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 Way Down We Go ♠ Chrys & Edana

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Edana J. May
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Posté le Lun 19 Juin - 13:02.

Chrys Eda
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Chrys & Edana


L'endroit était toujours aussi lumineux que dans ses souvenirs. La brune jeta un regard aux alentours de la salle avant d'embrasser son frère sur la joue et de se détacher de lui. Si son aîné maintenait une relation très particulière avec elle, Edana ne pouvait s'empêcher, en cet instant, de remarquer combien leur lien avait évolué au cours des précédentes années. Jude l'avait accueillie et avait été un soutien sans faille depuis son arrivée à Bristol. Il avait même tenté d'intercéder en sa faveur mais les deux héritiers May avaient dû se  rendre à l'évidence et abandonner la partie. Pour le moment. Parce que si quelque chose liait bien les deux jeunes gens c'était ce besoin de redorer le blason familial, et ce le plus vite possible. Même si Jude n'avait pas été associé au nom de sa soeur, il fallait avouer que la situation était plus que catastrophique dans le cercle aristocratique de la ville déchue. Regards sombres et mines victorieuses accueillaient avec joie la fin de ces petites enflures qui n'avaient fait qu'apporter l'horreur dans leur ville. S'ils avaient seulement idée de ce qui avait frappé Bristol, ils auraient davantage d'appréciation pour leurs pairs.

Sa robe bustier frôla le sol tandis que la télépathe adressait un signe de tête à Isaïah, un peu plus loin dans la salle. Ces occasions lui faisaient prendre conscience à quel point elle était isolée de la société mondaine désormais. Jude s'infiltrait avec une aisance que sa soeur ne lui avait jamais connue auparavant. Ses lèvres carmines étirèrent un sourire carnassier tandis qu'elle observait le jeu de séduction que son télépathe de frère dévoilait, sans aucun doute pour obtenir des fonds supplémentaires pour son hôpital psychiatrique. Mais la brune retint un sursaut lorsqu'une main se posa sur sa taille et qu'une ombre la surplomba de derrière.

« Bon sang Caleb ! T'es vraiment malade ?! »

Son verre serré dans sa main, la jeune femme adressa un regard sombre à son meilleur ami avant de lever les yeux au ciel et de pousser un soupir. Elle détestait qu'on la prenne par surprise – un peu comme n'importe qui, mais les circonstances passées faisait que l'aristocrate avait un réel problème avec cela – ce qui lui fit afficher une mine boudeuse en direction de l'ange. Et vu la mine satisfaite du brun, cela devait vraiment l'avoir amusé. En même temps, vu le ton de la soirée, pas étonnant qu'un simple « bouh » lui fasse cet effet. Sa coupe de champagne fut levée en direction de son gosier lorsqu'une exclamation retentit derrière elle.

Sir Alan May en chair et en os. Oh. Comme si la fuite était encore possible désormais. L'Enfer venait de s'abattre sur la brune qui ne pouvait même pas penser à une stratégie de défense, face à cet homme que le bon sens devait avoir déserté depuis des dizaines d'années maintenant. En vérité, rien qu'à le regarder, la jeune femme se demanda comment un si vieil homme tenait encore debout. Et droit en plus. Et surtout comment il était parvenir à survivre à Réversa, cette ville où l'on faisait rarement long feu.

« Ma chère filleule. Tu t'embellis avec les années. »

Un sourire amusé vint remplacer la grimace boudeuse précédente tandis qu'elle laissait son parrain l'embrasser sur la joue. Tant de remarques sarcastiques traversaient à présent son esprit que la télépathe s'étonnait de garder un tel contrôle sur sa propre psyché et de ne pas en laisser transparaître la moindre pensée. La main de Caleb resta cependant bien ancrée, dans une vaine tentative de rester proche de la jeune femme. C'était sans compter la persistance du vieil homme pour se glisser entre eux.

« Il te faudrait trouver un parti Edana. Tu n'as plus grand monde pour veiller sur toi ici. Et ton... frère, ne pourra pas grand chose pour toi. Ils pourraient choisir de lui transférer tes titres ma petite. N'aie confiance en personne et écoute ton vieux parrain. Tous tes placements sont en train de bouger, ton cousin ne cesse de le répéter. La chute est difficile, même si très peu douloureuse sur le plan de tes finances. Sois intelligente et repère quelqu'un que tu pourras manipuler comme si tu sais bien le faire. Et si tu as besoin de ta famille, ta vraie famille, nous serons là. »

La brune sourit au frère de son grand-père. Les années ne changeraient pas les May et la présence de Jude ne cesserait toujours de les déranger. C'était son cas au début, avant qu'elle n'apprenne à connaître son frère et que celui-ci se montre à la hauteur des attentes qu'elle avait à son sujet.

