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 Lift me up † Sofia

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Posté le Dim 25 Juin - 23:39.
Ils étaient venus à plusieurs, pour décrocher.
Décrocher du vide intersidéral qui dormait entre les deux oreilles de leurs collègues.
Décrocher du stress, ce poison interne qui bousillait leurs nerfs et tuait leur sommeil.
Décrocher du trop-plein, des dossiers jamais bouclés, des coups de téléphone en rafale.
Décrocher.

Un peu de MD fondue sous la langue, et voilà déjà plus de deux heures qu'ils s'étaient noyés dans une foule parfois compacte, parfois clairsemée. Les allées et venues de l'intérieur à l'extérieur, l'odeur de clope omniprésente, la bière qui faisait coller leurs semelles au sol rugueux, la musique qu'ils n'entendaient plus seulement mais qu'ils pouvaient voir de leurs pupilles dilatées, saoulaient celui qui avait abandonné identité et contrôle en début de soirée. Il y a encore dix ans, jamais il ne se serait autorisé ce genre d'incartade. Obsédé par l'idée de tout maîtriser, par sa réputation en devenir, son éducation rigide, et par son incapacité à lâcher prise, il avait maintes fois résisté aux sirènes de la tentation, dont certaines étaient même inspirées par sa propre femme. La mort de celle-ci avait changé beaucoup de choses. Depuis un an, il commençait à vivre autrement. Ses habitudes avaient changé, dès qu'il avait déménagé au profit du centre-ville. Il s'était redécouvert un appétit de vivre, celui que tous les endeuillés connaissent. Après l'épreuve du survivant, les mille et une questions restées sans réponses, étaient venu le besoin pressant d'exorciser les démons dans la sueur, la danse et l'alcool, dans la drogue douce et le sexe triste.
De ses bras tenaces, il enlaçait sa meilleure amie, la seule femme qui se savait protégée à jamais de ses foudres et de ses colères, de sa violence comme de ses rancoeurs. La silhouette ronde et voluptueuse de Talia pressée contre son torse, il maintenait son abdomen de deux paumes possessives, pour la protéger du regard des mâles alentours. Aucune agressivité ne planait dans l'air. Les basses puissantes shootaient l'assemblée, et pas l'ombre d'une bagarre ne risquait alors d'éclater cette nuit, il en était persuadé. Contre lui, elle ondulait, provocatrice. Avec une autre, il aurait immédiatement songé à l'ambiguïté évidente qui découlait d'un tel contact. Pas avec elle. Son bassin suivait ses reins avec une application que personne n'aurait pu lui dénier. Sa mâchoire plaquée contre son oreille, les paupières closes, ils s'abandonnaient ensemble dans un mouvement commun, une danse lascive et animale à la fois. Il n'y avait rien de sérieux, dans leurs silhouettes enlacées. Un sourire traversait leurs lèvres, illuminait leurs traits détendus et transcendés par les basses incroyables, irréelles, qui provenaient de la scène.

Lorsqu'il la relâcha, ses muscles tétanisés soutenaient à peine son poids, mais l'euphorie, elle, était totale. Il plaqua un baiser contre sa joue avant de s'éloigner, désireux de prendre un bol d'air dehors. Il dut se frayer un chemin parmi la masse de fumeurs plus ou moins éméchés, jouant des coudes sans hargne. Ici, il profitait enfin de l'anonymat le plus complet. Personne ne se souciait de distinguer un éventuel membre du conseil parmi cette foule décadente. S'ils savaient...
Il avait fui, sans chercher la compagnie de ses cousins et amis. Il voulait un peu de solitude, pour se protéger du spleen qui revenait toujours. Il voulait s'éclaircir la tête pour ne pas se perdre et tomber dans l'abîme d'autodestruction qui le caractérisait si bien, lorsqu'il allait trop loin. Même fumer n'était pas une bonne idée. Le mélange détonnant de toutes les substances nocives possibles dans son sang modifiait suffisamment sa composition chimique pour le convaincre d'y ajouter un peu plus de nicotine. Le temps était frais, mais pas au point de l'effrayer. Il mourait de chaud, de faim, il en crevait de ce besoin terrible de proximité humaine, sans pour autant pouvoir se résoudre à passer toute une nuit sans coupure, sans moment pour se retrouver avec lui-même, et seulement avec lui-même.

