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 A devil with a red right hand || Skyler

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Clara F. Sedwick
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Posté le Ven 9 Juin - 0:11.
Dans la vie, il y a des choses dont on peut facilement, ou éventuellement, se débarrasser. Comme un vendeur téléphonique déterminé à refourguer des abonnements téléphoniques ou un rhume carabiné au retour du printemps. Mais il y a aussi, malheureusement, des choses dont, quoi qu’on fasse, il est impossible de se débarrasser. Quels que soient les efforts engagés, il reste constamment quelque chose. Les taches de sang, les regrets, ou les parasites. Et cette dernière catégorie était riche de diversité. Ici, on parlait aussi bien des poux, des cafards ou des fourmis que des Aberrations qui grouillaient un peu partout dans la ville. Bien qu’embêtantes, les premières étaient mille fois moins répugnantes que les secondes. Or, ce n’était pas des premières que la rousse avait en charge de débarrasser la ville mais des secondes, et elle avait besoin d’armes plus puissantes que des sprays et des karshers pour lutter. Elle avait besoin d’informations et de bonne volonté.

La bonne volonté, elle l’avait, mais pas de ceux qui possédaient les informations dont elle avait besoin dans sa mission. Clara pouvait tenter de débusquer les rats mais les éliminer un par un ne l’intéressait pas : c’était une perte de temps et de ressources. Pendant qu’elle s’épuisait à la surface, ces nuisibles se multipliait et prospéraient dans les ténèbres. Il ne fallait pas qu’elle les attrape tous mais qu’elle les éradique tous d’un seul coup, pour de bon, et être certaine qu’aucun d’eux ne s’échapperait pour contaminer quelqu’un d’autre. Le problème avec les nuisibles, c’est qu’ils n’étaient pas vraiment du genre à partager leurs informations avec ceux qui n’appartenaient pas à leur cercle. D’où l’intérêt de convaincre ceux qui en faisaient partie de parler. Certains comprenaient assez vite leur intérêt dans ce petit partage, que cela vienne d’eux ou d’un petit coup de pouce de Clara, et finissaient par lui parler mais d’autres non. Et après avoir épuisé toutes les informations de ceux qui parlaient, la rousse aurait bien mis la main sur celles gardées jalousement de ceux qui n’entendez rien à ses propositions amicales. Alors quand la sympathie et la raison étaient épuisées, l’Ange passait à d’autres arguments. Chantage, intimidation, passage à tabac quand on regardait ailleurs et autres réjouissances étaient souvent au programme pour les plus récalcitrants. Mais même ses méthodes trouvaient leurs limites. Et ces derniers temps, ses limites s’appelaient Skyler Riodàn.

Bien sûr, Clara n’était pas du genre à s’avouer vaincue, mais elle était comme tout le monde, avec ses moments de grâce et ses moments de « Je pourrais exploser le monde avec une poêle à frire ». En particulier lorsqu’elle revenait d’une intervention de plusieurs heures qui s’était révélée infructueuse parce ses informations étaient fausses à la base. Comprendre qu’elle s’était faite rouler à 5h du matin ne ressemblait en rien aux matins qu’elle souhaitait avoir. La rousse entra comme une furie dans le couloir des cellules mais s’obligea à s’arrêter pour s’éclaircir les pensées et reprendre contenance. Poussant rageusement ses mains contre le mur, elle s’y appuya lourdement après y avoir donné un coup en respirant profondément pour se calmer les nerfs avant de se redresser et de désigner d’un mouvement de tête la porte scellée à des gardiens dans le couloir. Ils ouvrirent la porte et s’y engouffrèrent à six pour en sortir son occupant, isolé du reste de la population du Ribcage depuis un moment déjà. Ignorant les bruits de bagarre qui s’élevaient de la petite cellule, Sedwick s’adossa au mur le plus proche en attendant et profiter du spectacle du vampire tiré de son trou aux aurores. Ils l’empoignèrent hors de sa cellule en le portant plus qu’en le tirant et le petit groupe disparut rapidement au bout du couloir. La rousse leur emboîta rapidement le pas et s’installa à leur suite dans le petit bureau d’interrogation dans lequel ils avaient emprisonné le nuisible. Elle attendit que les gardiens se postent aux quatre coin de la pièce, dressés comme des piquets ou sortent pour prendre la parole.

« Et bien, et bien, et bien… Il semble, M. Riodàn, que vos informations aient été erronées. »

Elle croisa ses longs doigts blancs en considérant le visage sous ses yeux et finit par se fendre d’un sourire qui ne réchauffa pas d’un degrés le regard glacial qu’elle posait sur lui.

« Peut-être allez-vous nous expliquer cette méprise. Il me semblait pourtant que vous nous aviez indiqué une des planques utilisée lors de votre fuite, pas un vieil entrepôt utilisé pour la confection de paniers bio. »

Ajouta t-elle d’un ton aimable. Oh oui, il allait vraiment avoir intérêt à « expliquer » cette « méprise » qui, elle le savait pertinemment, était loin d’en être une. Clara était prête à une nouvelle tartine de conneries, mais elle n’avait pas l’intention de lâcher le morceau. Il savait des choses et elle voulait savoir ce qu’il savait, ne serait-ce que pour garder la face. Si elle devait lui faire tomber dessus tous les gardiens, agents et secrétaires du complexe, elle n’hésiterait pas une seule seconde.


Dernière édition par Clara F. Sedwick le Ven 9 Juin - 11:19, édité 1 fois
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Skyler C. Riodàn
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Oh nuit, belle nuit, sous un ciel de moisi, qu’on appelle bel ennui. Tu as arrêté de faire tes pompes. Ca t’arrive, de temps à autre pour passer le temps, condamné à errer dans une pièce compartimentée. Les nuits demeurent longues, ainsi verrouillé entre quatre murs aux odeurs de moisissures, car ton odorat accru tu ne peux strictement rien y faire pour le contrer. Tu le pourrais peut-être avec plus d’expérience mais puisque ton opposé de créateur n’est plus là, il faut bien que tu te débrouilles par toi-même, et autant dire que la quantité de sang distribué chaque semaine n’est que le strict minimum pour caler ta faim. Tu en prendrais bien davantage. Tu avais d’ailleurs essayé une fois, en prenant un gardien à revers. L’instant d’après tu as véritablement morflé mais aujourd’hui n’en gardes aucune séquelle, avantage de la régénération accélérée. Même si sur le moment, tu avais véritablement douillé. Le jour pointerait bientôt le bout de son nez, tu peux le sentir jusqu’au fond de tes tripes, bien que la nuit soit longue tu as fini par apprendre à reconnaître les signes de l’aurore inexistant au sein de cette cellule. Triturant innocemment tes cheveux, allongé sur le dos de ce maudit lit et fixant un plafond des plus ternes, tu entends bientôt des bruits de pas se rapprocher à la hâte, presque comme un troupeau de buffles ambulants. Ca t’intrigue un court instant, te demandant s’ils t’amenaient un voisin, de la nouvelle compagnie ou s’ils venaient tout bonnement te péter les canines. A en juger par la vitesse avec laquelle ils déverrouillent la porte, il s’agit bel et bien de la dernière option, mais toi tu n’as pas bougé.