« N'ayez crainte. N'est pas né celui qui mettra un May à terre. N'est-ce pas ? »

Un raclement de gorge lui fit tourner la tête. Oh. Bien sûr. La cour de Bristol arrivait... et les ennuis ne tarderaient pas à commencer.




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Chrys T. Ainsworth
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Posté le Lun 19 Juin - 23:29.
Il s'agissait d'une invitation comme une autre. Ou presque.
Ce fut dans un soupir contrit qu'il se passa l'équivalent de la corde au cou des temps modernes. Tout en nouant sa cravate face au miroir, il songea à la soirée à venir, impatient. Cela faisait bien trop longtemps à son goût qu'il n'avait pas lâché la bride au profit de quelques heures d'hypocrisie bien senties. Il avait déjà préparé un sac, contenant l'exact opposé de son costume d'un noir classique, sobre et élégant. Jean et chemise des plus banales soigneusement pliées dans l'obscurité attendraient sagement que le moment vienne : celui de s'éclipser, de quitter le monde des vautours pour rejoindre celui des vrais oiseaux de nuit. Une soirée longue, longue, qu'il espérait ne pas voir se terminer avant les premières vraies heures du matin. Il était encore incroyablement tôt lorsqu'il claqua la porte de son appartement derrière lui. Nul besoin de chauffeur. Il n'avait jamais apprécié ces frasques protocolaires stupides quoique parfois nécessaires. Il ne se rendait pas à une réunion du conseil impliquant une sécurité toute particulière. Non, ce soir il se rendait dans la fosse à purin qui l'avait vu naître, grandir et mûrir. Il savait parfaitement où il mettait les pieds, et qui il trouverait sur son chemin. Des blanches colombes et des ordures fraîches ou passées, un petit échantillon de la fange qui dormait chaque nuit, bien paisiblement entre des draps de soie.
Le soir qui tombait embellit Bristol et faisait grimper sa belle humeur à son paroxysme, aussi sûrement que le mercure, lui, s'était suspendu au fil d'un climat doux, tempéré et agréable.

L'entrée se fit discrète, les saluts enthousiastes. Les poignées de main franches, les éclats de rire faux. Il ne jetait pas la pierre à tous ses semblables. Certains lui demeuraient réellement agréables, quand d'autre s'avéraient aussi utiles à ses yeux qu'une épine plantée dans son talon. L'énième gala organisé pour il ne savait plus quel anniversaire de la fille d'un magnat des arts n'était qu'un prétexte de plus pour entretenir le foyer des conversations, magouilles et autres complots en suspens. On y parlait de fric, on y parlait de sang, on y parlait de vice, on y parlait de voix. On y parlait de tout, de rien, on y parlait fort, on y parlait bas. On y buvait beaucoup, on y fumait trop.
Il décida de s'éloigner, las d'un échange mille fois entendu et sans grand intérêt, s'écartant pour jouer des hanches entre les convives, entre deux gestes de main appuyés et légers tout à la fois.

Il ne s'arrêta qu'en l'apercevant, elle. Lui offrant un profil sublimé par une robe exquise, il l'enveloppa du regard, soigneusement. Il ignorait qu'elle serait présente. Il n'avait souhaité sa présence, comme il n'aurait préféré son absence. Interloqué, presque, par une proximité douteuse, malvenue, malvenante. Il observa l'échange avec l'homme qu'il reconnut comme Alan May, sollicitant sans peine sa vaste connaissance des arbres généalogiques fondateurs parmi ses congénères aristocrates. Tout en achevant sa coupe de champagne, négligemment déposée sur la première surface venue, il s'approcha discrètement pour percevoir des bribes de conversation qui le firent sourire. Il patienta suffisamment pour s'assurer de parvenir au bon moment. Ni trop tôt, ni trop tard. Et ce fut d'une subtile apostrophe qu'il déroba l'attention de la jeune femme, se dévoilant à elle.