Un quart d'heure plus tard, il était de retour à l'intérieur du club. Après un moment, il finit par repérer la haute silhouette de Maxwell, accompagné de Talia. Mais à l'instant où il s'approchait, surpris de leur conversation visiblement agitée, un vigile débarqua au beau milieu du groupe de fêtards.

« Merde... »

Pas la peine d'être Einstein. Talia consommait, trop. De la MD et bien d'autres saloperies encore. Combien de fois avait-elle ouvert sa gueule auprès du premier péquin venu pour réclamer des doses, attirant de ce fait l'attention de la sécurité aussi aisément que si elle avait brandi un panneau au-dessus de sa tête ? Il ne pouvait pas se permettre de se faire coffrer pour une histoire aussi stupide. Même s'il ne s'agissait que de s'expliquer auprès d'une paire de gorilles chargés de dégager quiconque risquerait de porter préjudice à l'image de cette boîte reconnue. Il réagit trop tard, et croisa pourtant le regard de l'un d'eux. Battant en retraite, il se faufila vivement entre les danseurs, tâchant de semer les hommes derrière lui. Un exercice qu'il connaissait par cœur, auquel il s'était déjà entraîné une vingtaine de fois. Entre deux coups de hanches pour esquiver tout obstacle, aidé de son instinct naturel et de l'adrénaline que lui procurait ce jeu dangereux, il dosait savamment ses pas, s'empêchant de courir, joignant ses mouvements au son qui pulsait toujours, au rythme de ses battements de cœur. Il abattit sa dernière carte en se glissant promptement derrière un groupe de jeunes trentenaires, se dissimulant contre le comptoir en se juchant le plus naturellement du monde sur l'un des sièges, tutoyant du coude une jeune femme, visiblement seule.
Il la salua d'un hochement de tête mutin avant de sonner le barman pour commander une bière, croisant les doigts.
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Posté le Mar 27 Juin - 9:36.



Sofia & Chrys
Lift me up.


Un soupire s’échappa de mes lèvres alors que le jet d’eau coulait sur mon visage, venant plaquer mes cheveux en arrière, inondant mon dos nu. L’eau chaude dénouait les tensions d’une journée de travail. Comme les autres. Une journée de plus à Bristol, à travailler dans ce qui ressemblait à un camp de concentration de luxe qu’on appelait le Ribcage. Je regrettais presque chaque jour d’être venue ici, d’avoir voulu rendre hommage aux dernières volontés de mon père. J’avais juste été trop stupide. La vie ici n’avait rien de joyeuse et je perdais ma flamme. Ma vie parisienne me manquait. Quelques anciens collègues m’appelaient parfois depuis mes quatre mois de vie ici et je leur mentais clairement sur ce que je vivais ici, dans cette maudite ville d’Angleterre. Ma vie d’avant, même si elle n’avait pas été parfaite, l’était bien plus que celle-ci. Mais maintenant que j’étais là, j’allais devoir y rester. J’étais fichée. J’étais une putain d’Altération. Un truc bizarre. Je l’avais toujours su ça, que j’étais différente. Mon père l’avait été aussi. Différente mais pas dangereuse. Pourtant ici tout semblait montrer que je l’étais. Que nous l’étions. Car nous étions nombreux, je crois. Il me suffisait de voir le nombre de personnes retenues au Ribcage. Impressionnant. Écoeurant. Et puis mon job ne me plaisait pas autant que celui de Paris. Ici, ce n’était pas un vrai hôpital dans lequel je travaillais. C’était plutôt un… centre de recherche ?! Quelque chose comme ça.