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ils te saisissent déjà et ta réaction ne se fait pas prier, tu en attrapes un à la gorge et bondis pour le plaquer contre le mur d’en face en grognant, les cinq autres déjà sur toi. Tu n’y vas pas de main morte, jamais. L’un des autres passe un bras autour de ta propre gorge et tu te dis que c’en est presque trop facile. Toutes canines dehors, tu t’apprêtes à mordre dans la chair de son bras au moment où tu te fais tirer en arrière. C’est le coup mal placé qui s’abat sur ton nez qui te sonne temporairement, leur laissant le temps de te saisir définitivement et te tirer dans le couloir jusqu’au bout de ce dernier. Tu te débats tout du long, le sang s’écoulant de tes narines pendant un laps de temps d’une minute tout au plus. Tu grondes mais n’y mets pas toute ta force, tu préfères l’économiser pour un peu plus tard. Sauvage, on te dépose sans tendresse sur une putain de chaise avant de t’entraver les poignets. Non mais ils continuent encore de croire à ces choses que tu peux briser un battement de cils si tu le veux ? Il serait peut-être temps de leur dire que c’est une méthode peu efficace… En apercevant toutefois la chevelure rousse venir se poster face à toi, tu ne peux te retenir de sourire, te penchant assez pour être en mesure d’essuyer le sang séché de ton nez. Et bien, et bien, et bien… Tu te dardes à présent d’un léger rire avant de hausser les sourcils, nullement impressionné. Tu es lunatique et instable, capable du passer de la meilleure humeur à la pire, te trouvant bien plus souvent dans la pire que la bonne d’ailleurs.

« J’aurais dû me douter que cette odeur nauséabonde persistante au creux de mes narines n’était pas celle d’un humain. ». Le cliquetis des menottes retentit à chaque fois que tu bouges et tu te mets à la fixer de tes yeux vairons en reprenant ton sérieux. « Erronées, vous dites ? ». Aussitôt, Clara continue de t’exposer sa théorie et sa contrariété en plein visage. La glace dans ses prunelles est semblable à la tienne, quoi qu’un peu plus détendue pour l’instant. T’enfonçant subitement dans le fond de ton siège et le rapprochant dudit bureau, tu fronces les sourcils. « Mais je vous ai bel et bien indiqué une des fameuses planques Madame, mais peut-être que depuis le temps ils ont décidé d’en établir une autre ailleurs. Vous connaissez la vitesse avec laquelle les cafards se reproduisent et disparaissent d’un endroit, non ? En quoi est-ce ma faute si vous arrivez trop tard ? ». Le pire dans tout ça, c’est que tu es sérieux. Bien sûr que oui, tu l’as envoyé dans un traquenard et que l’adresse fournie n’en était pas une véridique. Tu n’es pas fou au point de condamner d’autres aberrations comme toi à voir leur avenir dépourvu de sens. Ou de leurs opposés. Car pour toi il s’agit bien de ce problème là avant toute autre chose. « C’est peut-être vous qui devriez vous remettre en question sur le timing. ». Preuve en est, elle s’était ratée, et probablement qu’elle se serait ratée dans n’importe quel cas, même si l’information s’était révélée véridique.

Détachant tes prunelles des siennes, tu jettes un coup d’œil à chaque gardien posté aux coins de la pièce. Tes canines ne sont plus visibles mais tu ne t’en montres pas moins hostile et froid pour autant. Car si elles ont disparues, c’est également le cas de ton fier sourire. Tout ce qu’il demeure à présent, c’est le silence avant la tempête. L’écho du tonnerre au loin qui se met à gronder comme le fameux son qui s’échappe de ta gorge, lèvres pourtant scellées. La colère n’est jamais loin en ton sein. Elle ne demande qu’à s’emballer, à chaque instant. C’est ton attitude toute entière qui peut changer en un claquement de doigts. Quand bien même tu ne la sous-estimes pas, celle qui te fait face.

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Clara F. Sedwick
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Posté le Dim 11 Juin - 19:42.
Ainsi, il choisissait directement d’attaquer par des compliments dès le matin. Pour un peu, elle lui aurait presque reprocher d'emprunter librement à Star Wars. Un autre jour, Clara s’en serait sans doute fichu comme de sa première paire de chaussette mais elle n’était pas rentrée chez elle, et de ce fait n’avait pas eu une tasse de café convenable, depuis plus de vingt-quatre heures. La rousse eut une espèce de grimace irritée qui ressemblait vaguement à une moue, si on n’y regardait pas trop ou depuis l’autre bout d’une pièce, mais décida de ne rien rétorquer, redoutant qu’il saisisse le prétexte pour faire dévier la conversation. Ce qu’il avait déjà fait par le passé.

En plus, il s’amusait à la prendre pour une poire. Quelle charmante attention, à croire qu’il était décidé à se payer sa tête devant une salle remplie de gardiens qui attendaient le premier prétexte pour se défouler sur lui. Ce qui se passait dans les geôles quand elle n’était pas là, ce n’était pas de son ressort. Même si elle reconnaissait qu’un peu de violence pouvait aider dans certains cas, elle ne souhaitait pas prendre le risque d’entacher son parcours avec de sordides histoires de cellules. En revanche, ce qui se passait quand elle n’était pas là, avec des hommes à qui elle n’avait rien dit… Ce qu’elle ne savait pas ne pouvait pas lui faire de mal. Et elle appréciait l’initiative dont les membres du corps pénitencier faisait parfois preuve. Comme en témoignait le visage tuméfié du vampire. Avec un vague soupir et des gestes agacés, Clara ouvrit la pochette de papier devant elle. Elle en sortit le compte rendu de leur dernière petite séance de tête-à-tête devant lui et la déplaça sous ses yeux.

« C’est amusant que vous me disiez ça, M. Riodàn, parce qu’étrangement, les propriétaires nous ont assuré que cet endroit n’a jamais été vide depuis près d’un an et demi. »

La communication entre les membres du CAA, pas de très bon pied d’avoir passé une nuit blanche avant de se lancer dans une intervention, et les employés de local pas très bien lunés de commencer leur journée de travail aussi tôt, ne s’était pas faite sans quelques difficultés. Il y avait eu des cris, des menaces, des insultes, et ce des deux côtés. De quoi mettre à vif les nerfs de n’importe quel maître zen. Encore une fois, il y avait de meilleures façons de commencer une journée.

« Évidemment, on pourrait tout à fait croire que vos… semblables se seraient introduits dans ce bâtiment lorsque les employés ne sont pas là… Mais si on écarte le fait que les horaires pratiqués sont loin d’être pratique pour des fuyards, les caméras de sécurité installées partout ôtent définitivement tous les doutes. Vous n’y étiez pas le jour où vous prétendez vous y être introduit avec votre créateur. Personne d’ailleurs. Ce qui impliquerait que vous êtes un sacré magicien pour ne pas apparaître une seule fois sur les bandes vidéos. Qu’est-ce que vous avez fait après, vous avez passé votre super technique à tous vos amis ? »

Ironisa t-elle avec un regard glacial. S’écartant des feuilles sur la table, ses doigts blancs retrouvèrent leur place, croisés sous son visage.

« Je croyais que nous avions dit que nous arrêtions les conneries entre nous. »

À moins que ce ne soit elle qui l’avait dit en espérant que son ton soit suffisamment convainquant pour s’inscrire dans l’esprit de Riodàn. Clara avait songé plus d’une fois à introduire sa petite arme secrète dans le bâtiment pour venir à bout des secrets bien gardés du vampire mais elle aurait ainsi perdu l’avantage de l’ombre et aurait prit le risque de compromettre sa petite arme. Hors de question, donc, de prendre ce risque mais qu’est-ce que la tentation était forte. Elle murmurait près de son oreille comme une chanson entêtante. Dire qu’il ne lui faudrait qu’une demi seconde pour que tout soit réglé, juste une poignée de main, un effleurement et ce serait terminé. Elle était malade rien que d’y penser.