« Miss May. »

Il ne lui fit pas l'offense d'un baise-main. Il n'en ressentait pas la moindre envie. L'histoire était étrange entre eux deux. Il connaissait ses rapports tendus avec Jericho, il avait bien entendu vent de sa nature, de l'histoire tragique qu'elle portait sur ses trop frêles épaules. Toute la personne d'Edana hurlait au récit shakespearien, à cette chute qui semblait la guetter à chaque pas, la menacer de sa fin au détour de chaque couloir. Il y avait bel et bien du malheur figé sur les traits sublimes de sa cadette. Et malgré sa beauté, malgré sa grâce dérangeante, grandie par quelques centimètres de talon qui ne masquaient pas l'évidence, elle tordait chez lui quelque chose qu'il ne s'expliquait pas.

« Je me disais justement que nous n'avions pas parlé de vos finances depuis un moment, maintenant. Permettez-moi de la kidnapper un instant. »

Un sourire entendu, un échange de regards approbateurs entre le parrain et le roi de la finance, et c'est sa main qui vint remplacer celle du tiers individu, sans poser un seul coup d'oeil vers lui.

« Vous êtes cernée, ma parole... Je suppose que les admirateurs en tout genre doivent se presser au portillon. »

Inexorablement, il l'emmenait, l'exilait loin du groupe de parole, sans hâte mais avec une fermeté indéniable. Il avait besoin de ce moment privé, ce moment de retrouvailles compliquées et délicieuses à la fois. Il avait besoin de faire peser son ascendant sur quelqu'un. Et il ne l'avait pas choisie par hasard. Sur la terrasse panoramique du Glassboat, il consentit à la relâcher pour s'écarter et lui rendre son espace intime, s'appuyant avec nonchalance contre la rambarde. Là, loin de toute âme indésirable, il la contempla de nouveau, jaugeant le moindre détail de sa personne avec une insolence calculée.

« Vous ressemblez à un lapin pris dans les phares d'une voiture. J'espère que je ne suis pas le véhicule en question. »

Une lueur malveillante brillant au fond de ses pupilles, il s'alluma une cigarette en prenant son temps, et ce sans lui en proposer une. La toisant de toute sa hauteur, avec ce mélange de mépris et de curiosité qui le caractérisait si bien, il la relança, provocateur :

« La roue est en train de tourner, apparemment. J'ai cru entendre que votre famille subissait plusieurs revers désagréables, c'est le moins qu'on puisse dire. Vous n'êtes probablement pas épargnée, je me trompe ? »
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Edana J. May
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Posté le Mar 20 Juin - 0:30.

Chrys Eda
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La jeune femme pivota durant quelques secondes pour apercevoir l'héritier Ainsworth, premier du nom. Et si on pouvait dire que la soirée n'était déjà pas terrible, celle-ci ne semblait pas vraiment s'arranger. Chrys les toisait, son parrain, Caleb et elle d'un oeil perçant qui aurait pu mettre mal à l'aise plus d'une personne. Pourtant l'aristocrate se contenta d'adresser un sourire arrogant à l'homme, accompagné d'un signe de tête qui aurait pu être dédaigneux s'il ne feignait pas autant la politesse.

« Mr. Ainsworth. »

Un sourcil se haussa à la requête du conseiller. Oh, ils parlaient finances maintenant ? Un rictus sarcastique prit place sur son visage tandis qu'elle posait sa main sur l'épaule de son aïeul, avant de tendre sa coupe à Caleb. Ses crises de colères étaient pénibles pour le moment et tout objet pouvant servir d'arme serait donc à proscrire. Un regard suffit pour glisser au jeune homme de la laisser partir sans crainte. Ce n'était pas comme si la télépathe n'était pas capable de se défendre seule après tout. Son visage recouvra son sérieux et un soupçon de gravité tandis qu'elle laissait l'ange l'emmener dieu seul savait où.

« Vous, mieux que quiconque, devez comprendre l'importance de savoir s'entourer. Et que l'admiration est une chose, mais qu'elle ne nous emmène pas là où nous devons être. Seul le travail et le destin nous conduisent à notre succès. »

La fraîcheur de la soirée la surprit, lui arrachant un frisson léger. Un nouveau sourire, franchement ironique cette fois-ci, franchit la barrière de ses lèvres tandis que les deux saphirs observaient le jeune homme se pavaner devant elle. Chrys Ainsworth était une énigme à lui seul. Un charisme indéniable, une force de caractère puissante et presque dévastatrice mais pour autant, la jeune femme le jugeait toujours d'un oeil scrutateur. Parce qu'il était de ceux qui n'avaient pas encore démontré leurs pleines capacités. Si son regard la dérangeait furieusement, la télépathe garda un calme olympien. Et lorsqu'il lui fit remarquer qu'elle affichait un air pour le moins surprenant, la brune ne put retenir l'éclat de rire, léger et cristallin, qui s'échappa du plus profond de sa gorge.