Je quittais ma douche, m’enroulant dans une serviette de bain bien trop grande pour mon corps frêle. La journée avait été désagréable. J’avais assisté de loin au premier Rituel de ma carrière au Ribcage. Un Vampire voulant redevenir humain. C’était violent. Même horrible je dirais. J’étais là à son réveil, à surveiller ses constantes, à prodiguer les soins demandés par les médecins. Je ne comprenais pas. Je ne parvenais pas à comprendre qu’on puisse faire subir ça. Mais qui étais-je pour oser dire quelque chose et vouloir changer le monde ? Je n’étais qu’une putain d’Altération à leurs yeux. Une erreur de la nature ou plutôt de la science. Mais j’étais bien utile avec mon don. Et c’était pour ça qu’ils m’avaient embauché. Le salaire n’était d’ailleurs pas trop mauvais, je n’avais pas à me plaindre. Et comme mes activités extra-professionnelles ne se résumaient pas à grand-chose en dehors de boire un bon verre d’alcool -ou plus d’ailleurs-, il me restait de l’argent de côté presque tous les mois. De l’argent que j’allais un peu dépenser cette nuit. J’avais besoin d’oublier un peu. De souffler. J’avalais rapidement un plat de pâtes, avant d’enfiler un jeans noir, un débardeur blanc et un blouson en cuir. J’attrapais des billets que je fourrais dans mes poches et quittais mon appartement à pieds. Je ne vivais pas très long des principaux bars de la ville, lieu de débauche.

Dans le bar, la musique résonnait fortement. Les corps s’enlaçaient, dansants et transpirants dans la chaleur ambiante. J’avais vu tant d’alcooliques, de drogués dans ma vie, que je pouvais confirmer qu’ici la drogue n’était pas étrangère à l’ambiance particulière. Peu importe. Chacun pouvait bien faire ce qu’il voulait de sa vie. Comme je faisais ce que je voulais de la mienne. Sans chercher à me mêler à la foule, à me faire des amis ou même à draguer, je m’installais au comptoir. Solitaire, j’avais l’alcool étrange. Je n’étais pas festive ce soir-là. Je n’avais pas forcément envie de l’être. J’avais simplement envie de boire. Et d’oublier un peu. Alors bien vite, le verre de whisky glissa devant moi. Je commençais presque toujours par de l’alcool fort. Juste quelques verres, pour bien me craquer le crâne. Pour bien me mettre dans le bain. Le verre glissa entre mes doigts et l’alcool vint rejoindre ma langue, écoulant son feu le long de ma gorge. Je fermais les yeux et soupirais. Cette sensation était agréable. Presque rassurante. Universelle, peu importe le lieu, le pays. C’était comme une odeur familière, un vêtement, un doudou d’enfant. Quelque chose qui me raccrochait à mes souvenirs, à mes habitudes. Je parvenais à me déconnecter, à ne plus rien entendre, en avalant ce premier verre d’alcool ; en savourant le liquide ambré qui roulait dans mon verre, diminuant à vue d’œil.

« Hey salut ma belle, j’te paie un verre ? »

La voix s’éleva à ma droite, me sortant de ma méditation alcoolisée. Mon visage se tourna, mon regard croisa celui du mâle dominant. Ses pupilles étaient dilatées signe que de la drogue devait certainement habiter son organisme. Il n’était pas moche. Au contraire. Mais cette façon de m’aborder me blasait au plus haut point. Surtout ce soir. Je relevais donc mon verre à moitié vide.