« Ce n’est pas ainsi que vous allez arranger votre cas. »

Comme si s’en sortir était dans les priorités de Riodàn. Il était désespéré. Pas du genre « Je ferais n’importe quoi » mais plutôt dans le genre « Plus rien ne peut m’atteindre désormais ». La rousse avait lu son dossier, elle avait très clairement compris qu’elle ne risquait pas de pouvoir lui faire du chantage à partir de ses proches, puisque la personne qui semblait lui être la plus proche mangeait désormais les pissenlits par la racine.
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Skyler C. Riodàn
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Posté le Dim 11 Juin - 23:23.
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Sans doute joues-tu de trop près avec le feu, oui sans doute, mais tu n’y peux rien et tu ne réprimes rien. C’est plus facile comme ça, que cela aggrave ton cas n’est pas important, de toute manière ton avenir est déjà voué d’avance, soit ils te tuent, soit ils te font subir le Rituel et tout porte à croire qu’ils optent pour la deuxième option. Tu peux le sentir en ton for intérieur, ils ne te laisseront pas rester une Aberration éternellement, bien trop fiers et désireux de te faire redevenir simple mortel surveillé de près à la seule idée même de finir arrêté s’il tentait quoi que ce soit qui se rapproche de près ou de loin avec le vampirisme. Tel est ce que tu penses et tel est la manière dont tu veux passer toutes tes nuits ici. Le moindre truc qui peut les faire chier, tu le feras sans hésiter, mais pour l’heure, tu décides de feindre l’ignorance et tu assures à Clara que tes paroles sont véridiques. Sincères. Ta peau a beau s’orner encore d’hématomes, tu sais que ce n’est que temporaire grâce à ta régénération, qui plus est tu es jeune, le métabolisme va encore plus vite. Une chance pour elle qu’elle soit différente d’un humain lambda sinon tu aurais pu tenter de la bouffer pour voir quel goût elle a. Mais à tes sens elle demeure… Abominablement infecte. Faisant cliqueter les menottes qu’ils t’ont mis aux poignets, tu regrettes de ne pouvoir croiser les bras, c’est fâcheux, très fâcheux mais tu n’en laisses rien paraître et reviens plutôt poser tes mains sur le bureau tandis que la rouquine ouvre un dossier. Elle conservait tous tes dires ? Intéressant.

Le compte rendu glisse jusqu’à tes doigts mais tu n’y prêtes pas un seul coup d’œil, te rappelant pertinemment de ce que tu lui avais dit pour qu’elle te lâche la grappe. En silence, tu écoutes ses dires, ne la quittant pas des yeux et fronçant légèrement les sourcils. Elle est plus maline que tu ne le pensais au fond. « Vous êtes sure de ça ? ». Quelque chose te dit que tu ne vas pas tarder à le savoir… Preuve en est, Sedwick se lance alors dans tout un discours sur l’état de la bâtisse qu’il avait considéré comme une planque. A la mention de ton opposé par le biais du mot créateur, tu te crispes instantanément et te fais violence pour ne pas céder à la colère ou le melting pot de sentiments qui t’animent dès lors que tu dois le mentionner. Au lieu de ça, tu te contentes de l’écouter sérieusement, tes traits fermés n’acceptant finalement de se déformer en un fin sourire narquois qu’au moment où elle évoque une capacité à te faire invisible aux yeux des caméras. « Ca se pourrait bien, oui. Vous n’avez jamais trafiqué de caméras Clara ? ». Tu noies le poisson, du moins, tu essaies, encore et encore, la prenant avec autant de hauteur qu’elle peut bien vouloir te prendre. Les regards glacés, tu les lui rends car il faut qu’elle comprenne que ça ne t’effraie pas le moins du monde. Encore une fois, tu ne la sous-estimes en rien mais comme elle le pense si bien, tu considères que plus rien ne peut t’atteindre maintenant que tout ce qui t’importait n’est plus de ce monde. Ils ont, dans leur grande erreur, ôté tout pouvoir de chantage sur toi à l’instant même où ils ont fait brûler ton opposé. Dommage.

Je croyais que nous avions dit que nous arrêtions les conneries entre nous… Ce n’est pas ainsi que vous allez arranger votre cas.

Tu souris, ignorant tout de la potentielle arme qu’elle pourrait bien dégainer. Tu ne le soupçonnes pour ainsi dire même pas. Sa franchise et vulgarité te va visiblement droit au cœur et tu te redresses pour t’enfoncer dans ton siège, l’avançant près du bureau dans un son tonitruant de pieds qui rappent au sol et qui devrait crisper les mâchoires de tous les gardiens encore présents. Tu ne la quittes jamais vraiment de tes yeux vairons la rouquine, continuer davantage le jeu sur cette planque ne sert strictement à rien, qui plus est, tu sens poindre l’aurore et la fatigue qui va avec, s’insufflant lentement dans tes veines. Quelle ironie d’avoir envie de dormir le jour, vie inversée, enfin, si l’on peut appeler ça une vie de base, et encore plus dans cet endroit. « Je crois que c’était ce que vous aviez dit la dernière fois, mais je n’en suis pas certain… J’ai dû m’endormir pendant cette partie. ». Puis tu hausses les épaules comme si cela t’importe peu, et c’est le cas, au fond. « Mais vous voulez savoir ce que je pense ? ». Quand bien même elle ne le voudrait pas, ce serait pareil. Triturant la courte chaîne qui relie ton poignet droit à ton poignet gauche, quittant ses prunelles temporairement pour te focaliser sur ton geste, tu te mets à expliquer d’une façon nonchalante. « Je pense que vous êtes bien embêtée car je pourrais vous donner des clés précieuses sur certaines planques… Et croyez-moi, j’essaye. Mais que vous ne disposez d’aucun moyen en votre possession pour me faire chanter. Oh bien sûr… Vous pouvez menacer ma vie, me menacer de subir le Rituel pour mieux me tabasser après mais… A quoi ça vous mènerait ? D’ici là, ils auraient tous le temps de se tirer de ces planques. ». Lâchant la chaîne tu reportes son attention sur elle, te penches en avant pour te rapprocher de son visage bien trop pâle à ton goût. « Et là, à cet instant très précis, vous êtes en train de vous demander quel est le con qui a osé buter un moyen de pression sur la pauvre âme hideuse que je suis et qui vous aurait permis de faire votre job bien plus tôt. Pas vrai ? Et bien sachez que si je dois trouver une maigre consolation à sa mort, c’est belle et bien celle-ci. Vous allez devoir trouver autre chose si vous souhaitez obtenir des réponses, car de bonne volonté je ne vous donnerai rien, même si je ne serais pas contre vous voir vous faire démolir lors d’une potentielle rixte contre tout un groupe de vampires… Je l’avoue. ». Tu la fixes d’un regard aussi glacial qu’elle pourrait t’offrir. « Oups ? ».      

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Clara F. Sedwick
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Posté le Lun 12 Juin - 13:00.
La rousse ne prit pas la peine de répondre et essuya mentalement un soupir bref. Bien sûr qu’elle était sûre de ce qu’elle avançait. Grâce à lui, elle avait écopé de plus de travail tout ça pour faire chou-blanc à cause des fausses informations qu’il lui avait refilées. Dans ce cas précis ou pour n’importe lequel qui pourrait se présenter, Clara avait tendance à bien faire son travail, question de fierté dirait-on, elle avait tendance à revérifier ses informations pour être certaine de ce qu’elle avançait. Ce qui l’énervait encore plus, c’est qu’il se payait visiblement sa tête en continuant à lui faire perdre son temps par le biais de questions idiotes et provocatrices.

Le visage du vampire se crispa à la mention de son créateur et se ferma comme une huitre mais elle ne s’arrêta pas pour autant. Les états d’âmes d’une Aberration, bien que hautement instructives, n’étaient pas dans ses priorités. D’autant qu’elles auraient pu être utiles si elles ne figuraient pas déjà dans le dossier de Riodàn. Son créateur était clairement son point faible. Dommage qu’il ne soit plus là pour être agité comme une carotte devant cet âne buté. Clara plissa légèrement les yeux en l’entendant l’appeler familièrement et tira sèchement le compte-rendu vers elle pour le remettre dans la pochette jaune poussin qui détonnait franchement dans un espace aussi sombre que cette cellule. Aux dernières nouvelles, ils n’avaient pas élevés les cochons ensemble et n’étaient pas près de chanter Kumbaya tous les deux autour d’un feu en s’échangeant des bracelets de l’amitié.

