assez désagréable. Alors qu’elle allait elle-même mettre de l’eau dans son vin, elle sentit l’impression tenace de malaise lui remonter à la gorge. Elle n’était pas certaine de sa provenance. Etait-ce la magie, ou quelle que soit la substance à l’origine de cette opposition, qui la mettait si mal ? Ou juste l’idée, qui lui provoquaient ces haut-le-cœur ? L’idée d’être ainsi liée à un vampire. Az’ aurait pu se demander une minute ce qu’il ressentait lui, mais préféra laisser ça de côté. Les émotions encombrantes et embarrassantes émanant de lui arriveraient bien assez tôt pour qu’elle ne se pose pas tout de suite de questions. Mon dieu, elle allait vraiment tout ressentir ? Autant elle avait toujours éprouvé une certaine fascination morbide pour ce genre de lien atypique, autant elle n’avait jamais vraiment désiré l’expérimenter. Alors c’était ça, que Lilyan avait vécu ? Avec un Elfe. Elle aurait préféré mille fois tomber avec un elfe. Et ils pouvaient toujours courir pour qu’elle se mette à ressentir de la pitié pour les Nocturnes. Jamais elle ne changerait de bord. Ce serait totalement en contradiction avec ce qu’elle était, représentait, voulait insuffler. De quoi aurait-elle l’air, à l’Arthémia ? « Oui, je suis liée avec un vampire et tout va pour le mieux. » NON. Rien n’allait. Rien n’allait et tout son monde était en train de s’effondrer. Les mécanismes que sa mère lui avait appris à ériger se mettaient lentement en place. Retenir le flot d’émotions. Retenir les larmes, la tristesse, la colère, le désarroi, l’angoisse. Retenir une avalanche d’émotions qu’elle ne pourrait pas contrôler en public, souffler, et simplement se contenter de sourire. Car tout le monde aimait les sourires. Tout le monde croyait aux sourires. Tout le monde se cachait derrière cette fausse façade. C’était plus simple, de ne pas essayer de chercher, de ne pas creuser, de ne pas passer au travers de la mascarade de la société. Et quoi, l’Aberration ressentirait toutes ses terreurs nocturnes ? Toutes ses angoisses latentes ? Cela ne se pouvait. Elle ne pouvait pas partager ça. C’était son jardin secret, ses émotions à elle, il n’avait aucun droit ! Le dégoût laissa place à la colère, au sentiment d’injustice, à la répulsion qu’elle essayait de contenir en elle depuis le début. Exacerbée par celle qui provenait de Rhodes lui-même, elle menaçait de la faire chavirer. Car oui, lui aussi en rajoutait avec ses propres sentiments. Qu’il les garde ! Qu’il les enferme dans le coffre qui lui servait de cœur et qu’il s’en aille. Il lui aurait suffit de ne pas venir voir son frère… Tout était de sa faute. Comme d’habitude.

« Oh, fais-moi le plaisir de vomir. » Ces mots la raccrochèrent à la réalité, l’ancrant bien précisément à cet endroit où elle se trouvait. Tout autour d’elle vrombissait d’un éclat nouveau, chantait les couleurs et naviguait les odeurs. La ruelle un instant trop étroite, devenant trop grande. Elle était trop petite, trop minuscule. Elle n’avait pas l’habitude de voir les mots des autres l’atteindre. Azalea était belle, forte et fière. Jamais les insultes des autres n’avaient su fissurer son armure. Ca ne pouvait pas commencer maintenant. Elle ne l’accepterait pas. Elle ne lui laisserait pas de place. Barricader tout, fermer tout, couper tout. La souffrance viendrait. La dépression, les problèmes psychologiques, la violence, les angoisses, tout ça, elle connaissait. Elle ferait face. Il se moquait d’elle car il ne voyait que l’écrin rachitique de chair dans lequel son âme s’épanouissait. Az’ savait qu’elle était assez forte pour survivre. Pour surmonter ça. Pas la première épreuve. Pas la dernière non plus. O, fais-moi le plaisir de vomir. Rien que pour ça, elle ne le ferait pas. Se plier à ses désirs ? Et puis quoi encore. Ils étaient déjà bien assez dans l’embarras comme ça.