« L'air ne fait pas la chanson, vous devriez le savoir. Mieux que personne. Qui sait quel diable peut se cacher sous les atours d'un ange. Rien ni personne ne parvient encore à m'éblouir, Chrys. Il en faudra davantage sous le capot. »

Familiarité. C'était une arme troublante lorsque l'on désirait appuyer une conversation d'un tel genre. Oh clairement, ils jouaient l'un contre l'autre une bataille qu'aucun ne pourrait remporter. Deux pots de fers l'un contre l'autre ne feraient que froisser le métal qui les composaient tous deux. C'était d'ailleurs le problème dans sa relation avec son cadet. Comme s'il était persuadé que toutes les cartes étaient distribuées par sa famille. Bon sang, oubliait-il quel nom portait leur actuelle première ministre ?

La cigarette ne la fit même pas réagir – en même temps, elle-même fumait comme un vrai pompier – et l'attitude pleine de puissance de l'ange ne la fit que ricaner sous cape. La dernière affirmation, car cela en était une de son point de vue, lui fit étirer un nouveau sourire, et la jeune femme ne cacha même pas l'amusement que ce genre de conversation faisait monter en elle.

« Entre les attentats, la révélation du surnaturel et les cadavres sortant du placard, c'est certain. Néanmoins, nous sommes présents dans l'aristocratie depuis quelques années maintenant, et nous avons fondé une dynastie sur ce que Bristol découvre aujourd'hui. La levée du secret est une telle épine dans le pied de la Couronne qu'il fallait que des têtes tombent. Les empires s'élèvent et chutent, comme le nôtre l'a fait. Certains sont revenus très rapidement dans la course, mais ce n'est pas parce que votre cellule m'en a empêchée que je ne pourrais toujours avoir une voix. »

Elle tendit la main et montra les alentours.

« Nous sommes du sang des plus grands, Chrys. Votre grand-père et votre père ont dû suffisamment vous le rappeler comme on n'a cessé de me le faire comprendre. Mais heureusement pour eux, je suis suffisamment intelligente pour voir les opportunités de n'importe quelle situation. Aussi catastrophique semble-t-elle d'un point de vue extérieur. Je peux parfaitement prendre soin de mes affaires, n'ayez crainte. »

Audacieuse, la journaliste s'avança pour prendre la cigarette des mains du banquier, étirant un sourire avant de la porter à ses lèvres et d'en tirer une lampée. Tout lui mettant à nouveau le bâton de nicotine entre les mains, un sourire fendit les traits de porcelaine de la jeune femme, qui souffla mutine.

« Pourquoi m'avoir amenée ici ? La galanterie aurait voulu que vous m'offriez une danse, avant de me dérober à mon cher parrain. Certains pourraient penser que vos intentions puissent être douteuses. Je vous avouerais en toute franchise que j'en fais partie. Pourquoi l'étoile montante du paysage bristolien s'intéresse-t-il à la gracieuse mais déchue héritière May ? »






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Chrys T. Ainsworth
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Posté le Mar 20 Juin - 23:01.
La déception frappa, sournoise. Il s'attendait à plus de verve, plus de fougue, mais il brûlait les étapes. Bien sûr qu'il leur faudrait du temps, pour que la confrontation s'épice, prenne plus de substance que les préliminaires grossiers balancés au visage de l'autre en guise d'introduction. Certes, ils ne s'étaient plus croisés depuis un bon moment maintenant, et par ailleurs, rares étaient pour eux l'occasion de converser réellement. Il se demandait même s'il avait jamais réussi à s'isoler avec elle comme ce soir. Un détail, un détail stupide, mais qui avait son importance. Pris dans la tourmente de son existence, dans les mois de deuil, puis d'ascension politique, il avait mis bien des choses de côté, pour vivre fort et vite. Il s'était oublié, avait banni les instants de pause pour se focaliser sur le long terme seulement. L'exercice de ce soir était totalement différent. Une mise en parenthèse de l'ambition pour le plaisir pur de la joute verbale, le jeu d'esprit et la rhétorique. Pour l'instant, en papier mâché. Pour bientôt, il l'espérait, en béton armé.
Il ne fit pas un geste pour l'empêcher d'approcher, laissant filer sa cigarette pour l'observer en tirer une bouffée à son tour. Il la reprit avec une élégance polie, composant sur ses traits un masque plus neutre, facile à esquisser.