Elle échangea un regard avec le gardien en face d’elle qui quitta son mur pour aller foutre une taloche à l’arrière de la tête du nuisible.

« C’est Miss Sedwick ou Madame pour toi, Riodàn. »

Puis sur ses bonnes paroles pleines de sens, il retourna lourdement vers son point d’ancrage. La rousse ne le remercia pas de son intervention et vrilla vers lui un regard venimeux. Certes l’entendre faire preuve d’autant de familiarité avec elle avait l’heur de lui hérisser le poil mais jamais elle n’aurait rétorqué au risque de lui tendre le bâton pour se faire battre. Ce n’était qu’un nom, après tout. S’il y trouvait une once de réconfort pour croire que son destin était encore entre ses mains, elle aurait été bien cruelle de la lui arracher. En intervenant ainsi pour remettre les pendules à l’heure, le gardien souhaitait sans doute défendre le rang de sa supérieure mais risquait aussi de la faire passer pour une faible incapable de se débrouiller seule. Une petite tendance macho qui avait le don de l’énerver encore plus.

Au rythme où allaient les choses, elle allait rattraper sa nuit avec un maux de tête carabiné contracté de contrariété. Surtout que l’autre ne faisait rien pour lui faciliter la vie, entre ses regards assassins et ses tendances à le prendre pour une conne. Croisant les bras pour trouver une position confortable pendant qu’il se lançait dans sa petite diatribe, Clara joignit deux doigts pour se masser la tempe où germaient les premiers symptômes de la migraine tant redoutée.

Ainsi, elle avait donc bien vu juste. Le vampire se raccrochait véritablement à n’importe quel détail pour se convaincre qu’il lui restait une once de liberté. Il semblait incapable de croire, de comprendre même qu’en tant qu’Aberration, il ne retrouverait pas ses droits avant d’être redevenu humain. C’était triste quelque part. Mais d’un autre côté, cela lui donnait l’occasion de lui rappeler les faits. Le regard qu’elle lui retourna face à sa menace n’était plus glacial mais plus ennuyé qu’autre chose.

« Monsieur Riodàn, vous accordez à votre personne une importance qui est loin d’être justifiée. »

À croire que tout avait été mis en place pour capturer l’ennemi nocturne numéro un qu’il se figurait être. Toutes les Aberrations étaient importantes car toutes, ou presque, constituaient de futur citoyens en reconversion qu’il fallait libérer à tout prix de leur malédiction. Certes certains leur avaient posé plus de problème que d’autres, comme Riodàn notamment, mais de là à croire qu’ils accordaient de la valeur en particulier à sa personne, c’était y aller un peu fort.

« Nous ne vous menaçons pas de passer le Rituel : c’est un fait. Vous finirez par le passer dès que votre tour sera venu, n’en doutez pas un seul instant. »

Le fait qu’il ait connaissance de certaines astuces employées par les Aberrations pour échapper au CAA contribuait juste, et encorepeut-être, à réévaluer sa position dans la file d’attente. Après tout, rien ne leur permettait de garder les ex-Aberrations dans leurs locaux une fois qu’ils étaient redevenus de bons citoyens.

« Quant à penser que nous souhaitons vous voir mort, c’est un peu excessif. Le but de cette entreprise est avant tout de vous voir parfaitement réinséré en société, de ne plus être un danger pour vos semblables. Chaque fois que vous nous mentez, vous nous faites perdre un temps qui aurait pu être consacré à rattraper et sécuriser les gens comme vous et éviter leur mise en danger. Car ne vous y trompez pas : des lycans et des vampires dans les rues représente un danger autant pour les diurnes que pour eux-mêmes. Leur résistance face aux hommes et aux femmes qui se battent pour leur permettre de retourner à la société et arrêter cette vie de fugitif les met en danger. »

En toute objectivité, son discours était plein de bon sens même pour une Aberration comme lui. Sauf que ce n’était pas la raison qu’elle cherchait à atteindre. Clara était fatiguée et sa manière de s’adresser à elle ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout. Elle ajouta donc d’une voix faussement emplie de prévenance :

« Comme votre créateur dont la mort a été un tragique accident. »

Elle aurait eu envie de rire de son discours. Oui d’accord, ce n’était pas forcément très moral.Taper sur le créateur, c’était taper dans la fourmilière dans le cas du vampire mais que voulez-vous ? Elle était fatiguée et se consolait comme elle pouvait. Peut-être qu’elle venait d’envenimer les choses, mais c’était tellement satisfaisant que le jeu en valait nettement la chandelle. Cette horreur contre-nature pensait pouvoir les mener à la baguette et être en position de négocier avec eux, il était bon ton de lui rappeler qui lançait les dés.
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Skyler C. Riodàn
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Le coup part sur l’arrière de ton crâne et tu te crispes instantanément, grognant férocement au passage avant de rebasculer l’une de tes mèches en arrière et de tourner la tête en direction du gardien qui te reprend sans ménagement. En guise de réponse, tu craches au sol, juste à ses pieds et l’observes retourner sagement à sa place. Qu’il y aille, ça te fait une belle jambe. Le temps d’un instant tu le fixes encore pour mieux finalement reposer ton attention sur la jeune femme aux cheveux cuivrés. Tu commences doucement à perdre patience mais n’en montres absolument rien et au contraire, te lances même dans ce qui ressemble de près ou de loin à un monologue. Tu demeures sûr de ce que tu dis, sans doute est-ce peut-être un peu trop imbu de ta personne mais l’être en face de toi t’indiffère tellement que tu n’as d’autre choix que d’user de sarcasmes et autres menaces à peine voilées. Qu’elle le prenne comme elle veut, tu n’es pas là pour faire dans la dentelle et tu ne comptes pas lui donner ce qu’elle attend. Tu es toutefois loin d’imaginer que ses paroles à ton égard vont être aussi agaçantes que celle que tu viens tout juste d’avoir envers elle. Et pour cause, à peine rouvre-t-elle la bouche que tu ne peux que la fixer en fronçant de plus en plus les sourcils. C’est un fait. Tu plisses les yeux, grondes dans le fond de ta gorge avant de t’enfoncer à nouveau dans ton siège, mains toujours sagement posée contre le bureau et n’émettant qu’un énième son de cliquetis. Les mots qui s’échappent alors des lèvres pernicieuses de l’ange ont le don de te hérisser les poils, et c’est d’un air mauvais que tu la regardes.

« Cette vie de fugitif… ». Tu pourrais littéralement te mettre à exploser de rire subitement. « Si les nuisibles comme vous les appelez sont devenus des fugitifs c’est uniquement à cause de vous. Vous êtes définitivement persuadée de ce que vous me dites là ? Non parce que sérieusement… Si moi je me donne trop d’importance je ne sais pas de quoi il s’agit pour vous et vos actions que vous pensez saines et divines. ». Tu souffles. « Être réinséré en société… Tout ce que vous voulez c’est faire disparaître ce que vous considérez comme potentiellement dangereux pour vous ou les humains lambda. Faire passer vos actes pour de la compassion et un pseudo moyen de sauver nos pauvres âmes, ça fonctionne peut-être sur certains des citoyens mais vous vous fourrez le doigt dans l’œil si je vais croire un seul instant que vos intentions sont louables. C’est clairement l’hôpital qui se fout de la charité… Madame. ». Tu articules le dernier mot en jetant un regard en coin au gardien qui avait osé te toucher un peu plus tôt.