Ca va ils étaient déjà dans l’embarras comme ça. Elle en avait vu des pires, va. « Je vais juste m’éloigner de cet endroit. » Elle eut envie d’ajouter quelque chose, comme « ce fut un plaisir de te rencontrer » mais déjà ce serait mentir et ce serait ajouter de l’huile sur le feu. Elle qui était si bavarde par nature n’avait, semble-t-il, plus rien à dire. La jeune femme n’aurait jamais cru tomber sur quelqu’un qui lui couperait enfin la chique. Encore moins quelqu’un qu’elle n’aimait pas. Constatant que la nuit avait déposé son drapé sur la ville, elle se demanda un instant par où elle était venue. Tout paraissait si… étrange. Comme si ses yeux étaient mal réglés. Ou qu’elle avait toujours eu besoin d’une paire de lunettes et qu’elle ne s’en rendait compte que maintenant. Trouver son chemin. Ne pas demander d’aide à l’odieux Rhodes. Rentrer chez elle, se jeter sous sa couette et ne plus jamais en ressortir. Bon programme. Elle chercha quelque chose de convaincant à dire, mais l’opposition avait eu raison de toutes ses défenses.
Azalea était juste lasse. « Ce fut une rencontre très enrichissante. J’imagine que la prochaine fois que l’on se reverra, tu seras redevenu humain. Je ne t’importune pas plus. »  Elle préféra ne pas s’étaler sur le Rituel et sur le Ciel et la Terre qu’elle remuerait pour le lui faire passer. Hors de question que son Opposé reste dans cet état. Elle au moins allait bien s’occuper de lui.
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Posté le Dim 23 Juil - 0:19.
Ses traits d'esprit étaient risibles, elle n'était qu'une enfant voulant retourner mes propres mots. Bien, je n'irais pas plus loin dans son jeu, après tout elle était visiblement la plus dégouté des deux et je n'allais certainement pas lui rendre la vie plus simple. Les choses auraient sans doute pu mieux se passer si elle n'était pas si sotte, mais le monde n'était pas parfait et je ne voulais pas d'un nouveau boulet à mes pieds. Je pouvais sentir son esprit s'activer, en vain, elle serait bientôt piégé dans la réalité de tout ça. Elle, douce petite humaine, allait voir sa vie s'entacher d'un vampire. Et la vie n'avait guère de sens lorsqu'elle était aussi sali n'est-ce pas. « Tes défenses sont ridicules. », finis-je par souffler alors qu'elle tentait de se reprendre. Elle n'avait rien à faire ici. Et lorsqu'elle commença à avoir des nausées de plus en plus forte, il me fut presque impossible de ne pas la prier de vomir. Elle était déjà suffisamment risible comme ça, inutile d'en rajouter. Mais non, elle était fière bien trop sans doute pour que les choses tournes dans son sens. Elle préféra donc tirer sa révérence, très bien, je n'y voyais aucune objection dans le fond, elle était libre de ses mouvements non ? Plus vraiment à présent que nous allions nous appeler sans cesse.

« Fais attention sur la route. »

Déclarais-je simplement. Elle pourrait tomber sur un vampire ou deux en voulant à sa carotide. Ces derniers mots m'arrachèrent un sourire que je ne pus réprimer. Elle espérait donc en finir ainsi ? Autant lui dire la vérité alors, planter un premier couteau dans ses espoirs. Lui faire réaliser que non, elle n'aurait guère ce qu'elle souhaite et ce quelque soit les moyens. J'avais déjà cédé à l'affection, je n'allais pas céder aux menaces. Pas plus qu'à son simple désire de voir les choses avancer dans son sens. J'avais désiré redevenir vampire après avoir eu la possibilité d'être libérer d'une soif éternelle, et je n'allais pas imposer à mon corps une nouvelle sentence.

« Je ne souhaitais pas entacher ta soirée à ce point, mais j'ai déjà passé le rituel, et l'humanité n'était définitivement pas ma tasse de thé. Si l'on se revoit, les choses n'auront guère changé. »

J'avais déjà été brisé, je ne pourrais pas l'être à nouveau. J'étais tombé bien trop bas. Et le sentiment que j'avais ressenti en redevenant vampire avait été bien trop puissant pour être oublié et ce même si le chaos avait bercé mes premiers jours. La sécurité, la facilité à revoir le monde sous le moindre de ses aspects. J'aurais pu payer très cher pour avoir à revivre ça. Humain, j'étais aveugle, faible. Comment pouvait-on vivre ainsi ? Dans la souffrance d'un avenir incertain. Ici au moins les choses serait sans doute plus simple. Plus facile. Si elle souhaitait s'attacher à quelqu'un d'autre, il lui suffirait de me tuer et de prier pour devenir un vampire ou un lycan elle-même. Cela ne lui laissait pas beaucoup de choix. Et j'en étais presque ravi. Tout comme j'étais ravi de voir son sourire faner lorsqu'elle comprendra que je suis loin d'être ignorant.


 
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