« Je sais que tu peux faire bien mieux que ça. Allez. Sors de ton rôle, il n'y a que nous. »

Son ton changeait, se faisait à la fois plus distancier, moins familier et plus intime à la fois. Il aimait cet entre-deux ambigu, pour elle qui lui demeurait une parfaite étrangère, n'eût été ce qu'il connaissait déjà de sa vie personnelle. Il ignorait encore sa façon de pensér, les armes dont elle disposait pour se rebiffer. La curiosité qui le dévorait à son égard, à la manière dont elle se défendrait de ses incursions par petites touches l'intriguait, réellement.

« Arrête les maximes. Ne récite pas ta leçon. Je la connais. J'ai appris la même. »

Emmerdante à mourir, cette petite litanie enfoncée dans le crâne de toutes les têtes blondes les plus riches de la ville, de la région, du pays. Nécessaire, mais négligeable, une fois le système compris, intégré. Ils valaient mieux que ça. Tous les deux. Même s'il abhorrait la presse et tout ce qu'elle impliquait, même s'il ne rêvait que d'un contrôle absolu de sa sacro-sainte liberté, encore difficile à appliquer pour l'heure. Le contexte, trop fragile, ne permettait absolument pas au gouvernement de s'amuser à jouer avec les codes de la démocratie. Plutôt qu'interdire, il fallait se montrer plus malin. Plus subtil.

« Vous êtes finis. »

Il énonça simplement, d'une voix calme, mais pas moins lourde. Il semblait s'amuser du spectacle de la jeune femme droite comme un i, superbement dressée devant lui, mais dont il paraissait lire l'aura entre deux lignes d'une apparente maîtrise absolue.

« Vous tombez. Lentement, mais sûrement. Tu peux prétendre le contraire, mais moi je sais ce qu'il en est. »

Il tira une dernière fois avant de balancer par-dessus le parapet le mégot consumé. Il expira une ultime bouffée de fumée grise, avant d'inspirer l'air frais procuré par la hauteur et les minutes tardives qui, lentement, s'égrenaient.

« J'avais envie de prendre l'air. Pas toi, peut-être ? »

Son sourire parut légèrement s'adoucir.

« Entre les recommandations des aînés et l'autre pot-de-colle qui te serrait au train... Hum. »

Il s'accouda confortablement, jetant un regard dédaigneux derrière elle, vers l'immense baie vitrée qui lui donnait tout le loisir de contempler le – parfois – triste spectacle des mondanités britanniques.

« En fait, je crois bien que je m'ennuyais. Je me fiche bien de ce qu'on peut penser, là-bas. Je n'ai pas besoin de toi pour... ça. Et je voulais savoir où tu en étais, avec mon cher frangin. J'ai cru comprendre que vos derniers échanges étaient plutôt tendus, si je puis dire. »

L'aveu, presque léger, fut vite remplacé par sa voix aussitôt redevenue badine :

« M'enfin, s'il n'y a que danser pour vous faire plaisir, c'est encore dans mes compétences. »
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Edana J. May
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Posté le Jeu 29 Juin - 13:04.

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Un sourire énigmatique vint percer ses traits à la remarque qu'il lui fit. Sortir de son rôle. Ôh grand jamais la brune ne ferait cette erreur. Parce qu'elle savait qui se trouvait face à elle et qu'il était hors de question que quiconque n'ait un pouvoir d'aucune sorte sur elle. La cigarette remise dans ses mains lui manquait pourtant déjà, tant la nicotine avait cet effet calmant sur sa personne. La brune finit par se détourner pour s'accouder à son tour, calant sa hanche contre le métal froid du balcon.