« Désolée, mais j’ai déjà tout ce qu’il me faut. »
« T’es sûre ? Parce que … tu me plais bien ... »
« Ouais, j’suis sûre ... »


Et mon attention se reporta sur mon verre. Même rituel, encore et encore. L’alcool venant réchauffer ma gorge et mon corps. Un verre. Puis deux. Puis trois. J’avais chaud. J’abandonnais ma veste sur le dossier de mon tabouret. À cet instant, on me frôla. Un homme, franchement charmant. Un air particulier. Quelque chose d’énigmatique. Son hochement de tête, le mien, un sourire. Il commanda une bière. Le serveur prit sa commande, me demanda la mienne.

« Je passe à la bière. »

Peu importe laquelle, tant qu’elle a quelque chose d’une bière. Derrière nous, quelques mouvements de corps, quelques râles qui attirèrent mon attention.

« Monsieur ? Vous pouvez nous suivre ? »

Un type, venu de nul part, abordait mon voisin de comptoir. Un regard au type, un regard à mon voisin. Et sans réfléchir, ma main glissa sur la cuisse de l’inconnu.

« Il est avec moi… Pas vrai ? »

Mensonge. Mais je mentais plutôt bien.

« Je vous assure, nous sommes ensemble. » Insistais-je alors, les cils papillonnants, le sourire ravageur.

Pourquoi ? Pourquoi je faisais ça ? Aucune idée, ça m’avait pris comme ça. Peut-être pour garder le calme qui régnait autour de moi, dans ma bulle. Un calme qui serait interrompu si ces deux types venaient à s’embrouiller et à se gueuler dessus. Et franchement, je n’étais pas venue là pour ça.

« Bon, ça passe pour cette fois ... » Dit le gorille en lançant un regard noir à mon voisin.

Et, lorsqu’il fut suffisamment loin, je reportais mon regard sur l’inconnu.

« Je t’ai sauvé les fesses, je crois… Tu m’dois une bière, » dis-je amusée.

Ben quoi, ça valait au moins ça non ?
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Posté le Jeu 29 Juin - 22:25.
Il aurait dû l'embrasser. La fille, à côté de lui. Rouler une pelle à cette inconnue aurait été le moyen le plus sûr de s'assurer un camouflage parfait, au moins le temps de se faire oublier. Il avait déjà vu l'un de ses propres cousins oeuvrer ainsi pour échapper à une semonce. Lui, néanmoins, n'avait pas osé. Parce qu'il estimait n'être pas tombé assez bas, et parce que tout bourgeois encanaillé qu'il s'amusait à être une fois le costume remisé au placard, il n'en était pas au point de renier ses valeurs jusqu'à embrasser n'importe qui. Il n'avait plus qu'à prier. Prier pour que le bon vieux subterfuge fonctionne sur des mecs habitués cent fois par semaine à ce genre de manège. Sa résignation ne l'empêcha pas de jeter un regard en coin à la fille près de lui, dont il capta le propre coup d'oeil. Un peu amusé, il ne fit aucun commentaire lorsque celle-ci passa une commande identique à la sienne, patientant en massant sa nuque, paupières quasiment closes. Sa vision lui jouait des tours, et les couleurs criardes des étagères composant le bar, tranchant avec l'obscurité ambiante, ne l'aidaient pas à voir moins trouble. Lorsque les voix rauques à force de hurler au milieu du bordel retentirent derrière lui, un frisson las secoua son échine, et il ferma cette fois totalement les yeux. Il n'avait pas besoin de ça. Pas maintenant. Pas alors que la nuit était à son comble, qu'il avait réussi à atteindre au moins une fois ce niveau d'extase qui équivalait aux orgasmes les plus violents. Il ne réagit pas dans la seconde, ralenti par l'alcool et la substance, un profond soupir vidant l'air restant de ses poumons. Il s'apprêtait à se retourner, vaincu, lorsqu'un contact chaud se fit sentir sur sa cuisse, qui n'était autre que la paume de la jeune femme à sa gauche. Il la fixa, masquant sa surprise en n'osant pas tout de suite croire à la providence, la chance qu'elle lui offrait. Les gorilles étaient toujours un peu plus conciliants lorsqu'une jolie fille entrait dans la danse. Alors, il offrit son sourire le plus innocent à ses détracteurs, sans y mêler la pointe d'insolence qu'il rêvait pourtant d'y apposer. Il hocha la tête le plus simplement du monde, effleurant à peine le sommet de la main féminine, suivant avec une acuité étrange les nervures dessinées par ses veines.
Il esquiva rapidement les prunelles contrariées du vigile, sautant sur l'occasion de la bière qui arrivait pour descendre deux franches et fraîches lampées avec satisfaction. De sa langue, il fit disparaître la mousse légère qui ornait sa lèvre supérieure pour considérer sa nouvelle alliée avec une aménité sincère.