Malheureusement pour toi, ce pseudo pouvoir que tu penses avoir, vole en éclat au moment où elle mentionne ton opposé pour la seconde fois. Dont la mort a été un tragique accident. Tragique. Accident. Tu fulmines, dans ton for intérieur et la réaction ne se fait pas prier, tu ne la contrôles pas. Tu ne te contrôles plus. D’un bond tu te lèves de ton siège, l’attrape par les cheveux et viens cogner sa tête contre ce maudit bureau qui te fait horreur. Tu n’y mets pas toute ta force décuplée, quand bien même la colère soit bien présente et menace d’exploser encore plus fort qu’à cet instant. Le fait même d’avoir osé lever la main sur elle va te causer un certain nombre de problèmes tu en es sûr. Mais tu es instable et elle a appuyé volontairement sur la corde sensible. Canines dehors, tu grognes comme un damné.

« Ca n’avait rien d’un accident ! » que tu beugles à son attention, debout face au bureau et l’ayant aussitôt lâchée après ton violent coup de furie. « Je vous interdis de parler de lui ! » que tu vocifères à nouveau en te crispant davantage et jetant des coups d’œil à droite et à gauche auprès des gardiens présents dans la pièce. Tu ne sais pas ce qu’il va se passer maintenant, toujours est-il que s’ils veulent en découdre tu vas les recevoir. Tu n’avais pas prévu que les choses se passent ainsi, mais c’est plus fort que toi. La regardant d’un œil noir, tu gardes la mâchoire crispée de colère et tu enrages de l’intérieur. Le vide de ton opposé est présent tous les jours, toutes les nuits. En permanence. Ca te ronge à petit feu depuis des mois. « Si vous espérez avoir quelque chose de moi, il va falloir faire mieux que ça. ». Tu ne lui as donné qu’un seul coup et c’est sûrement mieux comme ça. Parfaitement immobile, tu serres les poings, poignets toujours liés entre eux. Ca diminue considérablement tes mouvements, mais avec ta force, nul ne doute que tu pourrais tout bonnement les arracher et récupérer une amplitude préférable. Mais tu attends, au rythme de la tension qui s’empare de la pièce.


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Posté le Mar 13 Juin - 12:33.
S’il fallait être tout à fait objectif dans cette affaire, chose malaisée à une heure aussi indue, la rousse pouvait tout à fait comprendre pourquoi une partie de la population considérait le CAA et le CODECS d’un œil méfiant, voire hostile. Il suffisait d’écouter le vampire pour résumer leur argument principal : leur prétendue volonté de vouloir transformer tout le monde à leur image comme s’ils étaient des dieux créateurs avec l’habilité à choisir impunément pour les autres. Sauf que là où il les accusait de s’en prendre à des créatures potentiellement dangereuses pour les humains lambdas, elle revoyait dans sa tête les rapports statistiques sur les morts de Réversa. Potentiellement était le mot-clé dans tout ce qu’il venait de dire. Potentiellement n’était pas une garantie suffisante pour elle pour protéger ses concitoyens. Potentiellement était même très loin de suffire quand la vie d’hommes, de femmes et d’enfants était dans la balance. Clara aurait pu lui rétorquer que sauver sa pauvre âme, comme il disait, ainsi que celles des autres pensionnaires du Ribcage était loin d’être dans ses préoccupations premières. Tant qu’il y aurait des créatures vivant d’un élément clé de la vie des habitants de cette planète ou trop instables pour se contrôler et garantir le risque 0 de blesser qui que ce soit, la rousse allait continuer ce qu’elle faisait même si elle devait passer pour inhumaine.

Le fait était qu’on ne pouvait pas toujours avoir ce qu’on voulait dans la vie. Les Aberrations voulaient faire perdurer une existence même qui mettait les autres en danger et il en était hors de question. Donc oui, Clara aurait pu prendre le temps d’argumenter avec lui mais non seulement ça aurait comme crier dans l’oreille d’un sourd et perdre un temps précieux, mais en plus, elle était vraiment trop crevée pour faire preuve de raison.

La suite des événements prouva qu’elle avait bien raison de considérer ces nuisibles comme dangereux, même si Riodàn était déjà en soi un cas à part. Le plus aberrant, c’est qu’elle ne le vit venir qu’une fois trop tard. Mettons ça sur le coup de la fatigue, les faits étant qu’elle se retrouva avec une douleur fulgurante dans tout le devant du visage en un éclair sans même avoir eu le temps d’essayer de le contrer. Le vampire ne profita pas longtemps de son petit coup d’éclat que déjà les ix gardiens se jetaient sur lui pour « contrôler ». L’Ange n’allait quand même pas leur reprocher de faire des excès de zèle. Surtout qu’elle avait d’autres priorités en tête que le bien-être d’une Aberration qui avait levé la main sur elle. Essuyant d’un revers de manche le sang qui coulait sur son menton, résulta d’un nez qui avait morflé et d’une lèvre qui avait été mordue, la rousse leva un regard meurtrier vers la forme humanoïde qu’elle distinguait entre les corps des gardes. Ce n’était pas elle qui était enfermée dans une prison ad vitam aeternam, privée de sa liberté jusqu’à ce qu’il en soit décidé autrement. Ce n’était pas elle qui avait le plus à perdre dans cette affaire, détail qu’il ne semblait pas encore avoir intégré. Sa chaise tomba par terre dans un claquement sec quand elle se redressa d’un coup pour enjamber la table qui les séparait. Elle repoussa un bras, écarta une tête et plongea une main dans la masse grouillante de corps pour attraper le vampire par le col et l’attirer à hauteur de visage.

« Il me semble que cet entretien est donc terminé. Je vais vous laisser une petite semaine pour vous reprendre et réfléchir à tout ce qui s’est dit. Puis nous reprendrons. »

Débita t-elle d’un ton relativement neutre d’où perçait néanmoins un grondement sourd. Clara le relâcha et alla ouvrir la porte du bureau pour laisser passer la cohorte humaine. Elle retint le dernier par la manche au moment où il arrivait à sa hauteur pour lui confier quelques consignes… spéciales.

« Je crois qu’il est grand temps de nettoyer un peu sa cellule… »

Un hochement de tête entendu lui répondit en retour. Avant de s’emballer, sachez que ce n’était pas par préoccupation pour son confort qu’elle faisait « nettoyer » sa cellule. C’était en fait une simple excuse pour le déplacer dans une des cellules d’isolement au rez-de-chaussée. On y mettait généralement les lycans car le rideau électrique était cassé depuis plusieurs mois sans que personne ne juge nécessaire de débloquer des fonds pour payer la réparation. En dehors de pouvoir lever les lycans à l’aurore, cette cellule avait également la particularité de laisser entre le soleil dans 80% dans les temps forts de la journée, obligeant les allergiques au soleil d’essayer tant bien que mal de trouver une position confortable dans le peu de place qui restait épargné. Une petite semaine là-dedans lui ferait sans doute le plus grand bien.

***

Une bonne nuit de sommeil fait souvent des miracles. Quelques jours sans se préoccuper d’une situation contrariante également. Son esprit avait bien entendu vagabondé une fois ou deux pour réfléchir à la manière dont elle pourrait aborder Riodàn mais elle avait travaillé sur elle pour ne pas trop lui accorder d’importance. Clara arborait de magnifiques bleus sous les yeux et un pansement sur le nez en souvenir du vampire mais elle les portait fièrement, comme des marques de batailles dont elle se servait impunément lorsque la file d’attente devant la machine à café était trop longue à son goût. Sa lèvre inférieure avait gonflé aussi, mais dieu merci c’était du passé.