« Quel rôle, Chrys ? Devant vous, Edana May en chair et en os. Aucun rôle, juste moi. »

Le vouvoiement avait été gardé par réflexe. Elle ne voulait pas d'une relation trop intime, trop dévoilée avec l'ange. Rien que sa présence lui lançait des signaux contradictoires et l'aristocrate savait d'ores et déjà qu'il s'agissait de quelque chose de négatif. S'engager dans une quelconque avancée relationnelle, de n'importe quel type, n'était pas une bonne idée. Et l'ange se délectait bien trop de sa situation pour ne pas lui-même avoir une arrière pensée. Un rire léger s'échappa de ses lèvres tandis que la brune lui refaisait face. Un agacement était largement perceptible dans l'attitude du conseiller. En cet instant, tout membre du CODECS qu'il était, il semblait avoir oublié qui lui faisait face. Une altération au pouvoir dévastateur. Oh, il n'était pas d'une force surhumaine, mais la pensée de l'autre était sans aucun doute le don le plus utile qu'il soit. Connaître son ennemi – ou même son ami – représentait la meilleure attaque qu'il puisse exister. Et si présentement l'humaine n'était pas autorisée d'utiliser ce petit cadeau de la nature, il lui avait donné des clés pour décortiquer l'homme dans son intégralité. Chrys Ainsworth ne parvenait pas à masquer entièrement son intention en l'instant présent, et cela amusait grandement la jeune femme. Parce que contrairement à ce qu'il pensait, les cartes étaient dans sa main.

« Finis ? Vraiment ? »

Elle s'avança de quelques pas avant de se mettre sur la pointe des pieds pour souffler dans son oreille.

« Si nous étions finis, je serais enfermée dans le Ribcage. Je serais enchaînée et testée comme la plupart des êtres que vous y avez enfermé, toi et tes petits copains du conseil. Si j'étais finie, je ne serais pas libre, libre de voyager, d'observer. »

La jeune femme glissa une main entre son bustier et sorti le blason de sa famille. Le lion trônait fièrement entre les armoiries des May, droit et fier. Sa présence très proche trop proche de l'homme ne semblait pas vraiment la décontenancer, bien loin de là.

« Un lion même à terre, reste plus dangereux que n'importe quel animal. Il est le roi des animaux après tout. Et toi, mieux que quiconque, sait combien la disgrâce peut être rapidement oubliée. Souviens-toi qu'il n'y a pas si longtemps, les Ainsworth n'étaient pas au mieux de leur forme. Il serait dommage que cela arrive à nouveau, pas vrai ? »

Se faire une ennemie d'un May n'était jamais une bonne chose. Parce qu'ils s'étaient relevés de bien pire que ce contretemps.  Ses yeux roulèrent dans leurs orbites à sa remarque, signe d'agacement profond, qu'elle masqua cependant rapidement. La présence de sa famille et de son meilleur ami n'avait jamais été contraignante, bien loin de là. Lorsque l'on perdait tous ceux qui comptaient réellement pour vous, spécifiquement en partie à cause de l'homme face à elle, les personnes qui restaient autour de vous prenaient une importance plus nuancée, plus importante.

« Contrairement à ce que tu penses, mes proches ne sont pas un fardeau à mes yeux. La loyauté et la famille valent tout l'or du monde. »

Surtout lorsqu'ils ont toujours une importance certaine dans la société. Caleb et sa place au Conseil, les Thompson et leur importance à Bristol. Son nom était peut-être entaché mais les liens familiaux étaient d'une importance capitale pour ces deux branches. La pensée d'Evannah s'imposa alors à son esprit et son visage se fana quelques secondes. Sa fille lui manquait c'était indéniable. Et le choix qu'elle avait dû faire, de l'envoyer en France, juste avant son enfermement temporaire dans le Ribcage avait été un véritable crève coeur. Pourtant, la brune se recomposa une façade avant d'hausser un sourcil étonné devant la question.

« Hmm...Je crois que ce qu'il se « passe » entre Jericho et moi, se passe justement entre lui et moi. Et que s'il a envie de te parler de ces broutilles ça le regarde. »

Bon sang, ce qu'un verre lui faisait envie. Peut-être aurait-elle dû être moins expéditive mais quelque chose lui disait que la situation était réellement propice à un bon champagne glissant dans le fond de sa gorge. Un rire, franc et amusé, franchit la barrière de ses lèvres, tandis que sa main se glissait sur la balustrade du balcon et qu'elle glissait une main dans ses cheveux, terminant sa course dans la courbe de ses hanches.

« Tu es une énigme, Ainsworth. Réellement. Et pour sortir de mon rôle, comme tu le dis, j'aimerais un jour la percer. Mais quelque chose me dit que c'est une très mauvaise idée. »

Elle fit un signe discret au serveur qui passait par là de venir les rejoindre et glissa ses mains autour de deux coupes avant de le remercier d'un signe de tête gracieux. Tendant l'une des flûtes en direction du brun, la jeune femme continua.

« Sors donc du tien également. Quelle est la véritable raison de cet aparté ? L'excuse de ton frère est assez bancale. »



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