« Effectivement. J't'offre ta bière, sans rancune. ».

Il s'arqua vers l'arrière pour chercher des yeux Talia et les autres, sans succès. Agacé et désabusé à la fois – blasé en réalité –, il se dit qu'ils finiraient bien par se retomber dessus tôt ou tard, sûrement aux alentours de cinq heures trente du matin, lorsque son amie serait enfin saoule de musique, d'amis et de rires.

« Merci. J'suis passé pour un con, mais c'était pour la bonne cause. Et franchement, ils font chier, c'est pas comme si on était en train de faire du deal juste devant la scène. »

Malgré sa gouaille, sa langue libérée des convenances de la haute société qui ne se souciait plus de semer les jurons et autres sèmes des plus fleuris, il devait bien s'avouer au fond de lui avoir eu peur. Peur qu'un jour les échappées et alibis traditionnels ne fonctionnent plus. Peur qu'un jour il doive renoncer à ces bulles de liberté qui lui étaient devenues vitales, pour préserver l'image neuve des Ainsworth, et plus particulièrement : celle conférée par sa fonction, essentielle. Il n'avait rien fait pour ôter les phalanges de la fille, et se dit qu'il était peut-être de bon ton de lui demander son nom.

« Comment tu t'appelles ? T'es toute seule ? »

Autant les saoulards venus ramper près du bar pour quelques pintes supplémentaires laissaient aisément deviner qu'ils étaient tous accompagnés d'une troupe d'amis tout aussi éméchés, autant ceux qui semblaient vissés au comptoir étaient en général connus pour leur relative solitude. Il eut beau chercher rapidement des yeux quelques indices pour infirmer son hypothèse, elle semblait bel et bien désertée de toute compagnie.

« Woah. Et t'as réussi à rester seule en plus, dans un endroit pareil ? J'dis bravo. C'est quoi le piège ? »

Il trinqua avec elle, remerciement muet, et but encore quelques gorgées de bière, fouillant dans sa poche pour en extirper quelques billets qu'il posa avec nonchalance sur le comptoir, devant le barman occupé à satisfaire la horde qui s'amassait autour d'eux.

« Ça te dit on bouge ? J'ai pris un coup de chaud là. »

En réalité, il ne lui laissait pas le choix. Derrière son attitude légère et le ton badin, il ne pouvait pour autant dissimuler son aura de leader habitué à donner des ordres et à se faire obéir. Ce n'était pas conscient. Elle aurait pu ne pas le suivre, et il ne s'en serait pas ému le moins du monde. Au moins aurait-il été déçu de perdre l'occasion de tailler le bout de gras avec une fille suffisamment jolie et apprêtée pour attirer l'attention, mais assez triste pour se pointer seule dans un club comme celui-ci. Embarquant sa propre bière, il quitta son siège d'un mouvement leste et lourd à la fois – la faute à la fatigue et à l'ambiance musicale qui lui plombait la tête –, et, pour la deuxième fois, retrouva l'atmosphère plus respirable du dehors.

« En tout cas c'est la première fois que j'tombe sur le cliché de la fille seule qui boit pour... pour quoi au fait ? On t'a plaqué ? Posé un lapin ? Tes copines sont des connasses ? »
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