Clara avait vaguement caressé l’idée de le laisser mariner dans son solarium pendant un temps indéfini mais avait fini par la repousser comme on repousse sa couverture en se levant. Ce n’était pas professionnel et gravement contraire à l’éthique qu’elle essayait de faire appliquer. Elle préférait donner le minimum d’armes à ceux qui pourraient leur en vouloir, à elle et son organisation. Ce qui revenait également à éviter le plus possible de mettre leur gouvernement dans l’embarras de devoir répondre à certaines questions en rapport avec la détention de citoyens humains flambants neufs. Et puis, elle était de bonne humeur. Elle avait donc décidé d’écourter sa « petite semaine ».

Dossier en main, muffin à la pomme faisant des allers-retours vers sa bouche, Clara entra dans la cellule du vampire, seule cette fois, et tira une chaise pour se mettre dans le grand carré de soleil qui mangeait la majeure partie de la pièce. Déposant son dossier sur ses genoux, elle eut un regard pour la silhouette dans le rectangle svelte d’ombre près du mur opposé à la porte.

« Vous serez ravi d’apprendre que les services d’entretien ont fini de nettoyer votre « chambre », M. Riodàn, et que vous allez pouvoir la réintégrer rapidement. »

Annonça t-elle tranquillement en pianotant distraitement sur la couverture orange qui retenait tout un tas de photographies qu’elle avait ramené spécialement pour lui.

« Mais d’abord, nous allons reprendre là où nous nous étions arrêté la dernière fois. »

Coinçant son muffin dans sa bouche, elle défit la pochette et posa méthodiquement les photographies de scènes de crime à plat par terre entre eux deux. Quand elle eut terminé, six photos parfaitement alignées s’étalaient sur le sol. Elle reprit son muffin dans ses mains avant d’attaquer.

« De gauche à droite : Joy Atterman, 42 ans, deux enfants, retrouvée exsangue près de la cathédrale. Allen McCoe et Rob Langston, 17 et 18 ans, apparemment pas au endroit au moment… Samuel Zibermann, 74 ans, infirmier à la retraite – lui, on a vraiment eu du mal à retrouver tous les morceaux. Rajani Kulkari, 34 ans, retrouvée déchiquetée près du port. La famille Bradley : Nick et Gemma, les parents, leurs enfants Minnie, Mavis et Malcolm, Naomi, la tante, et son copain Tim. Ils étaient partis faire un pique-nique près de la forêt. Et enfin, un petit souvenir de sur quoi les autorités sont tombés lors de la première excursion des vampires et Bristol qui a résulté de la Révélation. »

Exposa t-elle patiemment. La vue du sang ne lui faisait plus rien mais elle aurait pu comprendre qu’il ait du mal. Si ça n’avait pas été une Aberration qui se nourrissait du sang des autres. Elle prit une bouchée de muffin – ouh ! avec un gros morceau de pomme ! – et continua, la bouche à moitié pleine.

« Évidemment, c’est juste un échantillon. Elles sont rangées chronologiquement. McCoe et Langston ont été retrouvé le surlendemain de notre petite discussion et Atterman hier. Donc vous m’excuserez si l’arrestation de vos amis potentiellement dangereux sont au centre de mes priorités. »

[HJ: J'ai une ellipse ET j'ai un peu craqué sur la longueur. Si ça ne va pas, dis moi ymca ]
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Posté le Mer 14 Juin - 20:32.
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Tu la fixes d’un air mauvais. Un air sauvage. Tu n’as jamais nié que les membres de ton espèce étaient capables d’horreur, des horreurs comparables à celles du genre humain, lorsque ces derniers étaient subitement pris de rage. Comme eux, tu avais des sentiments, tu as été humain et une part de toi l’est toujours en ton sein. Tu es bien trop jeune pour contrôler encore toutes les effluves de tes nouvelles capacités, et pourtant tu ne l’as pas tuée. Tu es parvenu à cogner son visage sur le bureau sans y aller avec une force surhumaine. De la force, oui, mais pas celle que tu aurais largement été en mesure d’avoir. Alors tu la fixe, indéniablement, furibond, boule de colère à la simple mention de ton créateur et opposé. Cela n’avait rien d’un accident, tu étais là cette nuit-là, comment osait-elle seulement prétendre le contraire d’un assassinat devant toi ? Noir de colère, les premiers assauts arrivent dans ton dos. Le coup de jus qui vient te vriller la colonne vertébrale est tel que tu ne peux te retenir de grogner. Toujours menotté, tu parviens à te défendre et rendre des coups mais ils sont six et réussissent finalement à t’immobiliser pendant que, canines dehors, tu grondes à n’en plus finir en continuant de t’agiter. Ta peau pâle se teinte de zones violettes et bleutées qui changent de couleur au gré des coups, la régénération cellulaire cherchant à diffuser sa bienfaisance dans ton organisme, quand bien même la tâche soit difficile étant donné le sang versé par les coups perpétuels qui sont portés sur ton corps mort. Ou du moins différent, car tu n’as rien d’un cadavre ambulant.

Malgré les coups, il y a une prise que tu sens bien plus ferme que les autres et lorsque tu te fais tirer en avant pour venir constater les dégâts du visage de Clara de plus près, tu ne peux que sourire malgré ton œil bouffi qui désenfle à vue d’œil, comparé au nez de la rouquine qui ne cesse de se colorer lui. Entretien terminé et c’est tant mieux pour toi, tu devines néanmoins l’agacement et la colère émanant d’elle et tu ne réponds rien, te contentant d’écouter ses palabres avec une certaine attention malsaine. Une semaine, elle t’accorde une semaine de répit, sans la voir, et pour peu tu lui ferais presque la remarque si les gardiens bien décidés à te traîner ne se mettaient pas à sortir de la pièce. L’un d’eux est arrêté mais c’est à peine si tu t’en rends compte car la masse humaine revient en charge et pleuvent sur toi des coups qui ne te font pas nécessairement mal. C’est au moment où tu passes devant la porte de ta cellule habituelle que tu fronces les sourcils, ne comprenant pas où ils t’emmènent. En un clin d’œil une certaine panique s’empare de toi et te flagelle sur place à l’idée qu’ils puissent te faire passer le Rituel, là, tout de suite. Tu te débats comme un diable mais ils ne t’ont toujours pas anesthésié, preuve peut-être que ce n’est pas au Rite center qu’ils comptent t’emmener. Avec toi ils descendent dans les profondeurs et alors que vous passez devant des cellules qui empestent le chien mouillé, tu grognes et montres les crocs. Le soleil point à l’horizon et à l’instant où ils te jettent sans ménagement dans ta nouvelle cellule temporaire dont le strict minimum se trouve en plein jour, tu comprends l’ironie de ce que Clara compte te faire subir et bien que tu ne sois pas ravi, tu esquisses tout de même un sourire en coin. La lueur du soleil a beau ne pas être encore tout à fait forte, elle est suffisante pour, dès qu’ils te balancent à l’intérieur, d’ores et déjà t’arracher des grognements de douleur en voyant cloquer sur tes mains ta peau instantanément rougie. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, tu as filé reclus au fond de la cellule et dans l’ombre.

***

Des heures que tu fais de la contorsion de jour en espérant ne pas sombrer dans un sommeil profond qui causerait ta perte. Ah tu ne peux pas nier qu’elle a eu une putain d’idée la rouquine. Allongé comme tu peux, tu souffles de mécontentement et n’as pour ainsi dire pas fermer l’œil depuis quelques jours maintenant. Ca t’épuise, physiquement et commence à atteindre ton moral. Tu as même plusieurs marques de brûlures sur les bras qui mettent du temps à guérir.

Tu viens tout juste de fermer les paupières, tapi dans une position inconfortable contre un des coins du mur lorsque la porte s’ouvre dans un grincement métallique. Tes yeux vairons se posent sur la silhouette que tu ne reconnais que trop bien et elle n’a pas forcément meilleure mine que toi. Enfin si, elle a l’air un peu plus reposée et ça t’arracherait presque un grondement. Tu es définitivement irritable, mais bon, à bien y réfléchir tu l’es souvent dernièrement. A peine la voix de Clara résonne-t-elle dans la cellule que tu pousses un soupir, faisant ton maximum pour demeurer parfaitement immobile. Elle se tient là où le soleil offre ses rayons de mille feux, tu ne peux pas l’atteindre, en définitive tu ne peux rien faire et ça te contrarie. Toutefois tu n’en montres rien et restes indéniablement silencieux, trop sans doute, mais tu es lessivé. Reprendre où vous vous en étiez arrêtés, quelle plaie. Lentement tu bouges un bras pour détendre tes muscles, les yeux grands ouverts malgré la fatigue. Tu l’observes déposer ses images et manger son muffin à la pomme comme si de rien était. L’odeur du fruit empeste jusqu’à tes narines et tu grimaces, bien plus chagriné par l’odeur sucré que par la vue du sang qu’elle offre à tes prunelles particulières. Elle t’expose alors ce qui semble être le dossier de chacune des victimes et tu te contentes de hausser un sourcil interrogateur. Ca ne te fait ni chaud ni froid, pourquoi est-ce que ça devrait te faire quelque chose au juste ?

« Les humains sont doués, ils peuvent très bien avoir simulé certaines de ces morts. Ca ne prouve rien et ne justifie rien. Des citoyens sont assassinés tous les jours de sang-froid par une arme ou même une poêle à frire. Vous espérez quoi ? Que m’avoir enfermé pendant près d’une semaine dans cette cellule exposée au soleil va me faire changer d’avis ? ». Tu marques un temps d’arrêt. « Que ça va m’obliger à vous révéler une planque car ma part humaine, trop blessée de voir autant de personnes mortes et de familles décimées ne va plus tenir et donc que mon cœur qui ne bat plus va… Soudainement renaître ? ». Tu souffles en croisant les bras. « Je ne subirai pas le Rituel de mon plein gré et je ne changerai pas d’avis. ». Tu es têtu, diantre oui tu es têtu, mais ça elle doit déjà le savoir. « J’espère au moins que vous avez présentez vos condoléances. D’ailleurs… Le bleu vous sied bien au teint. »

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Posté le Ven 16 Juin - 12:47.
Ils ont vraiment revu leur quota de bouts de pomme dans les muffins, songea t-elle distraitement, un œil posé sur le vampire dans l’ombre qui prenait à peine le temps de regarder les photos qu’elle avait étalées par terre. Même si elle sentait bien qu’il se fichait comme d’une guigne de ce qu’elle lui racontait, Clara avait l’intention de ne pas s’emporter. Déjà qu’elle n’était pas forcément fière de sa réaction de la dernière fois, elle ne comptait pas réitérer. Moins de matière à jaser signifiait plus de liberté, et c’était tout ce dont elle avait besoin pour continuer. La rousse se montrerait donc digne d’un maître zen sous péridurale.

Contrairement à ce qu’elle avait pensé, Riodàn avait écouté ce qu’elle avait raconté. Wow. Des progrès. Peut-être qu’elle ferait bien de jouer au loto aujourd’hui pour faire bonne mesure. En fait, la rousse aurait plutôt pensé qu’il allait juste entamer un petit « blablablablablabla » mental jusqu’à ce qu’elle s’arrête de parler. Mais non. En revanche, il n’avait absolument pas compris le message sous-jacent et cherchait maintenant à dédouaner ses semblables en cherchant une faille prouvant que les méchants policiers en voulaient après les gentilles Aberrations. Clara arrêta de grignoter pour le regarder pendant qu’il parlait, les sourcils remontant sur son front à chaque nouveau mot qui se déversait de sa bouche. Oh non, il lui tenait rigueur de son petit séjour privilégié tout près du soleil. C’était bête ça, elle n’allait vraiment pas pouvoir dormir pendant une semaine… que dis-je ? Deux semaines ! Au moins. Et dire qu’il ne la remerciait même pas pour avoir fait nettoyer sa cellule pendant ce temps là, ni lui avoir permis de revoir le soleil auquel sa nature altérée l’empêchait d’accéder. Les gens sont vraiment ingrats.

Bon, il fallait au moins reconnaitre qu’il avait une certaine dose d’humour non négligeable. Elle faillit craquer et esquisser un sourire – qu’elle transforma in extremis en grimace – en l’entendant demander si elle pensait rendre à son cœur les battements qui le rendrait humain à nouveau. Il terminait même sur une petite pique pour l’énerver. Mais c’était de bonne guerre, elle avait fait exactement la même chose la dernière fois. Dommage que le sujet de la conversation ne se prête pas à un échange de calembours et de bons mots !

« Je sais, j’ai déjà eu pire. »

Rétorqua t-elle avant de reprendre un bout de muffin, comme si elle avait entendu ce silence par respect pour reprendre son encas improvisé. S’il savait que de toutes les têtes épouvantables qu’elle avait pu avoir, celle-ci n’entrait même pas dans le top 10.

« Et puisque vous vous intéressez à nos méthodes de travail, sachez qu’il est impossible que nous nous trompions lorsque nous récupérons des dossiers attribués à des Aberrations. En revanche, je reconnais volontiers qu’il s’agit parfois de meurtres aux intentions tout ce qu’il y a de plus humaines. Sauf que si ce n’est déjà pas toléré chez les gens normaux, ça l’est encore moins chez les gens comme vous. Disons que le fait que vous n’ayez même pas besoin d’arme ou de poêle à frire pour ôter la vie à quelqu’un n’arrange pas votre cas. Parce que… rassurez-moi… vous êtes au courant que le meurtre n’est en aucun cas toléré dans notre société ? Vivre comme des sauvages ne nous aidera pas à nous élever vers une condition meilleure. Les Aberrations, en faisant continuellement couler le sang pour leur survie alors qu’ils pourraient renoncer à mettre les gens en danger en renonçant à leur condition qui n’a absolument rien de naturel, font preuve d’égoïsme et d’inhumanité. »

Clara n’entretenait pas l’espoir de ranimer le cœur du vampire parce qu’elle avait du mal à croire qu’il en avait encore un. Peut-être que ça aurait pu être le cas avec les autres mais avec Riodàn, pas quand en plus d’avoir un cœur hors circuit, il s’en coltinait un brisé. On ne pourrait jamais rien faire de lui et c’était bien tant pis pour lui. Clara ne s’était jamais imaginée comme une bonne mère Teresa prête à tout pour son prochain. Elle sauvait qui elle pouvait, les vies humaines en priorité.

« Je ne dis pas que les Anges et les Spectres sont mieux… Nous sommes tout aussi artificiels que vous. Mais nos transformations sont volontaires, motivées et lorsque notre tâche sera terminée, il n’y en aura plus jamais d’autre comme nous. »

On avait longtemps parlé de retransformer les Anges pour les arrêter du temps de Réversa et Clara se demandait maintenant si ce n’était qu’un mythe ou une légende urbaine pour plaire à leurs détracteurs. Quoi qu’il en soit, transformation ou extinction, ils ne survivraient jamais aux Aberrations. Ce qui n’était pas plus mal, soit dit en passant. Les autres Anges avaient un caractère épouvantable.

« Donc non, pour répondre à votre question, je n’espère faire rebattre votre cœur. Ceci dit, c’était joliment dit. En fait, je m’attaque plutôt au coté rationnel. S’il y en a…Hum. »

Elle s’arrêta en plein milieu de sa phrase en réalisant l’aberration qu’elle était sur le point de sortir.

« Dans votre cas, je ne suis pas sûre que ce soit très pertinent… Enfin bref. Les Aberrations qui ont commis ces meurtres courent, pour la plupart, toujours dehors. Non content de laisser des cadavres dans leur sillage et d’augmenter les risques de transformations chez nos concitoyens, je trouve qu’ils représentent une certaine injustice. Vu la violence de certaines des attaques, il y a fort à parier qu’ils s’agissaient des mêmes qui rendaient la vie aux autres Aberrations impossible du temps de Réversa. Pour faire court, ceux que nous soupçonnons pourraient potentiellement être ceux qui ne se pliaient pas aux alternatives mises en place dans le cadre des projets de vivre ensemble. »


Les laisser dehors rappelait sous forme de bulletin d’informations pourquoi Bristol avait besoin du CAA et confirmait leur position dans la ville ainsi que leurs actions, mais ce n’était pas une raison suffisante de ne rien faire pour les arrêter.


« J’imagine que vous avez sans doute pléthore d’arguments pour me montrer que vous vous en fichez donc je vous épargne ça. Ce n’est pas mon cas. Assurer la sécurité des gens d’ici est important à mes yeux. Contrairement à vous – alors que pourtant, de nous deux, je devrais être celle qui s’en fiche le plus –, je considère que la vie humaine à de la valeur et que ce n’est pas parce qu’on peut le faire, qu’on devrait laisser faire. L’excuse de “Non mais s’il peut le faire, moi aussi” ne vaut absolument rien. Les meurtriers humains sont aussi arrêtés. Et puisque vous comptez passer votre éternité ici, rappelez-vous quand même que certains de vos compatriotes choisissent de passer le Rituel et retourne à la ville. »

Pour l’éternité, la bonne blague. Ils trouveraient bien un moyen de convaincre l’administration de transformer toute cette racaille de gré ou de force. Sans rien révéler de ses pensées, Clara pointa la quatrième photo.

« C’était le cas de Rajani Kulkari, par exemple. On lui a attribué l’âge de 34 ans puisque c’est à cet âge-là qu’elle avait été transformée mais elle était née à New Dehli en 1904. Elle n’aura pas vraiment pu profiter de sa troisième vie… »
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Posté le Mar 4 Juil - 15:59.
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And everyone's watching, it all unfold. Everyone's watching, who's gonna take the throne ? Who's gonna run the show ? Everybody wants someone who's gonna fight fire with fire. ft. CLARA F. SEDWICK


La position est tout sauf confortable mais tu fais bonne figure, du mieux que tu peux, bras croisés contre ta poitrine. Tu fuis les affres du soleil comme la peste, d’ores et déjà victime de brûlures malencontreuses lors de tes maigres efforts pour ne pas t’endormir. Tu as dérapé plusieurs fois sous les rayons et ça te vaut aujourd’hui les quelques rougeurs présentes sur ta peau. Le plus compliqué à gérer est la fatigue, celle-là même qui te rend plus irritable encore que lorsque tu es un minimum reposé. Si tu ne regardes pas les photos que la rousse étale par terre devant toi, tu écoutes néanmoins ce qu’elle te raconte et réagit à ses mots. Tu as même la courtoisie de la laisser finir avant de prendre la parole, chose qui semble un tantinet la surprendre, du moins tu mets ses haussements de sourcils sur le compte de la surprise et non autre chose. Tes palabres terminées, tu termines sur une note vouée à être aussi humoristique que piquante et ça t’arrache un sourire en coin que tu ne lui avais pas encore offert, ce à quoi elle te répond avec un dédain certain qui ne te met nullement mal à l’aise. Déjà eu pire. Oui, c’est évident tu en es sûr et certain, si elle est aussi adorable avec les autres qu’avec toi il en va de source sûre qu’elle ne se fait pas que des amis, loin de là. Ses mots finissent par t’arracher un ricanement que tu ne contrôles pas et tu t’apprêtes à répondre sur le côté égoïste de votre existence mais Clara ne t’en laisse pas le temps, alors tu refermes la bouche en pinçant les lèvres, sourcils se fronçant au fur et à mesure.

Elle s’attaque à toi par les paroles et tu ne cherches plus à la couper, te contentant de siffler entre tes dents, sentant poindre l’apparition significative de tes canines sous l’agacement. Vous auriez beau discuter des heures, cela ne changerait pas l’issue du jeu. Toutefois, tu décides de la jouer autrement, arborant les traits d’un visage qui se détend, y ajoutant presque une pointe de compassion ou de pitié dans l’éclat de ton regard lorsqu’elle mentionne la seconde chance du cas Kulkari. C’est triste en soi, mais sans doute aurait-elle mieux fait de rester là où elle était plutôt que de subir ce maudit Rituel. C’est une remarque que tu tais et gardes néanmoins pour toi-même, continuant sur ta lancée alors que tout ce que tu souhaites c’est applaudir de façon moqueuse et nonchalante. Silencieux, tu finis par détourner les yeux en serrant la mâchoire, juste avant de soupirer longuement. Tu n’as pas envie de te battre pendant une éternité avec elle, quoi que vous vous racontiez elle pensera toujours avoir raison. C’est un Ange, c’est bien connu qu’ils se croient supérieurs, du moins c’est ce que l’on t’a toujours dit et tu ne peux t’empêcher de penser aux mots de ton défunt opposé : ils ont un balai dans le cul en plus d’avoir mauvais caractère. Ca te ferait presque sourire si son absence ne se faisait pas sentir en ton cœur.

« Vous auriez eu beau vouloir le réparer, mon cœur, ce serait peine perdue et je ne vous aurais même pas laissé faire… » que tu lui souffles d’un air las. Air que tu prends. Elle ne peut être certaine que tu sois réellement las ou non, ni même que tu sembles sincèrement te résigner. Mais tu dois jouer un jeu et tu t’en rends bien compte, c’est le seul moyen pour qu’elle te fiche la paix. Alors tu soupires, une nouvelle fois, tournant enfin tes prunelles différentes vers elle et sa chevelure flamboyante. L’odeur de pomme te parvient toujours aux narines et tu grimaces mais ne la quittes pas des yeux. « La vieille entreprise désaffectée. Près des quais. ». Oui, tu prends tes airs de vampire résolu à aider définitivement cette fois, quand bien même il n’en soit rien. Ce n’est encore pas pour aujourd’hui… « Il y a des chances pour que vous trouviez les coupables. Un petit groupe de vampires en proie à la rébellion perpétuelle. ». En soi, ce groupe existe bel et bien, Clara avait raison lorsqu’elle disait que ceux-là même avaient pu causer des soucis à l’époque de Reversa. La réalité, elle, est toute autre. Tu ignores où ils ne sont, tu n’es même pas certains de les avoir déjà rencontré, seul Jake, ton opposé t’en avais déjà parlé, car il était inquiet de leurs agissements. C’était bien avant qu’il accepte enfin de te transformer. « De ce que je sais, ils ne se trouvent pas au Ribcage. Ca, c’est une certitude. ». Et sur ce point tu ne mens pas, s’il y avait des membres de ce groupe tu le saurais déjà. Tout le monde ici le saurait, ils n’ont pas l’air, à en voir les assassinats, enclins à camoufler ce qu’ils sont. « Je vais pouvoir récupérer ma cellule maintenant ? » que tu lâches ensuite de but en blanc, retrouvant tes airs bourrus et tes sourcils froncés de contrariété, comme s’il t’en coûtait énormément d’avoir craché ces informations précédentes.

Retrouvant le silence, tu te mets à bouger, pris d’une crampe qui te dérange. La position inconfortable ne te sied guère et ton corps fatigué commence sérieusement à le ressentir. Dans ta tentative précautionneuse de mouvement, tu dérapes et ta main se retrouve au soleil, brûlant la peau de cette dernière. Un grognement s’échappe de tes lippes tandis que tes canines se font définitivement visibles. Ca brûle, ça consume et c’est en train de te faire devenir dingue. Alors tu reprends une position inconfortable, te tournant de profil comme tu le peux en gardant ta main savamment contre toi en grondant tel un animal en cage.

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A devil with a red right hand || Skyler

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